SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

Globalization

Ne pas rater le train de l’e-commerce

Par Ludovic Delory dans Globalization , le 13 décembre 2010 10h33 | 3 commentaires

photocouverturelivre1Au fil de son développement exponentiel, Internet est devenu l’allié des entreprises. D’un simple clic, vous pouvez entrer en contact avec près de 2 milliards d’internautes. Grâce aux sites de vente en ligne, je peux recevoir chez moi des livres introuvables dans les librairies belges, des t-shirts personnalisés ou des chaussures fabriquées à l’autre bout du monde. En fidélisant leurs clients, ces e-commerces prospèrent et se développent. Voilà comment une petite entreprise de cinq personnes peut, à partir d’une simple connexion à Internet, devenir une multinationale. Dans un premier temps, le réseau permet surtout de réduire les coûts de prospection en supprimant les intermédiaires. Quant au site Internet, il reste une vitrine permanente de vos activités.

Nous sommes entrés depuis deux ou trois ans dans l’ère du web 2.0, multi-directionnel. Non seulement vous ne pouvez pas vous offrir le luxe de ne pas être présent sur Internet, mais vous avez intérêt de surcroît à en exploiter toutes les possibilités. Sachez aussi que, sur quantité de forums, des consommateurs actifs et exigeants ne manqueront pas de critiquer vos produits. Passer à côté de la révolution interactive, c’est se priver de possibilités presque infinies de développement.

Malheureusement, dans ce domaine, la Wallonie est à la traîne. Aujourd’hui, 58% des PME wallonnes disposent d’un site web, 12% seulement pratiquent le commerce en ligne. Or, pour se vendre, il n’y a pas de secret : il faut apprivoiser les nouveaux médias, envahir les réseaux sociaux et exploiter toutes les facettes du web.

Comment y parvenir ? Le think tank Entreprise Globale expose, dans un livre clair et accessible, les recettes gagnantes pour réussir son marketing sur le web. Lisibilité du site, design et ergonomie, en prêtant une attention constante au destinataire,… les ingrédients sont maîtrisés par nombre de gourous du web 2.0, ils sont désormais à la portée de tout un chacun. Ce livre vous donne les clefs pour appréhender au mieux la logique des moteurs de recherche comme Google ou Yahoo. Vous y trouverez aussi de nombreux exemples d’entreprises qui ont réussi à donner un coup de fouet à leurs ventes, telle cette firme liégeoise de mobilier, qui réalise un quart de son chiffre d’affaires à l’export, grâce à Internet.

S’ouvrir au monde, commercer en toute liberté, sans intermédiaires, en acceptant la saine émulation suscitée par la concurrence : Internet remet au centre du jeu les fondamentaux de l’économie de marché. Il est plus que temps de prendre le train en marche.

« Utiliser internet pour vendre à l’étranger« , Jean-Yves Huwart, Ed. Entreprise Globale.

L’euro, la dette et notre avenir

Par Ludovic Delory dans Financier, Globalization , le 20 mai 2010 10h04 | 8 commentaires

zero-euroAh ! Ils ont l’air malins, les supporters de la dette, les as de la titrisation, les apôtres de la décroissance ! Voilà que leurs conceptions économiques bâties sur des océans de dettes s’écroulent, sous la pression des spéculateurs, comme des châteaux de cartes. La confiance en l’euro s’érode, les marchés s’affolent, et nous voici revenus au temps, stupidement simple, du « épargner pour grandir ».

Or, la croissance ne naît pas des baguettes agitées par les magiciens des salles de marchés. La crise grecque (et européenne) nous révèle deux choses : les dettes finissent par se payer un jour ou l’autre (leçon économique) ; mais les gouvernements cherchent à les épurer le plus tard possible (leçon politique).

Angela Merkel a choisi une voie difficile et réaliste. Devant le Bundestag, elle n’a pas pratiqué la langue de bois : « L’euro est en danger ». En rechignant à aider les falsificateurs et les égarés de la zone euro, la chancelière pose un geste économique, celui qui refuse à encourager l’irresponsabilité. Son raisonnement tient en une phrase : à quoi bon aider les mauvais élèves alors qu’ils n’ont jamais démontré leur capacité à s’en sortir ? En même temps, si l’on regarde la situation d’un oeil politique, la question qui vient à l’esprit peut être, elle aussi, résumée simplement : pour préserver l’euro, tous les moyens seront bons. La réplique de la Française Christine Lagarde n’a pas tardé : « L’euro n’est pas en danger ». C’est une réponse politique à un problème économique. Or, l’euro est un projet politique construit en dépit du bon sens économique. Charles Gave le compare à la ligne Maginot, cette forteresse que toutes les élites de l’armée française croyaient imprenable. Lire la suite

