Archives du janvier, 2019
Début de polémique en France sur l’une des revendications des gilets jaunes. Ils souhaitent l’abandon de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires, pour revenir au 90 Km/h. Une position qui révolte les associations de victimes de la route.

Le sujet est d’autant plus sensible qu’il divise visiblement le Président et le Premier Ministre. Les 80KM/h d’application depuis juillet dernier sont une idée forte d’Edouard Philippe qui n‘en démord pas: c’est la meilleure solution pour faire baisser le nombre de tués en France. L’Hexagone dispose d’un important réseau de routes secondaires, 400.000 km soit dix fois la circonférence de la Terre. C’est sur ces routes que se produisent la plupart des accidents mortels (55% en 2016, soit 1.911 morts).
Macron hésitant
Or, lors de ses débats en province le président de la République a laissé entendre qu’il pourrait moduler la mesure et revenir dessus dans certaines régions. Résultat: grosse colère de Chantal Perrichon, la présidente de la Ligue contre la violence routière qui s’insurge dans une tribune publiée par le journal Libération : « Il est inconcevable de mettre un dossier de santé publique de cette importance dans les mains de petits potentats locaux ».
Il faut dire que les élus locaux sont soumis à une forte pression de leurs électeurs contre les 80km/H. Les arguments sont toujours les mêmes : on se traine, on perd du temps sur les trajets, on arrive en retard au travail, la tournée des facteurs est plus longue, on n’a plus assez de vitesse pour doubler les poids lourds etc…
Des vies sauvées
A l’origine, Matignon prévoyait que cette mesure sauverait encirons 400 vies par an. En six mois on en est à 116. C’est peu me direz-vous, mais c’est 116 vies, 116 VIES. Une seule aurait suffi pour rendre la mesure légitime. En 1972, le nombre des morts en France a atteint le triste records de 16.545 tués, l’équivalent de la population de la ville de Mazamet dont tous les habitants se sont couchés dans la rue pour montrer l’ampleur du carnage, lors d’une célèbre émission de télévision (Mazamet ville morte 17 mai 1973, voir photo ci-dessus). Depuis, grâce aux limitations et au port de la ceinture, à la lutte contre l’alcool au volant,  le nombre de morts est tombé à  3.259 en 2018. C’est beaucoup moins, c’est encore trop…
Destruction des radars
Les gilets jaunes ont détruit 65% de radars automatiques installés sur les routes et autoroutes de France. Hormis que leur réparation va couter cher, c’est tout simplement un geste incivique. Alors oui ça parait sympa comme ça, moi non plus je n’aime pas les PV, mais les radars, ce n’est pas un truc inventé pour embêter les gens et remplir les caisses de l’Etat. C’est avant tout un dispositif de sécurité, et même en Allemagne ou 60% des autoroutes ne sont pas limitées, là où il y des limitations elles sont très scrupuleusement respectées.
A bon entendeur
Dans sa tribune à « Libé », Chantal Perrichon souhaite d’ailleurs qu’à terme les radars soient remplacés par des voitures banalisées mêlées au cœur de la circulation. Au final, le message des associations est clair, il est directement adressé à Emmanuel Macron : « Monsieur le Président ne cédez pas sur la limitation de vitesse. Les gilets jaunes n’ont pas forcément raison sur tout ! »
En France à quatre mois des élections européennes, bon nombre de « gilets jaunes » ont annoncé leur intention de constituer une liste pour ce scrutin. À leur tête, Ingrid Levavasseur une jeune femme de 31 ans. Cette candidature inquiète déjà les partis traditionnels.

Ingrid Levavasseur
Elle ne passe pas inaperçue avec sa chevelure rousse et bien sûr son gilet jaune. Ingrid Levavasseur sera tête de liste du RIC le Ralliement d’Initiative Citoyenne. Elle est devenue en quelques semaines l’une des figures emblématiques des gilets jaunes français.
