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Crash Malaysia : la guerre à nos portes.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 juillet 2014 09h33 | Commentaires fermés

 La France comme la Belgique est concernée au premier chef par le crash de la Malaysia… Il y aurait 4 victimes Françaises et dans l’attente du résultat de l’enquête les avions Français ne survoleront plus l’Ukraine.

 

On n‘est pas encore tout à fait sur du nombre de français à bord. Mais il y a une forte probabilité qu’il y en ait eu, car depuis qu’Air France a fusionné avec KLM, l’aéroport de Schiphol est une plaque tournant pour bien des voyageurs français qui se dirigent vers l’Asie. Il est possible aussi que des français aient fait partie de ce groupe d’une centaine de chercheurs qui se rendait via la Malaisie à Melbourne, pour le sommet annuel sur le sida qui débutera dimanche…

Dès l’annonce de la catastrophe la direction de l’aviation civile française a demandé aux avions volant sous pavillon français de ne plus circuler dans l’espace aérien Ukrainien…

A trois heures d’avion.

 Cette info m’ a rappelé l’époque de la guerre du golfe quand les avions européens évitaient l’Irak et l’Iran, et étaient parfois obligés de faire de longs détour pour aller par exemple dans l’océan indien.

Mais j’allais dire l’Irak et l’Iran c’est loin. Et puis vu d’ici la guerre y est tellement fréquente presque permanente, qu’elle nous y parait normale…

Mais là réfléchissiez !  L’est de l’Ukraine c’est à environ2500 km de Bruxelles, à peine plus que ce qui nous sépare du sud de l’Espagne. C’est trois heures d’avion, et donc à trois heures d’avion, aux portes de l’Europe,  il y a  la guerre,  et c’est une guerre qui nous touche nous européens de l’ouest : 5 morts Belges, 4 Français, 4 Allemands, 6 Britanniques, 154 Néerlandais…

Dans un avion civil, ils partaient pour des vacances à Bali, ou pour un sommet à Melbourne…

N’avons-nous rien appris ?

Tout d’un coup dans notre vie d’occidentaux protégés des soubresauts du monde : la guerre,  la guerre violente, brutale, impitoyable, meurtrière. Nous ne sommes pas,  nous ne sommes plus à l’abri.

 La guerre de 14 a débuté à l’Est de l’Europe il y a 100 ans, d’un conflit entre Slaves et Autrichiens, déjà des histoires de nationalité, de langue, de frontière… Et puis ce fut  l’enchaînement…

 Il faut arrêter tout de suite ce qui se passe en Ukraine !

Que le traumatisme, le scandale provoqué par la destruction de l’avion, crée un choc salutaire chez les dirigeants du monde.

 Vite ! Un sommet, des discussions, un cessez le feu…

Pour que ces morts, nos morts, soient les derniers de ce conflit…

L’Elysée cheap de François Hollande.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 16 juillet 2014 09h12 | Commentaires fermés

Fini les dépenses somptuaires qu’on a pu connaître autrefois au palais de l’Elysée. La cour des comptes français a publié hier son rapport sur les finances du palais présidentiel, et elle lui décerne un bon point.

 

François Hollande en TGV.

La Cour des comptes se félicite dans son rapport «de la poursuite des efforts engagés» autour des dépenses du palais présidentiel. «La dotation disponible a été ramenée de 103.5 à 101.2 millions d’euros.» Soit une baisse de 2,2% par rapport à 2012.

Il a donc fallu faire des économies, ainsi les dépenses de fonctionnement courant ont représenté 14,7 millions d’euros en 2013 contre 17,7 millions en 2012. Une baisse de 17%.

Tous les postes ont été comme on dit impactés y compris les cuisines, le budget total des repas : achat de produits, préparation, service  a baissé de 8% et pourtant à l’Elysée c’est du fait maison…

On ne roule plus carrosse.

