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Macron perd les sénatoriales

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 septembre 2017 09h56 | Un commentaire>

 Premier revers électoral  pour Emmanuel Macron et son parti la « République en Marche ». Lors des élections sénatoriales, le parti du président n’a pas réussi à percer et à même perdu un siège. La droite classique s’est renforcée et le parti socialiste a limité les dégâts. Après la présidentielle puis les législatives largement remportées par la vague macronienne,  on a un peu l’impression de revenir dans « le monde d’avant. »

Le palais du Luxembourg siège du Sénat français.

Le palais du Luxembourg siège du Sénat français.

 

Ralentir le rythme, tempérer les ardeurs, c’est un peu à ça que ça sert un Sénat, la chambre haute, où les élus souvent plus âgés, sont réputés plus sages et plus pondérés qu’à la chambre basse.

De surcroit en France Sénat n’est pas élu au suffrage universel direct. Il est renouvelé par moitié tous les trois ans, par un collège de 76.359 « grands électeurs » parlementaires, maires, et élus locaux…Ainsi hier 171 des 348 sièges étaient remis en compétition.

Victoire de la droite.

Le résultat donne une nette victoire aux partis de la droite classique, « Les Républicains » comptent désormais 159 sénateurs, soit 17 de plus, les centristes de l’UDI seront désormais 50 dans l’hémicycle, 8 de plus, enfin quatre non-inscrits porteront la majorité sénatoriale à 213 élus de la droite et du centre sur 348 sièges. Les socialistes limitent les dégâts, ils perdent 5 siège et en conservent 81. Quant aux Macroniens de la « République en Marche » ils passent de 29 à 28 Sénateurs…

C’est donc une claque car ils espéraient une percée, bref on est revenu dans la politique traditionnelle avec le bon vieux clivage droite gauche.

Scrutin indirect.

Ce revers s’explique d’abord par le mode de scrutin, comme les électeurs sont eux même des élus issus des scrutins locaux, le résultat reflète le rapport des forces des dernières élections municipales et départementales. Or à l’époque « La République en Marche » n’existait pas, son groupe au Sénat est constitué d’élus Modem et de dissidents d’autres partis. Ensuite le gouvernement a pris toute une série des mesures qui déplaisent aux élus locaux notamment la suppression de 300 millions d’euros de dotations aux collectivités.

Un caillou dans la chaussure.

Emmanuel Macron se retrouve donc avec un Sénat qui lui est opposé. Ca ne l’empêchera pas de gouverner, car en France l’Assemblée a toujours le dernier mot… Mais le Sénat peut retarder le vote des lois, les amender, demander une relecture et puis surtout Emmanuel Macron a besoin des sénateurs pour faire voter la réforme constitutionnelle qu’il appelle de ses voeux.

Or pour ce faire il a besoin d’une majorité des 3/5eme au Congrès ( le rassemblement à Versailles de tous les parlementaires députés et sénateurs. )

Ce qu’il n’a pas …

Il a bien menacé d’utiliser le referendum, mais c’est la bombe atomique, on n’en use qu’avec parcimonie, et parfois ça vous pète à la gueule.

Moralité le TGV Macron pourrait bien ces prochains mois être ralenti par le train des sénateurs.

Brigitte redécore l’Elysée.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 septembre 2017 07h55 | Commentaires fermés sur Brigitte redécore l’Elysée.

A l’occasion des journées européennes du patrimoine, le palais de l’Elysée a reçu 20 000 visiteurs, dont plusieurs centaines ont été accueilli directement par Emmanuel Macron. Certains d’entre d’eux ont peut être remarqué que le nouveau couple présidentiel avait décidé de redécorer le « château. »

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Les présidents ont toujours entretenu une relation compliquée avec l’Elysée, peut-être parce que c’est là que Napoléon a signé son abdication quelques jours après Waterloo. Le général de Gaulle par exemple n’aimait pas du ce palais dit « de la main gauche » qui avait appartenu à la Pompadour, il aurait référé s’installer dans le donjon du château de Vincennes, ancienne résidence royale,  mais on l’on en a dissuadé en lui expliquant que ça aurait couté trop cher. Argument porteur car le général dit la légende, payait lui-même son électricité, et madame de Gaulle, tante Yvonne, faisait retourner les tentures plutôt que de les remplacer…

La salle des fêtes

La salle des fêtes

Le style Brigitte.