Il faut dire qu’elle est très représentative d’une certain nombre de revendications, cette aide-soignante de 31 ans, mère célibataire de deux enfants, fait tous les jours 40km pour aller travailler, pour un salaire de 1250 euros par mois à peine plus que le chômage…Donc quand elle évoque le pouvoir d’achat elle sait de quoi elle parle. Son discours est à la fois intéressant et efficace à tel point que BFM TV lui a un moment proposé de devenir chroniqueuse. Elle a renoncé face au tollé provoqué dans le mouvement, car c’est bien la particularité de gilets jaunes de désavouer tous ceux qui pourraient à un moment ou à un autre s’arroger le titre de porte-parole. D’ailleurs la liste RIC fait déjà l’objet d’une pétition, pour lui interdire l’utilisation de l’expression gilet jaune.
Des sondages favorables.
Qu’importe il s’agit bien d’une liste « gilets jaunes », qui compte actuellement 10 membres et qui cherche donc d’autres candidats pour atteindre les 79, soit le nombre de députés européens attribués à la France. Cette liste « gilets jaunes » qui ne dira pas son nom inquiète les états major politique, car selon un récent sondage elle arriverait en troisième position derrière la République en marche et le Rassemblement National de marine le Pen, mais devant les Républicains, la France Insoumise de Mélenchon et le PS toujours dans les choux depuis le départ de François Hollande.
Une tuile pour l’oppostion.
Le paradoxe c’est que les « gilets jaunes » font en fait le jeu du gouvernement. Leur liste prend ra plus des voix à l’opposition qu’à la majorité. Ainsi les « gilets jaunes » qui critiquent le gouvernement et demandent même par moment la démission d’Emmanuel Macron, seront en fait des alliés objectifs du pouvoir… On va voir si cette liste parvient à se constituer, et on verra ensuite si les sondages se confirment. En général ce type de phénomène médiatique à tendance à se dégonfler au moment du vote. Sauf aux européennes où les Français votent souvent de manière originale car cette élection, un peu éloignée du quotidien sert de défouloir. C’est ainsi que Bernard Tapie ou Daniel Cohn Bendit ont fait autrefois des scores autour de 15% ( Tapie 12,3 en 1994, Dany 16,2 en 2009) . Or les « gilets jaunes » sont donnés à 13%… tout est possible !
Il neige, c’est le titre à la une dans toute la Belgique…La neige qui a l’air de nous surprendre et à laquelle on accorde un caractère exceptionnel alors que finalement nous sommes en Belgique en hiver…et qu’en Belgique en général, l’hiver, il neige !

Les chasseurs dans la neige ( Pierre Breughel l’ancien)
C’est tous les ans pareils,  trois flocons et c’est la panique !  Or je le rappelle nous sommes un pays d’Europe du Nord, pas la Scandinavie certes mais du Nord. A Marseille d’accord  quand il neige un peu sérieusement, soit tous les dix ans, on garde les enfants à la maison,  et on arrête les transports publics. Mais chez nous ?
Un monde sans imprévus ?
Oui chez nous c’est bizarre…Peut-être parce que le impératifs du monde moderne, nous obligent à faire comme si le climat n’existait plus. On accepte beaucoup moins qu’autrefois l’absentéisme au travail ou à l’école. La société doit être performante neige ou pas, et si les trains ne passent pas parce que les rails sont gelés, ce n’est pas la faute du froid mais de la SNCB ! On marche un peu sur la tête.
Pays de neiges.
Oui en Belgique il neige, et c’est même un des caractères emblématique de nos régions. Si Jacques Brel chante Liège, il écrit une chanson dont le titre est « Il neige sur Liège ». Si Hollywood a parlé des Ardennes belges, c’est dans le film célèbre « La  bataille des Ardennes », où le personnage principal est la neige qui cloue au sol l’aviation américaine, et permet aux panzers d’assiéger Bastogne. L’Ardenne c’est la Wallonie mais il y aussi la Flandre et toutes les scènes de neige peintes par Pierre Breughel l’ancien dont le célèbre « Chasseurs dans la neige… » ( 1565)

Neige à Uccle 23/01/19
Age glaciaire.
