En piste

2011, l’année Vettel

Par avankerckhove dans En piste , le 25 décembre 2011 16h05 | Ajouter un commentaire

imageglobe-30311383La saison 2011 de F1 a vu le second sacre consécutif de Sebastian Vettel. L’Allemand n’a pas fait dans la dentelle, battant encore de nouveaux records.

Sebastian Vettel et Red Bull ont sans aucun doute représenté le binôme le plus performant en 2011. Onze victoires, le record de poles en une saison, champion du monde alors qu’il restait 4 courses à disputer. C’est sûr, ensemble ils n’ont laissé que des miettes aux adversaires. Depuis l’ère Schumacher, jamais un championnat n’avait été plié aussi rapidement. Vettel n’a loupé le podium qu’à deux reprises: chez lui, au Nürburgring, seul GP de la saison où il n’était pas dans le rythme (4e), et à Abu Dhabi où son pneu arrière droit l’a lâché. Pas grand-chose à reprocher donc à Baby face, si ce n’est d’avoir tué tout suspense. Mais ça, c’est surtout aux rivaux, incapables de l’inquiéter, qu’il faut s’en prendre… Vettel, lui, a fait son boulot et personne d’autre n’aurait mérité la couronne 2011.

A

Button surprend

S’ils n’ont pas été en mesure de tenir la cadence du pilote Red Bull, Alonso et Button ont néanmoins réalisé une belle campagne. Comme toujours, l’Espagnol a souvent tiré le meilleur de sa monture avec une régularité impressionnante. Button, lui, a réussi à prendre l’ascendant sur son équipier chez McLaren, a profité des conditions météorologiques changeantes et a quand-même terminé 8 fois sur le podium lors des 9 dernières courses. Pas mal !

A

Mercedes en dessous des attentes

Schumacher, de son côté, n’a pas été en mesure de monter sur le podium pour la seconde année consécutive, même s’il en était à deux doigts au Canada. Mais, avouons-le, papy Schumi s’est montré bien plus à l’aise qu’en 2010, et a bien mieux tenu la comparaison face à Nico Rosberg. Il s’est même permis de refaire quelques tours en tête d’un Grand Prix. Il lui reste encore à apprendre à exploiter ses Pirelli sur un tour rapide en qualifications, et l’affaire sera dans le sac. Pour en finir avec cette écurie, c’est surtout la flèche d’argent elle-même qui aura été décevante, surtout quand on voit les moyens investis par Mercedes.

A

Retour d’un Belge… et de Senna

Enfin n’oublions pas Jérôme D’Ambrosio, qui nous a permis de suivre un Belge en F1 après 17 ans d’absence. Condamné au fond de grille, il s’en est pas mal sorti. Rapide et endurant, il a fait aussi bien que Glock. Mais, par contre, la Virgin était lamentable. Et la communication de cette écurie peut carrément être considérée comme désastreuse.

Je lancerai encore une fleur à Bruno Senna, qui a réussi de belles choses en prenant une saison en cours, ce qui n’est pas une mince affaire. Et puis j’ai découvert la F1 il y a plus ou moins 25 ans, quand son oncle pilotait une voiture noir et or, avec un casque jaune. Revoir des couleurs similaires sur la piste ne pouvait pas me laisser insensible…

A

Massa loin du compte

Après les bons points, il y a aussi les bonnets d’âne. Dans cette catégorie, le premier de classe est pour moi Felipe Massa. Ce pilote m’avait impressionné en 2008 quand il est passé à un souffle du titre. Il avait battu Raikkonen et avait réalisé de superbes progrès par rapoport à ses débuts. Mais, visiblement, il ne s’est jamais remis d’avoir perdu ce championnat. Son accident en 2009 ne l’a pas aidé non plus. Je vais être dur, mais dire ce que je pense: il n’a plus sa place chez Ferrari, et même peut-être en F1.

