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Archives du mars, 2010

Vettel se brûle les ailes

Par avankerckhove dans En piste , le 30 mars 2010 15h33 | Ajouter un commentaire

Le prodige allemand aurait facilement pu gagner les deux premiers Grands Prix de la saison. Mais au lieu du 50 sur 50, il se retrouve avec un total de 12 points, à la 7e place du classement général.

belga-picture-19536283Après une bougie récalcitrante à Bahreïn, Sebastian Vettel a été victime d’un problème d’écrou au niveau de la roue avant gauche à Melbourne. Le point commun entre les deux incidents: ils ont à chaque fois coûté la victoire au jeune pilote allemand. Et si, lors de la course d’ouverture de la saison, Vettel avait pu sauver 12 points, c’est avec un « zéro pointé » qu’il a quitté l’Australie.

« Ca me casse les c… »

Après cette seconde course entachée par des problèmes de fiabilité sur sa Red Bull, Vettel a eu du mal à contenir sa frustration. « Je voyais des étincelles émanant de la roue avant gauche. Mais soudain, quelques virages avant de rentrer aux stands, j’ai eu d’énormes vibrations dès que je touchais les freins. Au virage 13, je me suis retrouvé dans le gravier et c’était fini« , a-t-il expliqué avant de lâcher: « Ca me casse les c…. »

12 pts en deux courses: dur pour le meilleur produit du plateau

Cela dit, on comprend facilement la colère du jeune homme. Avec sa Red Bull, il constitue de loin le meilleur tandem pilote/voiture du plateau mais a dû par deux fois s’incliner car sa monoplace a trébuché sur des éléments plutôt simples. Et Vettel le sait: il ne faut pas tout gagner, mais il est très important de marquer des points le plus souvent possible si on veut lutter pour le titre.

Faut serrer les boulons

Bien entendu, rien n’est perdu pour lui. Deux courses ont été courues et il en reste 17. Mais voilà, Vettel a grillé un joker, et s’il manque encore le coche en Malaisie, la tension va très certainement monter dans le stand Red Bull. Alors si l’écurie de Christian Horner veut éviter à son pilote une saison « à la Raikkonen » en 2005 (où le pilote finlandais gagnait ou abandonnait, Alonso remportant le titre grâce à sa constance), il faudra resserrer les boulons… dans tous les domaines.

Frayeurs et polémiques

Par avankerckhove dans Coulisses, En piste, Règlements , le 28 mars 2010 18h04 | Ajouter un commentaire

Le Grand Prix de Melbourne a nettement plus répondu aux attentes du public, dimanche. Mais après l’ouverture de la saison à Bahreïn, où tout le monde avait le sourire, voilà que les rivaux commencent à se tirer dans les pattes.

Alonso et Schumacher s'expliquent après les qualifs

Alonso et Schumacher s'expliquent après les qualifs

Le deuxième Grand Prix de la saison est à peine passé, et pourtant, le round d’observation semble déjà bien loin. L’ensemble du paddock tout sourire, avec échanges de poignées de mains et flatteries réciproques, c’était à Bahreïn. A Melbourne, tout le monde est passé à l’offensive. Et dans les paddocks, cela s’est traduit par des coups bas, des explications ou encore des réclamations auprès de la FIA.

Plusieurs événements ont marqué la course en elle-même. Dans les jours qui viennent, je vous détaillerai avec plaisir le cas « Vettel », dominateur mais bien mal loti depuis le début de la saison. Je vous parlerai aussi du spectacle auquel on a eu droit sur la piste et de quelle manière peut-on espérer se réjouir le reste de la saison.