Alors de quoi se plaint-on ? Au fond il y peut être une légère différence entre la perception mythique du climat et sa réalité . En effet quand Breughel a peint au milieu du XVI ème siècle l’Europe connaissait une période qualifiée de : « Petit âge glaciaire ». Une période qui aurait duré environ de 1350 à 1850, c’est à cette époque notamment que la vigne a pratiquement disparu de nos régions, avant de revenir de nos jours grâce au réchauffement climatique. Ainsi en Belgique comme au Pays Bas, dans les années 1500 et 1600, on a peint de très nombreux paysages de neige ou de glace, on y voit des patineurs et même de skieurs. Et ça fait très « pays du nord »…A tel point que certains spécialistes pensent que les peintres Flamands et Hollandais  ont un peu forcé le trait, histoire de se démarquer de nos occupants espagnols, habitués  à d’autres climats.
Réchauffement.
Le petit âge glaciaire a pris fin dans le dernier tiers du XIXème siècle et c’est depuis que les glaciers reculent en montagne. Ainsi ceux qui aujourd’hui surréagissent un peu aux épisodes neigeux, n’ont peut-être pas totalement tort. Certes nous fûmes un pays de neige et l’histoire de l’art nous le prouve encore dans tous les musées… mais aujourd’hui c’est moins peu moins vrai.
Cela dit comment s’intitule le plus grand tube de Salavatore Adamo le plus célèbre chanteur italo belge ? « Trésor national » au Japon ?
« Tombe la neige »….
 Au Royaume Uni c’est la journée de tous les dangers pour la première ministre Theresa May. Le parlement doit se prononcer ce soir sur l’accord de sortie de l’Union Européenne, le Brexit. Or tous sondages prévoient un refus de cet accord par les députés. Le pays entrerait alors dans une phase de grande incertitude, alors que le Brexit est prévu pour le 29 mars. La question est toute simple comment en est-on arrivé là  ?

Rage rage against the dying of the light
Même si la formule est un peu grandiloquente, c’est le produit de la démagogie et de la folie des hommes. Il y a d’autres exemples dans l’histoire : en 1453 pendant le siège de Constantinople les derniers Byzantins assiégés se divisaient sur des querelles religieuses, et les ultimes stratèges et mégaducs de l’empereur Constantin XI se disputaient les restes d’ apanages, quelques  iles et le Péloponnèse. Le 29 mai 1453 c’était réglé, les Turcs envahissaient la ville, c’était le fin du plus grand empire de l’histoire européenne, né à Rome 21 siècle plus tôt.
Orgueil et préjugés.
Le Royaume Uni a dominé le monde au XIX ème siècle, et certains des démagogues qui ont initié le Brexit on fait miroiter à un peuple fier et nostalgie le retour d’un certain âge d’or,  sur le thème c’était mieux avant on est plus fort quand on est tout seul, l’historien l’a prouvé. Funeste enfumage … Je vous passe les mensonges de la campagne des brexiteurs et notamment sur les millions de livres sterling imaginaires qui devraient revenir au système de santé britannique, pour énoncer quelques évidences :
Raison et sentiments
Au sortir de la seconde guerre mondiale la France, l’Allemagne, le Royaume Uni Bretagne étaient exsangue. Nous qui avions effectivement dominé le monde, nous avons réussi en deux guerres mondiales à tout détruire et à passer la main aux Américains, aux Russes et désormais aux chinois.  Comme l’ont compris les pères de l’Europe dès 1951 et la CECA, la seule chance pour nous de survivre dans la paix et la prospérité et, de conserver une voix qui porte sur la scène internationale, c’est d’être uni. Tout seul c’est peanuts ! Qu’on soit Anglais, Français, Allemand, Espagnol, Polonais et je ne parle pas bien sûr des pays  de plus petites tailles comme la Belgique , plus raisonnables.  La population mondiale représente 7,5 milliards d’êtres humains. L’union européenne avec le Royaume Uni 508 millions, sans ce sera environ 440 millions environ 6- 7% du total. Mais seuls les britanniques ne seront plus que  66 millions… que dalle ! Juste pour rire, le Brésil , ancienne colonie portugaise, c’est 210 millions d’habitants…
Persuasion.
