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Divers

Valls : le socialisme dépassé ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 24 octobre 2014 14h49 | Un commentaire>

Le premier ministre français Manuel Valls lance un pavé dans la mare. Alors qu’il est critiqué sur sa gauche, notamment par la maire de Lille Martine Aubry,  il contre-attaque et propose de réformer le parti socialiste en profondeur et même de changer son nom.

Manuel Valls attaque dans une interview accordée à ce qui s’appelle désormais « L’Obs », le nouveau nom du « Nouvel Observateur », il propose une modification profonde de la gauche et de son parti…et il emploie des mots très fermes :

« Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s’attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l’émancipation des individus. »

Valls propose de « bâtir une maison commune » de « toutes les forces progressistes », et il se dit :                                                                                                                                                «  Pourquoi pas » favorable à un changement de nom du Parti socialiste. Déjà en 2007 et en 2011, il avait émis cette idée, jugeant  déjà le mot « socialisme » « dépassé.

Le PS résiste.

Les réactions n’ont pas tardé,  le patron du parti, Jean-Christophe Cambadélis, lui a répondu vouloir garder le « beau nom » de parti « socialiste » quant au  président de l’Assemblée Nationale le socialiste Claude Bartolone il a qualifié cette proposition de « faute. »

Changer le nom d’un parti ça n’a rien de particulièrement original on le sait en Belgique, ou le PSC est devenu CDH, le PRL- MR, le PSB- PS, sans compter les partis flamands qui changent de nom tout le temps.

Comme Sarkozy à l’UMP.  

En France c’est moins rare qu’on ne le pense,  le PS (parti socialiste) ne se nomme ainsi que depuis 1971, après le congrès d’Epinay quand François Mitterrand en a pris la tête, auparavant c’était la SFIO : Section Française de l’Internationale Ouvrière. A droite le parti gaulliste s’est depuis les années 50 appelé successivement, RFP, UNR, UDR, RPR puis UMP depuis 2002,  et Nicolas Sarkozy a déjà annoncé qu’il changerait le nom du parti si jamais il en était réélu président à la fin du mois de novembre…

Quant à l’UDF chère à Valéry Giscard d’Estaing, l’UDI et le Modem se disputent désormais son héritage.

Même le Front National le se déchire sur le sujet, Marine le Pen veut changer de nom,  d’où cette marque : « Le rassemblement bleu Marine » sous lequel elle présente ses candidats.  Mais son père, toujours président d’honneur,  s’y oppose fermement : ce serait dit-il « une trahison. »

Qu’importe le flacon…

Tout cela est un peu anecdotique et je ne suis pas sûr que les électeurs soient dupes de cette manœuvre qui consiste à donner un coup de peinture sur la façade d’un parti, pour effacer ses taches et ses fissures…

On se souvient du vers de Musset : « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse », mais comme disait mon copain Robert : « si dans le flacon c’est pas bon, l’ivresse se transforme en gueule de bois ! »

Calais port de l’angoisse

Par Christophe Giltay dans Divers , le 24 octobre 2014 08h47 | Ajouter un commentaire

La situation est extrêmement tendue dans le port de Calais, mercredi la ville a connu  une troisième journée de rixes violentes entre migrants. Le ministre français de l’intérieur a annoncé l’envoi de 100 policiers supplémentaires pour assurer la sécurité.

 Combien sont- ils 1500, 2000, 2500…. Plus peut être impossible de le savoir, les arrivées sont constantes. Pour la plupart Erythréens, Ethiopiens Somaliens, jeunes, ils ne rêvent que d’une chose passée en Angleterre. Alors tous les soirs, ils essayent d’embarquer clandestinement dans un de ces nombreux camions qui attendent sur la rocade est de Calais, avant de traverser la Manche sur un ferry ou une navette d’Eurotunnel.

 Au bord de l’émeute.

 Trois nuits de suite la police a du intervenir, notamment pour séparer les immigrants et les chauffeurs qui les expulsent manu militari de leurs véhicules.

En effet s’ils sont pris par la police anglaise avec des clandestins à bord, ils risquent gros. Ils seront considérés comme complices.