Opel Anvers : chronique d’un désastre social

Par Ludovic Delory dans Globalization, Socio-éco , le 21 janvier 2010 21h56 | 16 commentaires

BELGIUM GENERAL MOTORS OPEL ANTWERPL’annonce de la fermeture prochaine d’Opel Anvers n’aura finalement pas surpris grand monde. Hélas ! Cela fait longtemps que le site était en sursis, suspendu au bon vouloir d’une maison-mère allemande et d’une chancelière bien décidée à préserver l’industrie nationale. A force de proclamer — au conditionnel — la fermeture de l’usine anversoise, les médias (et le personnel, n’en doutons pas) s’étaient sans doute fait une raison. Etait-ce inéluctable ?

Même si Opel Anvers était présentée comme une usine modèle, divers facteurs ont mené à la situation actuelle. J’en épinglerai deux principaux :

Le protectionnisme. General Motors est un géant de l’industrie américaine. La crise aidant, le réflexe protectionniste a pris le dessus. Malgré les mises en garde des institutions internationales, malgré les promesses émises au forum de Davos en janvier 2009. Barack Obama n’a pas ménagé ses efforts pour sauver le géant de Detroit, qui de son côté n’a jamais vraiment adapté ses produits aux réalités du marché. Lorsque Toyota est devenu le leader mondial des productions de véhicules, en 2007, GM a continué à vendre des pick ups consommant près de 20 litres de carburant aux 100 km (les célèbres Hummer), des voitures spacieuses et gourmandes, pendant que son concurrent japonais axait sa recherche/développement sur l’hybride et les matériaux légers. Toyota, comme d’autres, avait senti le vent tourner. Lire la suite

Le business du CO2

Par Ludovic Delory dans Financier, Globalization , le 8 décembre 2009 14h27 | 8 commentaires

millniumartRéduire les émissions de CO2 : énorme et ambitieux défi, pour les participants à la conférence de Copenhague. Voilà des années que les spécialistes du climat pointent du doigt ce gaz invisible et inodore, responsable selon eux du réchauffement des températures à la surface du globe.

C’est tout récemment aussi que le dioxyde de carbone est devenu l’enjeu de querelles financières dépassant l’entendement. On en parle peu, mais le marché du CO2 s’est développé à une vitesse faramineuse en l’espace de quelques années. Le principe ? C’est celui du pollueur-payeur. Les Etats ou les entreprises qui polluent au-delà d’un certain quota (fixé généralement par les pouvoirs publics) achètent des « droits à polluer » sur le marché du carbone. Les entreprises les plus propres, en revanche, peuvent revendre leurs excédents.

En Europe, le système du marché d’émissions de CO2 existe depuis 2005. Un an plus tard, un premier krach fait chuter le prix de la tonne de dioxyde de carbone, qui venait pourtant d’atteindre des sommets. Bon nombre d’entreprises avaient en fait anticipé le mouvement, et investi dans des infrastructures moins polluantes. L’industrie cimentière, par exemple, n’a pas attendu les quotas pour réduire drastiquement sa consommation d’énergie par unité de clinker produit.

En outre, tout marché génère une spéculation. Très vite, on a donc assisté à des unions assez improbables entre des multinationales financières et des petites entreprises génératrices de crédits carbones. La banque américaine GoldmanSachs a ainsi investi dans Blue Source, une société spécialisée dans la capture du CO2. Pour de nombreuses PME, l’apport de fonds non négligeables a permis de financer des projets écologiques dans les pays en voie de développement. Bionersis, petite société française spécialisée dans le traitement des déchets en Amérique latine, collabore désormais avec EDF Trading. C’est du win-win : le pollueur achète ses crédits-carbone au « bon élève », qui investit l’argent dans des projets verts.

Mais la bourse carbone génère aussi d’innombrables effets pervers. Lire la suite

L’éthique des plans de relance

Par Ludovic Delory dans Financier, Globalization , le 8 novembre 2009 11h35 | Ajouter un commentaire

11-09-unemployment11Le chômage a franchi la barre des 10% aux Etats-Unis, pulvérisant les prévisions les plus pessimistes de l’administration Obama. Regardez le graphique ci-contre: Washington avait prédit, au pire, un taux légèrement inférieur à 9% dans le cas où aucun plan de relance n’aurait été activé. Résultat: malgré les 787 milliards de dollars injectés dans l’économie, un Américain actif sur 10 est aujourd’hui sans emploi.

