Marine n’ira pas chez le psy

Par Christophe Giltay dans Divers , le 21 septembre 2018 07h55 | Ajouter un commentaire

Marine Le Pen a refusé de se soumettre à une expertise psychiatrique ordonnée par la justice. Cette expertise fait partie d’une procédure ouverte à son encontre, car elle a publié sur Tweeter en 2015 des images de victimes de Daesh.  

 

C’est une histoire qui a première vue pourrait paraitre abracadabrantesque… La justice française a demandé à Marine Le Pen de se soumettre à un examen psychiatrique. Je sais j’en connais parmi vous qui pense que « c’est pas trop tôt », et j’en connais d’autres qui auraient plutôt vu le père livrés aux « Psy ». Mais ici il ne s’agit pas de dérapage verbal ; de détail de l’histoire ; de Durafour crématoire ; ni même de plantage lamentable lors d’un débat présidentiel , il s‘agit de Twitter.

Des photos insoutenables.

En 2015, la présidente de ce qui est aujourd’hui le Rassemblement ( et plus le Front ) National, publie sur Twitter des clichés d’exécutions commises par l’Etat islamique. C’est un classique de l’extrême droite. Dans les années 60 pendant la guerre d’Algérie, de journaux proches de son père ont publié des photos de cadavres de militaire français horriblement mutilés. Le père ( ancien officier au 1er régiment étranger parachutiste)  avait d’ailleurs utilisé certains de ses clichés pour se défendre lorsqu’on l’accusait d’avoir torturé en Algérie. L’idée est simple l’armée a peut-être commis des trucs terribles, par nécessité,  mais ceux d’en face étaient pires…

Marine refuse.

Marine a sur son père l’avantage de ne pas avoir été mêlée directement à ce genre de conflits, mais elle a gardé les réflexes de communication. évidemment elle s’est insurgée contre la décisionnel la justice… toujours sur Twitter : « Je croyais avoir eu droit à tout : eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Dach par tweets, la « justice » me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu’où ont-ils allé ?!» Elle refuse bien sûr de s’y rendre et met le juge au défi de la contraindre…d’autant qu’elle est couverte par son immunité parlementaire…Dans ce combat elle n’est pas seule, l’un de se plus farouches adversaires a pris sa défense, Jean-Luc Mélenchon qui s’est  élevé contre cette procédure, y voyant une «psychiatrisation de la décision politique».

Une histoire de fou.

En fait il n’y a rien de politique dans cette histoire c’est tout simplement la procédure, pour quelqu’un qui comme Marine Le Pen est inculpée pour : « diffusion de message violent, pornographique ou contraire à la dignité, accessible à un mineur».

L’examen vise notamment à vérifier «si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions». En clair vérifier qu’elle n’est pas débile, elle apprécié modérément, mais les juges répondent qu’ils ne font qu’appliquer la loi.

On pourrait s’arrêter là, sauf que la France est en grand déficit, et même en pénurie d’experts psychiatres. Or il y a suffisamment de crimes commis par des tordus, pour laisser les psys bosser avec de vrais cas qui relèvent de leurs compétences.

Expertiser Marine le Pen, ce serait juste une perte de temps.

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