Ce n’est pas qu’une question de démographie, derrière il y a le marché intérieur, la PAC, les multiples échanges scientifiques et techniques, Erasmus , les accords diplomatiques et de défense etc… Aucun pays de l’Union, même l’ancien empire de la reine Victoria ne fait le poids tout seul dans le monde d’aujourd’hui.
Ce Brexit fera peut-être l’affaire de quelques-uns, brièvement et  en apparence. Mais l’intérêt supérieur de l’Europe ce n’est pas l’intérêt immédiat de quelques-uns. Sur le long terme les fondamentaux sont sans ambiguïté : l’avenir des européens c’est ensemble !
Sinon ce sera la fin…comme pour Byzance…
En France, alors que les gilets jaunes préparent leur 9ème samedi de mobilisation, une étude publiée par le Figaro révèle l’ampleur du fossé qui sépare les Français et leurs dirigeants. 69% des Français éprouvent à l’égard de la politique de la méfiance ou du dégoût…Et seuls 2% du respect.

C’est l’étude annuelle, du CEVIPOF, le centre d’étude de la vie politique française, c’est donc extrêmement sérieux et j’ajouterais extrêmement inquiétant pour le gouvernement français. Vous avez donc ce chiffre repris ce matin par tous les médias de l’hexagone : 37 % des Français éprouvent de la méfiance à l’égard de la politique et 32% du dégoût. A la question : « diriez-vous que la démocratie fonctionne bien ? » 70%  répondent non !
A la question : « les hommes politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ? » 85% répondent …non !
A la question : « quel est votre état d’esprit actuel : 32% répondent la lassitude, 31% la morosité, 29% la méfiance. »
Hôpitaux et policiers épargnés.
En fait les seules institutions qui trouvent encore grâce aux yeux des citoyens de la République sont celles qui les soignent ; qui les protègent ; qui les emploient.  78% on confiance dans les hôpitaux et dans les PME et 74% dans la police et la gendarmerie…69% dans l’école et 65% dans la sécurité sociale…Enfin un seul mandat politique échappe au massacre, celui de maire qui recueille 58% de taux de confiance, contre 31% au député, 25% au premier ministre et 23% au Président de la République…
Proximité mon amour.
Bref à la grosse louche on a encore confiance dans les institutions de proximité, mais plus dans les dirigeants nationaux. Or la force d’un pays comme la France c’était justement son unité nationale, construite sur plus d’un siècle entre la révolution et la guerre de 14. Le problème c’est que depuis une quarantaine d’année, l’égalité au cÅ“ur de la devise (et de la promesse) de la République s’est transformée en inégalité, et une inégalité de plus en plus plus flagrante, et fort logiquement les Français en font porter la responsabilité à leurs dirigeants…
Tous pourris et tous menteurs !
Ca va très loin quand on constate que les gilets jaunes par exemple mettent en doute la moindre information émanant du monde politique. Ainsi un de leurs leaders estimait que l’attentat du marché de Noël de Strasbourg était une manipulation du gouvernement pour casser leur mouvement. C’est bien sûr n’importe quoi, mais que ce n’importe quoi puisse avoir de l’écho nous montre bien à quel point le modèle démocratique est en danger. Le défi c’est maintenant de le rebâtir.