La situation est pratiquement hors de contrôle, lundi une jeune fille de 16 ans est morte renversée par une voiture dans la confusion. Avec les renforts annoncés, il y aura désormais 350 CRS à Calais, ce qui est beaucoup pour une ville de 75 000 habitants. Mais il n’est pas sur que ces policiers suffisent,  il y a quelques jours leurs syndicats s’étaient associés et aux commerçants et aux habitants de la ville pour une manifestation qui réclamait une intervention plus importante de l’Etat.

 Sangatte 2002.

  Or ça fait plus de dix ans que ça dure. Oui ! Souvenez-vous du fameux centre d’accueil de Sangatte près de Calais où les réfugiés s’entassaient par centaines. Il a été fermé par Nicolas Sarkozy alors ministre de l’intérieur en 2002 !

  Le problème c’est que ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait tomber la fièvre. Depuis 12 ans donc les immigrants errent dans Calais et ses environs… Il faut voir ces cohortes d’hommes et de femmes marchant le long des routes du Pas de Calais, parfois abandonnés par leurs passeurs venus d’Europe de l’est. Ils se regroupent dans des camps d fortunes, où règnent de véritables guerres pour le contrôle du territoire. Dans ces endroits se développent d’authentiques mafias, avec une seule marchandise: une place à bord d’un camion !

 Le mirage anglais.

  Quant à l’Angleterre elle reste pour eux un eldorado, ils imaginent un pays où il n’y a pas de contrôle d’identité et où le travail est facile à trouver. C’est bien sur faux mais ils y ont souvent de la famille ou des amis. Et comme tous les migrants ils rêvent de celui qui a réussi et pas de ceux qui ont échoué.

Et c’est ainsi qu’à mi-chemin entre Londres, Bruxelles et Paris, au bord de la mer, dans un des régions les plus riches d’Europe, poussé par les guerres ou les dictatures, se cristallise ce concentré de la plus grande misère humaine.

 Des gens pour qui, années après années, on  ne trouve pas de solution…sinon des renforts de police !

Le plug qui fait flop

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 octobre 2014 12h15 | 4 commentaires

 

L’affaire a fait scandale tout le weekend à Paris. Une œuvre monumentale de l’artiste américain Paul McCarthy a été vandalisée puis finalement démontée de la place Vendôme ou elle était exposée. Il faut dire qu’elle représentait une forme particulière de sex toy.

 

Paul Mac Crathy est un artiste contemporain qui produit des sortes de formes gonflables, qu’il dit inspirées de l’œuvre de Brancusi célèbre sculpteur des débuts du 20ème siècle, considéré comme l’une des inventeurs de la sculpture moderne non figurative. Le problème c’est que les dernières productions de Mac Carthy sont très figuratives et directement inspirée de ce qu’on appellerait pudiquement des jouets sexuels.

 Tree.

 La monumentale installation de de 24 mètres de haut avait été déployée sur la place Vendôme au cœur du chic parisien (là où se trouve les plus grands joailliers et l’hôtel  Ritz ) à l’occasion de la FIAC , Foire Internationale de l’Art Contemporain. Les plus pudiques voulaient y voir une sorte de sapin de noël stylisé, surtout à cause de sa couleur vert tendre, et de son nom « tree » qui en anglais signifie arbre…

Les autres, plus familiers de certaines revues ou sites internet spécialisées, y avait reconnu un ustensile utilisé dans certains types de rapports intimes. Des passant peu sensibles à ce type d’art ont insulté l’artiste et l’un d’entre eux l’aurait même frappé l’artiste au moment où l’on gonflait l’œuvre.

Puis la, polémique s’est déclenchée des élus de la droite parisienne criant à la provocation. Alors que tout avait été fait dans les règles et que l‘artiste avait obtenu toutes les permission de faire pénétrer son objet sur la place.

Vandalisé.

 Finalement des vandales se sont attaqués  à l’œuvre dans la nuit vendredi à samedi, coupant quelques-uns des câbles qui la maintenait dressée, et débranchant la soufflerie qui la conservait gonflée.

 Samedi dans la journée l’artiste qui souhaitait apaiser les choses à finalement retiré l’objet en douceur.