Baisse aussi des coûts liés aux transports, on le sait François Hollande utilise moins l’avion  présidentiel  que Nicolas Sarkozy, chacun de ses déplacements  à Bruxelles pour les sommets européens a néanmoins couté 9500 euros. Bon, ce n’est pas Ryanair mais ça reste raisonnable par rapport à Air Force One. Quant aux voitures et il a donné des instructions pour que les véhicules présidentiels soient plus modeste qu’autrefois,  lui-même se déplace en DS5 hybride, alors que Nicolas Sarkozy roulait en Citroën C6, un modelé plus imposant et plus gourmand.  Le nombre de kilomètres parcourus par des voitures portant la cocarde de l’Elysée est passé de 1,8 million en 2011 à 1,3 en 2013, permettant une économie dans les dépenses de carburant.

Mais la cour constate  que 26 accidents de la route ont engagé la responsabilité des véhicules de l’Elysée en 2013.  Or si je me souviens bien en France l’Etat s’assure lui-même, l’Elysée a donc dû payer les éventuels dégâts.

 My fair first lady .

Les magistrats comptables mettent leur nez partout, ils ont a aussi épluché le budget de la première dame quand il y en avait une. C’était encore le cas en 2013 Valérie Trierweiler avait un cabinet composé de cinq collaborateurs. Pour un coût total de 396.900 euros. Quant à ses déplacements ils ont représenté une dépense de 85.000 euros. Là il n’y pas de comparaison mais c’est probablement  moins qu’avant,  Carla Bruni disposait d’un collaborateur de plus,  quant aux voyages de madame Chirac…Je me souviens d’un Falcon présidentiel qui étaient venu de Paris l’attendre à  Tokyo ( 13 heures de vol) pour la conduire à Nouméa, ( 8 heures de vol), alors qu’il existe une ligne régulière Tokyo-Nouméa… Passons,  c’était une autre époque

La Cour des comptes note enfin en conclusion qu’aucun sondage d’opinion n’a été payé par l’Elysée en 2013,  ça c’est une perfidie à l’adresse de Sarkozy qui en commandait plein…

 

« Fait maison » logo bidon ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 15 juillet 2014 15h28 | Un commentaire>

 A partir du mardi 15 juillet, les restaurateurs français vont pouvoir afficher sur leur carte le logo « fait maison. » L’idée est de mieux informer les consommateurs sur la qualité des restaurants et de leur cuisine, le problème c’est que le  » fait maison » compte de très nombreuses exceptions.

 

Logo « fait maison »

 

En fait ce logo a provoqué une polémique entre les derniers restaurateurs qui travaillent  avec des produits frais, et tous les autres qui font de la cuisine semi-industrielle. Actuellement on estime que 80% des établissements qui propose des plats à leurs clients, travaillent avec des produits préparés, sous vide ou congelé…

    Ainsi pensez-vous réellement  que tous les bistrots et brasseries à terrasse des villes touristiques fabriquent eux-mêmes leur confit de canard,  ou leur mi- cuit de chocolat noir ?  Ces plats  étaient autrefois l’apanage quelques restaurants gastronomiques, or aujourd’hui on en trouve partout. C’est normal ils sont produits industriellement et achetés dans des grandes surfaces réservés aux professionnels. Depuis des années les restaurateurs authentiques réclamaient un label , la décision vient de tomber, mais elle ne les satisfait àpas car ce fameux « fait maison » ne s’applique pas aux produits , mais au fait de les préparer (ou plutôt les assembler)  sur place.

Fait maison mais préparé ailleurs !

Ainsi sont considérés comme « fait maison » des viandes, des poissons, ou des légumes achetés (à l’exception des pommes de terre) épluchés, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés…fumés, salés… réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide. 

Donc, si vous achetez du poisson surgelé, que vous le mettez au four avec quelques carottes sorties d’un sac plastique déjà épluchées et coupées, vous cuisinez « maison ». En revanche  si le poisson surgelé est « en sauce »,  il n’est pas fait maison…Pour les carottes c’est pareil, s’il s’agit d’une poêlée de légumes ce n’est pas « maison », mais des carottes , ou autre légumes prédécoupés seuls, ça l’est !!!!

Comme dirait l’autre c’est un peu capillotracté !

La cuisine au beurre.

