Bon appétit!

Par Nicolas Buytaers dans Festival de Cannes , le 16 mai 2012 13h19 | Ajouter un commentaire

D’un côté, vous avez les festivaliers qui ont faim de films et un appétit insatiable, celui de découvrir le chef d’oeuvre de cette quinzaine. Et de l’autre, vous avez des stars qui ont faim… tout court. Voici donc, dans le détail, le menu qui sera servi aux 650 invités ce soir après la projection du film d’ouverture « Moonrise kingdom » de Wes Anderson. Un menu préparé par Bruno Oger, un chef étoilé… quoi de plus normal pour nourrir au mieux cette galaxie de stars. Juste pour l’anecdote, c’est lui qui avait déjà signé le menu anniversaire de la 50e et de la 60e édition du Festival de Cannes.

Place au repas… En amuse-bouche, le chef servira un petit royal de morilles à la crème double de truffe. En guise de plat, il proposera un jarret de veau cuit 24h avec son foie gras poêlé et ses pommes de terre écrasées à la truffe. En desserts et mignardises, il y aura des madeleines, des choux avec leur jus de fraises et des biscuits grand-mère à l’orange.

Bon appétit…

Bérénice Bejo, l’autre BB

Par Nicolas Buytaers dans Festival de Cannes , le 16 mai 2012 08h35 | Ajouter un commentaire
Une prière à Sainte-Bérénice

Une prière à Sainte-Bérénice

Ses initiales BB pourraient prêter à confusion mais ne vous y trompez pas, Bérénice Bejo n’a rien à voir avec Brigitte Bardot. Que du contraire :-) Après avoir été muette dans “The artist” présenté pour la première fois à Cannes en 2011, voilà qu’elle donnera de la voix sur la Croisette. En tant que maîtresse de cérémonie de ce 65e Festival de Cannes, c’est elle qui ouvrira la soirée (dès 19h30) et qui lancera les festivités. Cela méritait bien une rencontre et 3 questions…

A quelques heures de la cérémonie d’ouverture, comment vous vous sentez?
Je me sens de très bonne humeur. Je me sens aussi assez… angoissée. C’est un peu fort comme mot. En fait, j’ai pas mal peur! J’ai encore répété mon discours ce matin et je me suis dit que ce n’était pas simple ni facile comme statut d’être maîtresse de cérémonie ici à Cannes. Ce n’est pas évident en fait de parler à 3000 personnes de façon naturelle, d’être gentille, d’être sympa… C’est pas un rôle facile qu’ils m’ont donné Thierry Frémaut et Gilles Jacob, les responsables du festival.

Cela reste malgré tout un beau rôle…
Oui c’est un très beau rôle. Quand ils me l’ont proposé, je me suis dit que c’était une façn de boucler la boucle sur “The artist” qui a commencé ici l’année dernière. J’ai trouvéque c’était une belle manière de les remercier. En acceptant un rôle comme celui-là, je leur dis tout simplement merci… avec d’autres mots.

Vous aimez vivre ce festival dans des situations extrêmes. L’année dernière vous étiez enceinte et cette année, vous en êtes la maîtresse de cérémonie. Il n’y a pas plus stressant…
C’est exact. Mais bon, je ne choisis pas (elle sourit). Ca arrive et on fait avec. Tout ceci, ce n’est que du plaisir malgré le stress et l’angoisse. Même si je me trompe ou si je prononce un mot pour un autre, j’espère qu’on va me pardonner. Ce n’est pas la fin du monde.

Les Belges à Cannes

Par Nicolas Buytaers dans Festival de Cannes , le 15 mai 2012 22h10 | Ajouter un commentaire

Cette année, plus que jamais, ce 65e Festival de Cannes sera noir, jaune et rouge. Noir de monde, jaune de soleil et rouge comme le tapis qui recouvre les marches du Palais des Festival. Noir, jaune et rouge à l’image de notre cinéma, une fois de plus très bien représenté sur la Croisette.

Pour cette nouvelle édition, Cannes accueillera les productions belges avec un bonheur non dissimulé… soit 5 films toutes compétitions confondues. Le plus attendu de ceux-ci reste « A perdre la raison » de Joachim Lafosse, un film librement inspiré de l’affaire Lhermitte. Dans ce drame, on retrouve Emilie Dequenne qui n’était plus revenue à Cannes depuis son prix d’interprétation pour « Rosetta » en 1999.

