SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

Archives du mars, 2008

Insoumise et dévoilée ( Karima, Editions Azimuts)

Par Christine Calmeau dans Biographie, Coup de coeur, Nouveautés , le 23 mars 2008 11h08 | 3 commentaires

karima.jpgEn ouvrant le livre, on imagine que Karima va démolir l’Islam et ses préceptes les plus rétrogrades. Pas du tout !

La jeune femme ne fait que raconter sa vie . Sa petite enfance d’abord, dans un hôpital preventorium près d’Anvers… elle n’est pas malade, ses parents disent ne pas avoir les moyens de l’élever… Karima qui explique son retour dans la famille, 3 ans plus tard :  »Mes parents ne s’intéressaient pas à moi. Aucune activité extrascolaire, aucun délassement. Mon seul horizon : les ordres, les insultes et les menaces. »

Un père qui jette sa poupée…

Un père qui la bat avec sa ceinture… ou qui lui cogne la tête contre le mur…

Ses parents qui ne veulent plus qu’elle aille à l’école et qui la cloîtrent à la maison avec des certificats médicaux de complaisance : tout cela pour qu’elle continue à leur servir de bonniche, et qu’elle ne soit plus en contact avec le monde extérieur… excepté la mosquée…

Et là, heureusement, une assistante sociale et un juge de la jeunesse arrivent à la tirer momentanément des griffes parentales. Karima est placée, puis pardonne à ses parents. Elle demande à réintégrer la cellule familiale…   Si pendant quelques mois la vie y est plus douce, c’est pour mieux la leurrer… Karima sera mariée de force lors de  »vacances » au Maroc…

Comment rester de marbre face à une enfance maltraitée, face à tant de souffrances…

Comment accepter que des pères, ou des frères, obligent leur fille ou leur soeur, à porter le voile, pour ne pas tenter  les hommes ?

Comment accepter qu’une adolescente ne fréquente pas l’école pour faire le ménage à la maison ?

Comment tolérer un mariage forcé, que ce soit avec un membre de la famille ou avec un étranger ?

Comment ne pas hurler face à un père  qui traite sa fille comme un objet qui lui appartient, au nom d’une quelconque religion ou tradition ancestrale, un père qui n’a jamais exprimé le moindre regret et qui ne s’est jamais remis en question ?

Les parents de Karima viennent d’introduire un recours devant le tribunal des référés de Verviers pour que le livre soit retiré de la vente. Leur honneur serait, paraît-il, bafoué…

L’ouvrage pourtant ne stigmatise pas du tout l’Islam. Karima ne fait que raconter sa vie, ses humiliations, ses souffrances.

Il serait peut-être temps pour ses parents d’assumer… en privé et en public l’existence qu’ils lui ont imposée… ce serait la moindre des choses, en regard à autant d’années de calvaire subies au nom de principes rétrogrades et archaïques.

Aujourd’hui, le livre est toujours en vente… et Karima menacée de mort…

INTOLERABLE…

Fleur de glace ( Kitty Sewell , Belfond )

Par Christine Calmeau dans Nouveautés, Romans , le 22 mars 2008 17h34 | Ajouter un commentaire

fleur.jpgMars 2006, au bord de l’Océan Arctique, dans le Grand Nord Canadien, un jeune garçon quitte son village  à pied, vers la banquise, au mépris de toutes les règles de sécurité. En chemin, il croise un ours polaire et ne doit son salut qu’à sa chienne husky qui attaque la bête pour la faire fuir. Dans l’aventure, le gamin laissera une jambe.