Brigitte Macron n’a pas ces pudeurs, elle a fait retirer les lourds rideaux de la salle des fêtes pour qu’y entre la lumière du jardin, elle également demandé qu’on change des tapis, des tapisseries et une partie du mobilier considéré comme vieillot. Elle a fait appel au mobilier national et à la manufacture des Gobelins ; elle a commandé un nouveau service de table à Sèvres ; elle a également visité le Fonds national d’art contemporain. C’est la première fois qu’une épouse de président se rend sur place depuis Claude Pompidou, elle avait ensuite décoré les murs du palais d’œuvres du XXème siècle que Giscard s’était empressé de faire disparaitre à son arrivée cinq ans plus tard.

Potager et nouveau bureau.

Si madame Chirac s’occupait personnellement de rosiers du parc, Brigitte Macron aurait l’intention d‘y installer un potager, un peu comme Michelle Obama à la maison blanche. Emmanuel Macron s’est fait quant à lui aménager un espace à côté du bureau officiel, dans le salon occupé autrefois par les conseillers de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Il préfère travailler dans ce lieu plus sobre que dans le décor Louis XV de l’ancien bureau du général de Gaulle, utilisé pourtant par tous ses successeurs sauf Giscard.

 

Le bureau du président

Le bureau du président

La résidence normale.

Ces changements bouleversent un peu la vie du palais qui était resté en l’état sous François Hollande, il n’avait  fait procéder qu’à quelques travaux d’entretien, (toiture, électricité)  et s’était après un an de mandat résigné à habiter au palais. Car malgré toutes les déclarations de campagne il est impossible à un président de continuer à habiter dans son logement en ville. Un président normal  habite normalement à l’Elysée.

A noter que les premières dames et les présidents ont aujourd’hui beaucoup plus de pouvoir sur leur décor Elyséen qu’autrefois.

Le journal « le Monde » rappelait samedi quand que dans  les années 50, Mme René Coty avait souhaité déplacer quelques  meubles. Comme le personnel faisait la sourde oreille et elle l’avait fait elle-même avec ses enfants…

Le lendemain tous les meubles avaient repris leur place !

RTL TVI : trente ans !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 12 septembre 2017 08h10 | Commentaires fermés sur RTL TVI : trente ans !

 

Il y a trente ans naissait RTL-TVI. Ce fut plus qu’une déclinaison belge de RTL Télévision, l’antique Télé Luxembourg, ce fut véritablement la création d’une nouvelle chaine, dans un univers médiatique belge qui ne connaissait pas la télévision privée. Ce fut aussi une grande  aventure humaine, et ceux qui l’ont vécue, dont votre serviteur en gardent des souvenirs puissants.

 

TVI 1987

 

Ce que je retiendrais et qui fait à mon avis la grande singularité de cette aventure, c’est que nous étions une équipe jeune, voire très jeune. Le patron avait quarante ans et je pense et la moyenne d’âge de la rédaction n’atteignait pas les trente ans, moi-même j’en avais 26. A ces âges tout est possible, on  faisait des choses qu’on nous aurait confiées quinze ans plus tard sur une autre chaine de télévision…

Felipe.

Ainsi mon deuxième jour à RTL j’ai interviewé Felipe Gonzales. Bon d’accord je sais ça fait ancien combattant…Quand je raconte cette histoire aux jeunes journalistes il y en a toujours un pour dire : « ouah !  et il jouait où encore au Barca ou au Réal ?  En général je réponds que Felipe Gonzalez ce n’était pas Platini… et là on me répond Plati qui ? Et c’est alors que je comprends qu’ils me charrient.