 

 Un compromis, à la c…

Il s‘agit en fait d’un compromis entre l’univers industriel et l’univers gastronomique, ainsi de très nombreux « grands » restaurateurs ne mettront pas le logo « fait maison » sur leur carte, car pour eux ça signifiera surgelé ou préparé à l’avance. Alors ne rêvons pas, il y a déjà de nombreuses années mon copain Robert m’avait expliqué pourquoi il utilisait de la salade en sachet, les normes européennes sont tellement sévères, (lavages et découpages dans telles conditions, avec tels outils etc…) que seuls des restaurants étoilés peuventse permettre de les respecter. « Faire de la salade fraiche ça m’obligerait  à doubler la superficie de ma cuisine », m’avait lancé Robert avec une grosse dose de malice auvergnate. Et  je ne vous parle pas des oeufs interdits dans toutes les cuisines de restaurant sauf sous forme de brique. Mais de là à servir un tartare sorti d’une pochette sous vide accompagné d’un assaisonnement tout juste décongelé !

 Ouvrez les yeux, avant la bouche .

 Au final, loin des logos,  si vous voulez déjeuner de manière authentique il vous reste le bon sens : 

-         Peu de plats sur la carte une ou deux viandes un ou deux poissons, un vrai restaurant n’achète pas des tonnes d’aliments différents….

-         Des menus en accord avec le terroir : confit de canard dans le sud-ouest, sole normande en Normandie…et préférez le sorbet, maison ou pas, au mi-cuit de machin chose, plus particulièrement dans les établissements qui n’ont pas de laboratoire pâtissier …

-         Et c’est ainsi qu’au restaurant vous n’aurez pas le sentiment d’être pris pour des cornichons…

-         Vivagel bien sûr !  

 

La France bleue… horizon.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 juillet 2014 09h42 | Commentaires fermés

Ce soir pour la 26ème fois de son histoire l’équipe de France de football  affrontera l’Allemagne. A Paris les médias veulent y voir une revanche de la demi-finale de 1982 qui avait tourné au tragique.  

 

Schumacher contre Battiston

Affronter c’est le mot car ce soir les bleus suivis par toute une nation vont monter au front pour laver un affront…

Il ne s’agit pas de l’humiliante reddition de Sedan en septembre 1870 qui vit la fin du second Empire. Napoléon III assiégé dans la ville des Ardennes s’étant livré aux Prussiens à l’issue d’une  bataille meurtrière…

Il ne s’agit pas non plus de commémorer une fois de plus le centenaire de  la guerre de 14 et ses millions de morts, dus en grande en partie à l’expansionnisme guerrier de l’empereur Guillaume…

Ni même de la débâcle de Juin 40 quand les fridolins ont défilé musique en tête sur les Champs Elysées, devant une France médusée d’avoir vu son armée en déroute…

 Non ,non ,non !  Il s’agit de bien plus l’insultante, la traitresse, l’ignominieuse défaite de 1982 à Séville… Tous ceux qui avaient un cœur Français ce jour-là n’ont pas digéré l’injustice.  

Battiston martyr !

Nous sommes le 8 juillet 1982 stade Sánchez Pizjuán  devant 70 000 spectateurs, c’est la demi-finale de la coupe du monde .

Sous le maillot bleu : Platini, Giresse, Marius Trésor, Dominique Rocheteau… Sous le maillot blanc Rummenigge , Littbarski et un gardien dont l’histoire a conservé le nom entaché d’infamie : Harald Schumacher…

Je vous la fait courte :

En  deuxième période Patrick Battiston se présente seul face au gardien allemand Harald Schumacher, sorti à sa rencontre. Le tir lobé de Battiston manque de peu le cadre, mais Schumacher poursuit sa course, et vient percuter Battiston de plein fouet. Le français est littéralement assommé et c’est inconscient qu’il est évacué sur une civière. Bilan : deux dents cassées, une blessure aux cervicales et un traumatisme crânien.

A la grande colère des bleus l’arbitre ne siffle par de  faute, juste une remise en jeu.  

Le match reprend…à la 99 ème minute en pleine prolongations, la France mène 3-1. Mais les Allemands remontent à 3-3 dans les dernières minutes, ça se termine au tir au but, et c’est l’Allemagne qui gagne…

Schumacher  SS !

Schumacher déclarera plus tard qu’il avait voulu  contrer le lobe de Battiston et qu’il avait été emporté par son élan.

 Mais les Français ont toujours considéré qu’il s‘agissait d’une agression volontaire.

