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Archives du août, 2010

Faute avouée…

Par avankerckhove dans Coulisses, En piste , le 30 août 2010 09h37 | 4 commentaires

Comme on dit souvent, « faute avouée à moitié pardonnée ». A Spa, Barrichello et Vettel ont harponné la voiture qui les précédait au freinage de la chicane. Ils ont tous deux présenté leurs excuses à Alonso et Button.

belga-picture-22005876Trois pilotes ont perdu gros à Spa-Francorchamps: Vettel, Button et Alonso. Ces candidats au titre sont repartis des Ardennes belges avec un « zéro pointé ». Du coup, le championnat a pris les allures d’un duel Webber-Hamilton, même si les pilotes cités plus haut n’ont pas encore baissé les bras, loin de là.

Button et Alonso ont perdu toute chance de figurer aux avant-postes du Grand Prix de Francorchamps en se faisant heurter par la voiture qui les suivait. En ce qui concerne le pilote Ferrari, c’est le vétéran Rubens Barrichello qui l’a percuté de plein fouet. Sur une piste glissante au moment de la première averse qui a agité le peloton, il a continué tout droit au freinage avant de finir sa course contre le pilote espagnol. Alonso a pu repartir en fin de peloton avant de définitivement abandonner dans les derniers tours suite à une erreur personnelle, cette fois.

Vettel maladroit

Quant à Button, inutile de le rappeler. Il s’est fait sortir par un Vettel maladroit et sans doute trop ambitieux. Le jeune pilote allemand a perdu l’arrière de sa Red Bull en tentant de passer le champion du monde au freinage de la chicane. Résultat: le pilote McLaren était out, et Vettel condamné à une remontée qui n’a jamais vu le jour. Encore de gros points perdus donc pour « Baby Face », et pour Button.

Les excuses

Par contre, malgré son drivethrought infligé par la FIA, Vettel a fait profil bas au terme de l’épreuve, contrairement à Budapest où il avait clairement exprimé son mécontentement. « Je suis désolé !« , a lancé le pilote Red Bull à l’arrivée. « Evidemment ce n’était pas mon intention de ruiner sa course et la mienne. J’étais près de lui, plus rapide que lui. J’ai essayé de le passer au freinage à l’extérieur. Lorsque je suis passé de l’intérieur à l’extérieur de la piste, j’ai perdu le contrôle de la voiture au freinage, en passant sur une bosse, et je lui suis rentré dedans, sans pouvoir rien faire pour éviter ça« .

Barrichello a également présenté ses excuses à Alonso. « Malgré mon expérience, il est difficile de savoir quelle partie de la piste est humide, surtout dans le premier tour. Je venais de fermer la porte à Rosberg et quand j’ai appuyé sur les freins, c’était trop tard. La voiture est allée tout droit sur Alonso, pour lequel je suis désolé« , a insisté le Brésilien.

Docteur Schumi ou Mister Schumacher ?

Par avankerckhove dans Coulisses, En piste , le 8 août 2010 15h55 | 10 commentaires

Michael Schumacher n’a jamais fait l’unanimité. Adulé d’une part pour ses performances et son palmarès hors du commun, il subit également les foudres des « gentlemen drivers » qui le jugent trop dur en piste. Mais au fond, qui est cet homme, septuple champion du monde ?

belga-picture-20483003Schumacher est un des champions les moins appréciés de l’histoire de la F1. Niveau palmarès, c’est le plus grand. Mais au-delà des victoires et des titres mondiaux, sa froideur et sa détermination en piste lui ont toujours valu de nombreuses critiques. Pourtant, le Schumacher cru 2010, devenu hédoniste, se surprend parfois à sourire. Le champion entêté et arrogant se serait-il mué en quadragénaire bonhomme ? C’est ce que l’on aurait pu croire, mais quelques inspirations contestables en piste permettent d’assurer le contraire. Son dépassement sur Alonso à Monaco avait déjà démontré qu’il avait gardé son côté roublard. Sa manoeuvre sur Barrichello à Budapest a confirmé qu’il restait bien Schumi.

