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Victor Hugo flingué sur Twitter

Par Christophe Giltay dans Divers , le 19 juin 2014 12h04 | 3 commentaires

 Mercredi parmi les sujets proposés aux épreuves de français du bac scientifique, figurait «  Crépuscule » un poème de Victor Hugo. Certains élèves ont été peu sensibles à la beauté du texte, au point de se défouler sur Twitter en des termes peu hugoliens.

 

Victor Hugo par Nadar.

 

Connaissez-vous le poème de Victor Hugo crépuscule, c’est un grand classique tiré du recueil « Les Contemplations ». Le poète y décrit un crépuscule un soir de printemps, dans une clairière près d’un étang. L’occasion pour l’auteur des « Misérables » de développer une réflexion mélancolique autour de l’amour et de la mort…et d’établir un dialogue entre vivants et défunts …

En voici deux strophes :

Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?
Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines;
L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.

Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?
Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe;
Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.

Ce texte a été présenté mercredi matin à l’épreuve de français du bac, pour la section scientifique section  plus prestigieuse, plus courue encore que la  littréraire, considérée comme offrant trop peu de débouchés universitaires…

Et voilà que quelques heures plus tard Victor Hugo apparait en tête des trending topics ( les sujets les plus partagés) sur Twitter, détrônant  provisoirement  des habitués de ce classement comme Rihanma ou Justin Bieber. Car les élèves se sont déchainés à leur sortie de l’examen . Quelques exemples… (fautes d’orthographes comprises)

  »Victor Hugo, t’es un bel enfoiré avec ton Crépuscule à la con », @FilipeA_27.

  »Victor Hugo c un batard il peut pas parler normalement cmme les autre », @Lefa_Mgt.  

  »Victor Hugo  et toute sa compagnie créole de poètes la, ils m’ont prit la tête truc de fou », @MINE_Blinded.

 Je vous avoue que quand j’ai découvert cette info j’ai failli me jeter dans la Seine avec les oeuvres complètes du père Hugo en guise de lest ! Jamais  au grand jamais je n’aurait pu imaginer qu’on le qualifie de cette manière…

Qu’aurait-on dit de mon temps ?  On aurait pu le trouver pompeux, ennuyeux, voire chiant, mais pas en public et pas par écrit . Vous aller me dire :

“ il y a bien eu des tweets positifs ? “

Oui… mais je ne suis pas sûr de les aimer beaucoup ! Ainsi Manon qui écrit:” ce poème est cool…”

 Comment vous dire …Victor Hugo est au choix sublime ou détestable… mais cool …

 

 

Pourquoi Willmots a pris une veste.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 juin 2014 09h50 | Commentaires fermés

 J’ai lu la presse française ce matin, comme tous les matins. Mais une fois n’est pas coutume, je me suis  attardé sur les pages sportives… car on y parle des diables rouges.

Marc Willmots coach des « Diables rouges ».

Cet intérêt français est  logique, proximité culturelle géographique et culturelle bien sûr ; joueurs qui ont évolué ou évoluent encore en France comme Eden Hasard ou Origi ; un adversaire l’Algérie toujours  très proche de la France au point que 8 des « fennecs » y sont nés.

Renversant !

Donc ce matin la presse française parle plutôt bien des belges d’autant que le Brésil a déçu. Je ne vais pas vous asséner une ultime analyse de la rencontre,  les journalistes français ont vu la même chose que vous, une équipe belge timide au début, des Algériens courageux qui jouent en défense dans l’espoir d’un contre efficace, le pénalty calamiteux…Enfin la transfiguration de la seconde mi-temps, les Algériens qui s‘essoufflent et la superbe délivrance. Le quotidien sportif  l’Equipe qualifie ce scénario de « renversant » (comme le Soir) et estime que la victoire belge s’est jouée sur le banc grâce aux décisions de Marc Willmots.

Logiquement la presse française pose plus de bémols que son homologue Belge,  disant entre autre que les diables n’avaient pas tout à fait assumé leur statut d’outsider sérieux, et que face aux Russes une première mi-temps identique se paierait surement plus cher.  Mais globalement les papiers sont très favorables aux diables, à noter que Libération souligne que l’Algérie a marqué son premier but en coupe du monde puis 1986…ce qui augure bien de l’avenir pour cette jeune équipe.

Roubaix en état de siège.

Deux anecdotes ont retenu mon attention, d’abord dans la Voix du Nord…on raconte que dans l’ agglomération de Lille- Roubaix- Tourcoing la police était très mobilisée avec des renforts de CRS, dans la crainte d’éventuels affrontements entre supporters Algériens et Belges. Beaucoup d’immigrés algériens vivent dans cette métropole qui est littéralement collée contre la frontière belge. Ainsi dans la ville de Roubaix la circulation était totalement interdite hier dans le centre-ville pendant le match des diables.

La défaite algérienne a empêché que les esprits  s’échauffent.

La veste du coach.

Enfin le Figaro revient sur l‘épisode de la veste de Marc Willmots quand,  au début du match,  l’arbitre a exigé que le coach belge passe une veste sur sa chemise blanche.