Sensiblement au même moment, à Cardiff, le docteur Dafydd Woodruff reçoit une lettre du Canada :  »Cher Docteur, j’espère que vous ne serez pas fâché… Je crois que je suis votre fille. Je m’appelle Miranda et j’ai un frère jumeau qui s’appelle Mark… »

Inutile de préciser que la missive provoque un séisme dans la vie du chirurgien, marié et plutôt heureux en ménage. S’il a bien travaillé dans cette région il y a des années, il ne se souvient pas d’avoir eu une liaison avec la mère des jumeaux… Mais le test ADN est formel : c’est lui le père…

Dafydd prend donc un congé sans solde et retourne à Moose Creek pour faire connaissance avec sa progéniture… Une plongée dans un univers hostile au bout du monde : très chaud en été,  – 50° en hiver, une population pas toujours accueillante et enfin, ce gros problème de paternité… on peut presque parler de descente en enfer.

On lit  »Fleur de Glace » d’une traite, sans le lâcher : comme le dit le 4ième de couverture, l’intrigue est machiavélique et l’atmosphère qui se dégage du livre n’est pas sans rappeler quelque peu l’univers de Douglas Kennedy. C’est donc une vraie réussite pour Kitty Sewell qui signe ici son premier roman.

Quand les brochets font courir les carpes ( Jean-Louis Debré, Fayard Noir )

Par Christine Calmeau dans Nouveautés, Romans , le 19 mars 2008 09h53 | Ajouter un commentaire

carpes.jpgOlivier est professeur de collège. Une culture plutôt éblouissante, mais qui ne semble pas lui suffire. Un jour qu’il est assis sur un banc dans les Jardins du Palais Royal à Paris, il remarque une jeune femme… la même qui entre au gouvernement comme secrétaire d’Etat quelques jours plus tard, Claire.

Claire qui fait partie, comme on dit aujourd’hui, de ces personnalités  »d’ouverture », alors que de notoriété publique la jeune femme est étiquetée de gauche,  et la majorité à droite. Qu’importe, c’est à la mode.

Olivier, lui, est tombé sous le charme, il demande à la rencontrer et rentre à son service, dans son cabinet…et c’est là que les soucis commencent avec l’entourage de sa patronne, et que le passé remonte à la surface…

 Jean-Louis Debré est un ancien président de l’Assemblée Nationale Française. Son expérience de la politique, dans les allées du pouvoir, et son imagination nous offrent un roman agréable, même si les premières 50 pages sont assez lentes, l’intrigue est bien construite. Libre à vous de juger maintenant  si ce genre de situation pourrait se reproduire chez nous. Une certitude : vous ne regarderez plus jamais les hommes ou les femmes politiques du même oeil…

Un mensonge presque parfait ( Howard Roughan, 10/18 )

Par Christine Calmeau dans En poche, Nouveautés, Thriller , le 17 mars 2008 13h27 | Ajouter un commentaire

mensonge.jpgDavid Remler est psychothérapeute à Manhattan.  Ses affaires vont bien : il n’a pas une minute à lui, et c’est tant mieux : cela lui permet de ne pas trop penser à sa femme, décédée dans un accident de voiture, il y a 3 ans.  Côté vie sentimentale , c’est le désert… Il n’a pas envie de rencontrer quelqu’un et ses amis ont les plus grandes difficultés à le sortir en société.

Pourtant, un jour, alors qu’un créneau se libère à son cabinet, une très jolie jeune femme se présente à lui. Elle s’appelle Sam Kent, et explique qu’elle n’en peut plus de vivre avec son mari, un richissime banquier. Elle avoue aussi qu’elle est prête à le tuer pour échapper à son emprise.

David tombe sous le charme et revoit la jeune femme. C’est le début d’un piège machiavélique qui ne va pas tarder à se refermer sur lui. Une nuit, Sam appelle son psy pour lui expliquer qu’elle est passée à l’acte. David fonce, arrive chez sa patiente et découvre un homme dans une mare de sang, mort… La police débarque quelques instants plus tard et conclut que David est le coupable…

Un thriller comme on les aime : bien écrit, rapide, efficace, bourré de suspense, un personnage sympa, une intrigue qui nous plonge en plein coeur du système judiciaire américain, et tout au long des 411 pages, un tas de questions dont on n’aura la réponse qu’à la fin : après un ultime rebondissement, un ultime mensonge…

On a apprécié Howard Roughan dans  »Infidèle », on adore « un mensonge presque parfait ».

