Paris : la malédiction de la rue Erlanger

Par Christophe Giltay dans Divers , le 13 février 2019 08h28 | Ajouter un commentaire

Essia B., la femme soupçonnée d’avoir déclenché mardi 5 Février l’incendie d’un immeuble parisien, ( bilan 10 morts et plus de 30 blessés) a été mise en examen et placée en détention provisoire. La rue Erlanger du 16ème arrondissement de Paris, où s’est produit le drame, est une rue étrangement marquée par le destin. C’est notamment là qu’est mort le chanteur Mike Brant en 1975.

L’incendie du 5 février s’est produit au 17 bis de cette rue cossue, située non loin de la porte d’Auteuil…

Le vendredi 25 avril 1975 à 11 h 15 du matin, Mike Brant tombait du sixième étage d’un immeuble situé au 6 rue Erlanger,  à quelques dizaines de mètres de là…cette mort est toujours restée mystérieuse.

Qui saura ?

On se souvient que le chanteur avait fait une tentative de suicide en novembre 1974, mais qu’il avait selon la légende été sauvée par ses chaussures genre boots à semelles compensées et talons hauts qu’on portrait à l’époque. Les talons se seraient accrochés à la rambarde du balcon faisant basculer Mike Brant sur le balcon inférieur, blessé mais vivant. Après plusieurs mois de convalescence il avait repris sa carrière en enregistré notamment au printemps 1975 un de ses plus grands succès « Dis-lui ». Et puis voilà cette mort étrange, inexpliquée… Suicide ? Assassinat ? Les thèses les plus folles ont circulé, Mike Brant qui était israélien aurait été lié à des activités du Mossad. Il entretenait aussi une relation très conflictuelle avec son manager Simon Wajntrob, qu’on retrouvera lui trois ans plus tard, au bois de Vincennes, avec une balle dans le coeur et une autre dans la nuque. Moshe Brand (c’était son vrai nom), repose au cimetière d’Haïfa en Israël.

44 ans après sa mort il a toujours ses fans… depuis 1970  Il a vendu 33 millions de disques…

Le japonais cannibale .

Le 11 juin 1981, un étudiant japonais Issei Sagawa Kagawa, sous le prétexte d’un travail universitaire attire Renée Hartevelt, une jeune Néerlandaise de vingt-quatre ans, dans son studio du n° 10 rue Erlanger. Il aurait connu avec elle une déception amoureuse. Il l’a tuée avec une carabine 22 long rifle, puis prélève  sur son corps 7 kg de chair. Il va la consommer pendant trois jours,  en la conservant au frigo et prenant 39 photos au fur et à mesure qu’il prélève les chairs de sa victime. Arrêté, jugé il est déclaré irresponsable et bénéficie d’un non-lieu. En 1984 il est renvoyé au japon où ses parents se font interner. A la suite de nouvelles expertises il est libéré dès 1985. Il a écrit depuis une douzaine de livres, tous centrés autour de son crime. Il est également apparu dans des publicités pour des chaînes de restaurants de viande !

Le tourbillon de la vie.

Enfin moins dramatique : l’écrivain Serge Rezvani a vécu de nombreuses années au 81 de la rue Erlanger. Rezvani auteur prolifique célèbre notamment pour avoir écrit les célèbres chansons « Le Tourbillon (de la vie) », et « J’ai la mémoire qui flanche » interprétées par Jeanne Moreau .

Revzani très marqué par la mort de Lula sa femme et égérie en 2004, vit désormais avec l’actrice Marie Josée Nat, à Bonifacio en Corse…

Loin, très loin de la rue Erlanger.

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