Restaurer la confiance ?
Alors bien dans la foulée des gilets jaunes on évoque beaucoup la démocratie directe, le referendum d’initiative citoyenne, voire le referendum révocatoire, ce sont des pistes.  Masi si ça aboutit à renverser le gouvernement  tous les 15 jours, on sera aux portes de la guerre civile.
Pourtant le message est clair, les Français demandent deux choses, de la prospérité certes mais surtout de la sécurité ! Sécurité face au terrorisme, mais aussi sécurité sociale. Ils veulent qu’on les protège de cet univers mondialisé où règne, la compétition, la concurrence, la loi du plus fort, la loi de la jungle. La démocratie ça devrait être le contraire de la loi de la jungle.
Visiblement il y a quelques « Tarzan » en costumes trois pièces qui ne l’ont pas encore compris.
Samedi la France a connu une 8ème journée de mobilisations des gilets jaunes. Une fois de plus des débordements ont eu lieu principalement à Paris avec deux évènements qui ont marqué l’opinion. Le passage à tabac d’un gendarme par un boxeur professionnel et surtout d’attaque d’un ministère avec un engin de chantier. La question est toujours la même : Comment Emmanuel Macron peut-il sortir de cette situation ?

L’élévateur « bélier »
Emmanuel Macron a condamné très fermement les évènements de samedi : « Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles. Ceux qui commettent ces actes oublient le cÅ“ur de notre pacte civique. Justice sera faite. Chacun doit se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue. » a-t-il écrit dans un tweet.
Entre débat et casseurs.
Il y a un paradoxe entre d’un côté un début d’organisation des gilets jaunes (notamment à Marseille ce weekend dans le locaux du journal la Provence) des gilets jaunes qui semblent prêts à participer au grand débat national lancé par le président, et de l’autre tous ces casseurs somme toute peu nombreux, mais ils représentent une véritable minorité active qui met en échec médiatique toute initiative du gouvernement semaine après semaine. Attaquer un ministère ça ne s’était pas produit depuis des dizaines d’années et encore ! Le coup de l’élévateur utilisé comme bélier c’est du tout neuf. Emmanuel Macron est donc pris entre deux feux : ces extrémistes qu’il ne peut que réprimer, et les autres qui ont l’air d’accepter un début de dialogue.
Le bon grain et l’ivraie.
Le problème c’est qu’il peut difficilement s’attaquer aux un en ménageant les autres, puisque dans les manifestations il y a de tout. Ainsi des braves citoyens ont beau jeu de dénoncer une certaine violence policière, destinée en fait aux casseurs, mais dont ils sont en quelque sorte les victimes collatérales. Au-delà de cette politique à double détente, main tendue d’un côté, fermeté de l’autre, Emmanuel Macron dispose également d’armes constitutionnelles. Si la situation devenait vraiment hors de contrôle il pourrait organiser un referendum ou dissoudre l’Assemblée Nationale, comme De Gaulle en 68…Avec le risque de perdre sa majorité mais aussi avec la possibilité de démontrer que finalement les gilets ne représentent pas grand-chose. Ils seraient dans l’impossibilité de faire élire plus d’un ou deux députés, à moins d’être récupérés par un grand parti, ce qui irait à l’encontre de leurs propres convictions.
Démocratie ou post démocratie.
La nouveauté c’est que nous sommes est peut être entrés dans une ère post démocratique où le recours aux élections n’apporterait pas de solution. Les gilets jaunes d’ailleurs contestent le système de représentation parlementaire…Alors ?
Alors cette crise aura une fin mais personne ne sait ce qui va en sortir, tout le monde est dans le brouillard et pilote au pif…et advienne que pourra !
Comme le disait fort justement le philosophe Michel Serres dans une interview à la Dépêche du midi : « Vous savez ceux qui ont pris la Bastille, ils ne savaient pas qu’ils venaient de déclencher la révolution française. »