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A 380 : la fin des super jumbos

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 février 2019 08h50 | Ajouter un commentaire

Un coup de tonnerre dans le monde du transport aérien, douze ans après son premier vol commercial Airbus annonce la fin de l’A 380. Le super jumbo, capable d’emporter 800 passagers n’avait jamais connu le succès escompté.

A 380

 

 

En 20 ans nous aurons connu la disparition des deux avions commerciaux les plus extraordinaires et les plus antinomiques de l’histoire…

Formule 1

D’abord le Concorde, véritable Formule 1 des airs qui volait à deux fois la vitesse du son, et permettait de rejoindre Paris à New York en 3h30, soit deux fois plus vite qu’en Boeing 747. Mais il emportait peu de passagers, une centaine, sur une distance relativement courte 6000 km. C’était le produit d’un autre temps quand l’avion était réservé à une élite, d’ailleurs dans le Concorde il n’y avait qu’une classe la première. A la fin de son exploitation en 2003, après un terrible accident qui avait fait 113 morts à Gonesse en juillet 2000, on s’était fait une raison, le développement massif du transport aérien exigeait des autobus volants et pas des Formules 1.

Le Concorde

 

Super Jumbo.

La Américains de Boeing l’avaient compris dès les années 60, quand ils avaient abandonné leur projet de supersonique pour inventer le jumbo jet, le 747, qui fête cette année ses 50 ans. Plus tard les européens aussi ont voulu leur super Jumbo, l’A 380, un mastodonte des airs à double pont, capable d’emporter 800 passagers sur 15 000 km. On allait voir ce qu’on allait voir !

Le premier vol commercial eu lieu en 2007, à l’époque on en tarissait pas d’éloges sur ce zinc improbable, massif au sol mais qui avait l’air si léger une fois en l’air. Un peu comme l’aboutissement du rêve de Howard Hugues et son hydravion géant. Mais voilà dès le début les ennuis se sont accumulés notamment dans sa production, et puis cet avion a fait peur, il fallait adapter les aires d’embarquement à ses capacités, son entretien n’était pas facile, et puis surtout ses quatre moteurs étaient passés de mode…

Boeing 787

 

Autobus volants.

Dans les années 1990- 2000 qu’on a vu le développent de longs courrier à deux moteurs comme le Boeing 777 et l’Airbus A 330, puis de leurs successeurs les 787 et A 350. Moins de passagers certes  ( 250-300 ) mais surtout moins de kérosène pour une autonomie comparable. Un point devenu crucial aujourd’hui. Malgré les commandes de la compagnie Emirate, Airbus ne produisait plus que six A 380 par an contre douze au début. Le constructeur européen a donc décidé de stopper les frais. Les chaines de l’A 380 vont s’arrêter avec probablement 3000 emplois supprimés, mais Airbus promet des reclassements.

Alors que le 747 tire sa révérence  à 50 ans, l’A380, 12 ans à peine, n’aura pas le temps de devenir adulte.

Après les supersoniques et les super jumbos l’époque est désormais au… super raisonnable…

Paris : la malédiction de la rue Erlanger

Par Christophe Giltay dans Divers , le 13 février 2019 08h28 | Ajouter un commentaire

Essia B., la femme soupçonnée d’avoir déclenché mardi 5 Février l’incendie d’un immeuble parisien, ( bilan 10 morts et plus de 30 blessés) a été mise en examen et placée en détention provisoire. La rue Erlanger du 16ème arrondissement de Paris, où s’est produit le drame, est une rue étrangement marquée par le destin. C’est notamment là qu’est mort le chanteur Mike Brant en 1975.

L’incendie du 5 février s’est produit au 17 bis de cette rue cossue, située non loin de la porte d’Auteuil…

Le vendredi 25 avril 1975 à 11 h 15 du matin, Mike Brant tombait du sixième étage d’un immeuble situé au 6 rue Erlanger,  à quelques dizaines de mètres de là…cette mort est toujours restée mystérieuse.

Qui saura ?