A

Hamilton tête en l’air

Malgré quelques coups d’éclat, Hamilton est aussi passé à côté de sa saison. Rapide il l’est, mais il manque vraiment de constance. Mettons cela, cette année, sur le compte de sa relation tumultueuse avec sa « Pussycat ». Mais Lewis va devoir apprendre à oublier ses émotions aux abords des circuits, et éviter de « voir rouge » dès qu’il a Massa en point de mire.

Mark Webber m’a aussi déçu cette saison. Jamais il n’a pu rivaliser avec son équipier chez Red Bull, contrairement à 2010. Et ce n’est pas sa victoire au Brésil qui va tout effacer. J’ai par contre beaucoup aimé son dépassement sur Alonso au pied du raidillon, même si ça aurait pu très mal finir.

A

Kers, DRS, Pirelli…

Quelques indications encore en deux mots: je ne suis pas fan du Kers, ni du DRS qui a rendu certains dépassements (mais pas tous) trop faciles. Coup de chapeau par contre à Pirelli, qui a osé produire des pneus bien plus intéressants que ce que Bridgestone ne proposait. Je pense qu’ils sont à la base d’une grande part du spectacle. Je n’ai pas aimé par contre l’accident de Kubica en début d’année, même si ce n’était pas en F1. Un retour du Polonais avec Lotus semble exclu. Par contre, il pourrait bien réapparaître avec Ferrari. Mais ça, c’est une autre histoire.

Pour ceux qui ont réussi à lire cet article jusqu’au bout, un dernier petit message: désolé de ne pas avoir écrit beaucoup des billets ces derniers temps, mais le travail sur RTLinfo et une actualité chargée ne m’en ont pas donné l’opportunité. Et Joyeux Noël et Bonne Année à vous tous.

Dans le cockpit à Barcelone!

Par avankerckhove dans En piste , le 25 octobre 2011 15h05 | Ajouter un commentaire

Les caméras embarquées ont fait leurs apparitions en Grand Prix depuis plusieurs dizaines d’années. Grâce à l’amélioration des différentes technologies, la qualité des images devient de plus en plus irréprochable. Le seul hic, c’est qu’à cause des turbulences aérodynamiques, la position des ces caméras est imposée au millimètre près par le réglement. Et lors des essais libres, les voitures sont dépouillées de tout objet qui pourrait fausser les données, telles des petites caméras placées sur le casque.

Par contre, pour Lucas di Grassi (ex-pilote Virgin, remplacé au début de la saison par Jérôme d’Ambrosio), ce constat n’est pas valable. Il est pilote d’essai Pirelli, et peut se permettre de dévier (un tout petit peu) d’air de sa trajectoire intiale, le but de ses essais étant plus centré sur les performances et l’endurance des gommes. Il a donc placé une petite caméra directement sur sa visière, pour offrir aux amateurs une vue « réelle » des pilotes de F1. De cette manière, vous pouvez découvrir le tracé du circuit de Barcelone comme si vous y étiez.

Remercions encore di Grassi pour ce petit « cadeau », parce que le pilote brésilien a dû conduire en se servant d’un seul oeil…

McLaren a découvert le secret Pirelli

Par avankerckhove dans En piste , le 16 août 2011 07h29 | 2 commentaires

f1L’écurie britannique a remporté les deux dernières courses avant la pause estivale. Si l’on en croit Auto Motor und Sport, les gris utilisent beaucoup mieux les pneus Pirelli.

McLaren-Mercedes a clairement haussé le rythme depuis quelques courses. Visiblement, l’équipe de Woking s’est payé les services d’Hiroshi Imai, l’ancien ingénieur en chef de Bridgestone.

Ce Japonais, expert en pneumatiques, aurait aidé McLaren à apprendre en profondeur le fonctionnement des pneus Pirelli, leur usure et leur dégradation rapide.