Mais aujourd’hui, je tenais plutôt à vous faire part de quelques aventures qui se sont produites en dehors du champ des caméras. Et tout d’abord, cette frayeur qu’ont connue les pilotes de l’écurie Force India, jeudi. L’équipe avait demandé à Paul Di Resta (pilote d’essais) et Vitantonio Liuzzi d’aller faire plaisir à un sponsor. Munis d’une planche de surf, ils pataugeaient dans l’océan jusqu’à ce que Di Resta en sorte, tout pâle, en criant « Shark, shark ! ». Liuzzi s’est mis à rire en croyant que son équipier plaisantait jusqu’à ce qu’il aperçoive une ombre impressionnante et ne sorte à son tour. Il y avait bien un requin de grosso modo 2 mètres qui rôdait dans les environs… Comme quoi, il n’y a pas qu’au volant que les pilotes risquent leur vie…

Les burn-out de Lewis

Et pas uniquement sur les circuits non plus d’ailleurs. Cette fois-ci je vous parle de Lewis Hamilton à qui l’Australie ne réussit décidément pas beaucoup. L’année passée, il y avait été traité de menteur. Cette année, il s’est fait arrêter par la police à bord de sa Mercedes de route car il s’amusait à faire des burn-out ainsi que toutes sortes de cascades sur la voie publique. Une petite escapade qui a terni l’image du champion du monde. De nombreuses écuries rivales ont d’ailleurs profité de cet incident pour l’appeler à faire des excuses publiques, les plus virulents étant même allés à demander à la FIA qu’il soit sévèrement puni pour « comportement irresponsable et nuisible à toute la F1« .

Suspension active sur la Red Bull ?

Revenons-en au microcosme du circuit de l’Albert Park où, dès jeudi, McLaren a exigé auprès de la FIA une enquête sur la Red Bull. Martin Whitmarsh et ses hommes croient savoir que cette monoplace est dotée d’un système qui permet d’abaisser la caisse quand elle est vide et de la remonter quand il y a le plein d’essence. Une sorte de suspension active qui expliquerait les temps canons des Red Bull en qualifications. Rien n’a, pour l’heure, été prouvé mais cette plainte officielle jette le doute sur la légalité de la voiture dessinée par Adrian Newey. Ambiance, ambiance…

Schumi n’a pas changé !

Enfin, je tenais à signaler que si « Papy Schumi » avait quelque peu manqué sa course, il est bel et bien de retour. Tout d’abord, Rosberg a avoué qu’il s’était inspiré de ses réglages car il pédalait dans la choucroute en début de week-end. Sans le septuple champion du monde, le jeune Nico aurait donc probablement tourné bien moins vite. Ensuite, aux qualifs, Schumacher était à moins de 50 millièmes de seconde de son équipier. Beaucoup plus proche donc qu’à Bahreïn. Mais là où on a pu s’apercevoir que le Kaiser était bien de retour, c’est après les qualifs, quand il est allé voir personnellement Alonso puis Hamilton car ces derniers l’avaient gêné. Une mise au point qui s’est passée dans le calme mais où les visages étaient tendus. Aucun doute, Schumi’s back !

Toyota travaille dans l’ombre

Par avankerckhove dans Coulisses , le 24 mars 2010 11h44 | Un commentaire>

Le constructeur japonais avait annoncé son retrait de la F1 à la fin de la saison 2009. Mais en coulisses, Toyota est toujours bien là…

belga-picture-13552722On se souvient tous de l’épisode Stefan GP qui a animé l’inter-saison. Stefanovic, un milliardaire serbe, avait racheté les monoplaces alignées par Toyota en 2009 pour les faire courir en 2010. Il comptait bien prendre la place de USF1 ou HRC, mais a finalement vu la FIA lui refuser sa licence pour « inscrpition trop tardive ».

Dorénavant, l’entente entre Stefanovic et Toyota a pris fin et le matériel qui avait été envoyé par le milliardaire à Bahreïn est retourné au Japon, dans les bureaux du constructeur japonais.

200 employés en « stand-by » à Cologne

Mais à Cologne, dans l’ancienne usine F1 de Toyota, il se murmure que 200 employés sont prêts à s’occuper de « clients externes ». Un simulateur équipé de 14 circuits cartograpohiés au laser, un super-ordinateur CFD (capable de calculer la mécanique des fluides), deux souffleries, des appareils de fabrication et des bancs d’essai sont à disposition de toute équipe intéressée.

