Archives du janvier, 2017

Pénélope Fillon employée modèle ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 janvier 2017 10h11 | 4 commentaires

Cette polémique qui pourrait faire basculer la présidentielle en France. Selon des informations publiées par le Canard enchaîné, Penelope Fillon, l’épouse du candidat de « les Républicains » à l’élection présidentielle, aurait été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari pour un total d’environ «500.000 euros bruts». Sur le plan formel ce n’est pas illégal, mais ça jette une ombre sur la personnalité du champion de la droite.

 

Pénélope et François

C’est la tuile pour François Fillon, car une grande partie de sa popularité repose sur son image de probité et de sérieux, à mille lieux de Nicolas Sarkozy… Et parmi ces éléments qui rassuraient jusqu’alors son électorat, il y a sa vie de famille, avec Pénélope son épouse galloise, et leurs 5 enfants…

Assistante parlementaire.

Or le Canard enchaîné révèle ce matin que d’après ses «bulletins de salaire», l’épouse de François Fillon a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, alors député, sur une enveloppe destinée à payer ses assistants parlementaires. En 2001, elle a ainsi reçu 3900 euros brut par mois.

À partir de l’été 2002, après l’entrée de François Fillon au gouvernement, son épouse, devient collaboratrice de son suppléant Marc Joulaud, qui lui succède à l’Assemblée nationale.

D’après les chiffres obtenus par le Canard c’est au cours de cette période qu’elle sera le mieux rétribuée (de 6900 euros à 7900 euros mensuels).

Une pratique courante.

Jusque-là rien de bien surprenant, en France aucune loi n’empêche un député ou un sénateur d’employer quelqu’un de sa famille. Une cinquantaine de parlementaires français emploient ainsi leur épouse comme attaché parlementaire ou chargée de communication. Parfois d’ailleurs c’est l’attachée qui devient l‘épouse ( au fond c’est plus pratique) . Parfois ils emploient leurs enfants c’est très fréquents… Le problème c’est que jamais personne n’a vu Pénélope Fillon dans les bureaux de son mari à l’Assemblée nationale, ainsi une collaboratrice parlementaire de Marc Joulaud, citée par le canard enchaîné, dit n’avoir : «jamais travaillé avec elle, je n’ai pas d’infos à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre».

 Emploi fictif ?

Le soupçon est fort que finalement Pénélope, n’était dans l’entourage de son mari que pour faire tapisserie, bref un emploi fictif. Le Canard en rajoute en affirmant qu’entre le 2 mai 2012 et décembre 2013, Pénélope Fillon a été salariée de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, un ami de son mari. Elle touchait alors environ 5.000 euros brut par mois. Or le directeur de la revue, Michel Crépu, se dit «sidéré»: «Je n’ai jamais rencontré Penelope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue». Il précise toutefois qu’elle a signé «deux ou peut-être trois notes de lecture… »

Fillon assume.

L’équipe de François Fillon immédiatement répondu que Pénélope avait bien été la collaboratrice de son mari et que tout cela était tout à fait légal. Quant à la Revue des deux mondes, le porte-parole de François Fillon a déclaré que « Monsieur Crépu était mal renseigné… » … Ben voyons, c’est le directeur d‘un journal où la femme de l’ex premier ministre est censée bosser, il n’est pas au courant… c’est pas courant…

D’où vient la fuite ?

Je ne suis pas sûr que cette information va plomber définitivement la campagne de François Fillon, mais disons que ça fait désordre… En revanche je suis sûr que c’est un de ses petits camarades de : « Les Républicains » qui a renseigné le Canard…

Mais quand je dis petit… Je ne vise personne en particulier…

La pire journée d’Hillary

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 janvier 2017 15h57 | Comments Off on La pire journée d’Hillary

Parmi les invités de marque à l’investiture de Donald Trump, Hillary Clinton bien obligée d’être là, fair play démocratique oblige. Ce sera après celles de Bill, de Georges W Bush, et de Barack Obama, sa septième investiture. Mais jusqu’au scrutin de Novembre elle a cru que ce serait la sienne…

hillary-clinton

 

Elle sera là, à quelques mètres de Donald Trump, présente à la fois comme ancienne adversaire, ex secrétaire d’Etat, et first lady de Bill Clinton. Elle sera là, souriante et digne, mais ce sera surement l’une des épreuves les plus dures de sa vie. Car il ne s’agit pas seulement d’assister à l’avènement d’un adversaire, c’est au fond banal dans la vie politique, mais bien de saluer le triomphe de celui qui a mis fin définitivement à l’ambition de toute une vie.

Durant sa campagne Hillary Clinton a répété inlassablement que son ambition était de briser le plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités. Mais là elle ne s’est pas heurtée au plafond de verre, elle s’est littéralement fracassée contre un mur de béton.

L’occasion ratée de 2008.

Déjà en 2008, Barack Obama un quasi inconnu alors, lui avait barré la route lors des primaires démocrates. Mais il était jeune, talentueux et …noir ! Certains ont dit à l’époque que finalement pour les américains élire un noir était moins subversif que choisir une femme.