 Ça m’a rappelé mes études chez les jésuites, un jour pendant la canicule de 1976, alors que je me rendais en classe en chemisette,  le père Préfet m’a renvoyé me changer au dortoir, en me disant qu’il n’était pas convenable d’assister aux cours en bras de chemise : « vous n’allez pas bêcher votre jardin ! »  Depuis je porte des blazers en été … Je me suis dit que l’arbitre était peut être allé dans le même collège que moi, ou dans un autre du même ordre … Erreur!  C’était parce que Willmots portait une chemise blanche, couleur du maillot des Algériens et qu’il pouvait y avoir confusion…

 Et c’est ainsi que malgré sa victoire, l’entraineur belge a pris une veste…

De Gaulle : « Tout est fichu ! »

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 juin 2014 16h42 | Un commentaire>

Une fois n’est pas coutume évoquons un livre, un essai consacré au général de Gaulle : «  Tout est fichu ! » de Christine Clerc. On apprend sous la plume de la journaliste que le grand homme avait aussi des grands coups de blues.

« Alors Chaban tout est fichu ! » Voilà le genre de phrases que le général de Gaulle avait l’habitude de lancer à ses interlocuteurs quand  il les recevait à l’Elysée .  Longtemps les commentateurs ont interprété cette attitude comme une stratégie une manière de prêcher le faux pour savoir le vrai. De sonder les cœurs et les reins, d’éprouver la fidélité des uns, la détermination des autres.

 L’ouvrage de Christine Clerc, aux éditions Albin Michel va plus loin et affirme que le général était un vrai dépressif…

La déprime à Londres.

Elle s’appuie sur plusieurs époques de son existence et notamment  le départ à Londres. Il y a tout  juste 74 ans, le 17 juin 1940 le jour ou le maréchal Pétain demande l’armistice  à l’Allemagne.. «  C’est le coeur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. ». Vous connaissez la suite de Gaulle arrive à Londres et le 18 juin, il va lancer son célèbre appel à la poursuite de la lutte  «  quoiqu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. ».  L’auteur nous explique qu’il n’était vraiment pas  sûr de son coup, que son moral était au plus bas, qu’il se retrouvait presque seul, qu’il n’avait pas vraiment confiance dans les Anglais, et qu’il souffrait d’être séparé de sa famille dont il ignorait le sort. Moins de quinze jours plus tard il connaîtra un autre coup de bleues quand la flotte anglaise attaquera une partie de la marine française à Mers el Kébir pour l’empêcher de tomber dans les mains allemandes .Aller expliquer à vos compatriotes que vos alliés vous tirent dessus et que vous êtes d’accord ! D’ailleurs à l’époque en France il est dégradé et condamné à mort par contumace, de quoi broyer du noir… Et pourtant à chaque fois il remonte la pente, il se convainc de son destin, il assume son devoir…  

Le blues à Paris.

Après la libération  à la suite d’une crise politique il quitte le pouvoir en janvier 1946 dans l’espoir qu’on le rappelle…raté…Il va passer  presque 13 ans de traversée du désert. Inutile de vous dire que là aussi, il a eu souvent ses jours de déprime. Il revient au pouvoir en 1958 à la faveur de la guerre d’Algérie, il est alors au faîte de sa popularité, mais et en 1965 à la première ’élection  présidentielle au suffrage universel depuis 1848, il est mis en ballotage par le candidat de la gauche François Mitterrand, qu’il appelait « le prince des politichiens… » Là encore coup de blues il veut partir, ne pas disputer le second tour. Les français sont ingrats «  je n’ai plus rien à faire avec eux, je m’en vais. » il faut toute la conviction de son entourage  pour le remettre en selle, et là bien sûr il gagne…

La fuite à Baden.

Dernier coup déprime mémorable mieux connu des historiens. Fin mai 68, alors que Paris se couvre  de barricades,  il prend deux hélicoptères met sa famille à bord et s’envole pour  Baden Baden rejoindre les force françaises en Allemagne. A Paris c’est l’inquiétude le premier ministre Georges Pompidou le cherche partout, on évoque la fuite de Louis XVI à Varennes.

Et pendant ce temps à Baden le général Massu lui remonte le moral jusqu’à ce qu’il rentre à Paris et renverse la situation par un discours mémorable, et une dissolution de l’Assemblée Nationale.  Mais moins d’un an plus tard le rideau se baissera définitivement, avec son referendum suicidaire de 1969.

Vieux roi en exil il écrira sur le livre d’or de l’ambassade de France en Irlande cette phrase fameuse de Nietzche : «  Rien ne vaut rien, il ne se passe rien, et pourtant tout arrive, et cela n’a pas d’importance. »

Tout est fichu ! Par moment…

La leçon que je tire de ce portrait d’un de Gaulle dépressif,   c’est qu’on peut tous avoir des coups de déprime et penser par moment que tout est fichu. Ce n’est pas un crime, ce n’est pas une faiblesse, il ne faut pas se sentir coupable. C’est tout à fait normal et on le voit avec de Gaulle, ça arrive aux plus grands.

 Mais on peut trouver en soi, par sa propre réflexion, avec l’aide des autres, de la philosophie, de la religion… la force de repartir. Et souvent ça marche !

Grève SNCF : tant pis pour le bac !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 16 juin 2014 09h13 | Un commentaire>

6ème jour de grève des chemins de fer en France. La galère continue pour les usagers alors que les conditions de trafic ne s’améliorent pas sur les rails. La grève à la SNCF perturbe notamment le bon déroulement du baccalauréat, dont les épreuves commencent aujourd’hui….

La galère !