 Et remontent alors à la surface les rancœurs et les haines d’autrefois, les jours suivants le gardien allemand  est ni plus ni moins comparé à un SS…

Pour apaiser les esprits François Mitterrand et le chancelier Helmut Schmidt devront  publier un communiqué commun .

A chacun son histoire.

Dans l’équipe de France qui disputera  aujourd’hui la demi-finale face à l’Allemagne, seuls deux joueurs étaient nés en 1982, leur coach Didier  Deschamps avait 14 ans.

Toute la France des plus de 50 ans évoque cette revanche. Mais les bleus, eux,  ne pensent qu’au match de ce soir, à leur propre histoire qu’ils sont en train d’écrire…

Et c ‘est tant mieux !

Sarkozy : réquisitoire contre la justice.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 3 juillet 2014 10h04 | 4 commentaires

 Nicolas Sarkozy a contre attaqué hier soir à la télévision après sa mise en examen pour corruption et trafic d’influence actifs. L’ancien président a dénoncé une « instrumentalisation politique de la justice » et évoqué l’hypothèse de son retour en politique.

 

 

Nicolas Sarkozy a appliqué deux principes stratégiques définis par Carl Von Clausewitz dans son célèbre ouvrage « Vom Kriege », « De la guerre… »  La meilleure défense c’est l‘attaque et l’on n’est jamais plus fort que sur son terrain. Et son terrain c’est la politique…

Politique un  jour, politique toujours…

  L’interview d’hier était donc essentiellement politique sur deux axes : d’abord la dénonciation du caractère partial des juges, l’une d’entre elles est membre du syndicat de la magistrature  (marqué à gauche) … Et ensuite un positionnement qui se voulait celui  d’un homme d’Etat victime d’un acharnement injuste :  « Il y a eu une volonté de m’humilier en me convoquant sous le statut de la garde à vue …Ne pouvait-on pas me convoquer pour que je réponde aux questions des juges? Devais-je absolument avoir rendez-vous à deux heures du matin avec les deux dames qui m’ont convoqué ? »…

 Ce qui ne l’empêche pas d’ajouter qu‘il refuse tout privilège. Or le traitement qu’il a subi est celui de tout justiciable, et encore !  Son avocat et les deux juges de la cour de cassation ont vécu plus de trente heures de garde à vue et ont dû dormir au dépôt ce qui ne fut pas son cas.  Quant au fond de l’affaire et aux accusation portée contre  lui, il a eu une bonne vieille réaction de « maître du monde » en balayant le tout d’un revers de la main, « c’est grotesque ! ». Ca m’a rappelé l’ « abracadabrantesque » de Jacques Chirac dans l’affaire Mery.

La présidence de l’UMP.

Par ailleurs et sans surprise il a clairement laissé entendre qu’il envisageait de revenir en politique. Confirmant le calendrier qui circulait depuis quelques jours il annoncera fin août ou début septembre s’il décide de se porter candidat à la résidence de l’UMP.  Je ne vous dis pas la tête des autres candidats potentiels… Désormais Sarkozy va à coup sûr se présenter car c’est devenu sa stratégie de défense. Une fois redevenu le chef de l’opposition il aura beau jeu de crier à chaque initiative de la justice, au règlement de compte politique.  On pourrait même imaginer qu’il se présente à une élection, par exemple aux sénatoriales en septembre, pour  récupérer une immunité parlementaire et de compliquer la vie des juges.

 Mauvais sondage.

 Pour autant  la donne politique n’a pas changé.  Les militants de l’UMP continue à lui accorder leur confiance… mais quand on interroge l’ensemble des Français, c’est différent :  72% des sympathisants de l’UMP souhaitent un retour de Nicolas Sarkozy , en revanche 65% des Français sont contre, ( sondage CSA pour BFMTV publié aujourd’hui  )

 Enfin petit détail amusant.  En général les inculpés qui sortent de garde à vue ont une mine fripée et une barbe naissante, la tronche de l’emploi !

Hier soir à la télévision  pour la première fois depuis des mois … Nicolas Sarkozy était rasé de près !