Tant pis j’égrènerai avec vous quelques souvenirs de journalistes, car je ne vous parlerai pas des amours des speakerines quoique… Comme nous étions jeunes et que nous passions beaucoup de temps ensemble on s‘est pas mal reproduits entre nous.

Je me souviens.

Je vais vous le faire façon Georges Perec :

Je me souviens de la première nuit de la première guerre du golfe en janvier 1991, et de ces images vertes du ciel de Bagdad strié par les bombardements alliés et les tirs de DCA… Je me souviens en 1993 de la mort du roi Baudouin, le 31 juillet et de notre reporter Francois Aman qui part dans la nuit apprendre la nouvelle aux Belges sidérés, je vois encore ce policier dans sa voiture qui prend sa radio : « appel à toutes les voitures le roi Baudouin est mort.»…Je me souviens en avril 1994 du premier jour du génocide rwandais. A 7 heures du matin nous avions joins au téléphone la première ministre du Rwanda  quelques minutes avant qu’elle ne soit assassinée tout comme les paras belges qui la protégeait …je me souviens de la mort de Diana à Paris le 31 aout 1997  et des belles de nuit qui, à 5 heures du matin, jetaient des fleurs dans le tunnel de l ‘Alma …

Du 11 septembre au 7 janvier…

Je me souviens du 11 septembre 2001 et d’Alexandre un monteur qui déboule dans la salle des cameramen en disant : « regardez vite CNN il se passe quelque chose à New York…Je me souviens du 7 janvier 2015 quand j’ai vu la première dépêche annonçant l’attaque contre Charlie hebdo, et de notre stupéfaction : « ils ont tué Cabu et  Wolinski… »

Je me souviens de tant de choses que ça ne m’étonnerait pas de voir Wilfried Martens entrer à 7h45 dans le studio de Bel RTL pour y être l’invité du matin…

Wilfried Martens… Wilfried Martens… Il jouait où encore ? A Anderlecht ou à Bruges ?

Paris : la police face aux bouchons.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 5 septembre 2017 07h49 | Commentaires fermés sur Paris : la police face aux bouchons.

Il n’y a pas qu’à Bruxelles que les plans de circulation provoquent la polémique, c’est aussi le cas à Paris, où en cette rentrée de nombreux axes ont été réduit à une seule voie pour laisser la place aux vélos. Les automobilistes râlent mais les policiers aussi qui arrivent de plus en plus tard sur les lieux d’intervention.

La BRI prête à affronter les embouteillages.

La BRI prête à affronter les embouteillages.

La prise de conscience du problème date du braquage de la bijouterie Cartier en novembre 2014. Coincée dans les embouteillages la BRI, la brigade de recherche et d‘intervention était arrivé au bout de 25 minutes. Or la bijouterie se trouve en plein cœur de la ville, à deux pas des Champs Elysées. Pire La brigade d’intervention s’est trouvée sur les lieux après le préfet et le ministre… vous imaginez !

Gênés à l’Hyper Cacher.

Deuxième prise de conscience plus grave encore, la prise d’otage de l‘Hyper Cacher par Amedy Coulibaly  le 9 janvier 2015. On ne l’a pas su à l’époque, mais bloquées sur le périphérique les premières équipes de la BRI ont dû abandonner leurs véhicules et ont couverts les deux cent derniers mètres à pied, avec leur matériel et leur armement lourd. Face à ces difficultés la BRI a donc décidé de s’équiper de 7 motos qui vont permettre des interventions rapides avant que les véhicules plus lourds n’arrivent à franchir les obstacles… La police réfléchit également à l’utilisation de la Seine comme axe de circulation, afin de pénétrer  au centre de Paris sans se heurter au plan vélo voulu par la maire  Anne Hidalgo.

Notre Drame de Paris.