 

Une grève incompréhensible au premier abord !  Il s’agit en fait d’un véritable bras de fer entre le gouvernement et deux syndicats français dont la CGT, autrefois très proche du parti communiste. La CGT refuse que soit étudié au parlement un projet de réforme ferroviaire dont l’objet est de réunifier dans un même groupe,  la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) séparés en 1997.

 Quand l’Europe avait imposé la séparation entre transporteur et infrastructure, la France avait  purement et simplement scindé en deux sa société nationale des chemins de fer La SNCF. En Belgique on avait également créé deux entités à partir de la SNCB, mais sous une holding commune. Et c’est cette solution «  à la belge » que préconise la nouvelle loi qui sera débattue demain.  A priori on peut se demander pourquoi  les syndicats s’y opposent.

D’autant que récemment,  l’affaire des trains trop larges pour les quais de certaines gares a bien démontré l’importance d’une coordination étroite entre les deux entreprises…

Une grève prétexte.

En fait la CGT à prétexté de cette réforme pour remettre tout un tas de revendications sur la table. Et le gouvernement ne veut pas céder. Même François Hollande directement interpellé est resté ferme et à renvoyé la balle à Manuel Valls, son premier ministre.

On pensait que les grévistes suspendraient leur mouvement aujourd’hui pour permettre la bonne organisation des épreuves du bac. 687 000 lycéens doivent plancher aujourd’hui sur la philo. Mais non, quitte à être accusée de prendre les lycéens en otage, la CGT a maintenu son mot d’ordre de grève. Une attitude que condamne l’autre grand syndicat français, la CFDT. Selon son secrétaire général, la grève est « une mise en scène », « elle est inutile et elle prend en otages les usagers ».

Il faut sauver les bacheliers.

La direction de la SNCF a mobilisé  ce matin 10.000 de ses agents non grévistes, pour assurer l’acheminement des candidats au bac . Sur les lignes les plus importantes qui désservent des centres d’examen, des trains et des bus sont garantis aux heures de pointe.

Plus de 150.000 autocollants seront distribués  dans les gares aux candidats pour leur permettre d’être identifiés et de bénéficier, le cas échéant, de la solidarité d’autres voyageurs . Le ministre de l’education nationale a quant à lui autorisé les candidats à se présenter avec une heure de retard.

Politiquement François Hollande joue ici une partie cruciale : d’un côté sa fermeté peut être appréciée,  car elle va à l’encontre de sa prétendue molesse . De l’autre il risque de s’aliéner défintivement toute une partie du monde du travail qui est pourtant son électorat naturel…

Enfin qui était son électorat naturel …Jusqu’aux dernières européennes où 43%  des ouvriers ont voté pour le Front National !

Hollande a vu le match !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 13 juin 2014 08h51 | 2 commentaires

 Vous avez peut être suivi le match d’ouverture de la coupe du monde de football…Vous n’étiez pas seuls, à Andorre-la-Vieille François Hollande a écourté un dîner officiel pour ne pas rater Brésil Croatie. Ce matin le Figaro.fr raconte largement l’anecdote.

 

Andorre-la vieille

 

Hier François Hollande comme ses prédécesseurs, accomplissait son devoir de coprince d’Andorre.

 Le président de la République, successeur légal des rois de France, partage en effet avec l’évêque d’Urgel le poste honorifique de souverain de cette petite principauté de Pyrénées.

 Il avait prévenu tout le monde dès la réception à la mairie le matin même,  il voulait voir le match inaugural Brésil-Croatie.  A 22H, il a mis fin au diner officiel que les Andorrans lui offraient dans un restaurant de la capitale. Il s’engouffre alors dans sa voiture officielle et précédé de motard et remonte aussi vite que possible les ruelles de la vielle ville.  Il arrive à son hôtel à 22h 20, alors que la Croatie a déjà marqué un but…

Dans le lobby de l’hôtel.

Bon là il faut imaginer la scène : dans le hall luxueux du Park Hôtel, François Hollande enfoncé profondément dans un canapé , en chemise blanche et cravate bleue avec devant lui une bouteille d’eau minérale gazeuse et des fruits découpés sur une assiette . Peu après il applaudi au premier but de Neymar et explique à la cantonade qu’il a 22 ans et qu’il part au Barça. Les autres écoutent poliment.

À ses côtés sur le canapé, le jeune député Arnaud Leroy qui n’a pas voté le pacte de responsabilité le mois dernier à l’Assemblée Nationale, il doit surement ce privilège au désir du président de le ramener au bercail. Dans un autre canapé, le président du Sénat, Jean Pierre Bel et, assise à côté sur un accoudoir, la directrice de cabinet du chef de l’Etat, Sylvie Ubac. Derrière une dizaine de gardes du corps protègent la scène.  

François supporter.

 Hollande est un fan de foot, et il évoque les différentes coupes du monde qu’il a suivi, avec une tendresse particulière pour celle de 1966. Il avait alors 12 ans et se souvient encore du nom des joueurs et des phases de match ? Il n’est bien sûr plus aussi pointu sur le foot moderne mais le Figaro qui raconte cette anecdote explique qu’il a dévoré le supplément mondial de l’Equipe  samedi dernier. Très bas dans les sondages il espère qu’une bonne prestation de l’équipe de France pourrait ramener beaucoup d’optimisme dans l’hexagone, et un peu de popularité à l’Elysée.

