Donald Trump prononcera aujourd’hui son premier discours de l’Etat de l’Union devant le congrès américain.  Le parti démocrate a choisi pour lui répondre, une jeune représentant du Massachussetts dont on pourrait bien reparler lors de la prochaine élection présidentielle … Il est d’origine irlandaise, il est catholique, il est diplômé d’Harvard,  il porte une coupe de cheveux plutôt élégante, et il s‘appelle … Kennedy !  Â

Joe Kennedy III
Joseph Patrick Kennedy, dit Joe Kennedy III, car il est le troisième à porter ce nom, celui du patriarche Joe Kennedy, le mari de Rose, le père de JFK. Je vous passe les détails de l’arbre généalogique de ce qui est un peu la famille royale ses Etats-Unis.  Pour faire simple Joe III est  le petit-fils de Bob assassiné il y a 50 ans et donc le petit de neveu du président John Fitzgerald Kennedy.
Un air de famille.
Je vous avoue qu’il y a quelques semaine je ne le connaissais pas,  je l’ai découvert un soir ou je regardais sur une télévision américaine une manifestation devant la Maison Blanche en faveur des « dreamers » , ces jeunes étrangers nés aux Etats Unis, que Donald Trump veut priver de leurs droits. Il y avait un jeune orateur, un peu pâle, un peu roux et qui prononçait un discours en espagnol avec beaucoup d’aisance. Il était filmé de loin, mais dans la semi-pénombre il ressemblait étrangement à Ted Kennedy, l’ancien sénateur mort en 2009, le frère de Bob et de John.

John, Bob et Ted, mêmes sourires, mêmes coiffures
Premier de la classe.
Je me dis ce n’est pas possible !  Et, merci internet, en deux minutes je vérifie et je découvre Joe Kennedy III, 37 ans représentant du Massachusetts  depuis 2013. C’est actuellement le dernier des Kennedy à détenir un, important mandat politique, mais je vous rassure un de ses oncles est candidat au poste de gouverneur dans l’Illinois (élections le 6 Novembre) et une de ses tantes était encore il y quelques mois ambassadeur des Etats Unis au Japon. Son père Joe Kennedy II, très investi dan l’action humanitaire,  fut lui aussi représentant du Massachusetts pendant une quinzaine d’année… Comme dit le proverbe : bon sang ne saurait mentir !
2020Â : Trump contre Joe IIIÂ ?
Joe III c’est un Kennedy comme dans les films, diplômé de Cambridge, de Stanford et de Harvard,  jeune il fut travailleur humanitaire en Républicaine Dominicaine d’où son espagnol parfait. Catholique pratiquant il ne boit pas d’alcool, marié à une brillanter avocate il a deux enfants, un garçon et une fille. C’est lui déjà lui que le parti démocrate avait envoyé au feu pour défendre l’Obamacare contre Trump, mais la réponse au discours de l’Etat de l’Union ce sera le véritable début d’un match dont la finale pourrait bien se tenir dans trois ans lors de la prochaine présidentielle, on verra…
Pour tenter de dégommer l’incroyable Trump, le parti démocrate n’avait que deux solutions : Superman ou Kennedy !
Vive polémique en France autour du projet d’édition des trois pamphlets antisémites de Louis Ferdinand Céline, introuvables depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Gallimard s’apprête à rééditer ces trois textes de propagande que l’écrivain avait signés entre 1937 et 1941. Les milieux intellectuels estiment que l’éditeur n’a pas prévu un appareil critique assez fourni pour éclairer les lecteurs .
Il s’agit de trois livres : Bagatelles pour un massacre (1937), L’Ecole des cadavres (1938) et Les Beaux Draps (1941), qui sont probablement les trois textes les plus sulfureux de la littérature française du 20ème siècle. On peut les qualifier de maintes façons, mais avec un regard d’aujourd’hui ils sont tout simplement ignobles, répugnants… Répugnants mais écrits par le fameux Céline dont le style vociférant a révolutionné la littérature française.
Presque oubliés pendant 70 ans
En fait ces textes n’ont jamais été interdits de publication. La veuve de Céline Lucette Destouches a toujours refusé leur réédition, à la demande de l’écrivain mort en 1962. La vieille dame âgée aujourd’hui de 105 ans a finalement changé d’avis pour deux raisons: parce que des écrits du même ordre d’un autre écrivain d’extrême droite Lucien Rebatet, ont été publiés il y a 5 ans dans la collection « bouquin » sans que ça fasse beaucoup de vague; et puis les pamphlets ont déjà été réédités, au Japon au Paraguay, et dans d’autres pays; enfin ils circulent sur internet… alors pourquoi pas ?