Egalement révélé à Cannes dans un film des frères Dardenne (c’était « La promesse » en 1996), Jérémie Renier sera lui-aussi présent pendant le festival avec « Elefante blanco », un film argentin.

Pour sa nouvelle équipée sauvage dans le sud de la France, Bouli Lanners récompensé en 2011 à Cannes pour « Les Géants » sera accompagné par la nouvelle coqueluche du 7e Art l’acteur flamand Matthias Schoenaerts incroyable dans « Tête de boeuf ». Matthias et Bouli viendront présenter « De rouille et d’os » le nouveau film de Jacques Audiard.

Et puis Cannes ne serait pas Cannes sans la visite de Benoît Poelvoorde qui dans le film « Le grand soir » incarne le plus vieux punk à chien d’Europe! A l’image de la crête de punk de Benoit vue dans cette comédie, ce 65e Festival de Cannes ne manquera pas de piquant!

Cannes… en marches!

Par Nicolas Buytaers dans Festival de Cannes , le 15 mai 2012 22h01 | Ajouter un commentaire
Cannes, son festival, son palais et son affiche officielle

Cannes, son festival, son palais et son affiche officielle

Le Festival de Cannes a toujours été un subtil mélange de stars et d’auteurs… Des stars qui, chaque année, prennent de la hauteur en montant les marches du Palais des Festivals.

Avec le temps, la ligne éditoriale du premier festival de cinéma de la planète est de plus en plus claire: présenter un cinéma de qualité (et d’auteur) accessible au grand public. Voilà pourquoi, vous retrouverez, à partir de ce mercredi soir et pour 15 jours, sur le tapis rouge, des réalisateurs déjà palmérisés et récompensés comme Michael Haneke (en 2009 avec « Le ruban blanc »), Ken Loach (en 2006 avec « Le vent se lève »), Alain Resnais (Grand Prix du Jury en 1980 avec « Mon oncle d’Amérique » et Prix Exceptionnel du jury en 2009 avec « Les herbes folles ») et Jacques Audiard (Grand Prix du Jury en 2009 avec « Le prophète »).

Quant aux stars attendues, il y aura les habitués des lieux comme Brad Pitt. Sorte de régional de l’étape comme on dit dans le cyclisme, Brad vient chaque année. A quelques jours de son mariage avec Angelina Jolie, il a mis les préparatifs de côtés pour assurer la promotion du polar “Killing them softly” d’Andrew Dominik (à qui l’ont doit “L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford”). Robert Pattinson sera aussi là. Les demoiselles sont toujours aussi accrocs du vampire de la saga « Twilight » qui tente aujourd’hui à travers des productions osées, comme « Cosmopolis » de David Cronenberg qu’il présentera à Cannes, de casser cette image de star à midinettes.

Ce festival sera également très rock’n'roll avec les visites de Pete Doherty en acteur, Nick Cave en scénariste et Kylie Minogue en beauté… Pour le glamour, vous pourrez aussi compter sur Nicole Kidman ou Marion Cotillard pour réchauffer de quelques degrés la Croisette.

Bref, avec tout ce beau monde, le 65e Festival de Cannes est… en marches!

“Pourquoi tu pleures ?”: une tranche de vie à prendre telle quelle

Par Fabrice Cecchi dans Non classé , le 29 juin 2011 14h18 | Un commentaire>


Commençons par le début. Voici Benjamin Biolay qu’on retrouve à l’affiche de “Pourquoi tu pleures?” Alors pourquoi il pleure Benjamin Biolay ? D’abord parce que dans ce film, il se nomme Coin Coin ! Pourquoi Coin Coin ? Parce que quand il est né la sage-femme a demandé comment les parents comptaient appeler ce charmant petit canard. Bref, il pleure parce qu’il va se marier et, à deux jours de son mariage, sa fiancée disparaît et il rencontre une autre fille dont il tombe amoureux. Enfin il croit qu’il en est amoureux.

Bref, lui qui n’en a pas l’habitude, il se retrouve confronté à des décisions cruciales. Face à sa fiancée qui a disparu, face à la fille qu’il vient de rencontrer, face à sa belle-famille dont il ne comprend pas la langue, face à sa mère, sa sœur et ses potes, il doit trancher. Mariage ou passion, pétales ou dragées, tout va y passer.

Un drame ou une comédie ?