Généreux et sensible

Très controversé, l’homme s’est plusieurs fois démarqué par de beaux gestes en dehors des circuits. Lors du tsunami en Indonésie, il a été le sportif à avoir fait le plus gros chèque. OK, il était aussi un des mieux payés, mais ses rivaux n’ont rien donné, ou presque. Il fait également de généreux dons à l’Unicef chaque année et a donné un gros chèque à Haïti lors du tremblement de terre. Avec Jean Todt et le docteur Saillant, il est également à l’origine de la création de l’ICM pour lutter contre les maladies du système nerveux. Enfin, après une victoire à Monza en 2000, il fond en larmes lorsque le journaliste évoque Ayrton Senna dans sa question.

Prêt à tout

Mais une fois le casque enfoncé sur sa tête, monsieur Schumacher se transforme en docteur Schumi. Prêt à tout pour gagner, il ne fait aucun cadeau à ses adversaires, qu’il se batte pour la victoire ou pour la 10e place. Et ces gestes ne datent pas de la F1. Quand il faisait ses armes dans les classes inférieures, ses méthodes étaient déjà vivement critiquées.

Ci-dessous, j’ai été rechercher ses manoeuvres en pistes qui ont créé la polémique. Pour ce qui est du pilote ou de l’homme, par contre, je vous laisse juger… N’hésitez d’ailleurs pas à débattre du « double visage » de Schumacher dans l’espace commentaires ci-dessous.

Ses manoeuvres controversées

Macao 1990: Schumacher est en tête du GP de F3 de Macao, l’événement phare du calendrier. Dans le dernier tour, un certain Hakkinen (tiens tiens…) tente de le passer, et finit dans le rail. Le Finlandais a toujours accusé son rival d’avoir donné un coup de frein alors qu’il se trouvait dans son aspiration.

Silverstone 1994: Orphelin de son rival Ayrton Senna, Schumacher domine largement le championnat. Qualifié 2e derrière Damin Hill, il le passe à deux reprises dans le tour de chauffe. Les commissaires lui infligent un stop & go dès le départ. L’Allemand ne rentre qu’au 27e tour pour l’effectuer. Il sera disqualifié et suspendu pour deux courses.

Adélaïde 1994: La finale bien connue entre Hill et Schumacher pour le titre. Le pilote Benetton sort trop large d’un virage et blesse sa monoplace à mort. Dans le virage suivant, Hill, sans doute trop pressé, tente de passer. Schumacher, qui n’a rien à perdre vu l’état de sa monture, ferme la porte et vient au contact. Un premier titre de champion du monde qui restera à jamais entaché par cette manoeuvre.

Jerez 1997: Scène encore plus connue que la précédente. Cette fois, Schumacher se bat pour le titre face à Jacques Villeneuve. A bord de sa Ferrari, il se fait attaquer par le Canadien en bout de ligne droite. Se voyant battu, Michael donne un coup de volant dans le flanc de la Williams. Il sera hors course alors que Villeneuve franchira la ligne d’arrivée en 3e position et sera sacré. Après coup, Schumacher a été disqualifié du championnat par la FIA.

Montreal 1998: Schumacher sort des stands et traverse la piste. Arrivant à toute allure, Frentzen n’a d’autres choix que d’aller dans l’herbe avant de s’encastrer dans les pneus. Depuis cet incident, les pilotes ne peuvent plus franchir la ligne blanche à la sortie des stands.

Autriche 2002: Barrichello domine le GP d’Autriche devant Schumacher. Dans le dernier tour, Ferrari a imposé au pilote brésilien de s’effacer devant son chef de file. L’Allemand sera copieusement hué sur le podium.

