Emmanuel Macron sera aujourd’hui à Rome pour rencontrer le Pape François. Il se rendra ensuite à la basilique St Jean de Latran pour y prendre possession de son titre de chanoine d’honneur, une tradition qui remonte à Henri IV, mais qui fait débat dans une France désormais laïque.

Saint Jean de Latran  » mère de toutes les Eglises »
Je ne rentrerai pas dans Saint Jean à Cheval avec Brigitte en Amazone, c’est par cette boutade qu’Emmanuel Macron a voulu désamorcer toute polémique concernant cette tradition séculaire. Elle remonte en fait à l’année 1604 quand le roi Henri IV a confirmé les droits de St Jean de Latran sur une abbaye française, Clairac située en Aquitaine. Pour le remercier le pape a lors accordé au roi de France le titre de chanoine d’honneur de St Jean de Latran, St Jean deuxième basilique pontificale après St Pierre et qui est par ailleurs la cathédrale de Rome.
Aujourd’hui le titre est plus que jamais honorifique, mais la plupart des présidents de la Vème République ( successeurs « de jure » des rois de France) sont allés en prendre possession à Rome. Seuls le gaulliste Georges Pompidou et les socialistes François Mitterrand et François Hollande ne sont pas déplacés, mais ils ont néanmoins accepté le titre.
Sarko le curé et l’instituteur.
Nicolas Sarkozy avait fait scandale lors de son intronisation en prononçant un discours polémique où il avait notamment déclaré : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur. » Une phrase qui avait beaucoup choqué dans la France officiellement laïque ou les instituteurs ont été longtemps qualifiés de « hussard de la République ». Emmanuel Macron ne prononcera pas de discours, mais il faut dire qu’il a déjà donné lors de son intervention au collège des Bernardin à Paris en avril dernier, où il avait affirmé : « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé et qu’il importe, à vous comme à moi, de le réparer ».
Un président agnostique.
 Or s’il a fait ses études chez les Jésuites Emmanuel Macron n’est pas particulièrement croyant. Il n’a été baptisé qu’à 12 ans, et après une période de foi intense durant son adolescence, il se déclare désormais agnostique. En fait il a une arrière-pensée politique, il veut se réconcilier avec les catholiques et notamment les plus conservateur qui n’ont toujours pas digéré le mariage homosexuel et la procréation médicalement assistée.
L’absolution sans contrition ?
Quant au Pape François sa position sur les migrants et son attention particulière aux pauvres sont en décalage avec celui qu’on surnomme le président des riches sets qui apr. ailleurs renvoie tous les jours en Italie des migrants qui cherchent à passer en France. Le président pourrait donc se faire sermonner par le souverain pontife, mais avec bienveillance, car il porte en lui un atout majeur. Son prénom référence au directe au christ désigné ainsi dans l’évangile de saint Mathieu… « La Vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. » Ainsi soit-il !
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| Le 6 juin dernier à Pont Aven en Bretagne, des ouvriers ont découvert dans une maison en démolition, un trésor de 600 pièces d’or. Des pièces Belges datant de la fin du XIXème siècle.