En fait, c’est un peu des deux. Ecrit et réalisé par une femme, Katia Lewkovicz, joué entre autres par de grandes dames du cinéma français, Nicole Garcia et Emmanuelle Devos, “Pourquoi tu pleures ?” dépeint malgré tout un univers très masculin.

Est-ce que c’est bien ?

Certains ont reproché à ce film son vide sidéral. On lui reproche le fait qu’il parle de rien ! Mais, emmené par d’excellents acteurs, parsemé de bonnes répliques, “Pourquoi tu pleures ?” décortique les liens amoureux, parentaux et amicaux avec dureté, tendresse et humour. C’est une tranche de vie à prendre telle quelle mais il faut quand même avouer que je suis fan de Benjamin Biolay. Donc je lui pardonne beaucoup ! Je rajouterais encore, pour ses fans, que dans la foulée de ce film, il a sorti un tout nouvel album avec des chansons inspirées de ce film.

“Transformer 3″: rouleau compresseur du 7e art

Par Fabrice Cecchi dans Non classé , le 29 juin 2011 14h14 | Ajouter un commentaire

L’été est bel et bien la saison des blockbusters et en voici un ! Une grosse machine hollywoodienne bien huilée, une sorte de rouleau compresseur du 7e Art qui écrase tous les petits films qu’il rencontre. Bref… de quoi ça parle ? Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. Cet événement c’est le crash sur la lune d’engins transformers. Des robots découverts par Neil Armstrong en 1969 lors de son petit pas pour l’homme mais un pas de géant pour l’humanité. Une humanité aujourd’hui mise en danger. C’est une guerre mécanique qui menace notre Terre. Une guerre d’une telle ampleur que même l’aide des Transformers emmenés par Optimus Prime pourrait ne pas suffire à nous sauver.

La suite, découvrez-là sur grand écran. Je vais être franc. Je ne l’ai pas vu. J’ai raté la vision de presse. Mais pendant le tournage de ce 3e épisode, son réalisateur, Michael Bay, avait avoué que le 2e épisode n’était pas très bon. Il a donc promis que le troisième volet serait une sorte, je cite : “de retour aux sources” et serait “plus crédible, moins confus, tout en étant toujours autant spectaculaire”. Plus crédible ? Je rappelle quand même qu’il s’agit de voitures qui se transforment en robots ! Vivement le 4e épisode que Michael Bay nous déclare réellement ce qu’il a pensé de ce 3e épisode !

“Krach”: terriblement efficace

Par Fabrice Cecchi dans Non classé , le 29 juin 2011 14h12 | Ajouter un commentaire


Trader dans une grande banque new-yorkaise, Erwan mise, joue et gagne. Mais il en veut plus, toujours plus. Lorsqu’il tombe sur un article consacré à la climatologie dans une revue scientifique, il a l’intuition d’une corrélation entre les variations climatiques et le flux boursiers. Lui il ne voit que l’argent qu’il peut gagner dans un drôle de jeu. Un jeu où tous les coups sont permis.

Si ce film propose quelques clichés sur le monde de la finance, il reste néanmoins bien joué par un Gilles Lellouche dont le rôle de trader lui colle à la peau. Je vous rappelle en effet qu’il jouait déjà un trader dans le dernier film de Cédric Klapisch “Ma part du gâteau” ! En attendant, balancé entre le drame et le thriller, “Krach” reste terriblement efficace.

“Capelito, le champignon magique”: Charmant et naïf

Par Fabrice Cecchi dans Non classé , le 29 juin 2011 14h08 | Ajouter un commentaire


“Capelito, le champignon magique” est une série de 8 courts-métrages destinés aux enfants à partir de 3 ans ! A travers ces mini productions espagnoles, découvrez les aventures de Capelito, le champignon magique qui réussit à se sortir de situations loufoques grâce à son nez. En effet, dès qu’il appuie sur son nez, il change de forme !

Parmi les autres courts, on retrouve : Les Chapeaux fous, Le Potier, La Chorale des moutons, L’Arbre coupé, L’Œuf surprise, Les Voleurs des pastèques, La Partie de pêche et Les Trois poux. C’est charmant, terriblement naïf et, finalement, ce n’est pas que pour les enfants… c’est aussi pour les parents, histoire qu’ils redeviennent des enfants le temps d’une séance ciné !

“Minuit à Paris”: un bon cru!