A un moment il se lance dans une comparaison entre foot et  politique…

Comparaison n’est pas raison.

«En 2002, ce fut une double catastrophe Le Pen au 2ème tour de la présidentielle et l’équipe de France championne du monde va au Japon et se fait éliminer. En 1998 en revanche, la France gagnait en finale contre le Brésil: «une période de cohabitation, de rassemblement, de croissance revenue…» il rit et il ajoute : «Là, on va voir…» et puis conscient du caractère un peu léger du propos il se reprend : «Mais il ne faut jamais imaginer que le sport remplace la vie réelle. Il ne faut pas se transformer en commentateur de football…»

 Quoique…

Une fois à la retraite… Sarkozy donne  bien des conférences !

 

Jules Rimet père du « Mondial ».

Par Christophe Giltay dans Divers , le 12 juin 2014 09h10 | Commentaires fermés

Vous l’avez peut-être appris par ailleurs, la coupe du monde de football débute ce soir au Brésil. L’occasion de nous rappeler que cette compétition a été créée par un français Jules Rimet.  Et lors des premières éditions la coupe portait d’ailleurs son nom.

 

Jules Rimet

Jules Rimet c’est  le Pierre de Coubertin du football.   Né en 1873 au tout début de la III ème République issu d‘un milieu modeste, son père était épicier,  il est un exemple de la réussite par l’école et le travail. Il obtient en effet son baccalauréat puis suit des études de droits, et devient avocat. Mais contrairement aux fils de la haute bourgeoisie qui pratiquent l’escrime, le tennis et  l‘équitation, lui, gamin découvre le football dans la rue. Le sport en est alors à ses débuts,  Jules Rimet qui est engagé politiquement dans la démocratie chrétienne (proche du mouvement le Sillon)   y voit un moyen de développer l’éducation physique et morale des jeunes, pour aboutir au bien-être et à l’amitié entre les peuples. Il va donc y consacrer sa vie.

Le Red star.

  Dès 1897 il fonde à Paris le club du Red star, qui existe toujours en division 3,  c’est alors l’un des clubs phares du foot français. Rimet devient progressivement dirigeant sportif, je vous passe les multiples associations sportives qu’il crée,  à l’époque l’organisation du football n’est pas encore aboutie. Après la guerre de 14, où il reçoit la croix de guerre, il devient président de la fédération  française de football, avant  d’accéder à la  tête de la FIFA qu’il va diriger pendant 33 ans  de 1921 à 1954. C’est là que voyant le succès des épreuves de football aux jeux olympiques il décide de proposer avec Henri Delaunay secrétaire de la fédération française, une sorte de championnat du monde. L’idée est acceptée en 1928 et la première coupe à lieu en Uruguay en 1930. Seule quatre pays européens y participent la France, la Roumanie, la Yougoslavie et…la Belgique !

S’ensuit une période où se multiplient les polémiques notamment avec l’organisation de la coupe par  l’Italie fasciste en 1934, car bien sûr l’Italie l’emporte. Se succèdent alors différents boycotts, les américains du sud contre les européens, les Britanniques contre les Allemands. La coupe a lieu en France en 1938, l’Autriche annexée par l’Allemagne ne peut pas y participer !  L’Italie gagne encore mais déjà le Brésil y montre son « football samba », et surtout les matches sont désormais retransmis à la radio y compris en Amérique du sud… « goallllllllllllll !!!!!! ».

 

Coupe Jules Rimet

Coupe Jules Rimet.

 La coupe s’arrête pendant la seconde guerre mondiale et reprend en 1950 au Brésil. C’est la super fête,  mais la Selecao est battue en finale par l’Uruguay 2 à 1 ce qui provoque un  drame national.  Le stade de Maracaña est envahi par les supporters et Jules Rimet remet la coupe en catimini au capitaine uruguayen dans un chaos indescriptible.

Depuis 1946  la coupe porte son nom c’est une statuette de style art déco qui représente une  «  Victoire aux ailes d’or ». Elle est désormais propriété du Brésil qui la reçue définitivement après son troisième titre. En 1970 on passe donc au trophée actuel.

 Jules Rimet  démissionne de la présidence de la FIFA peu avant la coupe de 1954.  Il meurt en 1956 à 83 ans, alors qu’on venait de le propose pour le prix Nobel de la paix…

Sa devise aurait pu être : «  faite du foot pas la guerre ! »

Les Atrides façon le Pen.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 10 juin 2014 16h37 | Commentaires fermés

En France les réactions sont toujours nombreuses après le dernier dérapage  du fondateur du Front National Jean-Marie Le Pen. La plupart des commentateurs estiment que le  parti d’extrême droite est ainsi renvoyé à ses « origines peu recommandables » et que la stratégie de « dédiabolisation » de sa fille est désormais menacée.

Je vous rappelle rapidement les faits : dans une vidéo postée la semaine dernière sur le site internet du FN et retirée depuis, Jean Marie le Pen répond en riant à propos du chanteur Patrick Bruel, qui est  juif, « on fera une fournée la prochaine fois ».

C’est tellement ignominieux que tout commentaire serait superflu.

Le déni de Marine.