On se souvient que le chanteur avait fait une tentative de suicide en novembre 1974, mais qu’il avait selon la légende été sauvée par ses chaussures genre boots à semelles compensées et talons hauts qu’on portrait à l’époque. Les talons se seraient accrochés à la rambarde du balcon faisant basculer Mike Brant sur le balcon inférieur, blessé mais vivant. Après plusieurs mois de convalescence il avait repris sa carrière en enregistré notamment au printemps 1975 un de ses plus grands succès « Dis-lui ». Et puis voilà cette mort étrange, inexpliquée… Suicide ? Assassinat ? Les thèses les plus folles ont circulé, Mike Brant qui était israélien aurait été lié à des activités du Mossad. Il entretenait aussi une relation très conflictuelle avec son manager Simon Wajntrob, qu’on retrouvera lui trois ans plus tard, au bois de Vincennes, avec une balle dans le coeur et une autre dans la nuque. Moshe Brand (c’était son vrai nom), repose au cimetière d’Haïfa en Israël.

44 ans après sa mort il a toujours ses fans… depuis 1970  Il a vendu 33 millions de disques…

Le japonais cannibale .

Le 11 juin 1981, un étudiant japonais Issei Sagawa Kagawa, sous le prétexte d’un travail universitaire attire Renée Hartevelt, une jeune Néerlandaise de vingt-quatre ans, dans son studio du n° 10 rue Erlanger. Il aurait connu avec elle une déception amoureuse. Il l’a tuée avec une carabine 22 long rifle, puis prélève  sur son corps 7 kg de chair. Il va la consommer pendant trois jours,  en la conservant au frigo et prenant 39 photos au fur et à mesure qu’il prélève les chairs de sa victime. Arrêté, jugé il est déclaré irresponsable et bénéficie d’un non-lieu. En 1984 il est renvoyé au japon où ses parents se font interner. A la suite de nouvelles expertises il est libéré dès 1985. Il a écrit depuis une douzaine de livres, tous centrés autour de son crime. Il est également apparu dans des publicités pour des chaînes de restaurants de viande !

Le tourbillon de la vie.

Enfin moins dramatique : l’écrivain Serge Rezvani a vécu de nombreuses années au 81 de la rue Erlanger. Rezvani auteur prolifique célèbre notamment pour avoir écrit les célèbres chansons « Le Tourbillon (de la vie) », et « J’ai la mémoire qui flanche » interprétées par Jeanne Moreau .

Revzani très marqué par la mort de Lula sa femme et égérie en 2004, vit désormais avec l’actrice Marie Josée Nat, à Bonifacio en Corse…

Loin, très loin de la rue Erlanger.

Paris : incendie dans le quartier chic.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 5 février 2019 09h17 | Un commentaire>

Revenons sur cet incendie extrêmement violent qui a ravagé un immeuble à Paris cette nuit. Le bilan provisoire est très lourd 10 morts et une trentaine de blessés. Les incendies graves ne sont pas rares à Paris, la particularité c’est qu’il a cette fois touché l’un des quartiers les plus aisés de la capitale.

 

Le 17 bis rue Erlanger avant l’incendie

 

L’incendie s’est déclenché au 17 bis de la rue Erlanger dans le 16 ème arrondissement de Paris, c’est le quartier le plus chic de paris.

La rue Erlanger est une rue résidentielle assez calme, bordé de beaux immeubles haussmanniens, et d‘autres plus récents datant des années 70 ou 80 qui se vendent à 10 000 euros le m2. On est à deux pas de la porte d’Auteuil, du parc des Princes et de Roland Garros. Donc à mille lieues de ces immeubles vétustes du nord de Paris exploités par des marchands de sommeil, à l’électricité surannée ou au réseau de gaz défectueux, où l’on a connu autrefois bien des drames.

Des incendies meurtriers.

On se souvient  notamment de l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra dans la nuit du 14 Avril 2005, 76 rue de Provence dans le 9eme arrondissement, il avait  fait vingt-quatre morts dont onze enfants. Plus récemment le 12 janvier toujours dans le 9ème, une explosion au gaz suivi d’un incendie avait fait quatre morts. Dans le 9e Fin décembre, deux femmes et deux fillettes sont mortes dans un incendie qui s’était déclaré dans une tour HLM de la cité Paul-Eluard à Bobigny en Seine-Saint-Denis, au nord de Paris, mais là encore  il s’agissait de bâtiments, j’ailais dire à risque.  Rue Erlanger c’est impeccable à tous le points de vues, quand vous regardez les photos de l’immeuble du 17bis, c’est une élégante résidence de 8 étages datant des années 70. Un peu comme celles qu’on voit dans les films de cette époque, avec Alain Delon. ( Le cercle rouge, Trois hommes à abattre…)  Baies vitrées, façade en pierre de taille….