Anne Hidalgo dont les décisions font l’objet de nombreuses attaques notamment dans un livre qui lui est consacré, au titre révélateur : Notre Drame de Paris… Comme en d’autres lieux ( suivez mon regard…) on lui reproche d’appliquer son plan de circulation sans tenir compte de l’avis des usagers et des communes voisines. Electoralement elle ne risque pas grand-chosent car à Paris intramuros moins d’un ménage sur deux dispose d’une voiture. Ce sont les gens de l’extérieur, banlieue et grande couronne, qui sont les plus embêtés. Ainsi 168 élus de la région lui ont adressé une lettre ouverte pour lui demander de revenir sur ses décisions… en vain… Il faut  savoir que le pouvoir régional  est de droite et Anne Hidalgo socialiste.

Henri IV assassiné à la faveur d'un embarras de circulation.

Henri IV assassiné à la faveur d’un embarras de circulation.

Le SAMU aussi.

Enfin les services de secours ont également leurs problèmes, le SAMU de Paris signale qu’en cas de crise cardiaque une minute de perdue, c’est 10% de chance de survie en moins. Cela dit l’urgentiste le plus célèbre de France le docteur Patrick Pelloux, interrogé sur le sujet par le Figaro, prend ça avec philosophie et rappelle qu’il a y toujours eu des embouteillages à Paris.

Ainsi c’est à la faveur d’un embouteillage provoqué par une charrette, que le 14 mai 1610 Ravaillac a pour monter sur le carrosse d’Henri IV pour l’assassiner.

La robe culte de Mireille Darc a une histoire très particulière…

Par Fabrice Cecchi dans Histoire, People , le 29 août 2017 09h59 | Commentaires fermés sur La robe culte de Mireille Darc a une histoire très particulière…

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L’actrice française Mireille Darc était une véritable icone du cinéma français des années 70, et si elle n’a pas vraiment tourné de chef d’oeuvre, il est peut être injuste de la réduire à une célèbre robe noire très décolletée dans le dos… En revanche ce ce qu’on sait peu c’est que cette robe ne lui pas été imposée, elle en fut même à l’origine.

Je vais la décrire pour les très rares parmi vous qui ne l’auraient pas vue dans le film le grand blond ou lors des hommages diffusés à la télévison depuis l’annonce de son décès. C’est une longue robe noire, très sage par devant, puisqu’elle se termine par un col roulé, et très coquine par derrière car elle dévoile la totalité du dos de Mireille Darc, sa séduisante chute de reins et surtout un bon tiers supérieur de ses fesses… Il paraît que son partenaire Pierre Richard n’avait pas été prévenu, et que quand elle s’est retournée devant lui, son regard époustouflé dans le film, ne doit rien à son talent d’acteur.

Une idée à elle

Lors de la sortie du « grand blond » en 1973, on n’a pas su que c’était Mireille Drac qui avait imposé cette robe à son réalisateur . A cette époque celle que Michel Audiard avait baptisé « la grande sauterelle » était confinée aux rôles de faire valoir dans ces films populaires de qualité française qui faisait la joie du grand public. C’étaient des films d’hommes où elle côtoyait Jean Gabin, Lino Ventura, Bernard Blier, Michel Constantin, Jean Lefevre ou Pierre Richard mais sans jamais en être elle même la vedette. Sur « Le grand blond avec une chaussure noire » elle n’avait que huit jours de tournage. Elle s’est alors demandée comment elle pourrait marquer les esprits. Elle s’est alors adressée à son ami le couturier Guy Laroche qui lui a imaginé cette tenue incroyable…

Surprise !

Elle n’en a pas parlé à son metteur en scène Yves Robert et c’est le jour du tournage, qu’elle lui a dit : « Au fait je ne t’ai pas montré la robe que je vais porter pour cette scène »… elle part se changer et revient se montrer à l’équipe… et là silence de mort…. Elle pense alors qu’elle s’est plantée et s’apprête à sortir de la pièce, mais le réalisateur lui lance : « attend on réfléchit ! » vous connaissez la suite.