 Restons-en au niveau politique la phrase du président d’honneur du Front National a été critiquée par sa fille qui a déclaré qu’il s’agissait  d’une « faute politique ». Pas l’antisémitisme ( bien sûr)  car c’est « une interprétation malveillante » mais plutôt de le fait de « ne pas avoir anticipé l’interprétation qui serait faite » du mot « fournée »  le N° 2 du parti Louis Aliot et le député  Gilbert Collard ont émis eux aussi des critiques le second laissant entendre qu’il était temps que le Pen prenne sa retraite…

Réponse du vieux tribun sur RMC :  

La « faute politique », c’est de s’inscrire dans la « pensée unique ». Il a ensuite twitté: « Je regrette la déclaration de la présidente du Front National. Elle accrédite la diffamation dont je suis victime ».

 Une fausse naïveté.

 A chaque sortie du père l’analyse de la presse est toujours à peu près la même : père et fille avanceraient  main dans la main.  Elle dé-diaboliserait pendant que lui à intervalle régulier lancerait un clin d’œil à ses vieux militants racistes du genre :  « ne tombez pas dans les panneaux nous sommes toujours les mêmes… »

 Au risque de vous surprendre je ne partage pas pleinement cette opinion. Je crois que Marine le Pen a effectivement une stratégie de conquête du pouvoir qui lui impose un recentrage et notamment sur les aspects les plus extrêmes de l’idéologie du FN.  Ses cadres sont jeunes, son électorat est d’origine ouvrière, parfois issu de la gauche, et le profil psychologique n’est pas celui du vieux parti du père qui s’inscrivait à la fois dans la tradition pétainiste et dans la nostalgie de l’Algérie Française. Je me souviens encore de la campagne présidentielle de le Pen en 1974 qu’il menait coiffé de son béret de parachutiste, il n’avait pas recueilli 1% des voix !

 L’ADN du FN.

 Je crois qu’en autocrate authentique  Jean Marie  Le Pen n’aime pas ce qu’est devenu son parti, il s’est d’ailleurs opposé au changement de nom. Quant à l’expression « Rassemblement bleu Marine », sous laquelle sa fille se présente, il la trouve ridicule. Quant à sa dernière sortie elle pourrait carrément compromettre la constitution d‘un groupe d’extrême droite au parlement  européen.  Plusieurs des partis pressentis pour s’allier  au FN ont effet décliné l’invitation parce qu’ils considèrent que le FN est antisémite…

  Marine le Pen est désormais au pied du mur soit elle se sépare clairement de son père ( quitte à provoquer une scission…il est capable de tout !) Soit elle assume une fois de plus, ce qui n’est finalement que l’ADN historique de son parti.

La Belgique à la croisée des chemins.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 10 juin 2014 08h56 | 3 commentaires

 Je vous propose le texte à peine modifié du papier que j’ai écrit pour  Paris Match au lendemain des élections. Papier publié le 28 mai dans le célèbre magazine.

 

Quel avenir pour la Belgique ? On me pose souvent la question, et ma réponse est le plus souvent : quelle Belgique ? Parlez-vous  de la Belgique de mon enfance, celle du Roi Baudouin, du Congo, et de la fierté de l’expo 58 ?  

Vous vous souvenez ? Le pays de cocagne, fier de son dynamisme économique et de ses avancées technologiques. Quelle différence à l’époque entre le téléphone automatique en Belgique et les 22 à Asnières de Fernand Raynaud ! Cette Belgique qui installait le câble dans les appartements ouvrant les téléviseurs au monde, quand l’hexagone se gobergeait de créer une deuxième chaîne couleur ; cette Belgique qui épatait le monde avec Brel, Adamo, Merckx, Ickx… Bref de cette Belgique que Gaston Eyskens appelait à l’imitation du général de Gaulle au sujet l’Algérie française, la « Belgique de papa ».

Désolé mais cette Belgique est morte, elle est morte depuis longtemps.

La Belgique est morte !

Elle a commencé à succomber  au temps des premières lois communautaires en 1970, et elle a trépassé avec la réforme de l’Etat de 1993. Je souviens à l’époque d’avoir  titré dans le journal de 7h de Bel RTL, le lendemain des fameux accords de la saint Michel, « le Royaume de  Belgique est mort vive le RFB » ! RFB comme Royaume Fédéral de Belgique. Je pensais que compte tenu de la profondeur du changement constitutionnel il aurait fallu changer également le nom du pays, comme un électrochoc afin que les gens «  se rendent compte. »

 On ne l’a pas fait et les Belges francophones ont cru qu’ils continuaient  à vivre dans le même pays. Et ça a duré un certain temps,  je me souviens du Roi Baudoin dans son  ultime discours  du 21 juillet 1993, il appelait ça la « loyauté fédérale ».  D’ailleurs Herman de Croco et Mark Eyskens n’offraient-ils pas à la télévision le visage rassurant de ces Flamands francophiles, maitrisant la langue de  Molière comme Jean d’Ormesson ? Nous laissant croire que tout continuait comme avant, ou qu’au pire, comme dans le Guépard « qu’il fallait que tout change pour que rien ne change. « 

Mais la Belgique n’est pas la Sicile du prince Fabrizio Courbera de Salina, immortalisé par Burt Lancaster dans le film de Visconti.  Tout a changé, la seule chose c’est que les francophones ne l’ont pas su, ne l’ont pas cru, ou n’ont pas voulu le croire. D’ailleurs y croient-ils ?

Espérer le meilleur, mais préparer le pire ?