Par Fabrice Cecchi dans Non classé , le 15 juin 2011 10h45 | Ajouter un commentaire

Woody Allen c’est comme le Beaujolais nouveau, tous les ans, nous avons droit à notre cuvée et comme pour le Beaujolais, il y a de bons et de mauvais crus… Ici, nous avons droit à un bon cru. Un cru agréable en bouche, à la couleur ou à la robe sympa et au goût de fruit rouge… bref on est bien loin du gros rouge qui tâche même si dans son film, Woody Allen nous présente un Paris carte postale avec l’air d’accordéon le béret et la baguette sous le bras…

Une famille de bourgeois américains se rend à Paris pour affaires. Parmi ses membres, on retrouve un couple récemment fiancé. Un couple qui se rend compte que leur vie ne sera pas meilleure avec ce mariage. Un couple formé par Rachel McAdams et Owen Wilson. Owen qui profite de ses balades nocturnes le long de la Seine pour faire d’étranges rencontres… car vous devez le savoir, à paris, à minuit, il se passe toujours quelques chose… Tatatatin !!!

Et puis dans ce film, on retrouve la Première Dame de France, Carla Bruni Sarkozy, pour un tout petit rôle certes mais un rôle qui a fait couler beaucoup d’encre. Ce film a été tourné l’été dernier et on a dit qu’il a fallu plus de 20 reprises à Carla Bruni Sarkozy pour réussir sa scène sa plus longue, celle où a deux phrases. On a aussi dit que son président de mari s’était énervé pendant ce tournage car il trouvait qu’Owen Wilson était un petit trop proche de sa femme. Bref, on a dit beaucoup de chose sans jamais entendre les principaux intéressés.

Woody Allen nous a décrit comment s’est déroulé le casting de la Première Dame de France: “Je prenais le petit déjeuner chez les Sarkozy quand elle est entrée dans la pièce. Bien entendu je l’ai trouvé très belle mais je l’ai également trouvée très charismatique. Elle a beaucoup du charme. Je lui ai alors demandé si elle voulait jouer dans mon prochain film, une petite scène soit quelques jours de tournage 1, 2, 3 pas plus !? Elle m’a dit qu’elle serait enchantée de le faire et de dire plus tard à ses petits-enfants qu’elle a joué dans un de mes films !”

“Kung Fu Panda 2″: vous avez aimé le premier? Vous aimerez la suite !

Par Fabrice Cecchi dans Non classé , le 15 juin 2011 10h30 | Ajouter un commentaire


Po, faut manquer de bol pour s’appeler Po, Po donc a réalisé son rêve. Il est devenu le Guerrier Dragon, qui protège la Vallée de la Paix avec ses amis les Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe. Mais cette vie topissime, c’est son mot de prédilection, cette vie est menacée par un nouvel ennemi, décidé à conquérir la Chine et anéantir le kung-fu à l’aide d’une arme secrète et indestructible. Pour le vaincre Po va devoir trouver sa paix intérieure…

Angelina Jolie, qui prête sa voix à Tigresse, m’a décrit comment elle a trouvé sa paix intérieure: “Quand vous devenez plus vieux vous vous rendez compte qu’avec les enfants, les gens que vous aimez, la santé et tout le reste… vous découvrez ce qui est réellement important. Et vous vous concentrez sur ce qui vous amène la paix intérieure !”

je l’ai dit, Angelina incarne Tigresse, une dure à cuire, qui rigole peu voire pas du tout. Je lui ai demandé si elle s’était une tigresse, bref, quels étaient les points communs entre elle et son personnage: “Je suis très proche de Tigresse, comme elle je peux être hard core, très dure. Avec mes enfants, je suis plus douce… mais je devrais peut-être apprendre à être plus douce avec les adultes, à plus les prendre dans mes bras… à être moins sur la défensive !”

Comme le premier épisode en fait, c’est très premier degré. Ne vous attendez pas à une double lecture… une pour les petits et une pour les parents ou les plus grands. Ça c’est la touche Pixar. Ici, « Kung fu panda » est une production Dreamworks. Et chez Dreamworks, on pratique peu le second degré. C’est pas un mal mais il faut le savoir. Donc pour résumer, « Kung fu panda 2 » est une suite qui se laisse regarder… avec des gags déjà vus pour une animation très correcte. Si vous avez aimé le premier vous allez apprécier cette suite !