D’après le magazine allemand, c’est ces connaissances qui auraient permis à McLaren de revenir au niveau des Red Bull, intouchables en début de saison. D’ailleurs, McLaren aurait modifié son système de refroidissment des freins pour éviter que de la chaleur ne soit transférée aux pneus lors des gros freinages.

Webber a « évidemment » ignoré les consignes d’équipe

Par avankerckhove dans Coulisses, En piste , le 11 juillet 2011 14h02 | 11 commentaires

En fin de course à Silverstone, l’écurie Red Bull a demandé à Mark Webber de ne pas attaquer Vettel. L’Australien a volontairement ignoré cette injonction.

imageglobe-28127688S’il y a eu de l’électricité dans l’air à Silverstone suite à l’affaire des diffuseurs soufflés, l’ambiance n’était pas beaucoup plus sereine au sein de l’équipe Red Bull. Dans les derniers tours de course, l’équipe a demandé à Webber de ne pas attaquer Vettel dans les derniers tours. Mais l’Australien, qui est pourtant en pleine négociation pour prolonger son contrat, a nié cet ordre du team. Et il ne s’en cache pas. « J’ai évidemment ignoré les messages venant du stand« , a expliqué l’Australien après la course.

A

« L’équipe est ce qui compte le plus »

Cette déclaration n’a pas du tout plu à Christian Horner. Le patron de l’écurie austro-britannqiue a d’ailleurs fait savoir qu’il avait l’intention de s’entretenir avec son pilote.  « L’équipe est ce qui compte le plus. Aucune personne ne peut se placer au-dessus de l’équipe« , a-t-il rappelé. « On a vu ce qui s’est passé l’année dernière en Turquie. Donc il ne servait à rien de prendre un risque pour les deux voitures. C’est quelque chose dont lui et moi allons parler en privé. »

« J’ai clairement indiqué au briefing que l’important aujourd’hui était de réussir un résultat d’ensemble. Pour nous, le Championnat des Constructeurs est aussi important que celui des Pilotes« , a-t-il ajouté.

Grosse frayeur pour Buemi

Par avankerckhove dans En piste, Présentation , le 6 juin 2011 12h56 | 4 commentaires

Un accident s’est produit lors d’un show F1 assuré par le pilote Sebastien Buemi pour Red Bull au Japon. Un homme a été percuté par la F1 du pilote suisse. Grosse frayeur, mais pas de blessé.

La démonstration Red Bull à Makuhari a failli tourner à la catastrophe. Lors d’un show réalisé au profit des sinistrés du séisme (suivi d’un tsunami et d’un incident nucléaire) du Japon, la foule a retenu son souffle pendant quelques secondes. Mais pas à cause des prouesses du pilote.

Sur les images, on voit Buemi assurer quelques burn-out là où la piste est la plus large avant de repartir dans l’autre sens. A ce moment, un spectateur a bondi devant lui. Heureusement, l’homme a eu la présence d’esprit de sauter au-dessus de la monoplace du pilote Toro Rosso. Il a quand-même été touché aux jambes avant de faire une acrobatie aérienne et est finalement retombé par terre.

Finalement, personne n’a été blessé dans l’aventure, mais cela aurait pu très mal tourner.

Pirelli surveillera Schumacher

Par avankerckhove dans En piste , le 22 mai 2011 08h12 | Un commentaire>

Michaël Schumacher a connu une panne de son système Kers lors de la Q3 en Espagne. Sachant qu’il ne pourrait rivaliser avec ses rivaux, il a donc décidé de ne faire qu’un tour, avec des pneus durs. Sa stratégie sera donc différente.

imageglobe-272178201Michaël Schumacher a été victime d’une panne du système de récupération d’énergie lors de la Q3, samedi en Espagne. Sans ce gain de puissance, le pilote allemand savait qu’il lui serait difficile de rivaliser avec les autres pilotes du top 10. Il a donc décidé de chausser des pneus durs, et de ne faire qu’un tour.

