Deux jeunes Belges échappent au Jihad.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 19 juin 2019 07h47 | Un commentaire>

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après l’interpellation dans la capitale française de deux adolescentes radicalisées retrouvées dans un immeuble du IXe arrondissement dans la nuit de jeudi à vendredi. Les deux jeunes filles âgées de 18 et de 15 ans ont déclaré qu’elles étaient Belges.

 

Siège de la DGSI à Levallois-Perret.

 

C’est une étrange histoire que raconte le Figaro sous le titre : «  Le parcours alarmant de deux jeunes belges radicalisées ».

En fait les deux jeunes filles pré nommées Nezar et Chtairi, ont été découvertes par hasard par la police parisienne. Vendredi dernier des policiers d’une brigade anti criminalité interviennent dans un immeuble du 9 ème arrondissement de Paris. C’est le quartier des grands boulevards qui va de l’Opéra jusqu’au pied de la butte Montmartre. La police a été a été appelée à la suite d’une rixe qui oppose plusieurs personnes. Quand ils arrivent ils découvrent deux hommes et une jeune femme, Nezar, 18 ans, qui se dit belge. Elle leur révèle qu’elle est venue à Paris avec une amie pour rejoindre un homme de 29 ans, adepte de l’Islam radical, qu’elles ont rencontré sur internet.

Séquestrées.

Mais les choses auraient mal tourné, le joli cœur, un converti, se serait révélé djihadiste et aurait séquestré les deux jeunes Belges les menaçant de les envoyer dans la zone syro-irakienne. Nezar apprend alors aux policiers que son amie est toujours enfermée dans la cave. La police va découvrir en effet une jeune fille de 15 ans Chtairi, belge elle aussi, enfermée dans une pièce au sous-sol.  Nezar explique ensuite que les deux hommes qui l’accompagnent sont son frères et son beau-frère venus la libérer. Devant cet imbroglio la police embarque tout le monde pour vérification. Il s’avère en effet que les deux jeunes femmes ont été signalées par la police belge comme disparues.

Garde à vue.

Leur contact parisien barbe fournie et kamis noir, est interpellé et placé en garde à vue. Il est soupçonné de soustraction de mineurs en relation avec une entreprise terroriste. L’enquête est alors confiée à la DGSI, le renseignement intérieur français. Mais lundi finalement le djihadiste présumé est relâché. La police a conclu que les jeunes femmes n’étaient pas venues en France pour participer à un attentat ou une autre entreprise terroriste. Plus de peur que de mal donc…

L’incident a néanmoins quelque chose d’inquiétant. Alors que l’on clame partout que Daesh est vaincu sur le terrain, des jeunes filles belges sont toujours prêtes à suivre des recruteurs qui les contactent sur internet… Comme si on n’avait rien appris de tous les évènements qui se sont déroulés depuis 4 ans.

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1 réaction à “Deux jeunes Belges échappent au Jihad.”

  1. Si je comprends bien, des étrangers dangereux peuvent s’introduire chez moi. Via les réseaux sociaux ! Je peux pas surveiller 24/24et 7/7 mes enfants. Pour moi l’Etat est en partie responsable de ce qui arrive à cette génération d’adolescents.