Embouteillages : Heu…reux !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 juin 2014 10h21 | Commentaires fermés

 Les Français mettent en moyenne 23 minutes pour se rendre sur leur lieu de travail, selon une enquête publiée par la société d’interim Randstad. Elle  montre également que plus les salariés sont diplômés, plus leur temps de trajet s’allonge.

 

C’est un Champs Elysées que je dédie à tous ceux qui sont coincé dans les bouchons ce matin. Car bien sûr en ce premier jour des vacances les chemins de fers sont en grève et des chantiers ont surgi partout. Parce que c’est bien connu dès le début des vacances la circulation est moins dense…

Poisson d‘avril !

 J’ai l’impression que c’est tous les ans pareils. Je me dis parfois qu’il f audrait à Bruxelles ou dans d’autres villes belges, reprendre l’idée qu’avait eu une association d’automobilistes à Paris il y a quelques  années.  Sur un boulevard très embouteillé à cause de travaux aberrants, ils avaient affiché en grand la photo de l’adjoint au maire responsable des travaux avec son N° de téléphone et ce slogan : « marre des bouchons ! C’est lui le responsable appelez-le ! » C’est marrant les travaux se sont terminés plus vite que prévu…  

 D’où ma surprise  ce matin quand j’ai vu que les français en moyenne que 23 minutes pour se rendre à leur travail.

23 minutes.

 Mais c’est bien sur une moyenne qui comprend ceux qui prennent le train le bus le tram, la voiture, ou qui circulent  pédibus car ils habitent à côté. Comme par hasard  les zones où l’on se rend le plus vite au travail sont plutôt rurales.

 La Basse-Normandie et la Champagne-Ardenne sont les régions où le temps de trajet est le plus court : 17 minutes en moyenne. Et en toute logique la region où les temps de trajet sont  les plus longs est l’île-de-France avec en moyenne pour un aller-simple de 33 minutes.  Dans cette région qui comprend Paris et sa banlieue  une personne sur trois (32%), met plus de 45 minutes chaque matin. Sur l’ensemble de la France il y a  7% des gens qui passent plus d’une heure sur la route pour aller travailler .

Les diplômés font la file.

Autre enseignement de cette étude une étonnante fracture sociale. Plus vous êtes diplômés plus vous passez de temps dans les transports.  Ainsi, le détenteur de ce qu’on apelle en France un niveau supérieur à Bac +4, c’est à dire le titulaire d’une licence, met en moyenne 28 minutes pour se rendre au travail, contre 16 minutes pour un non-diplômé.

 L’explication est simple les métiers les plus qualifiés s’exercent en général dans les grandes villes très embouteillées.  En lisant cette info ce matin j’ai une pensée émue pour le sketche du cantonnier de Fernand Raynaud :

 “j’suis l’cantonnier des chemins vicinaux, pas celui des autoroutes ni des autostrades… quand j’ai fini mon travail vers les quatre heures et demie de l’après midi, il y en a qui prennent le métro ou qui attendent l’autobus, moi je rentre en sifflotant…dans mon panier des champigons et des airelles…Heu…reux !”

 

 

Sketche du cantonnier heureux de Fernand Raynaud :

Sarkozy : j’attendrai le jour et la nuit…

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 juin 2014 10h15 | Commentaires fermés

Sarkozy le retour ? On attendra encore un peu…L’ancien président  a assuré lors de la remise du prix de « l’appel du 18 juin » être « encore » dans le « temps de la réflexion ».

 

Nicolas Sarkozy recevait hier dans une salle de la questure de l’Assemblée nationale le « prix de l’appel du 18 juin » décerné par l’Union des Jeunes pour le progrès. Cette association relancée en 2010 est l’héritière de celle qui avait été créée en 1965 quand le général de Gaulle était à l’Elysée.

 L’avantage avec ce prix, c’est qu’il n‘est décerné qu’à des gaullistes ou des héritiers du gaullisme.  Aujourd’hui pour l’essentiel il s’agit de membres de l’UMP. Sarkozy est le quatrième à le recevoir après trois anciens ministres Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Gaymard et François Baroin. 

L’idée est bien sûr de faire revivre l’esprit du 18 juin 1940, l’esprit de résistance face au renoncement et au défaitisme.  Comme de gaule leur avait refusé la défaite devant l’ennemi, l’UMP s’apprête à reconquérir la France… Jusque-là on est dans le classique !