Monaco 2006: Assagi suite à ses nombreux succès, Schumacher semblait plus « cool » pour ce que l’on pensait être sa dernière saison en F1. Mais lors des qualifications, il a garé sa monoplace entre les rails du circuit urbain, empêchant tout autre pilote d’améliorer son chrono. Les commissaires voient rouges et Schumacher doit s’élancer de la dernière place plutôt que de la pole.

Hongrie 2010: Malgré les 6 saisons pendant lesquelles il s’est mis à son service, Barrichello n’a pas droit à un meilleur traitement de la part du Kaiser. Pour le petit point de la 10e place, l’Allemand a dangereusement tassé le Brésilien contre le muret des stands, à près de 300 km/h. Le geste est fort critiqué et les commissaires décident d’infliger à Schumacher une sanction de 10 places sur la grille de départ du prochain GP à Spa-Francorchamps.

Deux poids deux mesures ?

Par avankerckhove dans En piste, Règlements , le 2 août 2010 13h33 | 4 commentaires

Comme d’habitude, les controverses se succèdent en Formule 1. De la consigne d’équipe chez Ferrari à Hockenheim au « restart » raté de Vettel en Hongrie, il y a matière à discuter. La FIA, elle, semble dépassée.

alonsovettelPlusieurs incidents sont venus émailler les deux dernières courses du championnat de F1. A Hockenheim, l’ordre donné par Ferrari à Massa pour qu’il s’efface devant Alonso a fait couler beaucoup d’encre. A juste titre, étant donné que les consignes d’équipes sont formellement interdites par le règlement. Ceci dit, il ne faut pas être dupe ! D’autres écuries jouent aussi à ce petit jeu, que ce soit dans les coulisses ou sur la piste. La différence, c’est la manière avec laquelle Ferrari a opéré, sans même s’en cacher, ou à peine…

Au vu des réactions en direct, dans les box, dans les gradins ou dans les cabines des commentateurs, on aurait pu s’attendre à une sanction envers l’écurie et les pilotes. Mais, excepté 100.000 euros d’amende (ce qui ne pèse pas bien lourd dans le budget de la Scuderia), la FIA n’a rien fait. Alonso a conservé sa victoire, et Ferrari le doublé.

Vettel a moins de chance

Par contre, une semaine plus tard, le jeune Vettel a semblé quelque peu endormi derrière Webber au moment où la Safety Car est retournée dans la voie des stands. Même si on n’en a pas eu la confirmation, il s’agissait probablement d’une tactique de Red Bull pour aider le pilote australien à prendre le large avant de changer de pneus et repartir devant Alonso, ce qui aurait offert le doublé à l’écurie autrichienne. Le plan était bien élaboré et semblait peu risqué. Mais voilà, si Webber a réussi son coup, Vettel a été pénalisé par un stop & go qui l’a rétrogradé en 3e position, derrière Alonso.

Personnellement, je peux comprendre la décision des commissaires sportifs. Mais je trouve aussi que cette sanction est sévère, et peut laisser place à quelques dérapages. En effet, on a déjà vu d’autres cas où 2 secondes séparaient les hommes de tête dès le restart. A l’avenir, seront-ils sanctionnés ? Toute inattention sera-t-elle punie ou uniquement lorsqu’il s’agira d’un pilote suivant son équipier ?

La balance n’est pas à l’équilibre

Enfin, là où je ne suis pas du tout d’accord, c’est quand on voit que la manoeuvre entre Alonso et Massa n’a eu aucune conséquence sportive. Celle de Vettel, bien moins flagrante et antisportive, a coûté la victoire au jeune Allemand, et permis à Alonso de monter sur la deuxième marche du podium. Je sais, les commissaires d’un GP ne sont pas ceux de l’autre. Mais les 24 pilotes en piste font partie du même championnat. Et la FIA ne se mouille pas trop pour rétablir la balance. A moins qu’elle ne veuille plutôt rétablir la balance au championnat ? Cela paraît simpliste, mais parfois, c’est mon impression. Et, pou une fois, j’espère que je me trompe…