J’ai la faiblesse de penser que les hommes politiques francophones de ce pays sont lucides, qu’ils ont compris, qu’ils se préparent au pire. Mais qu’ils n’osent pas le dire, l’expliquer, le révéler.  Par délicatesse, par charité chrétienne, par  peur,  par intérêt peut être ?  « Nous sommes le dernier rempart de la Belgique », thème connu, partagé par bien des partis francophones…. Mais que défend encore ce rempart ? Et ce rempart n’est-il pas une ruine  comme celles qu’on admire mélancolique dans les jardins de  Rome ?

On aurait dû changer le nom du pays, et peut être son mode de scrutin, ou son organisation électorale. Tant que les hommes au pouvoir étaient issus de générations grandies dans  la Belgique « d’avant », qui avaient connu les partis unitaires, ça a plus ou moins bien fonctionné. Mais souvenez-vous de Jean Luc Dehaene pendant la crise des 500 jours,  abandonnant la partie, parce qu’il ne comprenait plus ni les règles, ni les gens.

Il y a effectivement de nouvelles règles. Et le fait notamment d’avoir créé deux opinions publiques, deux corps électoraux et désormais des partis influents n’existant que dans une seule communauté, sans pour autant changer la façon dont se forme le gouvernement , n’a pu que conduire à des crises de plus en plus longues.

 Dans n’importe quelle démocratie,  quand le gouvernement  sortant remporte les élections, il est reconduit. La logique voudrait donc que la coalition actuelle reste au pouvoir et Elio di Rupo premier ministre.

 Je m’imagine essayant d’expliquer le contraire  à mes copains français. Nanti d’un bon bilan et vainqueur des élections, Elio di Rupo ne sera probablement  plus premier ministre dans quelques temps. Incompréhensible pour qui n’est pas Belge.

La Belgique byzantine.

Maintenant si on renonce à l’architecture classique à la logique cartésienne trop française pour se baigner avec délectation dans le style baroque et les règles byzantines… On peut disserter sans fin sur la légitimité de tel ou tel, et le célèbre « message de l’électeur » qui dans le système proportionnel belge n’est jamais clair.  C’était un grand bonheur de voir les présidents de parti se réclamer chacun de la victoire dimanche soir, à part Olivier Deleuze, qui a reconnu qu’il était un peu déçu. Mais tout juste !  

Et voilà que commence la sarabande des consultations, à la recherche de la quadrature du cercle. Ce serait bien de reconduire la coalition sortante, c’est arithmétiquement possible, mais voilà peut-on écarter le premier parti du pays, et le premier parti  de Flandre ?

 Honnêtement ça fait bizarre. Et que se passe-t-il ailleurs  quand un parti qui fait de très bons scores, n’arrive aimais à atteindre elle pouvoir ? Soit il disparaît peu à peu, à force d’avoir lassé l’électeur. Soit il dispose d’un véritable ancrage populaire, et il continue à monter, monter, monter, et finalement  il obtient la majorité absolue ou il prend le pouvoir de manière disons moins démocratique…

On me répète à qui mieux mieux qu’il est impossible que le PS et la NVA cohabitent dans le même gouvernement.  Oui et alors ? La NVA sera le pivot du gouvernement flamand, elle disposera de pouvoirs considérables grâce à la 6eme réforme de l’Etat. Elle pourra bloquer ou du moins gêner le fonctionnement  du gouvernement fédéral. Car comme le rappelait régulièrement  Kriss Peeters, président flamand sortant, la Flandre c’est  60% de la population, 70% du PIB, 80% des exportations.

La Belgique c’est la Flandre.

Je vais vous faire une révélation, la Belgique c’est la Flandre !  Je le répète :   La Belgique c’est la Flandre ! C’est pourquoi certains hommes politiques flamingant disent  aux francophones «  mais vous n’aimez pas la Belgique ! ». Et le francophone répond  « mais non c‘est vous ! »  Et pourtant c’est le Flamand qui a raison, sauf que le francophone évoque la Belgique de papa, et  le flamingant celle d‘aujourd’hui.

Revenons un instant à la phrase du général de Gaulle qu’avait évoquée Gaston Eyskens dans sa célèbre formule « la Belgique de Papa » . Le général s’adressait aux partisans de l’Algérie française, pour leur faire comprendre que l’Algérie serait bientôt indépendante : « On peut regretter la douceur des lampes à huiles, la splendeur de la marine à voile et l’Algérie de papa mais Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités!»

 La réalité c’est que la Belgique c’est d’abord la Flandre et qu’en Flandre le premier parti s’appelle la NVA. Si le scrutin majoritaire était en vigueur en Belgique, comment en France (à deux tours) ou plus encore comme en Grande Bretagne (à un seul tour). La NVA aurait la majorité absolue au parlement flamand et peut et même à la chambre des députés !

Ça aurait au moins le mérite de la clarté.  Je me dis que parfois Bart De Wever doit en rêver.

Un séparatisme possible.

Je ne sais pas ce qui va se passer dans ces prochains jours. Je crois qu’il y aura un gouvernement sans la NVA . Et que ce sera donc reculer pour mieux sauter. Car il y aura une prochaine fois, et la prochaine fois la NVA imposera une réforme de l’Etat hyper confédérale, laissant au gouvernement central  un soupçon de pouvoirs symboliques : affaires étrangères, défense, justice peut être. Mais comme c’est la Flandre qui tiendra les cordons de la bourse. Quant à sa composition ce sera systématiquement le premier parti Flamand et le premier parti francophone qui géreront au minimum, un peu comme des curateurs,  ce qui restera de la Belgique. Puis chacun dans sa communauté sa région, gouvernera au maximum ce qui ne regardera plus les autres…

Avant peut être elle grand saut, le grand coup de ciseaux définitif.