Cela veut donc dire que le septuple champion du monde ne s’élancera pas avec des pneus tendres, contrairement aux autres pilotes ayant participé à la Q3. Sa stratégie sera observée de près par Pirelli.

A

« Ce sera fascinant »

« Mercedes a mis en place un plan très intéressant en faisant rouler Michael Schumacher sur la gomme dure pendant la Q3« , commente Paul Hembery, le directeur de Pirelli Motorsport. « Ce sera fascinant de voir comment il va se débrouiller« , dit Hembery. « Comme nous l’espérions, les équipes se servent de nos pneus pour mettre en œuvre des stratégies de plus en plus créatives. Cela devrait nous donner une autre très bonne course. »

Schumacher devra donc intelligemment gérer ses pneus en début de course et tentera de finir à toute vitesse, d’autant plus qu’il dispose d’un train de pneus tendres neufs de plus que tous ses adversaires. De quoi permettre à l’Allemand de remonter dans la hiérarchie ?

Pluie de critiques pour Schumacher

Par avankerckhove dans Coulisses, En piste , le 10 mai 2011 14h51 | 6 commentaires

Après sa course décevante en Turquie, Schumacher a essuyé de bien nombreuses critiques. Son ancien équipier Johnny Herbert le voit quitter le navire Mercedes avant la fin de son contrat.

imageglobe-26959797Le retour à la compétition de Michael Schumacher ne se passe décidément pas comme prévu. Pourtant, le septuple champion semble dans le bon rythme aux essais libres. Et, d’après une source interne à l’écurie, il tirerait tout le monde vers l’avant, ce dont profiterait également Rosberg.

L’ennui, c’est qu’une fois la qualification, l’Allemand perd ses moyens. Contrairement à l’époque où il dominait, il ne semble pas en mesure de faire la différence au moment décisif. Du coup, il a des places à rattraper en course et, trop souvent, commet des erreurs en partie dûes a sa précipitation.

A

« Ça fait mal de voir Schumacher dans cet état »

L’exemple de la Turquie est criant. Ils s’est accroché avec Petrov avant de se faire doubler « comme un gamin » par Kobayashi et Buemi. Au terme des 58 tours, il a finalement rallié l’arrivée en 12e position. Un échec…

La presse mondiale n’a pas trouvé d’excuses à Schumi après cette course désastreuse. « La grande joie n’est plus là en ce moment, sauf lors de quelques actions« , a-t-on dit sur la télévision allemande. De son côté, le journal italien de la Repubblica a écrit: « Schumacher a été dépassé de tous les côtés et a ruiné toutes les autres courses« . Mais c’est sans doute cette courte dphrase du Corriere della Sport qui fait le plus mal: « Ça fait mal de voir Schumacher dans cet état« , peut-on lire.

A

« Je serais surpris de le voir continuer »

Certains des ses anciens camarades de jeu ont aussi eu des mots très durs à son égard. Martin Brundle, reconverti en commentateur pour la BBC, a indiqué que voir courir Schumacher le rendait « mal à l’aise« . Il a aussi dit qu’il pensait que « tous les rêves d’un retour de conte de fées sont révolus« .

Johnny Herbert a poussé le bouchon plus loin et voit déjà Schumacher quitter le navire avant la fin de son contrat. « Il n’est pas revenu pour être dans le ventre mou du Championnat« , a écrit Herbert dans sa chronique pour The Nation, un quotidien d’Abou Dhabi. « Son rêve, c’est de gagner à nouveau et de faire gagner Mercedes mais ça n’est pas la tournure que les choses ont pris. Je serais surpris de le voir continuer« .

Et le discours du principal intéressé n’est pas beaucoup plus rassurant. En effet, après la course, Schumacher a avoué, tête basse, que l’accrochage avec Petrov était « en grande partie sa faute« , avant d’ajouter: « Il y a eu beaucoup de bagarre et d’action. Mais tout ça n’a servi à rien. Ce n’est pas la joie intense en ce moment« .