Une partie du patrimoine

Cette robe est depuis entrée dans l’histoire du cinéma mais aussi de la haute couture puisque l’actrice en a fait don au musée du Louvres. Pourtant elle a vendu aux enchères l’essentiel de ses robes mais pas celle là : « je n’aurais pas supporté, de voir une autre paire de fesse dedans… » Et voilà comment Mirelle Darc a inventé un vêtement… culte.

Mauvais sondages pour Macron.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 août 2017 07h54 | Un commentaire>

Cent jours à peine après sa prise de fonction, Emmanuel Macron s’effondre  dans les sondages. Il a perdu 14 points en un mois et ne recueille plus que 40 % d’opinions favorables. Soit beaucoup moins que ses prédécesseurs à la même époque. Comment expliquer ce décrochage qui a littéralement fait chuter Jupiter de l’Olympe ?

Macron G20

 

Au même stade une centaine de jour après le début de sa présidence François Hollande était crédité de 54% d’opinions favorable et Nicolas Sarkozy de 69% Or je vous rappelle que tous les deux à la fin de leurs présidences respectives battaient des records d’impopularité…Pour Macron  ça promet !

Un allié et un général

Alors que s’est-il passé ? Tout d’abord, une suite de couac politique, le départ de son principal allié François Bayrou du gouvernement. Le clash avec son chef d’Etat-major, le général Pierre de Villers, qui protesté publiquement contre les coupes budgétaire et qui en réponse a été  limogé  par un président qui par ailleurs n’a même pas fait son service militaire.

L’APL et la loi travail.

Ensuite une gaffe avec la réduction de 5 euros de l’APL l’aide personnalisée au logement que touchent de très nombreux français et notamment des étudiant…et l’on retrouve alors une certaine arrogance de classe, de toute évidence les macroniens  ne sont pas  à 5 euros près, et n’ont pas de problème pour se loger. Enfin cette loi travail qui sera prise par ordonne c’est à dire sans débat et qui facilitera les licenciements paraît-il  pour  favoriser l’emploi. Un discours qui passe  mal… chez le  français moyen qui y voit au mieux un paradoxe et au pire une contradiction. Quant à ceux qui ont un peu travaillé la question ils constatent que ce genre de lois votées ailleurs crée surtout de l’emploi précaire, et qu’au final on remplace les chômeurs par des travailleurs pauvres. Un argument que martèle Jean Luc Mélenchon qui occupe la scène médiatique. De son côté le président s’est voulu adepte de la parole rare, ce qui fut peut être une erreur. D’ailleurs il va reparler politique, dès aujourd’hui à l’occasion d’un séminaire gouvernemental.

L’épouvantail disparu.

Mais tout ça ne suffit pas à expliquer la chute…La vérité est ailleurs !

Il faut se souvenir qui a choisi Emmanuel Macron et pourquoi…il n’pas été élu sur son programme par des militants fidèles, mais par un ensemble disparate de français venu de droite de gauche et du centre pour empêcher la victoire de Marien le Pen…Or il a complément explosé en débat  la présidente du Front National qui aujourd’hui ne fait plus peur à personne.

Il a d’une certaine manière trop bien réussi son coup, en détruisant l’épouvantail il a rendu leur liberté aux Français qui n’ont plus besoin de sa protection… et c’est ainsi que le sauveur de la France, se retrouve comme tout dirigeant à devoir  justifier ses décisions.

Bref, contrairement à ce qu’on a pu croire Emmanuel Macron n’est le Christ, ni Jupiter, mais un président… normal.

