La pire journée d’Hillary

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 janvier 2017 15h57 | Comments Off on La pire journée d’Hillary

Parmi les invités de marque à l’investiture de Donald Trump, Hillary Clinton bien obligée d’être là, fair play démocratique oblige. Ce sera après celles de Bill, de Georges W Bush, et de Barack Obama, sa septième investiture. Mais jusqu’au scrutin de Novembre elle a cru que ce serait la sienne…

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Elle sera là, à quelques mètres de Donald Trump, présente à la fois comme ancienne adversaire, ex secrétaire d’Etat, et first lady de Bill Clinton. Elle sera là, souriante et digne, mais ce sera surement l’une des épreuves les plus dures de sa vie. Car il ne s’agit pas seulement d’assister à l’avènement d’un adversaire, c’est au fond banal dans la vie politique, mais bien de saluer le triomphe de celui qui a mis fin définitivement à l’ambition de toute une vie.

Durant sa campagne Hillary Clinton a répété inlassablement que son ambition était de briser le plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités. Mais là elle ne s’est pas heurtée au plafond de verre, elle s’est littéralement fracassée contre un mur de béton.

L’occasion ratée de 2008.

Déjà en 2008, Barack Obama un quasi inconnu alors, lui avait barré la route lors des primaires démocrates. Mais il était jeune, talentueux et …noir ! Certains ont dit à l’époque que finalement pour les américains élire un noir était moins subversif que choisir une femme.

Courageusement elle s’était mise à son service comme secrétaire d’Etat, puis avait repris le combat.

Une rude campagne.

Elle dut d’abord défaire un candidat improbable, le socialiste Bernie Sanders qui,  très populaire chez les jeunes, l’a contrainte à des primaires épuisantes. Puis vint le match final…l’apothéose promise…

Sur le papier elle était imbattable, compétente, expérimentée, préparée depuis l’Université, soutenue par Bill et Barack, plus toute l’intelligentsia américaine, plus toutes les vedettes d’Hollywood  et du show biz, plus Michelle Obama qui venait enchanter  ses meetings.

La plus humiliante des défaites.

Donnée gagnantes dans la plupart des sondages, elle fut même victorieuse au vote populaire, elle a réuni 2,1 million de voix de plus que Trump, elle s’est néanmoins crashée.

Et pas face à un brillant républicain, ancien sénateur, gouverneur, ou maire de New York. Non ! Mais face à tout ce qu’elle déteste, un beauf, macho, violent, vulgaire, qui l’insultée, lui a promis la prison, n’a aucune culture politique et qui conçoit la vie comme un rapport de force. Bref le pire de ses ennemis.

Un espoir…

A 69 ans, sa carrière politique est désormais terminée. Il lui reste une ambition, un espoir…

Assister dans quatre ou huit ans à une autre investiture, celle enfin de la première femme présidente des Etats-Unis…

Mais elle ne s’appellera pas Hillary.