« HRT va dépasser Red Bull »

Par avankerckhove dans En piste, Présentation , le 10 mars 2011 15h29 | Un commentaire>

Il y a plusieurs nouveautés au programme de la saison. Mais de l’avis de tous, ce sont les pneus Pirelli qui vont bouleverser les courses.

imageglobe-25221701En 2011, le SREC va (re)faire son apparition. L’aileron arrière ajustable a également été prévu dans le règlement pour faciliter les dépassements. Mais ces deux nouveautés ont, de l’avis des pilotes, surtout un impact sur la concentration et le nombre de boutons au volant.

Par contre, les pneus Prirelli, qui se dégradent plus rapidement que les Bridgestone, devraient apporter beaucoup au niveau du spectacle. Excepté l’outrageante domination des Red Bull à Barcelone, c’est sans doute l’élément le plus important à retenir des essais hivernaux.

Stratégies plus compliquées

Ils sont déjà nombreux à dire qu’il faudra adapter son style de pilotage à ces pneus. Mais il n’y a pas que ça. Les stratégies de course seront beaucoup plus compliquées et diversifiées. D’après Vettel, il y aura minimum 3 changements de pneus par course. Kobayashi, qui était en piste mercredi à bord de la Sauber, y est allé encore plus fort: « On va peut-être voir HRT dépasser Red Bull en 2011« , a-t-il confié au journal Auto Motor und Sport. « S’ils sont avec des pneus durs en fin de vie et que Hispania vient de chausser des pneus neufs super tendres, cela pourrait vraiment se passer. »

Pourquoi seulement maintenant ?

De notre côté, on ne demande qu’à voir. Si je peux me permettre, je ne comprends seulement pas pourquoi cela n’intervient que maintenant. Cela fait des années que l’on disait qu’il fallait des différences plus importantes entre les différents types de gommes. Des années pendant lesquelles la FIA a cherché dans tous les domaines (Aérodynamisme, électronique, SREC,…) des moyens pour faciliter les dépassements, sauf les pneus. Désormais, Pirelli semble avoir osé faire ce pas en avant.

Il ne reste plus qu’à la FIA d’oser revenir à des circuits moins stéréotypés, avec du gazon et des bacs à sable en bord de piste pour sanctionner les erreurs, et la F1 pourrait retrouver tout son éclat…

Essais privés: référence ou arme économique ?

Par avankerckhove dans En piste , le 14 février 2011 19h23 | 2 commentaires

Deux séances d’essais libres ont eu lieu. Lors des premiers essais à Valence, certaines écuries n’avaient pas leur nouvelle voiture. A Jerez, par contre, toutes les monoplaces 2011 étaient prêtes. De quoi y voir plus clair. A moins que…

imageglobe-252824341Les écuries de F1 ont déjà bouclé 7 journées complètes d’essais privés. Trois à Valence, du 1er au 3 février, et quatre autres à Jerez, du 10 au 13 février. Avant qu’elles n’aillent toutes user le bitume du tracé de Barcelone, du 18 au 21 février, que peut-on tirer comme premiers enseignements ? A vrai dire, pas grand-chose. Car comme tout le monde le sait, les écuries ont des programmes et objectifs complètement différents de jour en jour. Et au-delà de cette difficulté à analyser les forces en présence s’en ajoute une autre: les essais libres constituent une arme politique et économique importantes avant le début de la saison.

Courage Robert…

Face à toute sces incertitudes, que peut-on donc affirmer ? Tout d’abord, je l’avoue je ne me mouille pas trop mais je suis sincère, Kubica va nous manquer. Et j’espère qu’il nous manquera qu’en 2011, et pas à jamais. Les dernières informations concernant sa main droite ne sont pas des plus optimistes mais gardons confiance en ce talent polonais et sa force mentale hors du commun.