Le dernier Maître-Espion ( Gayle Lynds, Grasset )

Par Christine Calmeau dans Nouveautés, Thriller , le 12 mars 2008 12h30 | Ajouter un commentaire

espion.jpgAvril 2005, Langley, Virginie.

Elaine Cunningham, 29 ans est agent à la CIA. Elle y est traqueuse : elle cherche, elle trouve, mais elle n’élimine pas. Après le décès de son mari, tué en Afghanistan, on l’a cantonnée à un travail de bureau. Pas vraiment folichon, mais la jeune femme n’a pas le choix : elle a eu quelques soucis avec sa hiérarchie. C’est donc ça, ou la porte.

Pourtant, le directeur des opérations de l’agence vient la trouver et lui confie enfin une mission, une vraie… celle de retrouver Jay Tice, l’ancien chef des services clandestins de la CIA : une légende dans la profession, le dernier maître-espion, qui vient de s’échapper du pénitencier où il était détenu pour haute trahison.

Surprise qu’on lui confie ce job, Elaine se met illico au travail. Les cadavres et les dangers permanents vont jalonner sa progression vers la vérité… Car les traîtres ne sont pas toujours ceux que la justice a désignés, elle aura l’occasion de s’en rendre compte à de nombreuses reprises…

Un très agréable roman d’espionnage, bien ficelé, très rapide.  Il faut dire que l’auteur , Gayle Lynds n’est pas une novice en la matière ; elle a co-signé plusieurs ouvrages  ( notamment Opération Hadès, Objectif Paris) avec Robert Ludlum, un des maîtres du genre.

A conseiller, sans hésitation !

La valse lente des tortues ( Katherine Pancol, Albin Michel)

Par Christine Calmeau dans Coup de coeur, Nouveautés , le 10 mars 2008 14h47 | Ajouter un commentaire

tortues1.jpgAvec l’argent qu’elle a gagné en écrivant un best-seller, Joséphine a quitté la banlieue pour s’installer dans un superbe appartement d’un quartier chic de Paris.

Sa fille Zoé est restée vivre à ses côtés, alors qu’Hortense, l’aînée, est partie vivre à Londres pour étudier dans une grande école de stylisme.

La super snob mais très belle Iris, la soeur de Joséphine, internée pour une grosse dépression, n’arrive toujours pas à avaler l’affront subi en direct à la télé, quand elle essayait de faire croire à la France entière que l’écrivain de génie, c’était elle.

Quant à Henriette, la mère de Joséphine et d’Iris, elle n’en peut plus de ruminer sa vengeance depuis que son mari Marcel l’a plaquée, et qu’elle est obligée à présent de compter ses sous et qu’elle a dû furieusement rabotter son train de vie…

La vie est donc loin d’être un long fleuve tranquille : entre les tracasseries du quotidien, les brouilles avec son insupportable soeur, les rapports de force avec sa mère, la douce Joséphine a repris un peu de poil de la bête, mais n’est pas pleinement heureuse… Sa vie sentimentale ne ressemble pas à grand chose, même si le beau Luca est là, de temps en temps, depuis quelques mois. Et puis, il y a ces meurtres  qui secouent tout le quartier… Pas vraiment de quoi être rassurée…

Après  »les Yeux Jaunes des Crocodiles », vendu à plus de 500.000 exemplaires (et qui est paru au Livre de Poche! ),  on attendait plus qu’impatiemment  la suite de l’histoire. On n’est pas décu, au contraire.  Les personnages sont toujours extrêmement attachants, toutes générations confondues : on partage avec eux leurs joies, leurs peines, toutes leurs émotions…   Et on espère très très fort que Katherine Pancol écrira un troisième tome…parce qu’on a vraiment envie de poursuivre un bout de chemin avec Joséphine…

 »La valse lente des tortues » est vraiment Le bouquin qu’on referme avec beaucoup de regrets…tout simplement parce qu’il est fini !