Le vice-président excécutif de Toyota, Yoshiaki Kinoshita, a d’ailleurs récemment fait la promotion de ce dispositif. « Nous sommes excités par les défis que notre clientèle variée nous apportera en 2010 et au-delà« , a-t-il confié.

Tout cela peut nous laisser imaginer que Toyota n’a pas totalement oublié la F1. Un retour total du constructeur est peu envisageable à court terme. Mais s’ils parviennent à « louer » leur matériel à un team privé, on peut imaginer qu’avec le gel des moteurs prévus par le règlement, Toyota se ferait un plaisir d’équiper de nouvelles monoplaces avec ses V8. Cela assurerait une présence au groupe dans la catégorie reine pour pas grand-chose. Et, au passage, Toyota aurait un « retour sur investissement » de toute sa technologie de pointe qui sommeille dans les ateliers de Cologne.

Bridgestone gomme la F1

Par avankerckhove dans Coulisses, Règlements , le 19 mars 2010 11h40 | Ajouter un commentaire

Le manufacturier de pneus japonais a confirmé qu’il quitterait la catégorie reine à la fin de la saison. Mais Bernie Ecclestone et Jean Todt n’ont pas encore déposé les armes.

belga-picture-16345769Bridgestone, le manufacturier de pneumatiques japonais qui livre toutes les enveloppes aux différentes écuries, a confirmé qu’il quitterait bel et bien la F1 en fin de saison. « Malheureusement notre compagnie a pris cette décision, et rien n’a changé« , a commenté Hiroshi Yasukawa, patron de la division sport de l’entreprise.

Une déclaration qui irrite Bernie Ecclestone qui souhaite conserver Bridgestone en tant que fournisseur unique. Car le grand argentier le sait: Michelin n’est pas intéressé de revenir s’il n’y a pas de compétition, condition incompatible avec la volonté de la FIA d’avoir un fournisseur unique. Dunlop se dit « pas intéressé » tandis que Goodyear et Firestone équipent déjà de nombreux bolides outre-Atlantique. Les dirigeants de la F1 devraient alors se rabattre sur le Coréens Kumho ou Hankook.

L’environnement, cheval de bataille de Jean Todt

Ceci dit, Jean Todt n’a pas totalement baissé la garde. Garder Bidgestone, ce ne sera pas simple et cela demande des modifications importantes à « bétonner » au plus vite. Mais il sait que le manufacturier japonais souhaite voir des mesures environnementales intégrées à la F1. Le président de la FIA en fait donc son cheval de bataille. « Changeront-ils d’avis à la lumière de ce que nous tentons de mettre en place ?« , s’est-il interrogé dans le New-York Times.

Impossible de répondre à l’heure actuelle, mais on sait que les têtes pensantes de la F1 arrivent souvent à faire plier leurs interlocuteurs dans les négociations.

Plus de fun ?

Par avankerckhove dans En piste, Règlements , le 15 mars 2010 10h53 | Un commentaire>

Plusieurs observateurs se sont montrés sceptiques quant aux nouvelles règles dans la catégorie reine. L’interdiction des ravitaillements n’a pas encore convaincu. Mais ce n’était que la première course…

Le départ, seul moment palpitant à Bahreïn

Le départ, seul moment palpitant à Bahreïn

On s’attendait à une course passionnante à Bahreïn. Il faut dire que l’affiche de la saison 2010 est exceptionnelle. Retour de Schumacher, Alonso chez Ferrari, Vettel qui pousse chez Red Bull et le champion du monde Jenson Button qui va défier Lewis Hamilton chez McLaren. Sur papier, c’est très excitant. Mais dimanche, en plein milieu du désert, on est resté sur notre… soif.

Un train-train du début à la fin

Tout de suite, l’idée qui vient à l’esprit est la suivante: la nouvelle règlementation est-elle bien efficace ? Un seul arrêt aux stands par pilote, des pneus qui résistent bien, même avec de grosses charges de carburant en début de course. Il y a de quoi se poser des questions. Excepté les deux premiers tours, on a eu droit à un train-train qui a relié l’arrivée sans changement de position. Sans le problème de Vettel, le top 8 serait resté inchangé du début à la fin.

