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Le triomphe de Vettel… et du sport

Par avankerckhove dans En piste , le 14 novembre 2010 21h32 | 3 commentaires

Vettel est devenu à Abu Dhabi le plus jeune champion du monde de l’histoire de la F1. Retour sur ce sacre qui pourrait bien n’être que le premier d’un nouveau champion.

belga-picture-23507935Vettel vient de remporter la couronne mondiale après avoir mené une course irréprochable à Abu Dhabi. Le jeune Allemand a pourtant essuyé quelques plâtres cette saison, et n’a pas toujours eu la vie facile. Lors des deux premiers rendez-vous, il avait chaque fois course gagnée quand la mécanique s’en est mêlée, le privant de nombreux points. A Istanbul, il a percuté Webber, ce qui lui a attiré les foudres de nombreux observateurs. L’affaire de l’aileron avant et son mauvais départ à Silverstone n’ont fait que l’enfoncer un peu plus. En Hongrie, il a aidé son équipier en levant le pied derrière la Safety Car, ce qui lui a valu un « Drive Throught », et il a tamponné Button au freinage de la chicane à Spa. Enfin, en Corée du Sud, son moteur l’a lâché alors qu’il se dirigeait tout droit vers la plus haute marche du podium.

« La Justice est allée dans le bon sens »

Ces erreurs, parfois dûes au sort (mécanique), parfois de sa faute (erreurs) lui ont coûté de gros points. Et pourtant, Baby Face n’a jamais baissé les bras. Il a toujours cru en lui et en son équipe. « On a toujours cru en nous, en notre voiture. J’ai cru en moi. Je suis extrêmement fier. J’avais l’objectif très clair de gagner le Championnat en débutant cette saison. J’étais très concentré, je travaillais très dur dans ce but. Peut-être qu’à la mi-saison… j’ai un peu décroché. Après l’incident avec Jenson à Spa, j’ai eu mauvaise presse. Ce n’était pas simple à ce moment, avec beaucoup de personnes qui parlaient mal de nous, qui essayaient de nous faire mal. Mais c’est là qu’on réalise qui sont nos vrais amis, qui vous soutient. J’ai donc accepté que parfois les choses ne vont pas forcément dans mon sens. Mais sur le long terme, il y a cette chose que l’on appelle justice qui, au dernier moment dimanche, selon mes calculs, a fini par aller dans le bon sens. »

Seul

Et quand Vettel évoque la Justice, on ne peut pas vraiment lui donner tort. Tout d’abord parce qu’il a incontestablement été le pilote le plus rapide de la saison (10 pole en 19 courses). Mais aussi parce que malgré toutes les contre-performances qui ont émaillé sa progression, il y a toujours cru et a toujours engrangé les points seul, sans l’aide de son équipier. Sur le plan sportif, c’est ce qu’il pouvait y avoir de mieux.

« Nous ne devons pas nous plaindre »

Alonso, le grand perdant qui a montré quelques signes d’agacement envers Petrov dans le tour de décélération, a ensuite fait contre mauvaise fortune bon coeur. « Cette saison, nous avons perdu certaines courses à des moments importants. Mais nous en avons aussi gagnées de manière très chanceuse. Cela nous a peut-être coûté 20 points contre 100 à Red Bull. Nous ne devons pas nous plaindre« , a analysé l’Espagnol.

Chapeau !

Enfin, je tenais à tirer mon chapeau à l’écurie Red Bull et son ingénieur Adrian Newey. Fabriquer des boissons énergétiques et empocher les deux titres après quelques années de F1 seulement, c’est impressionnant. Je sais, ils ont payé le meilleur ingénieur à coup de millions, diront les détracteurs. Il n’empêche, l’argent ne fait pas tout en F1. Red Bull n’est d’ailleurs pas l’écurie la plus fortunée. Et s’il y a encore de temps à autre un manque de stabilité au sein de l’équipe qui leur fait perdre de gros points, on constatera que le destin a fait qu’ils ont décroché le titre pilote suite à une erreur de stratégie du côté de chez Ferrari. Et finalement, ne pas avoir joué la carte des consignes au Brésil a tourné en leur faveur. Au final, le sport sort grand vainqueur !

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