Depuis l’anecdote a fait le tour du monde, et des magazines américains  ont  regretté que Paris ne soit plus désormais la grande capitale des arts et de la création. Quant à la ministre de la culture Fleur Pèlerin elle a regretté que l’affaire tourne de la sorte ( d’aucun aurait dit en débandade) Je ne sais pas ce que l’histoire de l’Art retiendra de cette exposition… peut être que c’était une polémique… sans fondement !

Crêpage à la Trierweiler

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 octobre 2014 09h44 | Un commentaire>

Nouvelle polémique en France, autour de Valérie Trierweiler. Plusieurs médias ont rapporté qu’elle avait agressé deux de ses anciennes amies lors d’une soirée dans un bar gay à Paris. Après plusieurs jours de silence, l’ex-première dame a réagi sur tweeter en évoquant des « rumeurs calomnieuses »

Ça se passe le 28 septembre au Banana café, une des boites à la mode du Marais, le quartier gay de Paris. Ce soir-là, Jean Luc Romero, maire adjoint du 12 ème arrondissement fêtait son mariage rendu possible par la loi sur le mariage pour tous. Romero est très connu en France pour avoir été le premier homme politique à avoir révélé sa séropositivité en 2002.  A l’époque il était à l’UMP, depuis confronté à une attitude moins ouvertes envers les homosexuels à droite, il a peu à peu dérivé vers la gauche, et maintenant il est élu du PS. Cette soirée a été largement suivie par les médias people, et des photos ont circulé où l’on voit notamment Valérie Trierweiler embrasser ( sur la joue ) un drag queen habillé en meneuse de revue !

 

Nuit parisienne

Jusque-là on est dans la nuit parisienne. Sauf que France Dimanche, puis cette semaine le Canard enchaîné, ont révélé que Valérie, semble-t-il un peu éméchée, s’est à un moment ruée sur deux dames assises à une table. La première s’appelle Valérie de Senneville, c’est l’ex épouse de Michel Sapin ministre des finance mais surtout grand copain de François Hollande. La seconde c’est Nathalie Mercier qui n’est autre que l’ancienne attachée de presse de Valérie Trierweiler quand elle était à l’Elysée.

Je vais vous détruire !

D’après plusieurs témoignages Valérie Trierweiler s’en prend d’abord l’ex madame sapin, lui tire les cheveux, lui agrippe le visage à plusieurs reprises, lui griffe le bras et lui lance : « je vais te détruire toi et ton gros porc de sapin… » Elle s’en prend ensuite à son ex attachée de presse qui tente de s’interposer :
«  Toi tire toi d’ici tu n’as rien à y faire, tu as déjà du te jeter aux pieds de …Gayet…. ». Avant Gayet il y  avait un qualificatif, mais je vous laisse deviner.
Bon vous me direz c’était un peu le bal des ex…Ex femme, ex première dame, ex attachée de presse. Mais toujours sous les feux des projecteurs, des paparazzis, et de tous les badauds possibles, ce qu’a oublié Valérie Trierweiler avant de péter les plombs.

 

Une simple dispute

Son démenti en est un sans en être un, sur Twitter qui est décidément son média préféré, elle écrit «  Toutes ces rumeurs calomnieuses sont décidément renversantes » sous une photo où on la voit danser ce soir là, la tête renversée…
Sauf que le Canard Enchaîné qui est un journal sérieux lui a téléphoné pour vérifier l’info, et qu’au final elle a concédé une simple dispute…
Quand on connaît le caractère de la Dame… (N’est-ce pas François ?)
Simple dispute, c’est probablement ce qu’on appelle un euphémisme !

Sarko : Napoléon ou Hibernatus ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 16 octobre 2014 09h09 | Un commentaire>

 

Louis de Funès dans Hibernatus.

 

L’opération retour de Nicolas Sarkozy est-elle en train d‘échouer ?  En nette baisse dans plusieurs sondages, Nicolas Sarkozy  perd des soutiens depuis son retour sur le devant de la scène, y compris auprès des sympathisants UMP qui lui préfèrent désormais Alain Juppé.

On attendait à Napoléon et on a vu Hibernatus, un type qu’on décongèle et qui se croit toujours deux ans plus tôt …Voilà le constat que tirait il y a 24 heures un journaliste du Nouvel Observateur. Vous me direz le « Nouvel Obs. » est un journal de gauche.

