A 380 : la fin des super jumbos

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 février 2019 08h50 | Ajouter un commentaire

Un coup de tonnerre dans le monde du transport aérien, douze ans après son premier vol commercial Airbus annonce la fin de l’A 380. Le super jumbo, capable d’emporter 800 passagers n’avait jamais connu le succès escompté.

A 380

 

 

En 20 ans nous aurons connu la disparition des deux avions commerciaux les plus extraordinaires et les plus antinomiques de l’histoire…

Formule 1

D’abord le Concorde, véritable Formule 1 des airs qui volait à deux fois la vitesse du son, et permettait de rejoindre Paris à New York en 3h30, soit deux fois plus vite qu’en Boeing 747. Mais il emportait peu de passagers, une centaine, sur une distance relativement courte 6000 km. C’était le produit d’un autre temps quand l’avion était réservé à une élite, d’ailleurs dans le Concorde il n’y avait qu’une classe la première. A la fin de son exploitation en 2003, après un terrible accident qui avait fait 113 morts à Gonesse en juillet 2000, on s’était fait une raison, le développement massif du transport aérien exigeait des autobus volants et pas des Formules 1.

Le Concorde

 

Super Jumbo.

La Américains de Boeing l’avaient compris dès les années 60, quand ils avaient abandonné leur projet de supersonique pour inventer le jumbo jet, le 747, qui fête cette année ses 50 ans. Plus tard les européens aussi ont voulu leur super Jumbo, l’A 380, un mastodonte des airs à double pont, capable d’emporter 800 passagers sur 15 000 km. On allait voir ce qu’on allait voir !

Le premier vol commercial eu lieu en 2007, à l’époque on en tarissait pas d’éloges sur ce zinc improbable, massif au sol mais qui avait l’air si léger une fois en l’air. Un peu comme l’aboutissement du rêve de Howard Hugues et son hydravion géant. Mais voilà dès le début les ennuis se sont accumulés notamment dans sa production, et puis cet avion a fait peur, il fallait adapter les aires d’embarquement à ses capacités, son entretien n’était pas facile, et puis surtout ses quatre moteurs étaient passés de mode…

Boeing 787

 

Autobus volants.

Dans les années 1990- 2000 qu’on a vu le développent de longs courrier à deux moteurs comme le Boeing 777 et l’Airbus A 330, puis de leurs successeurs les 787 et A 350. Moins de passagers certes  ( 250-300 ) mais surtout moins de kérosène pour une autonomie comparable. Un point devenu crucial aujourd’hui. Malgré les commandes de la compagnie Emirate, Airbus ne produisait plus que six A 380 par an contre douze au début. Le constructeur européen a donc décidé de stopper les frais. Les chaines de l’A 380 vont s’arrêter avec probablement 3000 emplois supprimés, mais Airbus promet des reclassements.

Alors que le 747 tire sa révérence  à 50 ans, l’A380, 12 ans à peine, n’aura pas le temps de devenir adulte.

Après les supersoniques et les super jumbos l’époque est désormais au… super raisonnable…

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