Une violence exceptionnelle.

Alors comment expliquer la lourdeur du bilan ? Visiblement le feu s’est propagé très rapidement par un appel d’air dans la cage d’escalier principale. Ensuite c’est un immeuble enclavé avec une cour intérieur comme il y a beaucoup à Paris et cette fois dans tous les quartiers. D’où la difficulté pour les habitants de fuir et pour les pompiers d’intervenir avec du matériel depuis la cour. C’est ainsi que beaucoup de gens sont réfugiés sur les toits. Par ailleurs dans ces immeubles cossus les appartements sont bien meublés, or les meubles, même de style, même en bois peuvent facilement alimenter une incendie. Un capitaine de pompiers racontait ce matin sur RTL Paris à quel point la combustion d‘un canapé par exemple peut poser des problèmes.

Querelle de voisinage ?

Reste la cause. Pour l’instant évidement il est trop tôt pour la déterminer avec certitude, mais dans ces immeubles très bien entretenus  le court-circuit ou la fuite de gaz c’est très peu probable. D’après le Procureur de la République de Paris, la piste criminelle est privilégiée. Une habitante de l’immeuble a été placée en garde à vue, elle aurait été retrouvée, ivre, tentant de mettre le feu à une voiture. Une querelle de voisinage serait à l’origine du drame.

Cela dit, même dans les quartiers chics on oublie parfois une casserole sur le feu…

 

France : débat autour des limitations de vitesse

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 janvier 2019 08h28 | 2 commentaires

Début de polémique en France sur l’une des revendications des gilets jaunes. Ils souhaitent l’abandon de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires, pour revenir au 90 Km/h. Une position qui révolte les associations de victimes de la route.

Le sujet est d’autant plus sensible qu’il divise visiblement le Président et le Premier Ministre. Les 80KM/h d’application depuis juillet dernier sont une idée forte d’Edouard Philippe qui n‘en démord pas: c’est la meilleure solution pour faire baisser le nombre de tués en France. L’Hexagone dispose d’un important réseau de routes secondaires, 400.000 km soit dix fois la circonférence de la Terre. C’est sur ces routes que se produisent la plupart des accidents mortels (55% en 2016, soit 1.911 morts).

Macron hésitant

Or, lors de ses débats en province le président de la République a laissé entendre qu’il pourrait moduler la mesure et revenir dessus dans certaines régions. Résultat: grosse colère de Chantal Perrichon, la présidente de la Ligue contre la violence routière qui s’insurge dans une tribune publiée par le journal Libération : « Il est inconcevable de mettre un dossier de santé publique de cette importance dans les mains de petits potentats locaux ».

Il faut dire que les élus locaux sont soumis à une forte pression de leurs électeurs contre les 80km/H. Les arguments sont toujours les mêmes : on se traine, on perd du temps sur les trajets, on arrive en retard au travail, la tournée des facteurs est plus longue, on n’a plus assez de vitesse pour doubler les poids lourds etc…

Des vies sauvées

A l’origine, Matignon prévoyait que cette mesure sauverait encirons 400 vies par an. En six mois on en est à 116. C’est peu me direz-vous, mais c’est 116 vies, 116 VIES. Une seule aurait suffi pour rendre la mesure légitime. En 1972, le nombre des morts en France a atteint le triste records de 16.545 tués, l’équivalent de la population de la ville de Mazamet dont tous les habitants se sont couchés dans la rue pour montrer l’ampleur du carnage, lors d’une célèbre émission de télévision (Mazamet ville morte 17 mai 1973, voir photo ci-dessus). Depuis, grâce aux limitations et au port de la ceinture, à la lutte contre l’alcool au volant,  le nombre de morts est tombé à 3.259 en 2018. C’est beaucoup moins, c’est encore trop…

Destruction des radars

Les gilets jaunes ont détruit 65% de radars automatiques installés sur les routes et autoroutes de France. Hormis que leur réparation va couter cher, c’est tout simplement un geste incivique. Alors oui ça parait sympa comme ça, moi non plus je n’aime pas les PV, mais les radars, ce n’est pas un truc inventé pour embêter les gens et remplir les caisses de l’Etat. C’est avant tout un dispositif de sécurité, et même en Allemagne ou 60% des autoroutes ne sont pas limitées, là où il y des limitations elles sont très scrupuleusement respectées.

