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Métro : qui s’y frotte s’y pique

Par Christophe Giltay dans Divers , le 8 mars 2018 14h25 | Un commentaire>

Une des conséquences de la campagne #balancetonporc, est la plus grande attention portée par les policiers aux agressions sexuelles dans la rue et les transports en commun. Ainsi en Ile de France la BLAST ( la brigade de lutte contre les atteintes à la sécurité des transports) a fait de la lutte contre ces agressions une de ses priorités.

Quand elle a été créée la Blast avait surtout pour fonction de s’intéresser aux « vols à la tire », car on considérait que le principal danger dans les transports en commun c’était les pickpockets ou tout autre types de voleurs comparables. Jusqu’à l’année dernière, les arrestations pour harcèlement ne représentaient que 1% des arrestations pratiquées par la blast, autant dire que ce n’était pas une priorité. Seulement voilà les statistiques sont terribles 43 % des faits de violences graves contre les femmes ont lieu dans les transports, et en France 87 % des voyageuses déclarent y avoir déjà été victimes de harcèlement.

Filatures.

La brigade a donc reçu l’ordre de porter une attention particulière à ce qu’on appelle les « frotteurs », de hommes qui dans les bus, les trams et dans le métro se collent contre des femmes pour se masturber. Leur profil : tous milieux et toutes générations,  la blast en a arrêté qui étaient âgés de 12 à 86 ans. Pour les victimes c’est pareil des ados aux grands-mères. Les agents et agentes de la blast passent leurs journées à prendre les transports en commun par groupe de trois, habillés en civils, et ils observent. Souvent le frotteur a un comportement spécifique que les enquêteurs entrainés repèrent assez vite. Comme l’a dit l’un d’entre eux ce matin dans le Figaro : « Ces hommes vont rester debout, là où il y a le plus de monde, le regard dirigé vers le bas. On passe la journée à observer les gens, leur regard, les mains, le tour de la ceinture, à surveiller les comportements incohérents. Dès qu’on en trouve un bizarre, on va le prendre en filature. »

Peu de plaintes.

Parfois ils changent une ou deux fois de métro, reprennent la ligne en sens inverse jusqu’à ce qu’ils repèrent une victime. Quand ils passent à l’acte les policiers interviennent, le problème c’est que les victimes souvent hésitent à porter plainte : «  On n’interpelle pas sans l’accord de la victime…Certaines ne veulent pas porter plainte : pas le temps, honte, peur de recroiser cet homme un jour… Alors on essaie de les convaincre : la prochaine fois, l’auteur s’en prendra peut-être à une gamine… Tandis qu’une plainte nous permet de prendre son ADN, et il sera fiché. »…

Au bout la prison !

Le message qu’il faut faire passer et plus particulièrement le 8 mars, c’est que ce genre de comportement n’est pas une simple incivilité, c’est une véritable agression sexuelle. Ainsi en France ils risquent 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. L’an dernier à Paris quarante et un d’entre eux ont été condamnés à des peines de prisons fermes… à bon entendeur salut !

 

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1 réaction à “Métro : qui s’y frotte s’y pique”

  1. 1LELEU SERGIO le 14 mars 2018 à 08:39

    Qui s’y frotte si pique, à une époque où tout est choquant même l’exagération, je suis choqué, moi, qu Monsieur Giltay emploi la devise de la légion wallonie