On m’a dit un jour qu’il  était impossible de découper Bruxelles avec une partie flamande et une autre francophone. C’est vrai, où passerait cette frontière ? Au niveau du canal ? Au milieu de la grand place, entre la bas et la haut de la ville ?  Je réponds alors qu’il existe d’autres solutions pour partager la capitale.  J’en connais une en vigueur à Rome. Depuis les accords du Latran en 1929, Rome abrite deux Etat : l’Italie et le Vatican. On pourrait ainsi imaginer un Vatican Flamand au cœur de  Bruxelles, avec comme à Rome des dizaines de bâtiments flamands bénéficiant de l’extraterritorialité, autant d’îlots Flamands dans une Bruxelles francophone…Et cette Bruxelles serait elle-même reliée à la Wallonie par une route «  neutre ». Inconcevable ? C’est oublier par exemple le statut de Berlin Ouest enclavée en RDA et reliée à l’Ouest  par une autoroute véritable « cordon ombilical. »

En matière d’institution l’homme moderne est très créatif, et le belge plus encore que les autres. ( Cela dit les îles Cook c’est pas mal non plus…)

Au final je vois une Belgique qui va continuer peu à peu à se déliter, jusqu’à une sorte de « confédération des Flamands et des Wallons » qui se terminera peut être par une scission. Le Roi Philippe et sa famille prendraient alors le chemin de l’exil comme son ancêtre Louis-Philippe en 1848.

Mais ce processus prendra probablement des dizaines d’années.

Et c’est là que le bât blesse !  

Rester dans l’histoire.

L’ignominieux attentat du samedi 23 mai au musée juif de Bruxelles nous a rappelé brutalement que nous étions toujours plongés dans l’histoire, comme en Août 14. Non, nous ne sommes pas à l’abri ! Non, nous n’avons plus le temps de nous refermer sur notre nombrilisme communautaire, à polémiquer sans fin sur le bruit des avions et la largeur du Ring !

Je ne sais pas si la Belgique va survivre et je ne sais pas pour combien de temps. Masi une chose est sûre, si elle existe encore  elle a besoin d‘un gouvernement responsables, avec des hommes ( et des femmes)  d’Etat,  et pas les défenseurs de tels ou tels intérêts particuliers.

Et c’est d’ailleurs à cette aune que l’histoire juge les peuples. Ont-ils la capacité dans les moments difficiles de faire surgir une génération qui prend la barre et affronte la tempête. ?  Par le passé la Belgique a su le faire, en 1830, en 1914, en 1940… Personne alors ne doutait de son existence.

 On verra si cette fois encore le « peuple belge » relève le défi.

 Sinon …

 

L’ambitieux Copé dans son élan…

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 mai 2014 08h28 | Commentaires fermés

Le président démissionnaire de l’UMP Jean-François Copé a déclaré hier soir à la télévision, « les yeux dans les yeux », qu’il avait « découvert » le système de fausses factures de l’affaire Pygmalion seulement « il y a douze jours » ! Il a ajouté qu’il « fera désormais de la politique autrement » ! Je n’en suis pas tout à fait convaincu…

Vous savez ce qui motive les hommes politiques français. Ce n’est pas l’argent,  contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, il est rare de s’enrichir en politique. Non, c’est le pouvoir …le pouvoir,  le seul pouvoir ! Et en France il existe un vrai pouvoir celui du Président de la République dont je vous ai dit cent fois qu’il était un vrai pouvoir royal. Bien plus grand que celui du Roi Philippe et même de la reine d’Angleterre, pour ça ils sont prêts à tout.

Tout petit déjà !

A 7 ans Jean François Copé avait placé au-dessus de son lit la photo du gouvernement Pompidou.  En se mariant, en 1991, il lance  à ses invités étonnés : « Vous avez de la chance, vous venez d’assister au mariage du futur président !»

Pas une seconde de sa vie n’a été consacrée à autre chose que la conquête du pouvoir. Député à 31 ans, maire de Meaux à 37,  ministre à 38, secrétaire général de l’UMP à 46, président de l’UMP à 49, à l’issue d’une élection très controversée, et là boum !  A 50 ans l’obstacle !

L’obstacle des autres ambitions,  parmi les trois anciens premiers ministres qui vont le remplacer le 15 juin à la tête du parti deux : Juppé et Fillon nourrissent aussi des rêves Elyséens. 

Jérôme Lavrilleux en pleurs sur BFMTV

 Pas de cadeaux.

  Et je ne vous parle pas de Sarkozy … Vous savez quel est le point commun, entre Nicolas Sarkozy et François Hollande,  tout petit déjà ils voulaient être présidents. (  Mitterrand c’était pape mais il a laïcisé son projet, quant à Charles De Gaule  à 15 ans il avait rédigé un texte où il expliquait comment le général De Gaulle sauverait la France d’une invasion allemande.)  