Un attentat par jour

Par Christophe Giltay dans Divers , le 21 juin 2017 09h31 | 2 commentaires

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Il y a bien des similitudes entre la tentative d’attentat hier soir à Bruxelles et celle de Paris sur les Champs Elysées lundi après midi. On a l’impression d’assister à une sorte de baroud d’honneur de l’organisation terroriste « Etat islamique », au moment où ses troupes reculent sur le terrain en Irak et en Syrie.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais si l’on ajoute Londres à Paris et Bruxelles on en est en ce moment quasiment à un attentat par jour, et encore je ne parle pas de ceux qui frappent Bagdad, Kaboul ou la Syrie… Et bien sûr ça ne va pas s’arrêter. On peut se féliciter que les terroristes de Paris et de Bruxelles aient connu l’échec. On sait encore peu de choses sur celui de Bruxelles, mais à Paris, il apparait qu’il s’agissait d’un radicalisé, fiché S, et qui possédait un permis de port d’arme car il pratiquait le tir sportif, on croit rêver !

Des bombes artisanales

S’il n’y a pas eu de morts sur les Champs Elysées, c’est un coup de chance. Si l’homme n’avait pas voulu faire exploser sa voiture, mais s’était contenté d’une attaque avec des armes de poing il aurait pu reproduire le scénario du mois d’avril qui avait provoqué la mort d’un policier, pratiquement au même endroit sur les Champs Elysée.

A Bruxelles comme à Paris la mise à feu de l’engin explosif n’a pas provoqué l’effet escompté et c’est tant mieux. Visiblement ces terroristes qui se mobilisent d’eux mêmes ne bénéficient pas d’un artificier chevronné , comme les commandos de Paris et de Bruxelles fin 2015 et début 2016.

Cela ne veut pas dire qu’ils sont inoffensifs. Cela ne veut pas dire qu’il faut considérer comme banal le fait que nos policiers, ou nos militaires abattent régulièrement des hommes menaçants , aux portes du Louvres à Paris ou dans la gare centrale à Bruxelles. Rendez-vous compte, si ce qui s’est passé hier était arrivé il y a encore 18 mois, on en aurait été traumatisé. Mais depuis le monde a changé, la vie a changé…

Faites de la musique

Ce soir en France, en Belgique ce week-end, ce sera la fête de la musique. Irons-nous à la fête de la musique sans arrière-pensée ? Bien sûr que non. La fête de la musique qui a été créée à une époque de légèreté, se tiendra désormais derrière des blocs de béton, sous la protection de militaires en armes. Et pourtant il faut continuer à faire de la musique, ils seraient trop contents que l’on cède à la peur.

La paix sera politique

Mais il ne s’agit pas uniquement d’une question de dignité et de courage, la seule solution viendra d’un règlement du conflit, là bas… si loin… où meurent tant de gens, civils, militaires, terroristes, journalistes…

Une fois le prétendu État islamique vaincu sur le terrain il faudra une solution politique. Sinon ces soldats perdus continueront à essayer de frapper derrière nos lignes, dans nos gares, nos musées, nos rues et nos promenades… indéfiniment.

La voiture de Lady Di était une épave

Par Christophe Giltay dans Divers , le 31 mai 2017 07h57 | 5 commentaires

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Un livre publié aujourd’hui en France ( « Qui a tué Lady Di » chez Grasset) révèle que la voiture dans laquelle est morte la princesse Diana le 31 Août 1997 était en fait une épave, un cercueil roulant, qui aurait dû être retirée de la circulation. Cette information importante est-elle de nature à relancer l’enquête sur les causes du drame ?

Le 31 Août 1997 j’étais à Paris, à l’entrée du tunnel de l’Alma où je suis arrivé un peu avant 5 heures du matin. La voiture, une Mercedes 280 S, était encore là, fracassée contre un pilier de béton. Je l’ai vu emmenée sur un plateau, l’avant n’était plus qu’un amas de tôle broyée, imaginez la violence du choc: elle était passée en une seconde de 150 km/h à 0.

