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Pluie salvatrice

Par avankerckhove dans En piste, Présentation , le 1 avril 2010 15h01 | Un commentaire>

D’après les informations météorologiques disponibles, la course à Sepang sera très probablement « arrosée ». Voilà qui devrait à nouveau offrir aux téléspectateurs un Grand Prix animé…

belga-picture-195358621Melbourne a bien rattrapé le coup après Bahreïn, qui fut d’un ennui mortel. Mais il n’y a pas de quoi s’enflammer. Chaque année, le circuit de l’Albert Park nous offre des courses palpitantes. Alors quand il y pleut, pas étonnant que le spectacle soit au rendez-vous. Vous aurez vite compris là où je veux en venir. Le Grand prix animé de Melbourne n’a rien à voir avec la nouvelle règlementation. Que du contraire même: on a pu remarquer que les pilotes qui n’ont fait qu’un arrêt après la pluie, au 7e tour, on opté pour la meilleure stratégie. Si on lit à travers les lignes, cela signifie que faire 51 tours avec les pneus tendres, qui sont sensés se dégrader rapidement, sans trop attaquer vaut mieux que de faire un arrêt supplémentaire et se montrer agressif au volant. Pas vraiment de bon augure…

Surtout ne pas attaquer

Les courses qui se dérouleront entièrement sur le sec risquent donc de se résumer bien souvent à un train-train de monoplaces qui ne peuvent surtout pas se suivre de trop près, sous peine de perdre de l’adhérence sur le train avant et donc d’user prématurément les gommes. Hamilton l’a démontré en Australie. Son second train de pneus tendres, avec lequel il a bouclé un peu plus de 20 tours, était nettement plus usé que celui de Button qui a pourtant complété 51 tours, mais sans « pousser ». Le message est donc plus que clair: les pilotes savent qu’ils ne récupèreront jamais les 20-25 secondes que leur coûte un arrêt aux stands supplémentaire. Il ne faut donc pas trop attaquer et songer à ses pneumatiques.

Des circuits dignes de la F1

De là à dire que la saison est foutue, que le spectacle sera des plus ennuyants durant les 17 courses encore au calendrier, il y a un pas que je ne franchirai pas. En ce qui me concerne, trois éléments peuvent sauver l’intérêt des Grands Prix. Premièrement, les tracés. L’Albert Park a démontré qu’un circuit digne d’accepter la F1 assurait presque toujours des courses intéressantes, contrairement aux nouveaux circuits insipides « à la Herman Tilke » qui n’ont d’impressionnant que les infrastructures.

Stratégies croisées

Autre chose: les pneus. Si Bridgestone pouvait avoir une approche plus radicale et proposer deux types de pneus plus extrêmes, on verrait différentes stratégies au sein d’une même course. Aussi, les pneus tendres seraient ultra-rapides mais que sur une dizaine de tours. Les durs rendraient le pilotage de la monoplace beaucoup plus aléatoire mais tiendraient le coup bien plus longtemps. Stratégies croisées, pneus dégradés, et un écart de plusieurs secondes entre les différents types de gommes. Pour moi, il s’agit là d’une solution relativement simple à appliquer…

Quelques gouttes

Troisième élément: la météo. De la pluie, des rafales de vent, des averses, etc… assurent tout le temps des courses à rebondissement. Ce n’est pas nouveau, mais le problème est que cet élément est aléatoire. Bernie ne dispose pas (encore) d’un petit bouton pour déverser de litres d’eau sur la piste en pleine course. Mais si cela peut rassurer les fans, de fameuses chutes d’eau sont prévues ce week-end en Malaisie. Cela devrait motiver la plupart d’entre nous à mettre notre réveil dimanche matin.

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