« J’ai bien peur que ce soit le cas toute la saison »

Si les amateurs et téléspectateurs se sont ennuyés, les pilotes ont aussi critiqué le nouveau système. Pour Nico Rosberg, cette course ressemblait plus aux 24 heures du Mans. Schumacher a argumenté dans le même sens: « Il est impossible de dépasser. La stratégie va prendre le pas sur le spectacle, et j’ai bien peur que ce soit le cas pour toute la saison« , a expliqué le pilote allemand. Chez McLaren, ils appellent déjà à une modification du règlement. « On nous avait prédit plus de différence entre les types de pneus. Mais, en fait, ils ne se détérioraient pas. Pourtant, c’est ça qui fait le spectacle. Il faut donc un approche plus agressive du manufacturier« , a déclaré Martin Whitmarsh.

Patience…

Maintenant, si je fais partie du rang des déçus, je pense que certains éléments sont à relativiser. Tout d’abord, Bahreïn ne nous a jamais offert de course vraiment spectaculaire. Ensuite, je ne sais pas si cela vous a sauté à l’oeil, mais je trouve la distance de freinage bien courte. D’année en année, les freins des F1 gagnent en puissance et malgré le poids des voitures en début de course, on remarque qu’elles passent de plus de 300 km/h à moins de 100 km/h en moins de 50 mètres. Difficile donc pour un pilote de gagner 5 mètres (ou plus) sur une si courte distance.

En ce qui concerne le nouveau règlement, on peut se rendre compte que les pilotes ont peur d’abîmer un pneu. Ils ne risquent donc pas trop de freinage tardif, de peur de commettre un « plat » et de devoir rentrer aux stands. En outre, avec l’augmentation des points attribués, les pilotes craignent le « zéro pointé » en cas d’abandon. Même si cela ne change rien par rapport aux saisons précédentes, ne pas marquer de point alors que le vainqueur en engrange 25 marque plus au niveau psychologique.

… et gardons espoir

Alors oui, pour conclure, on peut douter du bienfait du nouveau format des courses. Le fait qu’il n’y ait plus de stratégie croisée, avec des pilotes lourds et d’autres plus légers, égalise les performances en piste. Mais tout changer après une seule course est sans doute prématuré. Surtout qu’avec toutes les inconnues de la première course, les équipes ont avant tout évité de se planter. Et, je le répète, le circuit de Sakhir n’est pas propice au spectacle et est assez tendre avec les gommes. D’autres tracés ne sont pas si « faciles » à apprivoiser et « tapent » dans les enveloppes pneumatiques. Alors attendons encore un peu et, entre-temps, réjouissons-nous des performances rapprochées des quatre top teams…

L’aileron McLaren fait jaser

Par avankerckhove dans Coulisses, Règlements , le 12 mars 2010 19h39 | Un commentaire>

Premier Grand Prix, première polémique. A Bahreïn, des voix s’élèvent contre le système qu’a trouvé l’écurie McLaren pour optimiser l’utilisation de l’aileron arrière.

belga-picture-18881268Ferrari et Red Bull avaient demandé à la FIA qu’elle se penche sur la nouvelle McLaren-Mercedes. En cause: un système qui ne respecte pas tout à fait l’esprit du règlement. Il s’agit d’une prise d’air sur le capot qui fait passer un filet d’air via l’intérieur de la coque vers l’aileron arrière. Ainsi, ce filet d’air, lorsque la voiture roule à haute vitesse, décabre une infime partie de l’aileron arrière. Résultat: moins de traînée dans les lignes droites et donc plus de vitesse de pointe. Au ralenti, par contre, le dispositif peut être bouché par le pilote et laisse donc l’aileron fonctionner normalement.

Ce qui fâche les rivaux, c’est que le règlement interdit toute pièce mobile dans le domaine de l’aérodynamisme et stipule noir sur blanc que les ailerons doivent être totalement rigides. En ce qui concerne le premier point, la FIA a déclaré le système valide car c’est le pilote qui bouche la trappe d’air. Le système n’est donc pas monté mobile car c’est le pilote qui l’actionne. Pour le second point, la rigidité de l’aileron, elle a été mesurée sur les deux plans habituels: rigidité du matériau en torsion et présence de trois pattes rigidifiantes obligatoires. Des tests passés avec succès mais qui n’empêchent pas l’aileron de se déformer sur une infime partie dans les longues lignes droites…

Trouvaille… ingénieuse !