Il est 10h du matin le 6 juin à Pont Aven, trois ouvriers d’une entreprise de démolition sont en train de terminer un chantier qu’ils ont commencé le 28 mai. Il s ‘agit d’une maison dont il ne reste déjà plus qu’un tas de gravats, et c’est dans cet amas que les ouvriers vont découvrir ce qui est apparemment une douille obus de la guerre de 14. Ce genre de douille d’une vingtaine de centimètre de haut, qu’il était courant autrefois de retrouver sur la cheminée des grands parents dans les maisons de campagne.
La douille mystère.
Ils s’en saisissent avec précautions, la douille est scellée mais quand ils la manipulent ils constatent qu’il y a visiblement quelque chose à l’intérieur. |
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| « Ils l’ont secoué et ont entendu un bruit de pièces », a  raconté au journal Ouest France Laurent Le Bihan, co-gérant de l’entreprise Bat’Isol de Quimperlé. On ouvre la douille et là jack pot ! A l’intérieur il y a 600 pièces d’or, des pièces belges à l’effigie de Léopold II qui dater des années 1870. Il s’agit en fait de pièces de 20 francs belges or, tirée à l’époque à trois millions d’exemplaires.
Le Léopold.
Pour le numismate on peut la décrire ainsi : à l’avers on trouve : L’effigie du roi Léopold II, tournée vers la droite, entourée de la légende LEOPOLD II ROI DES BELGES et au-dessus du millésime.
les Initiales du graveur à la troncature du cou.
Au revers des pièces il y a :
Un écu rond portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. Au bas de la pièce est apposée la valeur nominale 20 FR. et, en haut, la devise nationale « L’UNION FAIT LA FORCE. »
Un magot à partager.
Les pièces du trésor de Pont Aven  s’échelonnent de 1870 à  1882, et sont toutes en très bon état. Contacté le propriétaire de la maison n’a pas été particulièrement étonné, son grand père a-t-il déclaré était collectionneur de pièces. Selon le Code civil, le trésor est à partager en deux moitiés : une première à destination des personnes qui l’ont découvert (on dit les inventeurs du trésor) et une seconde à destination de celui ou celle qui possède le terrain.
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20 francs …or !
Ce qui est intéressant avec ces pièces d’or c’est que leur valeur nominale de l’époque 20 francs belges, n’a qu’un lointain rapport avec leur prix sur le marché aujourd’hui… Ainsi les Léopold II des années 1870 se négocient autour de 300 euros pièces. Il parait même que le cours a augmenté depuis la découverte bretonne. La valeur du trésor serait donc environ de 200 000 euros.
C’est probablement ce qu’on appelle la galette de Pont Aven.
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En France selon un sondage publié ce weekend selon un sondage opinionway, 92% des hommes de 25-34 ans portent désormais une barbe. Une mode qui en train de devenir une signe de reconnaissance générationnel.

Un hipster.
On avait bien remarqué depuis 5-6 ans que la barbe était redevenue à la mode, mais ce sondage est un véritable coup de tonnerre, car il inverse une norme sociale qui datait de plusieurs dizaines d’années. En gros depuis la seconde guerre mondiale la barbe était associée à la maturité voire à la vieillesse, du moins à un certain retrait, peut-être même le signe d’un relâchement. En fait on la portait avant ou après la vie active. Ainsi dans les années 70 pas mal d’étudiant portaient barbe et cheveux longs mais les coupaient progressivement dès qu’ils rejoignaient le monde du travail (avec une exception notable l’enseignement et le célèbre collier du proviseur). En plus les barbes des jeunes étaient des barbes anarchiques ! Or rien de plus étranger à la barbe hippie que la barbe hipster .
La barbe chic.
Le barbu d’aujourd’hui ferait plutôt dans le chic et l’impeccable, d’où le succès des salons de coiffure dotés d’un coin barbier. Dans les années 50 les hommes appréciaient les lourds rasoirs électriques qui vous rendaient glabre et frais, aujourd’hui ce serait plutôt la tondeuse qui vous sculpte la pilosité. On est dans la barbe douce et maitrisée, et pas dans le poil viril qu’arboraient autrefois gendarmes et militaires… Ce n’est d’ailleurs pas seulement réservé aux jeunes. Au-delà des 35 ans, 53% des français continuent arborer une barbe, un chiffre qui remonte à 60% chez les plus de 50 ans.

Edouard Philippe, premier chef de gouvernement français barbu, depuis Paul Ramadier en 1947.
Comme en 1900.
Ce port de la barbe généralisé est un phénomène qui s’est déjà produit plusieurs fois dans l’histoire. Ainsi dans la seconde moitié du 19ème siècle elle était un marqueur social. Médecins professeurs, artistes, hommes politiques, officiers, portaient la barbe : Victor Hugo barbu, Emile Zola barbu, Auguste Rodin barbu, Jean Jaurès barbu, et je ne vous parle pas de Léopold II. A l’époque seuls les domestiques étaient tenus d’être rasés de près… D’ailleurs regardez bien les photos de vos arrières grands-pères, ils portaient tous au moins la moustache, notamment pour plaire aux dames. Ne disait-on pas à l’époque qu’un baiser sans moustache était un baiser sans sel ? Il faut dire aussi qu’en ce temps-là se raser était tout un art, il fallait maitriser le coupe choux. Ce n’est que vers la fin du 19ème siècle qu’on a vu apparaitre le rasoir mécanique, le modèle avec lame jetable de Gillette date de 1905, le premier rasoir électrique de 1925.
La barbe !
Le problème avec les modes c’est qu’au début elles vous distinguent, mais qu’à la longue elles tournent au conformisme. J’en connais déjà pas mal qui portent la barbe pour faire comme les autres : « T’as vu ma barbe elle est au poil ! »
A terme ce diktat de la pilosité pourrait bien devenir un peu… rasoir.