Mais même le Figaro avant-hier tirait la sonnette d‘alarme en soulignant que les sondages de popularité de Nicolas Sarkozy commençaient à devenir mauvais.

Impopulaire à gauche, moins populaire à droite.

 Dernier en date, celui d’Ipsos, réalisé vendredi et samedi, le plus défavorable à l’ancien président : il perd neuf points à 31% d’opinions favorables, se situant derrière Marine Le Pen (34%), François Fillon (36%) ou Alain Juppé (54%, en tête du classement).

Nicolas Sarkozy est  Dernier du classement chez les sympathisants PS, derrière même Jean-François Copé (8%) ou Mme Le Pen (9%), bon ça c’est presque logique. Mais il est désormais devancé par Alain Juppé chez les sympathisants UMP, le maire de  de Bordeaux récoltant 76% d’opinions favorable (+4 points depuis septembre) contre 71% pour Nicolas Sarkozy, en chute de 11 points.

Une personnalité clivant.

Alors comment expliquer cette situation alors que ses meetings restent des grands sommets d’enthousiasme collectif. Justement Nicolas Sarkozy est resté le même il est toujours aussi clivant comme on dit aujourd’hui, c’est à dire que ceux qui l’aiment désormais l’adorent, et que ceux qui ne l’aiment pas le  détestent de plus en plus.  Un de mes amis après l’avoir revu à la télévision m’a dit : « ça m’a fait du bien je me souviens maintenant pourquoi j’ai voté Hollande ! » et c’est ça aussi la réalité de la présidentielle de 2012.

Hollande n’a pas été élu pour lui-même, mais parce que les français ne voulaient plus de Sarkozy. Je ne suis pas loin de penser que tout autre socialiste l’aurait battu cette fois y compris Ségolène Royal…Et là ça recommence ! Car le problème à la présidentielle ce n’est pas de rassembler ses partisans,  c‘est le minimum, mais il faut mordre sur l’électorat d’en face. Sarkozy avait réussi à le faire en 2007 car il apparaissait comme un homme neuf, mais cette fois,  dit un de ses adversaires à l’UMP, on a l’impression d ‘avoir ressorti un vieux jouet du placards . Une sorte de robot mécanique avec une clef dans le dos qui a gardé les mêmes mimiques, roule les épaules, tire dans tous les coins (bijjj… bijjjj…bijjj) et répète avec une vois métallique  « j’ai changé …j’ai changé…J’ai changé… »

Le parti à son service.

Attention c’est un animal politique et il ne faut l’enterrer trop vite !  Mais d’après son entourage lui-même est surpris car il pensait faire le vide à droite dès son retour… mais faites-lui confiance il va se battre. Et s’il devient président de l’UMP il aura l’appareil du parti à son service, et ça c’est fondamental. Souvenez-vous en 1995, tous les sondages donnaient Balladur vainqueur et Chirac dans les choux. Balladur avait les sondages, mais Chirac gardait  le parti et c’est Chirac qui a gagné…

Pour être juste, Nicolas Sarkozy  est certainement plus proche de Napoléon que d’Hibernatus.

Mais voilà…Après 100 jours,  Napoléon a lui aussi raté son retour…

Les collabos ne sont pas des braves types.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 15 octobre 2014 08h59 | 2 commentaires

 

En exil Léon Degrelle aimait ressortir son vieil uniforme.

 

 La polémique autour de l’anniversaire du collaborateur Bob Maes auquel assistait le secrétaire d’Etat Théo Franken,  m’a rappelé une affaire semblable, il y a une vingtaine d’année, quand Jean Marie Le Pen avait rendu visite à Léon Degrelle en Espagne.

C’était au début des années 90, (Degrelle est mort en 1994),  Le Pen a fait partie des nombreux leaders de l’extrême droite européenne qui allaient visiter l’ancien patron de Rex, dans sa retraite de Malaga. Degrelle racontait à qui voulait l’entendre qu’il prodiguait des conseils à le Pen et que c’est lui notamment qui lui avait suggéré de faire payer l’entrée de ses meetings, comme il l’avait fait pour ceux de Rex dans les années trente…

Degrelle-Maes même combat ?