 Un discours gaullien.

 Je vous cite deux ou trois phrases de son discours : « Toute l’idée du gaullisme, c’est l’idée du rassemblement et de l’unité », « Le gaullisme porte l’idée d’un rassemblement le plus large possible ».

  »Celui qui est gaulliste considère que tout le monde est à convaincre, qu’aucune citadelle n’est imprenable, que tous les cœurs sont à gagner »…

Des propos qui prennent toute leur saveur quand on sait dans quel état est l’UMP déchirée par la guerre interne Copé-Fillon, et  ravagée par l’affaire Bygmalion.

Je vous rappelle le dernier épisode pour renflouer les caisses du parti, on a découvert il y a quelques jours que le président du groupe parlementaire avait prêté 3 millions d’euros au parti, sur les finances du groupe, sans en parler aux autres députés.  Je ne vous dis pas l’ambiance !

 Je vous rajoute une phrase du discours de Sarkozy : «  L’aventure de la famille gaulliste, c’est une immense armée passionnée, qui peut se déchirer, qui peut s’affronter mais qui ne ressemble à aucune autre parce qu’elle porte un engagement qui est viscéral et pas simplement cérébral »

Dans le contexte on pourrait presque penser qu’il s’agit d’un extrait de la dernière des « Grosses Têtes. »  

Eternel retour ?

Pour ceux qui l’ignoreraient je vous rappelle que le général de Gaulle est pratiquement le seul dirigeant Français de l’histoire à avoir réussi son comeback en politique. Quittant le pouvoir en 1946, il y revint en 1958…

 Là aussi, bien sûr on peut y voir comme un modèle pour Nicolas Sarkozy, vous l’avez dit il est toujours dans le temps de la réflexion.  En clair est ce que l’affaire Bygmalion va le toucher, au point qu’il ne puisse pas se représenter, et effectivement pour connaitre la réponse il va falloir encore un peu de temps.

Comme j’aime à le rappeler souvent,  le 18 juin 1940 a effacé dans la mémoire des Français un autre 18 juin, le 18 juin 1815… Une date qui symbolise l’échec d’un autre retour au pouvoir.  C’était un matin de printemps à Waterloo…

 

Victor Hugo flingué sur Twitter

Par Christophe Giltay dans Divers , le 19 juin 2014 12h04 | 3 commentaires

 Mercredi parmi les sujets proposés aux épreuves de français du bac scientifique, figurait «  Crépuscule » un poème de Victor Hugo. Certains élèves ont été peu sensibles à la beauté du texte, au point de se défouler sur Twitter en des termes peu hugoliens.

 

Victor Hugo par Nadar.

 

Connaissez-vous le poème de Victor Hugo crépuscule, c’est un grand classique tiré du recueil « Les Contemplations ». Le poète y décrit un crépuscule un soir de printemps, dans une clairière près d’un étang. L’occasion pour l’auteur des « Misérables » de développer une réflexion mélancolique autour de l’amour et de la mort…et d’établir un dialogue entre vivants et défunts …

En voici deux strophes :

Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?
Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines;
L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.

Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?
Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe;
Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.

Ce texte a été présenté mercredi matin à l’épreuve de français du bac, pour la section scientifique section  plus prestigieuse, plus courue encore que la  littréraire, considérée comme offrant trop peu de débouchés universitaires…

Et voilà que quelques heures plus tard Victor Hugo apparait en tête des trending topics ( les sujets les plus partagés) sur Twitter, détrônant  provisoirement  des habitués de ce classement comme Rihanma ou Justin Bieber. Car les élèves se sont déchainés à leur sortie de l’examen . Quelques exemples… (fautes d’orthographes comprises)

  »Victor Hugo, t’es un bel enfoiré avec ton Crépuscule à la con », @FilipeA_27.

  »Victor Hugo c un batard il peut pas parler normalement cmme les autre », @Lefa_Mgt.  

  »Victor Hugo  et toute sa compagnie créole de poètes la, ils m’ont prit la tête truc de fou », @MINE_Blinded.