Une scène surréaliste

Pendant quelques minutes l’accès au tunnel est resté libre, je suis descendu, il restait des débris de verre, des morceaux de caoutchouc et même une fiche d’entretien, vous savez, ces fiches qu’on colle sous le capot pour indiquer qu’on a changé l’huile et le liquide de frein. La police n’avait pas encore tout ramassé…

C’est là que s’est produit une scène qui reste dans ma mémoire. Les belles de nuit qui tapinaient avenue Georges V avaient cueilli sur le talus, malgré leur talons aiguilles et leurs minijupes, quelques fleurs qu’elles ont déposées sur le macadam en pleurant.

Un tunnel dangereux

Ce tunnel je le connais bien, il est dans le prolongement du cours Albert 1er, le long de la Seine et il plonge sous terre, ironie de l’histoire à la hauteur de la place de la Reine Astrid, morte elle aussi dans un accident de voiture (le 29 août 1935, 62 ans auparavant presque jour pour jour).

C’est un tunnel qui n’est pas dans l’axe, il est en léger virage sur la gauche et juste avant l’entrée il y a une petite bosse qui fait légèrement sursauter les voitures.  A 50 à l’heure on le ressent à peine, mais à haute vitesse c’est autre chose. Plusieurs journalistes ont reconstitué le parcours avec des pilotes au volant. Ainsi Jean-Pierre Beltoise pour une chaîne de télévision  française, puis Thierry Boutsen pour RTL TVI, ont emprunté le tunnel avec une voiture du même type. A 70-80 à l’heure, l’un comme l’autre ont senti un délestage à l’entrée du tunnel et ont dû corriger la trajectoire. Mais au volant le soir du 31, il n‘y avait ni Boutsen, ni Beltoise, mais Henri Paul, le chef de la sécurité du Ritz, lancé à 150 avec 1,82 grammes d’alcool dans le sang…

Un cercueil roulant

On sait donc désormais que la voiture était une épave recyclée illégalement, qu’elle avait comme on dit « un loup », qu’elle ne tenait pas la route. C’est important de le savoir, mais ça renforce la thèse de l’accident : vitesse excessive, alcoolémie du chauffeur, dangerosité du tunnel, voiture pourrie… C’était écrit !

C’est peut-être pour cette raison d’ailleurs que les enquêteurs anglais qui avaient découvert cette information sur la voiture n’ont pas creusé la piste. Maintenant ceux qui croient à la thèse de l’assassinat continueront d’y croire, un mythe ne peut pas mourir d’un banal accident.

A bon entendeur…

Une dernière chose…Pour ceux qui prendront leur voiture aujourd’hui, le seul à voir survécu à ce choc effroyable fut Trevor le garde du corps, le seul à avoir mis sa ceinture. Et pourtant il était assis à la place du mort !

Manchester, un nouveau Bataclan

Par Christophe Giltay dans Divers , le 23 mai 2017 08h48 | 4 commentaires

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Manchester…

Qu’évoquait pour nous jusqu’à présent le nom de Manchester ? Une prestigieuse équipe de football, une grande ville industrielle du XIXee siècle. Une cité aux briques rouges et aux activités culturelles très développées. Une vie nocturne animée par de nombreux groupes de rock locaux.

Désormais il faudra penser à Manchester comme à une ville frappée elle aussi par le terrorisme, comme Bruxelles, comme Paris, comme Nice, comme Berlin, comme Madrid, comme Londres, comme Boston et tant d’autres…

Un nouveau Bataclan me suis-je dis ce matin, en entendant à la radio, les témoignages des survivants, le grand bang, la fuite éperdue, les blessés qu’on évacue… les morts… pour la plupart des jeunes, des adolescents, des enfants….
Effroi, terreur, sidération, colère… et bien sûr compassion, solidarité, fraternité… Ce sont nos frères, nos frères humains.

Les maires de Paris et Nice ont immédiatement envoyé un message de soutien, n’en doutons Bruxelles et les autres suivront… Oui nous les soutenons, oui nous les comprenons, oui ce drame nous touche !

Pourquoi ? Pourquoi ?