 Alors bien sûr comparaison n’est pas raison Le Pen n’était pas secrétaire d’Etat et Léon Degrelle fut un collaborateur d’une autre dimension que Bob Maes. Le wallon qui se prétendait le « fils »préféré d’Hitler a fini la guerre général dans l’armée allemande,  et il fut condamné à mort à la libération. Alors que le flamand n’a subi que 20 ans d’interdiction de ses droits politiques après la guerre, ce qui lui a permis plus tard de se faire élire sénateur de la Volksunie..

 Ce qui me fait rapprocher les deux visites  c’est le système d’explication  adopté par  Franken et les autres personnalités de la NVA  : Bob Maes est un brave type, je le respecte, le passé c’est le passé, etc… C’est exactement ce que le Pen disait de Degrelle : « Oh vous savez Léon Degrelle est un homme sympathique et cultivé qui a beaucoup de choses à raconter, on le visite comme on visite un monument historique… »

 Choisir son camp.

 Or dans ce domaine il n’y a pas de relativisme possible, la collaboration c’était bien une question de choix, mais entre la collaboration, la résistance ou la passivité,  le choix n’était pas tout à fait le même, l’un vous conduisait à l’honneur et l’autre à la honte. Tout placer  au même niveau sous prétexte que le temps a passé, c’est tout simplement du révisionnisme, on n’est pas loin du point de détail  de Jean Maire Le Pen…  « Oui Bob Maes a fait des erreurs » comme dit le ministre de l’intérieur Jan Jambon…et on entend presque : mais c’est un détail… 

Le syndrome Haider.

Alors je vous rassure tout de suite la presse française n’a pas encore fait le même rapprochement que moi, et ce qui nous arrive ne fait les gros titres ni en France ni Europe.  Ils ont d’autres chats à fouetter et la France notamment présente son budget aujourd’hui aux institutions européennes et ça va mal se passer.

Mais vous aller voir que si ces deux ministres ( Franken et Jambon) ne démissionnent pas, cette affaire sortira tôt ou tard, en France, en Angleterre en Allemagne, ou ailleurs.  Et alors la Belgique va s’exposer à un boycott de ses ministres  NVA,  comme en l’an 2000, ceux du FPO le parti du leader autrichien Jorg Haider !

 Au fait  vous vous souvenez peut être du nom de l’homme politique belge qui était en pointe dans ce boycott ?  Une certain Michel…

Louis Michel…

Le Nobel pour l’économie Tirolienne.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 octobre 2014 10h40 | Ajouter un commentaire

 

 

 

Un nouveau prix Nobel pour la France ! Le Français Jean Tirole a été récompensé par le prix Nobel d’économie 2014. Jean Tirole a été primé par l’académie suédoise pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation »,

 

Je dois faire amende honorable puisque vendredi en vous parlant du Nobel de littérature de Patrick Modiano je vous avais dit quelque chose comme : «  il y a des  pays  qui décrochent le prix Nobel de l’économie, La France, elle,  c’est le prix Nobel de littérature ! »

 Le lendemain l’histoire me donnait tort. D’autant plus que  ce n’est pas le premier, Jean Tirole est le troisième prix Nobel d’économie français après Gérard Debreu en 1983 et Maurice Allais en 1988.

(Maurice Allais pas Alphonse, lui c’est le prix Nobel des grosses têtes époque Bouvard… )

Valls jubile.

Manuel Valls le premier ministre français s’est bien entendu réjouit de cette attribution, je vous cite son tweet : « Après Patrick Modiano, un autre Français au firmament : félicitations à Jean Tirole! Quel pied-de-nez au french bashing ! »

Et c ‘est vrai…alors que tout le monde tape sur la façon dont la France mène sa politique économique, décrocher le prix Nobel de l’économie c’est paradoxal  et … « ça en jette ! »

« La meilleure régulation ou politique en matière de concurrence doit (…) être soigneusement adapté aux conditions spécifiques de chaque secteur. Dans une série d’articles et de livres, Jean Tirole a présenté un cadre général pour concevoir de telles politiques et l’a appliqué à un certain nombre de secteurs, qui vont des télécoms à la banque », a résumé l’Académie royale des sciences de Suède pour justifier ce prix.