Les pilotes meilleurs juges

Pour en revenir aux performances des différentes écuries, je ne vais pas trop m’étaler, car je n’ai aucun accès aux conditions dans lesquelles les chronos ont été réalisés. Je préfère donc me fier aux déclarations des différents pilotes, tout simplement parce que je pense qu’il s’agit des meilleures bases informatives. Pourquoi ? Parce que les pilotes voient, en piste, si la voiture qui les précède est stable et réagit correctement. Aussi, si une voiture roule « à vide », ils le remarquent (freinage et accélérations) et savent que les chronos réalisés ne sont que poudre aux yeux.

Et à ce petit jeu, Ferrari et Red Bull semblent encore en haut de la hiérarchie. En outre, ces deux écuries donnent l’impression d’avoir conçu une voiture fiable, un point important. Pour McLaren, c’est plus compliqué. Des performances modestes et quelques pépins mécaniques ont frappé les gris. Mais il faut aussi mentionner que les essais de Jerez étaient le théâtre des premiers tours de roues de la MP4-26. En effet, à Valence, l’écurie britannique a fait rouler une monoplace hybride.

Duel en vue entre Schumacher et Rosberg ?

Derrière les trois « grands », il y a le cas Mercedes. Avec un Nico Rosberg un peu à la traîne et un Schumacher étonnament véloce. Quand je dis « étonnament », je ne m’attaque pas aux capacités du septuple champion du monde. Je trouve juste que la différence de performances entre les deux pilotes germaniques est curieuse. En effet, Schumi a réalisé un temps canon à Jerez (le 2e temps absolu) lors d’une série de 10 tours. Peut-être de bon augure pour cette écurie, mais impossible de l’assurer. Par contre, la Mercedes W02 a subi quelques ennuis hydrauliques. Ca, c’est moins bon…

Lotus Renault rassure

Quant à Lotus Renault, qui a aligné Heidfeld à Jerez, on peut se douter qu’elle a tenu à rassurer ses sponsors. Le pilote allemand a été très rapide dès ses premiers tours avec sa nouvelle monture. Etrange, même si Kubica avait été très rapide à Valence et que la Lotus présente un système innovant au niveau des échappements.

Coup de poker

Parmi les plus petites écuries, Williams a sans doute joué au bluff. Je n’ai rien qui me permet de l’affirmer mais le temps de Barrichello (1er à Jerez), est trop beau pour être honnête. Et l’entrée en bourse de l’écurie dans deux semaines n’est sans doute pas étranger au tour ultra-rapide du vétéran brésilien.

Même constat pour Force India et Sauber. Ces deux équipes en manque de sponsors ont animé les essais. Mais je pense qu’elles batailleront en milieu de peloton une fois que la saison aura commencé. Toro Rosso n’a pas joué à ce petit jeu, faisant tourner ses pilotes sur de longs runs, sans chercher la performance.

D’Ambrosio « heureux du travail accompli »

Quant aux trois petites équipes, je pense qu’elles ont été relativement « clean ». Si Lotus a probablement tenté de tromper le public avec un run de Kovalainen, Virgin et HRT ne lui ont pas emboîté le pas. Notre compatriote Jérôme D’Ambrosio a eu peu de temps de piste à bord de sa nouvelle monture (à cause d’une panne moteur), sans coup d’éclat. Mais de son propre aveu, ses deux premiers jours au volant de la nouvelle MVR-02 « ont été très intéressants. Nous sommes encore tous en train de nous familiariser avec la voiture et c’est dommage que je n’aie pas pu passer plus de temps dans la voiture. Mais je suis heureux du travail que nous avons accompli. J’ai hâte de me retrouver à Barcelone« . Une contrariété qui ne semble donc pas avoir terni l’enthousiasme de l’équipe.