Pendant ce temps, d’autres nouvelles affluent d’outre-Atlantique, bonnes et mauvaises. Parmi les bonnes : Ford renoue avec les bénéfices et affiche ses meilleurs résultats depuis 4 ans. Parmi les mauvaises : on a dépassé, depuis le début de l’année, le nombre de 120 faillites au sein du secteur bancaire US.

Ford est le seul géant automobile à n’avoir pas bénéficié de l’aide de l’Etat. Tout au plus a-t-il pu s’appuyer sur les primes à la casse fournies par le gouvernement pour vendre des modèles -enfin- adaptés à la réalité économique. Ratonaliser la production et réduire les coûts, cela peut être perçu par certains comme des moyens barbares, cela n’en reste pas moins très efficace pour garder la tête hord de l’eau et pour rebondir au plus vite.

Demandez-vous, à l’opposé, s’il est bien éthique de profiter de l’aide massive des contribuables pour ensuite faire volte-face et trahir ses engagements. En agissant ainsi avec Magna, General Motors a semé la consternation chez le personnel européen d’Opel. Ironie du sort : ce sont les aides promises par l’Etat allemand qui auraient précipité le revirement de GM. Les 10.000 emplois, eux, risquent bien d’être perdus au bout du compte. Lire la suite

Les verrous de l’économie

Par Ludovic Delory dans Globalization , le 3 octobre 2009 07h14 | Un commentaire>

400_f_12384037_qvoqt21ugp6ootumtrtyyozhadboqhx7Le Fraser Institute vient de publier son tout dernier rapport sur la liberté économique dans le monde. Chaque année, il évalue dans 141 pays la façon dont les institutions permettent un exercice optimal de l’activité économique.

Globalement, les nouvelles sont plutôt rassurantes : sur une échelle de 0 à 10 (de « pas libre » à « totalement libre »), la moyenne mondiale se place à 6,7 (à titre indicatif, nous étions à 5,55 en 1980). Le classement est dominé par les pays les plus développés économiquement. Dans l’ordre : Hong Kong (avec 8,97 sur 10), Singapour, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, le Chili, les Etats-Unis, l’Irlande, le Canada et l’Australie.

Depuis 1980, les progressions les plus fortes se constatent essentiellement dans les pays africains et latino-américains : le Ghana, l’Ouganda, Israël, la Jamaïque et le Pérou font partie des Etats où la liberté économique s’est fortement développée en une trentaine d’années. A l’inverse, on ne sera pas étonné de voir le Zimbabwe, le Vénézuela et le Myanmar (Birmanie) figurer dans le top 3 des pays où la liberté s’est le plus érodée durant cette même période.

Et la Belgique, me direz-vous ? Elle stagne à la 47e place de ce classement, avec un taux de liberté économique calculé à 7,18. Notre pays est coincé entre le Portugal et l’Arménie, loin derrière nos voisins proches comme le Luxembourg (14e), les Pays-Bas (20e) ou même la France (33e). Plus inquiétante est la tendance sur le long terme : les tableaux comparatifs nous indiquent que l’économie belge était plus ouverte en 1970 qu’aujourd’hui. Lire la suite

Fin de la récession ? On aimerait y croire

Par Ludovic Delory dans Dans le monde, Globalization , le 16 septembre 2009 21h07 | Ajouter un commentaire

bad-economyDe par sa position, le patron de la Banque Fédérale américaine ne peut se permettre de dire n’importe quoi. On peut donc imaginer sans peine que sa sortie de mardi est savamment préparée. En annonçant que « la récession est très probablement terminée à ce stade », Ben Bernanke a voulu marquer les esprits, mais il a aussi pris de sérieux risques.

Un an après la faillite de Lehman Brothers, sommes-nous vraiment sortis de la récession ? Ben Bernanke, encore lui, proclamait il y a deux semaines que « l’économie restait encore vulnérable aux chocs » (2 septembre). A tout prendre, je préfère le commentaire bien plus lucide du prix Nobel Edmund Phelps qui soulignait le risque important d’inflation que faisait courir le déversement aveugle de liquidités par la Fed (11 septembre). Lire la suite