A bon entendeur

Dans sa tribune à « Libé », Chantal Perrichon souhaite d’ailleurs qu’à terme les radars soient remplacés par des voitures banalisées mêlées au cœur de la circulation. Au final, le message des associations est clair, il est directement adressé à Emmanuel Macron : « Monsieur le Président ne cédez pas sur la limitation de vitesse. Les gilets jaunes n’ont pas forcément raison sur tout ! »

Les gilets jaunes aux européennes.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 janvier 2019 10h09 | Ajouter un commentaire

En France à quatre mois des élections européennes, bon nombre de « gilets jaunes » ont annoncé leur intention de constituer une liste pour ce scrutin. À leur tête, Ingrid Levavasseur une jeune femme de 31 ans. Cette candidature inquiète déjà les partis traditionnels.

Ingrid Levavasseur

Elle ne passe pas inaperçue avec sa chevelure rousse et bien sûr son gilet jaune. Ingrid Levavasseur sera tête de liste du RIC le Ralliement d’Initiative Citoyenne. Elle est devenue en quelques semaines l’une des figures emblématiques des gilets jaunes français.

Il faut dire qu’elle est très représentative d’une certain nombre de revendications, cette aide-soignante de 31 ans, mère célibataire de deux enfants, fait tous les jours 40km pour aller travailler, pour un salaire de 1250 euros par mois à peine plus que le chômage…Donc quand elle évoque le pouvoir d’achat elle sait de quoi elle parle. Son discours est à la fois intéressant et efficace à tel point que BFM TV lui a un moment proposé de devenir chroniqueuse. Elle a renoncé face au tollé provoqué dans le mouvement, car c’est bien  la particularité de gilets jaunes de désavouer tous ceux qui pourraient à un moment ou à un autre s’arroger le titre de porte-parole. D’ailleurs la liste RIC fait déjà l’objet d’une pétition, pour lui interdire l’utilisation de l’expression gilet jaune.

Des sondages favorables.

Qu’importe il s’agit bien d’une liste « gilets jaunes », qui compte actuellement 10 membres et qui cherche donc d’autres candidats pour atteindre les 79, soit le nombre de députés européens attribués à la France. Cette liste « gilets jaunes » qui ne dira pas son nom inquiète les états major politique, car selon un récent sondage elle arriverait en troisième position derrière la République en marche et le Rassemblement National de marine le Pen, mais devant les Républicains, la France Insoumise de Mélenchon et le PS toujours dans les choux depuis le départ de François Hollande.

Une tuile pour l’oppostion.

Le paradoxe c’est que les « gilets jaunes » font en fait le jeu du gouvernement. Leur liste prend ra plus des voix à l’opposition qu’à la majorité. Ainsi les « gilets jaunes » qui critiquent le gouvernement et demandent même par moment la démission d’Emmanuel Macron, seront en fait des alliés objectifs du pouvoir… On va voir si cette liste parvient à se constituer, et on verra ensuite si les sondages se confirment. En général ce type de phénomène médiatique à tendance à se dégonfler au moment du vote. Sauf aux européennes où les Français votent souvent de manière originale car cette élection, un peu éloignée du quotidien sert de défouloir. C’est ainsi que Bernard Tapie ou Daniel Cohn Bendit ont fait autrefois des scores autour de 15% ( Tapie 12,3 en 1994, Dany 16,2 en 2009) . Or les « gilets jaunes » sont donnés à 13%… tout est possible !