Pourquoi ces lâches frappent-ils au coeur de nos villes? au coeur de nos fêtes…
Justement pour tuer la fête, pour détruire nos valeurs, notre mode de vie, notre démocratie, pour nous faire peur! Pour nous transformer en population assiégée, le doigt sur la gâchette derrière nos murets de béton , nos barrières Nadar, nos portiques de sécurité…

Et néanmoins frappés par surprise , dans le dos, par des fous qui croient ainsi gagner leur paradis.

Il faudra dire et redire qu’il ne nous vaincrons pas, que nous ne changerons pas, que la vie l’emportera… Et comme le disait le mari d’une des victimes du 22 mars… qu’ils n’auront pas notre haine !

Macron : Un Président vraiment normal.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 15 mai 2017 08h55 | Un commentaire>

Emmanuel Macron a pris ses fonctions hier au cours d’une cérémonie très solennelle qui a respecté scrupuleusement tous les codes de la Vème République et même un peu plus… On peut y voir le signe qu’Emmanuel Macron sera un président « normal » ce qui ne veut pas dire banal.

macron

 

On a beaucoup disserté sur l’expression président normal, utilisée par François Hollande lors de son débat avec Nicolas Sarkozy en 2012. On a cru qu’il voulait dire que le président devait se comporter comme un homme normal, mais c’était un contre sens. ( L’élection à la Présidence de la République  fait : « d’un français comme les autres, le seul français différent des autres. (Pierre Desgraupes « Adresse Elysée »). Le propos de François Hollande s’adressait en fait à la façon dont Nicolas Sarkozy avait exercé la fonction présidentielle : touche à tout, vibrionnant, considérant que son premier n’était qu’un collaborateur etc…

Pas normal, banal.

Normal pour Hollande ça voulait dire revenir à la pratique classique de la présidence, notamment dans sa relation avec le premier ministre, mais on l’a mal compris et comme en plus il a début manifesté  la volonté de ne pas occuper la fonction avec tout le faste et la majesté nécessaire, du normal on a glissé au banal. Ses déboires conjugaux, ses gaffes de communication comme dans l’affaire Léonarda, sa tendance à trop parler aux médias et à laisser publier des livres qui le dévoilaient trop, ont fait le reste.

Sans oublier que François Hollande, en vrai socialiste, n’avait pas forcément une conception jupitérienne de la fonction. Souvenez-vous des paroles de l’internationale, il n’y a pas de sauveur suprême, ni César, ni tribun. Or le Président de la République Française c’est un peu le sauveur, le César, le tribun…

Le commandant en chef.

Emmanuel Macron lui a décidé d’assumer ce statut de monarque républicain. Ainsi hier la remontée des Champs Elysées dans un command car, alors que le président ne fait ça habituellement que le 14 juillet, ça signifiait tout simplement à l’américaine qu’il était non seulement le président mais aussi  le commandant en chef. Et c’était d’autant plus important  tout comme sa visite à l’hôpital militaire, qu’Emmanuel Macron est le premier président à n’avoir pas effectué son service militaire, quand il a eu l’âge il n’existait plus.

Adresse Elysée.

Autre signes : l’annonce qu’il habitera à l’Elysée et le fait que Brigitte Macron assumera un vrai rôle de premier e dame. Souvenez-vous  que Cécilia Sarkozy puis Valérie Trierweiler, avaient refusé dans un premier temps ce statut : « Je ne me vois pas en First lady. Cela me rase. Je ne suis pas politiquement correcte » disait l’une , « je trouve l’expression première dame désuète , je suis la première journaliste de France disait l’autre… » Enfin  François Hollande avait annoncé qu’il vivrait chez lui, qu’il prendrait le train et pas l’avion présidentiel. etc….etc…Au final il a fini, comme tous ses prédécesseurs, par  habiter à l’Elysée, et par utiliser tous les moyens mis à sa disposition, car ils sont faits pour ça !  C’est pourquoi en acceptant toutes les grandeurs et pas uniquement les servitudes de la fonction…

Emmanuel Macron sera un président normal.