Le triomphe de Vettel… et du sport

Par avankerckhove dans En piste , le 14 novembre 2010 21h32 | 3 commentaires

Vettel est devenu à Abu Dhabi le plus jeune champion du monde de l’histoire de la F1. Retour sur ce sacre qui pourrait bien n’être que le premier d’un nouveau champion.

belga-picture-23507935Vettel vient de remporter la couronne mondiale après avoir mené une course irréprochable à Abu Dhabi. Le jeune Allemand a pourtant essuyé quelques plâtres cette saison, et n’a pas toujours eu la vie facile. Lors des deux premiers rendez-vous, il avait chaque fois course gagnée quand la mécanique s’en est mêlée, le privant de nombreux points. A Istanbul, il a percuté Webber, ce qui lui a attiré les foudres de nombreux observateurs. L’affaire de l’aileron avant et son mauvais départ à Silverstone n’ont fait que l’enfoncer un peu plus. En Hongrie, il a aidé son équipier en levant le pied derrière la Safety Car, ce qui lui a valu un « Drive Throught », et il a tamponné Button au freinage de la chicane à Spa. Enfin, en Corée du Sud, son moteur l’a lâché alors qu’il se dirigeait tout droit vers la plus haute marche du podium.

« La Justice est allée dans le bon sens »

Ces erreurs, parfois dûes au sort (mécanique), parfois de sa faute (erreurs) lui ont coûté de gros points. Et pourtant, Baby Face n’a jamais baissé les bras. Il a toujours cru en lui et en son équipe. « On a toujours cru en nous, en notre voiture. J’ai cru en moi. Je suis extrêmement fier. J’avais l’objectif très clair de gagner le Championnat en débutant cette saison. J’étais très concentré, je travaillais très dur dans ce but. Peut-être qu’à la mi-saison… j’ai un peu décroché. Après l’incident avec Jenson à Spa, j’ai eu mauvaise presse. Ce n’était pas simple à ce moment, avec beaucoup de personnes qui parlaient mal de nous, qui essayaient de nous faire mal. Mais c’est là qu’on réalise qui sont nos vrais amis, qui vous soutient. J’ai donc accepté que parfois les choses ne vont pas forcément dans mon sens. Mais sur le long terme, il y a cette chose que l’on appelle justice qui, au dernier moment dimanche, selon mes calculs, a fini par aller dans le bon sens. »

Seul

Et quand Vettel évoque la Justice, on ne peut pas vraiment lui donner tort. Tout d’abord parce qu’il a incontestablement été le pilote le plus rapide de la saison (10 pole en 19 courses). Mais aussi parce que malgré toutes les contre-performances qui ont émaillé sa progression, il y a toujours cru et a toujours engrangé les points seul, sans l’aide de son équipier. Sur le plan sportif, c’est ce qu’il pouvait y avoir de mieux.

« Nous ne devons pas nous plaindre »

Alonso, le grand perdant qui a montré quelques signes d’agacement envers Petrov dans le tour de décélération, a ensuite fait contre mauvaise fortune bon coeur. « Cette saison, nous avons perdu certaines courses à des moments importants. Mais nous en avons aussi gagnées de manière très chanceuse. Cela nous a peut-être coûté 20 points contre 100 à Red Bull. Nous ne devons pas nous plaindre« , a analysé l’Espagnol.

Chapeau !

Enfin, je tenais à tirer mon chapeau à l’écurie Red Bull et son ingénieur Adrian Newey. Fabriquer des boissons énergétiques et empocher les deux titres après quelques années de F1 seulement, c’est impressionnant. Je sais, ils ont payé le meilleur ingénieur à coup de millions, diront les détracteurs. Il n’empêche, l’argent ne fait pas tout en F1. Red Bull n’est d’ailleurs pas l’écurie la plus fortunée. Et s’il y a encore de temps à autre un manque de stabilité au sein de l’équipe qui leur fait perdre de gros points, on constatera que le destin a fait qu’ils ont décroché le titre pilote suite à une erreur de stratégie du côté de chez Ferrari. Et finalement, ne pas avoir joué la carte des consignes au Brésil a tourné en leur faveur. Au final, le sport sort grand vainqueur !