Il neige sur Liège ( et ailleurs aussi)

Par Christophe Giltay dans Divers , le 23 janvier 2019 09h40 | Un commentaire>

Il neige, c’est le titre à la une dans toute la Belgique…La neige qui a l’air de nous surprendre et à laquelle on accorde un caractère exceptionnel alors que finalement nous sommes en Belgique en hiver…et qu’en Belgique en général, l’hiver, il neige !

 

Les chasseurs dans la neige ( Pierre Breughel l’ancien)

 

C’est tous les ans pareils,  trois flocons et c’est la panique !  Or je le rappelle nous sommes un pays d’Europe du Nord, pas la Scandinavie certes mais du Nord. A Marseille d’accord  quand il neige un peu sérieusement, soit tous les dix ans, on garde les enfants à la maison,  et on arrête les transports publics. Mais chez nous ?

Un monde sans imprévus ?

Oui chez nous c’est bizarre…Peut-être parce que le impératifs du monde moderne, nous obligent à faire comme si le climat n’existait plus. On accepte beaucoup moins qu’autrefois l’absentéisme au travail ou à l’école. La société doit être performante neige ou pas, et si les trains ne passent pas parce que les rails sont gelés, ce n’est pas la faute du froid mais de la SNCB ! On marche un peu sur la tête.

Pays de neiges.

Oui en Belgique il neige, et c’est même un des caractères emblématique de nos régions. Si Jacques Brel chante Liège, il écrit une chanson dont le titre est « Il neige sur Liège ». Si Hollywood a parlé des Ardennes belges, c’est dans le film célèbre « La  bataille des Ardennes », où le personnage principal est la neige qui cloue au sol l’aviation américaine, et permet aux panzers d’assiéger Bastogne. L’Ardenne c’est la Wallonie mais il y aussi la Flandre et toutes les scènes de neige peintes par Pierre Breughel l’ancien dont le célèbre « Chasseurs dans la neige… » ( 1565)

Neige à Uccle 23/01/19

 

Age glaciaire.

Alors de quoi se plaint-on ? Au fond il y peut être une légère différence entre la perception mythique du climat et sa réalité . En effet quand Breughel a peint au milieu du XVI ème siècle l’Europe connaissait une période qualifiée de : « Petit âge glaciaire ». Une période qui aurait duré environ de 1350 à 1850, c’est à cette époque notamment que la vigne a pratiquement disparu de nos régions, avant de revenir de nos jours grâce au réchauffement climatique. Ainsi en Belgique comme au Pays Bas, dans les années 1500 et 1600, on a peint de très nombreux paysages de neige ou de glace, on y voit des patineurs et même de skieurs. Et ça fait très « pays du nord »…A tel point que certains spécialistes pensent que les peintres Flamands et Hollandais  ont un peu forcé le trait, histoire de se démarquer de nos occupants espagnols, habitués  à d’autres climats.

Réchauffement.

Le petit âge glaciaire a pris fin dans le dernier tiers du XIXème siècle et c’est depuis que les glaciers reculent en montagne. Ainsi ceux qui aujourd’hui surréagissent un peu aux épisodes neigeux, n’ont peut-être pas totalement tort. Certes nous fûmes un pays de neige et l’histoire de l’art nous le prouve encore dans tous les musées… mais aujourd’hui c’est moins peu moins vrai.

Cela dit comment s’intitule le plus grand tube de Salavatore Adamo le plus célèbre chanteur italo belge ? « Trésor national » au Japon ?

« Tombe la neige »….

Brexit : le rendez-vous de l’histoire.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 15 janvier 2019 11h12 | Un commentaire>

  Au Royaume Uni c’est la journée de tous les dangers pour la première ministre Theresa May. Le parlement doit se prononcer ce soir sur l’accord de sortie de l’Union Européenne, le Brexit. Or tous sondages prévoient un refus de cet accord par les députés. Le pays entrerait alors dans une phase de grande incertitude, alors que le Brexit est prévu pour le 29 mars. La question est toute simple comment en est-on arrivé là ?

Rage rage against the dying of the light

Même si la formule est un peu grandiloquente, c’est le produit de la démagogie et de la folie des hommes. Il y a d’autres exemples dans l’histoire : en 1453 pendant le siège de Constantinople les derniers Byzantins assiégés se divisaient sur des querelles religieuses, et les ultimes stratèges et mégaducs de l’empereur Constantin XI se disputaient les restes d’ apanages, quelques  iles et le Péloponnèse. Le 29 mai 1453 c’était réglé, les Turcs envahissaient la ville, c’était le fin du plus grand empire de l’histoire européenne, né à Rome 21 siècle plus tôt.