Mein Kampf
La question peut effectivement se poser au moment où l’Allemagne a accepté de rééditer « Mein Kampf » d’Adolf Hitler accompagné d’un appareil critique imposant. Or c’est tout le débat, Gallimard va en fait éditer en France, un recueil des textes de Céline déjà paru au Québec en 2012, sous le titre « Ecrits polémiques » . Ce gros bouquin de 1000 pages ne comprend qu’un appareil critique de 200 pages uniquement composé par un professeur de littérature de l’université de Nantes : Régis Tettamanzi. Or bien des voix s’élèvent pour dire qu’il faudrait également confier les analyses à des historiens, car il ne s’agit pas que de littérature… Les pamphlets, hélas, peuvent encore être pris au premier degré par des esprits simplistes.
Ainsi le chasseur de nazi Serge Klasfeld demande tout simplement qu’on ne les republie pas et envisage même de porter plainte contre Gallimard.
Une bombe à retardement
Pour l’instant aucune date de sortie n’est annoncée, mais une chose est sûre l’oeuvre de Céline entrera dans le domaine public en 2032, et alors n’importe qui pourra les publier avec juste une préface. C’est une bombe à retardement, il vaudrait mieux que d’ici là un véritable ouvrage scientifique ait entrepris de la désamorcer…
Affaire des réfugiés soudanais, émeutes en Iran et en RDC, nouvel appel du pape François à la Paix soutenu par une photo insoutenable… En ce deuxième jour de l’année le monde frappe à notre porte et nous ne pouvons pas faire la sourde oreille.
Vous l’avez peut être remarqué mais en ce moment c’est l’époque des vÅ“ux et notamment des vÅ“ux des dirigeants politiques. Comme Emmanuel Macron présentera ses vÅ“ux à la presse demain à l’Elysée et de Charles Michel ce sera la semaine prochaine à Bruxelles. Et de quoi vont-ils nous parler ? D’affaires intérieures ? Ou de cette humanité dont la course semble s’accélérer à l’infini ?
Les préoccupations du citoyen
Depuis déjà de nombreuses années que ce soit en Belgique, en France et dans bien des pays européens, les chefs d’Etat et de gouvernement essayent de se concentrer sur les questions économiques et sociales: le chômage, le pouvoir d’achat, les impôts, l’éducation, la santé, les retraites. Des thèmes censés intéresser leurs concitoyens, en clair leurs électeurs.
Et pourtant à chaque fois ils sont rappelés plus ou moins brutalement à la marche du monde. Par les attentats, par la guerre contre Daesh en Irak et en Syrie, par les menaces de la Corée du Nord, par la question des migrants, par le Brexit ou l’élection de Donald Trump…
Sortir du nombrilisme
Il est vrai que la reprise économique nous fait entrevoir enfin la sortie de la crise de 2008, et l’on pourrait et souffler un peu, mais voilà …
Ce qui se passe en Iran, ces émeutes contre le pouvoir, on ne le comprend pas mais on se doute que c’est important, que ça pourrait déboucher sur une déstabilisation encore plus grande d’une région déjà en guerre; ces manifestations réprimées au Congo, avec ces interventions violentes et meurtrières dans les églises, ça nous choque mais on ne sait pas quoi faire; cette photo terrible publiée par le Pape François d’un enfant rescapé de Nagasaki qui porte sur son dos le corps de son petit frère mort, c’est un message, il veut nous dire :
« La paix, la guerre, le développement, la lutte contre la pauvreté, la promotion de la démocratie et des droits de l’homme, il va bien falloir s’en occuper et s’en préoccuper »
Tous responsables !
On ne s’en sortira pas en disant que ce n’est pas notre affaire…
Par exemple dans quel pays européen à part en Belgique a-t-on mis un peu (trop peu) les manifestations en RDC à la une des journaux. Si nous les Belges, liés au Congo par l’histoire, nous n’en parlons pas, qui le fera ?
Les migrants soudanais sont là pour nous le rappeler, ça se passe là , sous nos yeux, chez nous. Leur cas, c’est de la politique intérieure autant qu’extérieure.
Se voiler la face ne sert à rien ! Même à notre petit niveau, nous avons une part de responsabilité dans la marche du monde.