Voilà donc encore une interprétation du règlement qui fait débat. Car, d’une certaine manière, McLaren respecte le cahier de charges. Mais d’un autre point de vue, il est vrai qu’il est écrit noir sur blanc que toute pièce mobile est rigoureusement interdite. Si Ferrari et Red Bull ont accepté les conclusions de la FIA (et travaillent déjà à l’élaboration d’un tel dispositif), Renault fulmine et considère que la Fédération internationale a fait une énorme erreur en validant l’aileron McLaren. Car les consèquences sur les coûts vont se faire sentir. Et tout élément aérodynamique qui se déforme a déjà prouvé, par le passé, que cela se faisait souvent au détriment de la sécurité…

En ce qui me concerne, je trouve qu’il est extrêmement difficile de se prononcer sur la validité d’un tel système. En conférence de presse après les essais, plus ou moins la moitié des journalistes étaient pour, l’autre moitié contre. Tout ce que l’on peut en dire, c’est qu’il ne respecte pas vraiment l’esprit du règlement. Mais il n’est pas contraire au cahier de charges officiel. Bref, les ingénieurs de l’écurie britannique se sont montrés inspirés et ont vu un peu plus loin que ceux qui ont fixé les règles.

Nouvelle affaire d’espionnage ?

Par avankerckhove dans Coulisses , le 9 mars 2010 13h15 | Ajouter un commentaire

Le spygate a laissé des traces. Lors des derniers essais d’intersaison à Barcelone, la rivalité entre McLaren et Ferrari restait particulièrement intense. Parfois, cela donne lieu à des agissements amusants…

Internet et les nouvelles technologies permettent au public de voir des scènes cocasses et amusantes, que l’on ne peut jamais observer lors de la diffusion des Grands Prix. Ainsi, cette vidéo filmée par un spectateur qui a laissé traîner sa caméra dans les stands du circuit de Barcelone, la semaine passée lors des derniers essais d’intersaison, nous fait, dans un premier temps, sourire. Mais au-delà de l’aspect anecdotique, on peut se rendre compte de la rivalité qui existe entre les deux écuries concernées, McLaren et Ferrari. Comme quoi, l’affaire du « spygate » de 2007, où McLaren avait fini par être condamné à une amende de 100 millions de dollars pour espionnage, n’est pas encore enterrée.

Autre constat: Ferrari semble se méfier de McLaren. Logique, car depuis 1998, ces deux écuries se sont partagées tous les lauriers, exception faite de la suprise « Brawn » en 2009 et des deux succès d’Alonso avec Renault en 2005 et 2006. En parlant de l’écurie française, il est amusant des constater que deux ingénieurs observent Ferrari sans être inquiétés. Ferrari ne les considère donc apparemment pas comme des rivaux sérieux pour 2010, contrairement aux hommes de Woking…

Vous êtes prêts pour 2010 ? 3, 2, 1, c’est parti !

Par avankerckhove dans Coulisses, Présentation, Règlements , le 7 mars 2010 15h38 | Un commentaire>

Le début de la saison est de plus en plus proche. Plus qu’une semaine et le départ du premier Grand Prix 2010 sera donné à Bahrein. Voici donc, pour vous, les éléments les plus importants à retenir pour suivre ce nouveau championnat dans les meilleures conditions.

belga-picture-10289059Le week-end prochain, on y sera pour de bon. Quand les cinq feux rouges s’éteindront, dimanche à Bahrein, vingt-quatre voitures feront patiner leurs roues arrières, s’éloigneront à toute vitesse… et la saison 2010 sera lancée. Voici donc un dernier tour de chauffe, pour vous, fans de F1, afin de s’assurer que tout est bien huilé avant que le départ ne soit donné. Attachez vos ceintures, on est parti !