Orgueil et préjugés.

Le Royaume Uni a dominé le monde au XIX ème siècle, et certains des démagogues qui ont initié le Brexit on fait miroiter à un peuple fier et nostalgie le retour d’un certain âge d’or,  sur le thème c’était mieux avant on est plus fort quand on est tout seul, l’historien l’a prouvé.  Funeste enfumage … Je vous passe  les mensonges de la campagne des brexiteurs et notamment sur les millions  de livres sterling imaginaires qui devraient revenir au système de santé britannique, pour énoncer quelques évidences :

Raison et sentiments

Au sortir de la seconde guerre mondiale la France, l’Allemagne, le Royaume Uni Bretagne étaient exsangue. Nous qui avions effectivement dominé le monde, nous avons réussi en deux guerres mondiales à tout détruire et à passer la main aux Américains, aux Russes et désormais aux chinois.  Comme l’ont compris les pères de l’Europe dès 1951 et la CECA, la seule chance pour nous de survivre dans la paix et la prospérité et, de conserver une voix qui porte sur la scène internationale, c’est d’être uni. Tout seul c’est peanuts ! Qu’on soit Anglais, Français, Allemand, Espagnol, Polonais et je ne parle pas bien sûr des pays  de plus petites tailles comme la Belgique , plus raisonnables.  La population mondiale représente 7,5 milliards d’êtres humains. L’union européenne avec le Royaume Uni 508 millions, sans ce sera environ 440 millions environ 6- 7% du total. Mais seuls les britanniques ne seront plus que  66 millions… que dalle !  Juste pour rire, le Brésil , ancienne colonie portugaise, c’est 210 millions d’habitants…

Persuasion.

Ce n’est pas qu’une question de démographie, derrière il y a le marché intérieur, la PAC, les multiples échanges scientifiques et techniques, Erasmus , les accords diplomatiques et de défense etc… Aucun pays de l’Union, même l’ancien empire de la reine Victoria ne fait le poids tout seul dans le monde d’aujourd’hui.

Ce Brexit fera peut-être l’affaire de quelques-uns, brièvement et  en apparence. Mais l’intérêt supérieur de l’Europe ce n’est pas l’intérêt immédiat de quelques-uns. Sur le long terme les fondamentaux sont sans ambiguïté : l’avenir des européens c’est ensemble !

Sinon ce sera la fin…comme pour Byzance…

France : Le divorce entre peuple et politique.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 janvier 2019 10h48 | 5 commentaires

En France, alors que les gilets jaunes préparent leur 9ème samedi de mobilisation, une étude publiée par le Figaro révèle l’ampleur du fossé qui sépare les Français et leurs dirigeants. 69% des Français éprouvent à l’égard de la politique de la méfiance ou du dégoût…Et seuls 2% du respect.

 

 

C’est l’étude annuelle, du CEVIPOF, le centre d’étude de la vie politique française, c’est donc extrêmement sérieux et j’ajouterais extrêmement inquiétant pour le gouvernement français. Vous avez donc ce chiffre repris ce matin par tous les médias de l’hexagone : 37 % des Français éprouvent de la méfiance à l’égard de la politique et 32% du dégoût. A la question : « diriez-vous que la démocratie fonctionne bien ? » 70%  répondent non !

A la question : «  les hommes politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ? » 85% répondent …non !

A la question : « quel est votre état d’esprit actuel : 32% répondent la lassitude, 31% la morosité, 29% la méfiance. »

Hôpitaux et policiers épargnés.

En fait les seules institutions qui trouvent encore grâce aux yeux des citoyens de la République sont celles qui les soignent ; qui les protègent ; qui les emploient.  78% on confiance dans les hôpitaux et dans les PME et 74% dans la police et la gendarmerie…69% dans l’école et 65% dans la sécurité sociale…Enfin un seul mandat politique échappe au massacre, celui de maire qui recueille 58% de taux de confiance, contre 31% au député, 25% au premier ministre et 23% au Président de la République…

Proximité mon amour.

