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Archives du janvier, 2010

La fronde des patrons

Par Ludovic Delory dans Socio-éco , le 26 janvier 2010 18h20 | 9 commentaires

laisseznousLa photo était inhabituelle, hier, au siège de la FEB. Quatorze responsables des fédérations patronales placés côte à côte pour lancer un message fort aux Belges : « laissez-nous entreprendre !« . Une pétition en ligne qui, à l’instant où j’écris ces lignes, a récolté 15.200 signatures, rappelle que les entrepreneurs sont les moteurs de la croissance et de la prospérité.

Face à la crise, les patrons ont aussi leurs pistes. Pour eux, la lutte pour la compétitivité passe inévitablement par une baisse des charges sur le travail et une simplification des démarches administratives. Le droit de licencier doit être le même pour tous, d’où la préconisation d’un statut unique ouvrier/employé. Enfin, les patrons demandent aux pouvoirs publics de stimuler l’innovation en faveur de l’économie « verte » et de se pencher en urgence sur la question des pensions.

« Laissez-nous entreprendre ! », c’est donc un cri du coeur, un appel à la raison à l’heure des revendications sociales et de la fronde contre le patronat. Le moment n’a jamais été aussi bien choisi. Les licenciements chez Opel Anvers et chez InBev rappellent que la Belgique n’a plus son mot à dire dans le concert de la mondialisation. Et vendredi, la manifestation « pour l’emploi, le respect des travailleurs et la justice sociale » ameutera des milliers de travailleurs sur le pavé bruxellois. Lire la suite

Opel Anvers : chronique d’un désastre social

Par Ludovic Delory dans Globalization, Socio-éco , le 21 janvier 2010 21h56 | 16 commentaires

BELGIUM GENERAL MOTORS OPEL ANTWERPL’annonce de la fermeture prochaine d’Opel Anvers n’aura finalement pas surpris grand monde. Hélas ! Cela fait longtemps que le site était en sursis, suspendu au bon vouloir d’une maison-mère allemande et d’une chancelière bien décidée à préserver l’industrie nationale. A force de proclamer — au conditionnel — la fermeture de l’usine anversoise, les médias (et le personnel, n’en doutons pas) s’étaient sans doute fait une raison. Etait-ce inéluctable ?

Même si Opel Anvers était présentée comme une usine modèle, divers facteurs ont mené à la situation actuelle. J’en épinglerai deux principaux :

Le protectionnisme. General Motors est un géant de l’industrie américaine. La crise aidant, le réflexe protectionniste a pris le dessus. Malgré les mises en garde des institutions internationales, malgré les promesses émises au forum de Davos en janvier 2009. Barack Obama n’a pas ménagé ses efforts pour sauver le géant de Detroit, qui de son côté n’a jamais vraiment adapté ses produits aux réalités du marché. Lorsque Toyota est devenu le leader mondial des productions de véhicules, en 2007, GM a continué à vendre des pick ups consommant près de 20 litres de carburant aux 100 km (les célèbres Hummer), des voitures spacieuses et gourmandes, pendant que son concurrent japonais axait sa recherche/développement sur l’hybride et les matériaux légers. Toyota, comme d’autres, avait senti le vent tourner. Lire la suite

Dette et déficit : la Belgique limite la casse

Par Ludovic Delory dans Décryptage, Socio-éco , le 12 janvier 2010 16h00 | 4 commentaires

watheletEn l’absence remarquée du ministre du Budget, le bilan chiffré de l’année 2009 a été présenté ce matin rue de la Loi. La crise n’a semble-t-il pas érodé les sourires de circonstance des ministres présents. Avec un déficit de 20 milliards d’euros (5,9% du PIB, contre 1,2% en 2008), la Belgique se classe dans la moyenne européenne (-6% pour les 27).

On le savait : c’est essentiellement à la diminution des recettes fiscales (-8,6%) qu’il faut imputer cette détérioration budgétaire. En 2009, les impôts ont rapporté près de 86 milliards d’euros à l’Etat (contre plus de 93 milliards en 2008). En contrepartie, comme il l’avait promis, le gouvernement s’est (un peu) serré la ceinture : les dépenses primaires (qui comprennent essentiellement les salaires de la fonction publique) ont baissé de 0,2% par rapport à 2008.