Le règlement

Tout d’abord, comme (presque) chaque année, quelques modifications ont été apportées au règlement. Parmi les plus importantes, l’interdiction des ravitaillements. Cela veut donc dire que les voitures embarqueront de 160 à 200 litres de carburant au départ d’une course. Des arrêts aux stands, il y en aura encore, mais uniquement pour changer les pneus. Des pneus qui risquent d’ailleurs de souffrir en début d’épreuve vu le poids emporté et qui seront plus étroits à l’avant. Il sera intéressant d’observer les différentes stratégies ainsi que le comportement des voitures du début à la fin d’une course. Car, qui sait, peut-être qu’une écurie se comportera bien avec le plein mais souffrira une fois le réservoir vide, ou vice versa.

Autre changement: la répartition des points. Désormais, elle se répartit comme suit:
1er     25 pts
2e      18 pts
3e      15 pts
4e      12 pts
5e      10 pts
6e       8  pts
7e       6  pts
8e      4  pts
9e      2  pts
10e     1  pt

L’avantage ? Une plus grosse prime à la victoire qui pourrait favoriser les dépassements en tête des Grands Prix. L’inconvénient ? Si un pilote domine, le championnat sera vite plié.

Enfin, au niveau du règlement, signalons encore que cette année il y aura 19 courses, ce qui ne laissera pas beaucoup de temps aux écuries pour souffler. Le Canada fait son retour et la Corée du Sud vivra la première édition de son Grand Prix national.

Les teams

Toyota a disparu, Brawn GP devient Mercedes GP, BMW a été racheté par Sauber et Renault par Genii Capital. Mais, en ce qui concerne l’écurie française, si (presque) tout y sera différent, elle garde son nom. Trois nouvelles écuries viennent par contre étoffer le tableau qui passe donc de 10 à 12 teams, et donc de 20 à 24 voitures au départ. Virgin (avec Timo Glock et Lucas Di Grassi) et Lotus (avec Jarno Trulli et Heikki Kovalainen) ont déjà roulé mais se traînent à quelque 5 secondes des écuries de pointe. Quant à Hispania Racing (avec Bruno Senna et Karun Chandhok), elle découvrira tout à Bahrein. Deux nouveaux pilotes avec une voiture qui n’a jamais roulé… Le premier Grand Prix risque d’être difficile !

Les nouveaux pilotes

Il y aura 5 nouveaux caques cette saison: Nico Hulkenberg (Williams – Allemand – champion GP2 en 2009), Vitaly Petrov (Renault – Russe – vice champion GP2 en 2009 et premier Russe à courir en F1), Bruno Senna (Hispania Racing – Brésilien et neveu du triple champion du monde Ayrton Senna – vice champion GP2 en 2008), Lucas Di Grassi (Virgin Racing – Brésilien – 3e en GP2 en 2009) et Karun Chandhok (Hispania Racing – Indien – 18e en GP2 en 2009 mais il détient une belle valise de dollars).

Les revenants

Pedro de la Rosa revient avec Sauber (où il sera épaulé par Kobayashi, ce jeune Japonais qui a fait deux très belles courses fin 2009 en remplaçant Glock chez Toyota). Et, impossible de l’oublier, Michaël Schumacher qui reprend le volant à 41 ans, après trois années d’interruption. Déjà détenteur de 7 titres mondiaux, il s’agit d’un retour aux sources pour le champion allemand qui faisait partie du Mercedes junior team en 1990/1991 avant de passer à la F1. Mais Schumi n’a jamais piloté dans la catégorie reine sous les couleurs du premier constructeur qui lui a fait confiance. Nul doute, la boucle sera bouclée.

Des duos explosifs

Parmi les écuries de pointe, quelques changements importants à signaler. Tout d’abord, le champion 2009, Jenson Button, qui rejoint le champion 2008, Lewis Hamilton chez McLaren. Un duo britannique qui pourrait faire des étincelles, tout comme le duo à tendances latines chez Ferrari, où Alonso rejoint Massa qui sera de retour après son crash en Hongrie. Confrontés au duo germanique de Mercedes GP (Schumacher et Rosberg) et au couple inchangé de Red Bull (Vettel et Webber), ils devront tous tirer le meilleur d’eux-mêmes pour espérer fouler les marches du podium.