Bref à la grosse louche on a encore confiance dans les institutions de proximité, mais plus dans les dirigeants nationaux. Or la force d’un pays comme la France c’était justement son unité nationale, construite sur plus d’un siècle entre la révolution et la guerre de 14. Le problème c’est que depuis une quarantaine d’année, l’égalité au cœur de la devise (et de la promesse) de la République s’est transformée en inégalité, et une inégalité de plus en plus plus flagrante, et fort logiquement les Français en font porter la responsabilité à leurs dirigeants…

Tous pourris et tous menteurs !

Ca va très loin quand on constate que les gilets jaunes par exemple mettent en doute la moindre information émanant du monde politique. Ainsi un de leurs leaders estimait que l’attentat du marché de Noël de Strasbourg était une manipulation du gouvernement pour casser leur mouvement. C’est bien sûr n’importe quoi, mais que ce n’importe quoi puisse avoir de l’écho nous montre bien à quel point le modèle démocratique est en danger. Le défi c’est maintenant de le rebâtir.

Restaurer la confiance ?

Alors bien dans la foulée des gilets jaunes on évoque beaucoup la démocratie directe, le referendum d’initiative citoyenne, voire le referendum révocatoire, ce sont des pistes.  Masi si ça aboutit à renverser le gouvernement  tous les 15 jours, on sera aux portes de la guerre civile.

Pourtant le message est clair, les Français demandent deux choses, de la prospérité certes mais surtout de la sécurité !  Sécurité face au terrorisme, mais aussi sécurité sociale. Ils veulent qu’on les protège de cet univers mondialisé où règne, la compétition, la concurrence, la loi du plus fort,  la loi de la jungle. La démocratie ça devrait être le contraire de la loi de la jungle.

Visiblement il y a quelques « Tarzan » en costumes trois pièces qui ne l’ont pas encore compris.

Gilets jaunes : vers une « post démocratie ? »

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 janvier 2019 09h55 | 2 commentaires

Samedi la France a connu une 8ème journée de mobilisations des gilets jaunes. Une fois de plus des débordements ont eu lieu principalement à Paris avec deux évènements qui ont marqué l’opinion. Le passage à tabac d’un gendarme par un boxeur professionnel et surtout d’attaque d’un ministère avec un engin de chantier. La question est toujours la même : Comment Emmanuel Macron peut-il sortir de cette situation ?

L’élévateur « bélier »

Emmanuel Macron a condamné très fermement les évènements de samedi : « Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles. Ceux qui commettent ces actes oublient le cœur de notre pacte civique. Justice sera faite. Chacun doit se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue. » a-t-il écrit dans un tweet.

Entre débat et casseurs.

Il y a un paradoxe entre d’un côté un début d’organisation des gilets jaunes (notamment à Marseille ce weekend dans le locaux du journal la Provence)  des gilets jaunes qui semblent prêts à participer au grand débat national lancé par le président, et de l’autre tous ces casseurs somme toute peu nombreux, mais ils représentent une véritable minorité active qui met en échec médiatique toute initiative du gouvernement semaine après semaine. Attaquer un ministère ça ne s’était pas produit depuis des dizaines d’années et encore ! Le coup de l’élévateur utilisé comme bélier c’est du tout neuf. Emmanuel Macron est donc pris entre deux feux : ces extrémistes qu’il ne peut que réprimer, et les autres qui ont l’air d’accepter un début de dialogue.

Le bon grain et l’ivraie.

Le problème c’est qu’il peut difficilement s’attaquer aux un en ménageant les autres, puisque dans les manifestations il y a de tout. Ainsi des braves citoyens ont beau jeu de dénoncer une certaine violence policière, destinée en fait aux casseurs, mais dont ils sont en quelque sorte les victimes collatérales. Au-delà de cette politique à double détente, main tendue d’un côté, fermeté de l’autre, Emmanuel Macron dispose également d’armes constitutionnelles. Si la situation devenait vraiment hors de contrôle il pourrait organiser un referendum ou dissoudre l’Assemblée Nationale, comme De Gaulle en 68…Avec le risque de perdre sa majorité mais aussi avec la possibilité de démontrer que finalement les gilets ne représentent pas grand-chose. Ils seraient dans l’impossibilité de faire élire plus d’un ou deux députés, à moins d’être récupérés par un grand parti, ce qui irait à l’encontre de leurs propres convictions.