 Tous, je vous dis tous ! Et pour ça tous les moyens sont possibles. Quand il était jeune député Jean François Copé avait reçu un conseil de  Nicolas Sarkozy : « En politique on ne te donnera rien il faut prendre ». Alors il a pris,  il a pris tout ce qu’il a pu.

 Et hier il en a pris plein la gueule ! Ce sont les risques du métier…

 Ses amis, les rares qu’il lui reste, (oui c’est un milieu cruel) disent qu’il est comme Zorro qu’il se remet toujours en selle. D’autres font remarquer qu’ à l’Assemblée Nationale  il fut le suppléant de Guy Drut, député gaulliste mais surtout champion olympique du 110 mètres  haies. Evidemment avec un tel parrainage ont doit pouvoir franchir les obstacles, et se relever quand on tombe.

 Les larmes de Jérôme.

 Quant au fond de l’affaire je suis plongé dans un abîme de perplexité quand je revois les images de Jérôme Lavrilleux, ex-bras droit de Copé, en pleurs à la télévision,  expliquer entre deux sanglots  qu’il est impossible de faire une campagne électorale présidentielle avec seulement 22 millions d ‘euros (somme maximales autorisées).et qu’il  fallait bien trouver d’autres moyens.   

  Il a aussi parlé de dérapage, c’est le mot… Comment à ce point perdre le sens des réalités ? C’est un des traits de l’ivresse… l’ivresse du pouvoir.

 

 

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Copé cou coupé ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 mai 2014 08h53 | Un commentaire>

 Nouveau scandale politique en France. Les caciques de l’UMP se réunissent ce matin pour tenter de dénouer l’une des plus grave crise qu’ait connue leur parti. En jeu le sort du président Jean-François Copé.

 

 

Vous vous souvenez peut être du mythe de Pygmalion ce sculpteur antique,  qui tombe amoureux d’une statue d’ivoire, (Galatée) et finit par l’épouser quand la déesse Aphrodite accepte de lui donner la vie.

Seulement  il ne faut pas confondre Pygmalion et Bygmalion. Bygmalion c ‘est une société de communication et d’évènementiel qui a facturé des sommes pharamineuses à l’UMP le parti de Nicolas Sarkozy, désormais présidé par Jean François Copé.

De Bygmalion à Sarkozy.

L’affaire a éclaté en février, on pensait alors  qu’il s ‘agissait d’un classique passe-droit : Jean François Copé aurait favorisé des amis  propriétaires de Bygamlion, dans l’obtention de contrats avec le parti

L’affaire a pris un autre tour  ces quinze derniers jours, et on se rend compte aujourd’hui qu’il s’agit d’un vaste trafic de fausse factures destinés à financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Des meetings avaient été indûment facturées à l’UMP au lieu d’être imputées aux comptes de campagne du président-candidat.Le total de ces factures s’éléverait à plus de 20 millions d‘euros.

 L’affaire Pygmalion est devenue l’affaire Sarkozy.

Jérôme Lavrilleux , jusqu’à dimanche directeur de cabinet de Jean François  Copé, a confirmé cette version, reconnaissant en larmes un « dérapage » dans « l’engrenage irrésistible » de la campagne. Mais d’après lui  ni Sarkozy ni Copé n’étaient au courant…

Hier le siège du parti a été perquisitionné. Alors que l’ancien ministre de l’intérieur Claude guéant était lui placé en garde en vue dans un autre dossier. L’arbitrage en faveur de Bernard Tapie, qui lui a avait permis de récupérer plus de 400 millions d’euros. Comme on dit : « ça fait désordre ! »

Copé sur la sellette.

  Copé n’a pas beaucoup d‘autres solution que de démission, ou de se « mettre en réserve » notamment pour  protéger Sarkozy, qui bien entendu ne connaissait rien à toutes ces histoires.

J’entendais hier soir à la télévision un responsable de l’UMP dire : « Sarkozy c’est comme De Gaulle l’intendance suivra… »

Peut-être, mais je ne sais pas pourquoi  je n’ai pas l’impression que le Général De Gaule et Nicolas Sarkozy avaient le même rapport à l’argent durant leurs présidences respectives.  Le général payait lui-même l’essence de sa DS officielle quand il partait en weekend à Colombey, et il avait fait placer un compteur électrique sur les appartements présidentiels à l’Elysée, pour régler de sa poche les factures de sa famille. De son temps Nicolas Sarkozy avait fait délivrer une carte Visa à Cécilia, sur le Trésor public… Ce fut d’ailleurs le premier scandale de sa présidence.

 Tout bénéfice pour le FN.

 En revanche Copé ne peut pas dire qu’il ne savait rien, c’est le président du parti, c’est lui qui signe les contrats. Et si cet argent a été dépensé à son insu c’est au mieux une négligence, au pire de l’incompétence. Il a donc peu de chances de sauver sa tête.  

Au lendemain de la victoire du Front National aux européennes, cette nouvelle affaire est tout bonnement lamentable. Car la démocratie c’est bien sûr une formation au pouvoir, mais c’est aussi une opposition,  un parti dit « de gouvernement » susceptible d’assumer l’alternance. Il faut les deux ! Or si l’UMP explose en vol qui restera devant le PS, lui-même en capilotade ?  Le Front National !

 Les dirigeants de la droite démocratique doivent très vite faire le ménage dans leurs rangs pour retrouver toute leur légitimité.  Ce n’est pas qu’un jeu politicien, c’est une responsabilité historique…