Brexit : le rendez-vous de l’histoire.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 15 janvier 2019 11h12 | Un commentaire>

  Au Royaume Uni c’est la journée de tous les dangers pour la première ministre Theresa May. Le parlement doit se prononcer ce soir sur l’accord de sortie de l’Union Européenne, le Brexit. Or tous sondages prévoient un refus de cet accord par les députés. Le pays entrerait alors dans une phase de grande incertitude, alors que le Brexit est prévu pour le 29 mars. La question est toute simple comment en est-on arrivé là ?

Rage rage against the dying of the light

Même si la formule est un peu grandiloquente, c’est le produit de la démagogie et de la folie des hommes. Il y a d’autres exemples dans l’histoire : en 1453 pendant le siège de Constantinople les derniers Byzantins assiégés se divisaient sur des querelles religieuses, et les ultimes stratèges et mégaducs de l’empereur Constantin XI se disputaient les restes d’ apanages, quelques  iles et le Péloponnèse. Le 29 mai 1453 c’était réglé, les Turcs envahissaient la ville, c’était le fin du plus grand empire de l’histoire européenne, né à Rome 21 siècle plus tôt.

Orgueil et préjugés.

Le Royaume Uni a dominé le monde au XIX ème siècle, et certains des démagogues qui ont initié le Brexit on fait miroiter à un peuple fier et nostalgie le retour d’un certain âge d’or,  sur le thème c’était mieux avant on est plus fort quand on est tout seul, l’historien l’a prouvé.  Funeste enfumage … Je vous passe  les mensonges de la campagne des brexiteurs et notamment sur les millions  de livres sterling imaginaires qui devraient revenir au système de santé britannique, pour énoncer quelques évidences :

Raison et sentiments

Au sortir de la seconde guerre mondiale la France, l’Allemagne, le Royaume Uni Bretagne étaient exsangue. Nous qui avions effectivement dominé le monde, nous avons réussi en deux guerres mondiales à tout détruire et à passer la main aux Américains, aux Russes et désormais aux chinois.  Comme l’ont compris les pères de l’Europe dès 1951 et la CECA, la seule chance pour nous de survivre dans la paix et la prospérité et, de conserver une voix qui porte sur la scène internationale, c’est d’être uni. Tout seul c’est peanuts ! Qu’on soit Anglais, Français, Allemand, Espagnol, Polonais et je ne parle pas bien sûr des pays  de plus petites tailles comme la Belgique , plus raisonnables.  La population mondiale représente 7,5 milliards d’êtres humains. L’union européenne avec le Royaume Uni 508 millions, sans ce sera environ 440 millions environ 6- 7% du total. Mais seuls les britanniques ne seront plus que  66 millions… que dalle !  Juste pour rire, le Brésil , ancienne colonie portugaise, c’est 210 millions d’habitants…

Persuasion.

Ce n’est pas qu’une question de démographie, derrière il y a le marché intérieur, la PAC, les multiples échanges scientifiques et techniques, Erasmus , les accords diplomatiques et de défense etc… Aucun pays de l’Union, même l’ancien empire de la reine Victoria ne fait le poids tout seul dans le monde d’aujourd’hui.

Ce Brexit fera peut-être l’affaire de quelques-uns, brièvement et  en apparence. Mais l’intérêt supérieur de l’Europe ce n’est pas l’intérêt immédiat de quelques-uns. Sur le long terme les fondamentaux sont sans ambiguïté : l’avenir des européens c’est ensemble !

Sinon ce sera la fin…comme pour Byzance…

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1 réaction à “Brexit : le rendez-vous de l’histoire.”

  1. Ce n’est pas la Belgique qui se retire de l’union européennne, c’est la Grande Bretagne. La Belgique comme les autres pays européens ne doivent avoir aucun impacts négatifs pour leurs économies.
    Pour les importations de la Grande Bretagne, quel que soit le pays d’où elle importe, les frais et taxes seront identiques, puisque tous les pays seront sur le même plan, donc cela ne devraient rien changer. Pour les exportations de la Grande Bretagne, les frais et taxes seront plus importants pour les pays de l’union, donc ils importeront dans les pays de l’union, tanpis pour la Grande Bretagne, c’est elle qui se retire de l’union. Déjà qu’elle ne pas voulut de l’euro.