Démocratie ou post démocratie.

La nouveauté c’est que nous sommes est peut être entrés dans une ère post démocratique où le recours aux élections n’apporterait pas de solution. Les gilets jaunes d’ailleurs contestent le système de représentation parlementaire…Alors ?

Alors cette crise aura une fin mais personne ne sait ce qui va en sortir, tout le monde est dans le brouillard et pilote au pif…et advienne que pourra !

Comme le disait fort justement le philosophe Michel Serres dans une interview à la Dépêche du midi : « Vous savez ceux qui ont pris la Bastille, ils ne savaient pas qu’ils venaient de déclencher la révolution française. »

Chekatt : un profil pas si rare.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 décembre 2018 11h02 | Ajouter un commentaire

Cheriff Chekatt l’auteur présumé de l’attentat de Strasbourg a été abattu par la police hier soir près de son domicile. Depuis 2008 il naviguait entre délinquance et islam radical. Surveillé par la police il n’était pas, jusqu’alors, considéré comme l’un des plus dangereux dans le milieu où il évoluait.

 

Jeudi soir dans les rues de Strasbourg des voitures ont Klaxonné comme un soir de victoire au football. Soulagement d’une population qui depuis 48h, redoutait un autre attentat de la part du fuyard. On connait maintenant les circonstances de sa neutralisation. Chérif  Chekatt,  qui se savait repéré a tiré sur une voiture de police en patrouille. Les policiers ont riposté et l’ont abattu sans coup férir.

Soldat de Daesh.

Le marché de Noël de Strasbourg va pouvoir rouvrir et la vie reprendre son cours normal. Mais mille questions restent posée, car comme à chaque fois ou presque le terroriste a choisi de mourir en affrontant les forces de l’ordre. C’est la stratégie classique prônée par Daesh. Le prétendu état islamique qui a d’ailleurs reconnu Chekatt comme l’un de ses soldats, via son agence de propagande.

Des questions sans réponse.

Il n’y aura donc pas de procès et l’on ne pourra pas répondre aux deux questions qui nous obsèdent. Comment et pourquoi un petit délinquant au casier judiciaire chargé, peut-il passer du banditisme à l’islamisme. Une chose est sure il s’est radicalisé en prison, puisque dès 2008, il affichait une photo d’Oussama  Ben Laden dans sa cellule. Il était on le sait dûment fiché et même suivi par les services de sécurité intérieure, mais les agents de renseignement ne le considéraient pas comme l’un des plus susceptibles de passer à l’acte. Des profils comme le sien il y a plusieurs à Strasbourg. D’ailleurs deux de ses trois complices arrêtés mardi pour une affaire d’agression qui n’a rien à voir avec le terrorisme, étaient également « fichés S. »

Un univers particulier.

C’est, comme l’écrit le journal Libération, un univers poreux, où se mêlent petites frappes, délinquants multi condamnés endurcis par la prison, et salafistes alsaciens. Ce qui signifie clairement que Daesh dispose de réserves. Il ne s’agit plus de commandos entrainés, envoyés depuis la Syrie comme pour les attentats de Paris, mais des délinquant qui mènent leur vie de délinquant et qui à la suite d’un élément déclencheur basculent. C’est probablement ce qui s’est passé mardi avec Chekatt. Echappant à une descente de police pour cette affaire d’agression, il a transformé sa cavale de truand en épopée terroriste, selon le mode opératoire désormais bien connu. Je fais le maximum de victime prises au hasard. Puis je repends la fuite. Si possible je me retranche quelque part avec des otages, enfin je meurs en martyr  en affrontant la police les armes à la main… Par chance Chekatt n’a pas eu l’occasion de prendre des otages.

La radicalisation en prison.

Combien sont -ils comme lui, embrigadés, conditionnés pour reproduire ces équipées meurtrières ? On le sait c’est en prison que tout se passe, le problème c’est que toutes les tentatives pour empêcher la contamination ont jusqu’à présent échoué.