 Je vous avoue que quand j’ai découvert cette info j’ai failli me jeter dans la Seine avec les oeuvres complètes du père Hugo en guise de lest ! Jamais  au grand jamais je n’aurait pu imaginer qu’on le qualifie de cette manière…

Qu’aurait-on dit de mon temps ?  On aurait pu le trouver pompeux, ennuyeux, voire chiant, mais pas en public et pas par écrit . Vous aller me dire :

“ il y a bien eu des tweets positifs ? “

Oui… mais je ne suis pas sûr de les aimer beaucoup ! Ainsi Manon qui écrit:” ce poème est cool…”

 Comment vous dire …Victor Hugo est au choix sublime ou détestable… mais cool …

 

 

Pourquoi Willmots a pris une veste.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 juin 2014 09h50 | Commentaires fermés

 J’ai lu la presse française ce matin, comme tous les matins. Mais une fois n’est pas coutume, je me suis  attardé sur les pages sportives… car on y parle des diables rouges.

Marc Willmots coach des « Diables rouges ».

Cet intérêt français est  logique, proximité culturelle géographique et culturelle bien sûr ; joueurs qui ont évolué ou évoluent encore en France comme Eden Hasard ou Origi ; un adversaire l’Algérie toujours  très proche de la France au point que 8 des « fennecs » y sont nés.

Renversant !

Donc ce matin la presse française parle plutôt bien des belges d’autant que le Brésil a déçu. Je ne vais pas vous asséner une ultime analyse de la rencontre,  les journalistes français ont vu la même chose que vous, une équipe belge timide au début, des Algériens courageux qui jouent en défense dans l’espoir d’un contre efficace, le pénalty calamiteux…Enfin la transfiguration de la seconde mi-temps, les Algériens qui s‘essoufflent et la superbe délivrance. Le quotidien sportif  l’Equipe qualifie ce scénario de « renversant » (comme le Soir) et estime que la victoire belge s’est jouée sur le banc grâce aux décisions de Marc Willmots.

Logiquement la presse française pose plus de bémols que son homologue Belge,  disant entre autre que les diables n’avaient pas tout à fait assumé leur statut d’outsider sérieux, et que face aux Russes une première mi-temps identique se paierait surement plus cher.  Mais globalement les papiers sont très favorables aux diables, à noter que Libération souligne que l’Algérie a marqué son premier but en coupe du monde puis 1986…ce qui augure bien de l’avenir pour cette jeune équipe.

Roubaix en état de siège.

Deux anecdotes ont retenu mon attention, d’abord dans la Voix du Nord…on raconte que dans l’ agglomération de Lille- Roubaix- Tourcoing la police était très mobilisée avec des renforts de CRS, dans la crainte d’éventuels affrontements entre supporters Algériens et Belges. Beaucoup d’immigrés algériens vivent dans cette métropole qui est littéralement collée contre la frontière belge. Ainsi dans la ville de Roubaix la circulation était totalement interdite hier dans le centre-ville pendant le match des diables.

La défaite algérienne a empêché que les esprits  s’échauffent.

La veste du coach.

Enfin le Figaro revient sur l‘épisode de la veste de Marc Willmots quand,  au début du match,  l’arbitre a exigé que le coach belge passe une veste sur sa chemise blanche.

 Ça m’a rappelé mes études chez les jésuites, un jour pendant la canicule de 1976, alors que je me rendais en classe en chemisette,  le père Préfet m’a renvoyé me changer au dortoir, en me disant qu’il n’était pas convenable d’assister aux cours en bras de chemise : « vous n’allez pas bêcher votre jardin ! »  Depuis je porte des blazers en été … Je me suis dit que l’arbitre était peut être allé dans le même collège que moi, ou dans un autre du même ordre … Erreur!  C’était parce que Willmots portait une chemise blanche, couleur du maillot des Algériens et qu’il pouvait y avoir confusion…

 Et c’est ainsi que malgré sa victoire, l’entraineur belge a pris une veste…

De Gaulle : « Tout est fichu ! »

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 juin 2014 16h42 | Un commentaire>

Une fois n’est pas coutume évoquons un livre, un essai consacré au général de Gaulle : «  Tout est fichu ! » de Christine Clerc. On apprend sous la plume de la journaliste que le grand homme avait aussi des grands coups de blues.