Adversaire du chômage.

A noter au passage que Jean Tirole n’est pas un vieux monsieur récompensé pour des travaux réalisés dans les années 50…non, c’est une homme de 61 ans, en pleine activité, (fondateur de l’école de Toulouse, docteur honoris causa de l’ULB en 1989, diplômé de polytechnique et du MIT  etc…)  et qui a aujourd’hui l’oreille du gouvernement…

Il ne l’a pas toujours eue, car il dénonce depuis trente ans le chômage massif et notamment celui des jeunes.

« Le marché de l’emploi français est assez catastrophique », a déclaré Jean Tirole lors d’une conférence de presse à Toulouse après l’annonce de son prix.

« Depuis 30 ans, 40 ans, il y a du chômage et les jeunes, on leur propose des CDD dans leur très grande majorité parce que les entreprises ont trop peur de donner des CDI. Donc on a une situation complètement absurde qui est qu’à force de trop protéger les salariés, on ne les protège plus du tout », a-t-il ajouté.

« Ce n’est pas un hasard que toute l’Europe du Sud qui a exactement les mêmes institutions du marché du travail, s’est retrouvée avec beaucoup de chômage alors que l’Europe du Nord, la Scandinavie par exemple, qui a un système différent, se retrouve avec assez peu de chômage ».

Une science pas tout à fait exacte.

Cela dit l’économie n’est pas une science exacte comme la physique ou la chimie, d’ailleurs Alfred Nobel ne l’avait pas inscrite au catalogue de ses prix dans son fameux testament de 1895. Le Prix le Nobel  de l’économie n’a été créé que bien plus tard en en 1969 et son nom officiel est : « le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel… »

Car le plus dur en économie et on le voit avec ce Nobel français, c’est de passer de la théorie à la pratique…

Bedos-Trierweiler : liaison tor…dante !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 9 octobre 2014 09h27 | 4 commentaires

 

Nouvelle bombe dans le microcosme politico médiatique français, hier soir au cours d’’une émission de télévision l’humoriste Nicolas Bedos a déclaré avoir entretenu une relation de 17 mois avec Valérie Trierweiler.

 

Ça s’est passé dans l’émission  un soir à la tour Eiffel, qui est diffusée sur France 2 en fin de soirée.

 Nicolas Bedos, chroniqueur et comédiens a annoncé la sortie d’ un roman intitulé : « Le serment déchiré », dans lequel il raconte sa liaison torride avec Valérie Trierweiler. La liaison aurait duré 17 mois, alors que la dame était première dame…

Le chéri de ces dames.

Vous savez peut être que Nicolas Bedos, plutôt beau gosse,  a une sacrée réputation de Don Juan,  et en plus il s’en vante, plusieurs de ses ex n’ont pas apprécié cette publicité, parmi elles : Elza Zylberstein, Mathilde Seigner et Isabelle Huppert.

Dans un numéro de Marie Claire publié il y a deux ans, le fils de Guy déclarait avoir eu « beaucoup d’histoires » mais nuançait en disant  » n’avoir jamais passé une nuit avec une imbécile ». « J’ai eu des histoires, parfois courtes, avec des filles passionnantes. Je suis un détecteur de filles géniales », qui ajoutait  que chaque femme qu’il a connu « a toujours été la femme de ma vie, même trois jours ».

Plausible, mais…

Donc le plan Trierweiler était plausible et beaucoup sont tombés dans el panneaux, dont  Christine Boutin, cette célèbre femme politique qui en son temps s’était opposé au pacs en lisant la bible à la tribune de l’Assemblée Nationale. Elle n’a pas pu s’empêcher de tweeter que décidément c’était la décadence et qu’il n’y avait plus de séparation entre vie publique et vie privée…Heureusement même sur les réseaux sociaux on trouve des gens de bon sens qui ont flairé tout de suite le canular.

Un journal a quand même appelé l’ancienne première dame qui s‘est empressée de démentir…

Le canular dévoilé.