En bref, retenons encore le passage du vétéran Barrichello chez Williams et celui du Polonais Kubica chez Renault. Pour Force India (Sutil et Liuzzi) et Toro Rosso (Buemi et Alguersuari), les choses restent inchangées.

Bye bye

Enfin, en 2010, Raikkonen, Fisichella, Heidfeld, Piquet, Grosjean et Nakajima ne seront plus de la partie… En espérant que leurs absences ne se feront pas trop sentir…

Voilà, si vous êtes arrivés au bout de ce roman (désolé, pas facile de faire court), vous êtes prêts pour affronter la saison 2010. Alors on met tous notre casque, on boucle notre harnais de sécurité, et… on attend (impatiemment) Bahrein.

Stefan GP définivement « out » pour 2010

Par avankerckhove dans Coulisses, Règlements , le 3 mars 2010 21h42 | Un commentaire>

Grosse désillusion pour l’écurie serbe. Alors que US F1 a indiqué qu’elle ne serait pas prête pour 2010, Stefan GP pensait tenir le bon bout. Mais la FIA refuse de l’inscrire si tardivement…

belga-picture-158410941Cette fois, le Serbe Stefanovic semble définitivement coupé dans son élan. Lui qui avait racheté les Toyota de la saison 2009 pour s’aligner en 2010 vient d’être stoppé par la FIA. Après la confirmation du retrait de US F1 (qui ne sera pas prête mais espère se représenter en 2011), il s’était mis à rêver et pensait fermement pouvoir placer ses monoplaces sur la grille de départ. Mais moins de 24 heures après l’annonce de l’équipe américaine, la FIA a mis fin à son rêve.

Tant que US F1 était en lice, Stefan GP n’avait aucune chance d’obtenir sa licence (car seulement 13 écuries en reçoivent une). Désormais 13e écurie à postuler, Stefan GP s’est fait remarquer qu’il était beaucoup trop tard pour engager une nouvelle équipe, à seulement 10 jours du début de la saison.

La FIA a ajouté que « dans les jours à venir, elle annoncera les détails d’un nouveau processus de sélection permettant de remplir tout espace vacant au départ de la saison 2011« .

Peut-être que Stefanovic pourra retenter sa chance…

Hamilton… avec Hakkinen ?

Par avankerckhove dans Coulisses , le 3 mars 2010 21h21 | Ajouter un commentaire

Lewis Hamilton a prévenu: il est temps pour lui de trouver un autre manager que son père. Pour récupérer ce poste, le Finlandais Hakkinen semble bien placé.

belga-picture-7824135Le champion du monde Lewis Hamilton a désormais 25 ans. Et il pense qu’il est grand temps pour lui de sortir du cocon familial. C’est ainsi qu’il en est arrivé à la conclusion suivante: changer de manager. Après trois années dans la catégorie reine, il ne sera dès lors plus sous l’influence de son père, Anthony Hamilton, qui consacre beaucoup de temps à GP Prep, sa nouvelle strucure destinée à trouver de jeunes talents du sport auto.

Moins de 24 heures après cette annonce, un nom revenait déjà sur toutes les lèvres pour épauler Lewis. Il s’agit du Finlandais Mika Hakkinen, dernier pilote titré (en 1998 et 1999) avant Hamilton avec McLaren.

Déjà fait ?

Il faut dire que Hakkinen a le CV idéal: il connaît très bien la maison McLaren, il a l’expérience d’un pilote champion du monde, il a de très bons contacts dans le paddock et il vient de monter une structure dédiée au management de pilotes (en collaboration avec son ancien manager, le Belge Didier Coton).

Cette info doit encore être confirmée mais elle semble en bonne voie. Une autre piste a aussi été annoncée. Celle de Martin Brundle. L’ennui, c’est que cet ancien pilote est toujours sous contrat avec la BBC pour commenter les Grands Prix…