« Alors Chaban tout est fichu ! » Voilà le genre de phrases que le général de Gaulle avait l’habitude de lancer à ses interlocuteurs quand  il les recevait à l’Elysée .  Longtemps les commentateurs ont interprété cette attitude comme une stratégie une manière de prêcher le faux pour savoir le vrai. De sonder les cœurs et les reins, d’éprouver la fidélité des uns, la détermination des autres.

 L’ouvrage de Christine Clerc, aux éditions Albin Michel va plus loin et affirme que le général était un vrai dépressif…

La déprime à Londres.

Elle s’appuie sur plusieurs époques de son existence et notamment  le départ à Londres. Il y a tout  juste 74 ans, le 17 juin 1940 le jour ou le maréchal Pétain demande l’armistice  à l’Allemagne.. «  C’est le coeur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. ». Vous connaissez la suite de Gaulle arrive à Londres et le 18 juin, il va lancer son célèbre appel à la poursuite de la lutte  «  quoiqu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. ».  L’auteur nous explique qu’il n’était vraiment pas  sûr de son coup, que son moral était au plus bas, qu’il se retrouvait presque seul, qu’il n’avait pas vraiment confiance dans les Anglais, et qu’il souffrait d’être séparé de sa famille dont il ignorait le sort. Moins de quinze jours plus tard il connaîtra un autre coup de bleues quand la flotte anglaise attaquera une partie de la marine française à Mers el Kébir pour l’empêcher de tomber dans les mains allemandes .Aller expliquer à vos compatriotes que vos alliés vous tirent dessus et que vous êtes d’accord ! D’ailleurs à l’époque en France il est dégradé et condamné à mort par contumace, de quoi broyer du noir… Et pourtant à chaque fois il remonte la pente, il se convainc de son destin, il assume son devoir…  

Le blues à Paris.

Après la libération  à la suite d’une crise politique il quitte le pouvoir en janvier 1946 dans l’espoir qu’on le rappelle…raté…Il va passer  presque 13 ans de traversée du désert. Inutile de vous dire que là aussi, il a eu souvent ses jours de déprime. Il revient au pouvoir en 1958 à la faveur de la guerre d’Algérie, il est alors au faîte de sa popularité, mais et en 1965 à la première ’élection  présidentielle au suffrage universel depuis 1848, il est mis en ballotage par le candidat de la gauche François Mitterrand, qu’il appelait « le prince des politichiens… » Là encore coup de blues il veut partir, ne pas disputer le second tour. Les français sont ingrats «  je n’ai plus rien à faire avec eux, je m’en vais. » il faut toute la conviction de son entourage  pour le remettre en selle, et là bien sûr il gagne…

La fuite à Baden.

Dernier coup déprime mémorable mieux connu des historiens. Fin mai 68, alors que Paris se couvre  de barricades,  il prend deux hélicoptères met sa famille à bord et s’envole pour  Baden Baden rejoindre les force françaises en Allemagne. A Paris c’est l’inquiétude le premier ministre Georges Pompidou le cherche partout, on évoque la fuite de Louis XVI à Varennes.

Et pendant ce temps à Baden le général Massu lui remonte le moral jusqu’à ce qu’il rentre à Paris et renverse la situation par un discours mémorable, et une dissolution de l’Assemblée Nationale.  Mais moins d’un an plus tard le rideau se baissera définitivement, avec son referendum suicidaire de 1969.

Vieux roi en exil il écrira sur le livre d’or de l’ambassade de France en Irlande cette phrase fameuse de Nietzche : «  Rien ne vaut rien, il ne se passe rien, et pourtant tout arrive, et cela n’a pas d’importance. »

Tout est fichu ! Par moment…

La leçon que je tire de ce portrait d’un de Gaulle dépressif,   c’est qu’on peut tous avoir des coups de déprime et penser par moment que tout est fichu. Ce n’est pas un crime, ce n’est pas une faiblesse, il ne faut pas se sentir coupable. C’est tout à fait normal et on le voit avec de Gaulle, ça arrive aux plus grands.

 Mais on peut trouver en soi, par sa propre réflexion, avec l’aide des autres, de la philosophie, de la religion… la force de repartir. Et souvent ça marche !