A la fin de l’émission lors d’un «plateau» enregistré l’animatrice Alessandra Subiet et Nicolas Bedos ont révélé la supercherie.  Et Bedos de s’expliquer : «C’est une grosse connerie. C’était ma façon à moi de répondre à la «peopelisation de la vie politique qu’on nous inflige, ce mélange de glauque et d’intime, cette bouillabaisse.» «Je n’ai jamais écrit ce livre, je n’ai jamais eu de liaison avec Trierweiler.» Le tout agrémenté de son célèbre soutire qui donne envie à la fois de l’embrasser et de lui mettre des claques…

 Moi j’imagine la réaction son père Guy devant la télé… il a dû crier un truc  du genre :

Ah  Le CON !  LE CON !

 

Parlez-vous le « français dry » ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 octobre 2014 09h38 | Un commentaire>

Le langage technocratique envahit de plus en plus la politique française, à tel point que dans les ministères on emploie désormais une langue que n’aurait comprise ni Voltaire, ni Rousseau. J’ai découvert cette polémique dans le Figaro, l’un de leur chroniqueur piquait une sainte colère sur un texte transmis par le ministère de la culture, et j’avoue que je ne suis pas loin de partager son avis…

Il faut savoir que depuis une quarantaine d‘année les technocrates ont pris le pouvoir dans les ministères français, ils y ont remplacé les professeurs, écrivains ou juristes qui s’y trouvaient autrefois. Ces professionnel de la gestion publique sont surnommés les « énarques » car ils sont  formés à l’ENA,  l’Ecole Nationale d’Administration. Et ce sont effectivement des administrateurs hors de pair…  

L’énarque pour les nuls.

Le plus célèbre d’entre eux est certainement  Valéry Giscard d’Estaing qui fut le premier président de la république issu de l’ENA. Jacques Chirac, François Hollande sont également sortis de cette école, tout comme, Jospin, Rocard, Fabius, Ségolène Royal,  Martine Aubry, NKM, Villepin, Balladur, Juppé etc…

Le problème ce n’est pas tellement ceux qui ont réussi en politique, ils sont obligés de parler simplement aux français,  mais plutôt les autres , ceux qui sont restés dans les bureaux des ministère où ils fabriquent des textes qu’eux seuls comprennent . Je vous donne deux exemples tirés de la présentation du budget du ministère français de la culture,  un budget menacé et qui a donc besoin d’être vigoureusement défendu, il propose donc de :

 

● «Développer les moyens dédiés à l’éducation artistique et culturelle, à l’accès à la culture et à la démocratisation culturelle grâce notamment aux politiques transversales de médiation et au plan de développement de l’éducation artistique et culturelle.

C’est ce que j’appellerais du « Français Dry ».  Comme le « Canada Dry », ce soda au gingembre qui imite l’alcool, ça ressemble au français, ça sonne comme du français mais ce n’est pas du français. …

Au final même après trois relectures je n’ai rien compris,  surtout l’expression « politique transversale de médiation… »  

J’imagine Honoré de Balzac lisant un texte comme celui-là, ça l’aurait laissé perplexe ou peut être mis en colère ?

 « Supérieur culture » ou culture supérieure ?

Autre exemple pour le plaisir :

● Poursuivre l’accompagnement de l’ensemble des établissements supérieurs culture au sein d’un paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche redessiné et internationalisé»

On comprend bien qu’il s’agit de soutenir la culture. Mais pourquoi cette mode de supprimer les articles, (probablement une influence de l’anglais),  pour créer des sortes de marque : « établissements supérieurs culture… » Plutôt que établissements supérieurs chargés de la culture ou établissements supérieurs de la culture ?  Parler télégraphique, ça doit faire chic !

Les mots ont un sens.

Quant à l’expression poursuivre l’accompagnement, là on est dans « l‘élément de langage » pur, le sophisme lexical, le mot qui recouvre une réalité contraire au message compris.

Parler d’accompagnement en matière de politique publique, c’est une sorte d’entourloupe pour dire qu’on ne va pas faire grand-chose. Car une  politique ça n’accompagne pas, ça décide, ça gouverne,  pour parler moderne ça « impulse »… au pire ça soutient, ça développe !

