2011, l’année Vettel

Par avankerckhove dans En piste , le 25 décembre 2011 16h05 | Ajouter un commentaire

imageglobe-30311383La saison 2011 de F1 a vu le second sacre consécutif de Sebastian Vettel. L’Allemand n’a pas fait dans la dentelle, battant encore de nouveaux records.

Sebastian Vettel et Red Bull ont sans aucun doute représenté le binôme le plus performant en 2011. Onze victoires, le record de poles en une saison, champion du monde alors qu’il restait 4 courses à disputer. C’est sûr, ensemble ils n’ont laissé que des miettes aux adversaires. Depuis l’ère Schumacher, jamais un championnat n’avait été plié aussi rapidement. Vettel n’a loupé le podium qu’à deux reprises: chez lui, au Nürburgring, seul GP de la saison où il n’était pas dans le rythme (4e), et à Abu Dhabi où son pneu arrière droit l’a lâché. Pas grand-chose à reprocher donc à Baby face, si ce n’est d’avoir tué tout suspense. Mais ça, c’est surtout aux rivaux, incapables de l’inquiéter, qu’il faut s’en prendre… Vettel, lui, a fait son boulot et personne d’autre n’aurait mérité la couronne 2011.

A

Button surprend

S’ils n’ont pas été en mesure de tenir la cadence du pilote Red Bull, Alonso et Button ont néanmoins réalisé une belle campagne. Comme toujours, l’Espagnol a souvent tiré le meilleur de sa monture avec une régularité impressionnante. Button, lui, a réussi à prendre l’ascendant sur son équipier chez McLaren, a profité des conditions météorologiques changeantes et a quand-même terminé 8 fois sur le podium lors des 9 dernières courses. Pas mal !

A

Mercedes en dessous des attentes

Schumacher, de son côté, n’a pas été en mesure de monter sur le podium pour la seconde année consécutive, même s’il en était à deux doigts au Canada. Mais, avouons-le, papy Schumi s’est montré bien plus à l’aise qu’en 2010, et a bien mieux tenu la comparaison face à Nico Rosberg. Il s’est même permis de refaire quelques tours en tête d’un Grand Prix. Il lui reste encore à apprendre à exploiter ses Pirelli sur un tour rapide en qualifications, et l’affaire sera dans le sac. Pour en finir avec cette écurie, c’est surtout la flèche d’argent elle-même qui aura été décevante, surtout quand on voit les moyens investis par Mercedes.

A

Retour d’un Belge… et de Senna

Enfin n’oublions pas Jérôme D’Ambrosio, qui nous a permis de suivre un Belge en F1 après 17 ans d’absence. Condamné au fond de grille, il s’en est pas mal sorti. Rapide et endurant, il a fait aussi bien que Glock. Mais, par contre, la Virgin était lamentable. Et la communication de cette écurie peut carrément être considérée comme désastreuse.

Je lancerai encore une fleur à Bruno Senna, qui a réussi de belles choses en prenant une saison en cours, ce qui n’est pas une mince affaire. Et puis j’ai découvert la F1 il y a plus ou moins 25 ans, quand son oncle pilotait une voiture noir et or, avec un casque jaune. Revoir des couleurs similaires sur la piste ne pouvait pas me laisser insensible…

A

Massa loin du compte

Après les bons points, il y a aussi les bonnets d’âne. Dans cette catégorie, le premier de classe est pour moi Felipe Massa. Ce pilote m’avait impressionné en 2008 quand il est passé à un souffle du titre. Il avait battu Raikkonen et avait réalisé de superbes progrès par rapoport à ses débuts. Mais, visiblement, il ne s’est jamais remis d’avoir perdu ce championnat. Son accident en 2009 ne l’a pas aidé non plus. Je vais être dur, mais dire ce que je pense: il n’a plus sa place chez Ferrari, et même peut-être en F1.

A

Hamilton tête en l’air

Malgré quelques coups d’éclat, Hamilton est aussi passé à côté de sa saison. Rapide il l’est, mais il manque vraiment de constance. Mettons cela, cette année, sur le compte de sa relation tumultueuse avec sa « Pussycat ». Mais Lewis va devoir apprendre à oublier ses émotions aux abords des circuits, et éviter de « voir rouge » dès qu’il a Massa en point de mire.

Mark Webber m’a aussi déçu cette saison. Jamais il n’a pu rivaliser avec son équipier chez Red Bull, contrairement à 2010. Et ce n’est pas sa victoire au Brésil qui va tout effacer. J’ai par contre beaucoup aimé son dépassement sur Alonso au pied du raidillon, même si ça aurait pu très mal finir.

A

Kers, DRS, Pirelli…

Quelques indications encore en deux mots: je ne suis pas fan du Kers, ni du DRS qui a rendu certains dépassements (mais pas tous) trop faciles. Coup de chapeau par contre à Pirelli, qui a osé produire des pneus bien plus intéressants que ce que Bridgestone ne proposait. Je pense qu’ils sont à la base d’une grande part du spectacle. Je n’ai pas aimé par contre l’accident de Kubica en début d’année, même si ce n’était pas en F1. Un retour du Polonais avec Lotus semble exclu. Par contre, il pourrait bien réapparaître avec Ferrari. Mais ça, c’est une autre histoire.

Pour ceux qui ont réussi à lire cet article jusqu’au bout, un dernier petit message: désolé de ne pas avoir écrit beaucoup des billets ces derniers temps, mais le travail sur RTLinfo et une actualité chargée ne m’en ont pas donné l’opportunité. Et Joyeux Noël et Bonne Année à vous tous.

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