La sécurité sociale a souffert de la crise. Sans surprise là aussi, les recettes (cotisations et financements alternatifs) ont été inférieures aux attentes. La sécu termine 2009 sur un déficit de 2,74 milliards d’euros (0,8% du PIB), ce qui est quand même un peu moins que les plus récentes estimations. Deux bémols : crise oblige, le nombre de chômeurs a augmenté, entraînant un surplus de 900 millions d’euros pour les allocations ; et les sources de financement alternatif sont en progression constante, preuve que les cotisations ne suffisent plus à répondre aux besoins.

La dette, elle, repart vers les sommets. Avec un taux d’endettement égal à 97,9% du PIB (on devrait franchir la barre des 100% cette année, alors que nous étions à 84% en 2007), la Belgique devra se méfier de l’effet boule de neige, même si une fois encore elle a mieux résisté que ses partenaires européens. Les agences de notation tiennent notre pays à l’oeil et l’on sait à quel point elles sont attentives au moindre signe de faiblesse ces derniers jours. Au sein de l’eurozone, la Belgique figure sur la troisième marche des pays les plus endettés (en pourcentage du PIB) derrière l’Italie et la Grèce.

Une nouvelle, enfin, qui a de quoi réjouir le gouvernement (et le contribuable) : le sauvetage des banques se révèle être une bonne opération pour les finances publiques. Grâce aux intérêts sur les prêts, grâce aux dividendes et aux primes diverses, les recettes sont supérieures aux dépenses. Didier Reynders l’a annoncé ce matin : les actionnaires de BNP Paribas Fortis qui ont perdu (un peu, beaucoup,…) ne seront pas oubliés. Reste à voir quand et dans quelle mesure.

2010 : le défi de l’emploi

Par Ludovic Delory dans Socio-éco , le 8 janvier 2010 15h32 | 4 commentaires

chomage-chiffres-00037A n’en pas douter, 2010 sera une année importante sur le front de l’emploi en Belgique. La conjoncture ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices, et le rebond passager des indicateurs ne doit pas occulter les mois pénibles qui s’annoncent.

Je vous avais déjà parlé, dans un billet précédent, du défi de la dette. Avec un déficit frôlant les 20 milliards d’euros en 2009, la dette de la Belgique devrait atteindre les 100% du PIB dans le courant de cette année. Jusqu’à quel point faut-il s’en inquiéter ? Les économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, réputés pour leur analyse historique des crises, estiment qu’au-delà de 90% du PIB, la dette publique réduit automatiquement la croissance de 1%. L’impact est d’autant plus fort que la dette extérieure (l’appel aux investisseurs étrangers) est important : franchie la barre des 60% du PIB, la croissance est réduite non pas de un, mais de deux pourcents. Si l’on en croit les prévisions du FMI, la Belgique devrait connaître cette année une croissance de 0,8% et un taux de chômage aux alentours des 9%. Lire la suite

Voici le nouveau panier de la ménagère

Par Ludovic Delory dans Conso, Votre argent , le 4 janvier 2010 12h44 | 10 commentaires

caddieIl évolue au même rythme que notre mode de vie. Le célèbrissime « panier de la ménagère » a changé de composition, ce 1er janvier 2010. Il contient désormais 520 services ou produits, contre 518 l’année passée. Les nouveaux venus sont au nombre de cinq : les lampes économiques, les GPS, les disques durs externes, les maisons de repos et, plus singulièrement, les abonnements de fitness. Ils prennent la place de biens de consommation tombés en désuétude auprès du citoyen lambda : les imprimantes à encre, les lampes à incandescence et les paquets software.

Le « panier de la ménagère », c’est le nom habituellement donné à ce que l’on appelle l’indice des prix à la consommation. Instauré en 1919 par le ministre de l’Industrie de l’époque, Joseph Wauters (beaucoup de rues de Wallonie portent son nom), il sert à mesurer l’évolution des prix des principaux biens de consommation. A l’époque, il ne comprenait que 56 produits. En 1994, l’indice des prix à la consommation salue la naissance de son petit frère : l’indice-santé, version « light » du panier de la ménagère, puisqu’on en retire le tabac, l’alcool et les carburants. Lire la suite