Accompagner ça veut dire : « ça fonctionne pas si mal, et éventuellement on va voir ce qu’on peut faire. »

Je n’ai pas évidemment pas la prodigieuse formation intellectuelle des énarques,  mais j’ai bien envie d’envoyer au rédacteur de ce texte la célèbre strophe de Nicolas Boileau (1636-1711) dans « l’art poétique » :

 

Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

 

 

Manif pour quelques-uns.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 octobre 2014 13h22 | Ajouter un commentaire

 

 

500 000 selon les organisateurs, 70 000 d’après la police, les manifestants étaient nombreux hier à Paris, à l’appel de la manif pour tous. Malgré le vote de la loi autorisant le mariage pour les couples de même sexe, il y a plusieurs mois, le collectif entend bien continuer à défilé pour s’opposer à : « la PMA, la GPA et le genre ».

 

C’est un peu difficile à expliquer car ce mouvement relève en grande partie du fantasme. En effet la PMA, procréation médicalement assistée n’est autorisée en France que pour les couples  hétérosexuels stériles et le gouvernement n’entend pas élargir ce droits aux couples homosexuels.  La GPA, c’est-à-dire la gestation pour autrui  (les mères porteuses)  est interdite en France et le restera comme l’a rappelé vendredi le premier ministre Manuel Valls dans un entretien au journal catholique « La Croix »…

 Quant à la théorie du genre, qui voudrait que l’on  naisse ni fille ni garçon et que le genre soit déterminé par l’éducation, la culture, voire un choix personnel, elle n’est pas et ne sera pas enseignée à l’école.

 Donc ces gens ont manifestés contre des choses qui n’existent pas et qui ne sont même pas des projets !

 Des familles désorientées.

Alors comment expliquer ce succès même relatif  ?  Disons que c’est une sorte d’agglomérat de ressentiments.  Quand vous écoutiez les manifestants d’hier, il y avait ceux qui n’avaient pas digéré le mariage homosexuel et rêvaient de le voir aboli par le retour de Nicolas Sarkozy ( or il est resté très vague sur ses intentions.)

Il y avait ceux donc qui ont fantasmé sur la PMA et la GPA en utilisant des grands mots sur le commerce des corps humains etc…

 Et puis pas mal de gens aussi qui protestaient contre une suppression d’abattement d’impôt qui les privait d’une partie de leur budget vacances, ou d’heures de nounous.  Au final  l’un des slogans les plus entendu était : «  Le gouvernement  n’aime pas les familles… »

 Monde ancien, monde nouveau.  

Sauf qu’à bien y regarder on avait l’impression de ne voir dans la rue qu’un seul type de famille : la famille bourgeoise traditionnelle, et plus particulièrement de province.

Comme les autres elles ont leurs problèmes mais (du moins  en apparence) ce ne sont pas les plus touchées par l’austérité.  

Alors pourquoi cette grande colère ?  Peut-être tout simplement parce que  cette  classe sociale a l’impression  d’avoir perdu le pouvoir, et pas seulement le pouvoir politique, parce que ça, c’est déjà arrivé  à maintes reprises depuis 1981. Mais plutôt le pouvoir des idées, la guerre des valeurs.

Comme si un autre monde était apparu, et que ce monde-là : métissé, multipolaire, relatif, changeant et éventuellement homosexuel… n’était pas légitime à leurs yeux.

 Retrouver un idéal républicain.

  On pourrait stigmatiser ces manifestants en les taxant de ringardisme…A mon avis ce serait une erreur, car ils sont aussi les portes paroles de Français qui ressentent un profond désarroi face au monde mouvant d’aujourd’hui…

Depuis la fin du XIXème siècle la  France était un pays  très structuré,  où  il existait un socle de valeurs partagées, véhiculées par l’école publique et ses instituteurs.  Comme dans la célèbre chanson de Maurice Chevalier les Français pouvaient pratiquer des métiers variés, avoir des origines sociales diverses, adhérer à des idées politiques différentes, mais au final tout ça faisait :

 «  D’excellents français, d’excellents soldats qui marchent au pas, en pensant que la République est le meilleur régime ici-bas… »

 On peut regretter que cette chanson ne soit plus d’actualité…. Mais il est peut-être temps de remplacer Maurice Chevalier par Yannick Noah. !