Courageusement elle s’était mise à son service comme secrétaire d’Etat, puis avait repris le combat.

Une rude campagne.

Elle dut d’abord défaire un candidat improbable, le socialiste Bernie Sanders qui,  très populaire chez les jeunes, l’a contrainte à des primaires épuisantes. Puis vint le match final…l’apothéose promise…

Sur le papier elle était imbattable, compétente, expérimentée, préparée depuis l’Université, soutenue par Bill et Barack, plus toute l’intelligentsia américaine, plus toutes les vedettes d’Hollywood  et du show biz, plus Michelle Obama qui venait enchanter  ses meetings.

La plus humiliante des défaites.

Donnée gagnantes dans la plupart des sondages, elle fut même victorieuse au vote populaire, elle a réuni 2,1 million de voix de plus que Trump, elle s’est néanmoins crashée.

Et pas face à un brillant républicain, ancien sénateur, gouverneur, ou maire de New York. Non ! Mais face à tout ce qu’elle déteste, un beauf, macho, violent, vulgaire, qui l’insultée, lui a promis la prison, n’a aucune culture politique et qui conçoit la vie comme un rapport de force. Bref le pire de ses ennemis.

Un espoir…

A 69 ans, sa carrière politique est désormais terminée. Il lui reste une ambition, un espoir…

Assister dans quatre ou huit ans à une autre investiture, celle enfin de la première femme présidente des Etats-Unis…

Mais elle ne s’appellera pas Hillary.

Yes we can toujours…

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 janvier 2017 09h53 | Un commentaire>

Hier soir lors de son ultime discours à Chicago  le président Obama a évoqué l’état de la démocratie américaine, plutôt que la défense de son bilan. Une réflexion profonde à mille lieues des slogans simplistes de Donald Trump.

obama
«Je ne vais pas m’arrêter. Je serai là avec vous pour le restant de mes jours. Et je vous demande une dernière chose, la même qu’il y a huit ans – de croire en votre capacité de changer les choses. Yes we can! Oui nous le pouvons! Oui nous l’avons fait!»… Et le centre de conférence Mac Cormick de Chicago plein à craquer chavire de bonheur, de bonheur, mais aussi de nostalgie, car c’est fini…

Une idée de la démocratie.

Dans neufs jours Barack Obama va laisser la place à Donald Tromp son antithèse, et hier soir le contraste était frappant. Le président sortant a parlé en homme politique qui assume un certain élitisme intellectuel, il a notamment appelé de ses vœux « un nouveau contrat social», car «les inégalités extrêmes corrodent l’idée démocratique». Pour lui la «bataille des idées» ne peut se tenir que «sur une acceptation élémentaire des faits et de la science». Concernant la lutte contre le terrorisme : «nous devons nous garder d’affaiblir les valeurs qui font ce que nous sommes… notre démocratie est en péril lorsque nous la tenons pour acquise».

Un goût de trop peu…

On est loin des tweets de 140 caractères et des formules à l’emporte-pièce propre à Donald Trump. Et pourtant c’est Donald Trump demain qui portera la parole de l’Amérique et céder le pouvoir à un tel successeur c’est, qu’on le veuille ou non, un échec pour Barack Obama. Certes la situation économique des Etats-Unis est meilleure qu’à son arrivée en pleine crise ; certes il a réussi à mettre sur pied le système de santé surnommé « obamacare » que Trump veut déjà abolir ; certes il a légalisé le mariage gay, sans oublier l’accord nucléaire avec l’Iran, la réconciliation avec Cuba, ou la neutralisation de Ben Laden. Mais, il reste comme un goût de trop peu… lui-même d’ailleurs l’a reconnu hier soir.

La question raciale.

On pensait qu’avec son élection l’Amérique allait rentrer dans une ère post raciale, il a ramené ses partisans à la réalité : «Aussi bien intentionnée qu’elle soit, cette vision n’a jamais été réaliste…  La race reste une force puissante et qui souvent divise. Nous ne sommes pas là où nous devrions être. Les cœurs doivent changer». Et il a alors évoqué  «  le type blanc d’âge moyen qui voit tous ses repaires disparaitre dans une économie difficile et une société multiculturelle. »Ce petit blanc de l’Amérique profonde qui a porté Trump au pouvoir. En conclusion il a demandé à ses amis, face au nouveau pouvoir d’être vigilant mais de ne pas avoir peur.

Un injuste parfum de déception.

J’imagine le désarroi de tous ceux que Barack Obama a tant fait rêver il y a 8 ans. J’imagine la déception de ceux qui s‘étaient réjouis de son prix Nobel en 2009 à peine élu, comme un pari sur l’avenir.

Que restera-t-il de Barack Obama dans l’histoire ? Pas mal de choses peut être… à commencer par son élection…Celle du premier président noir des Etats-Unis !

Charlie, deux ans déjà…

Par Christophe Giltay dans Divers , le 5 janvier 2017 09h43 | 6 commentaires

Samedi ce sera le deuxième anniversaire de l’attaque contre Charlie Hebdo. Deux ans plus tard le magazine existe toujours, mais la vie de sa rédaction radicalement changé, placée sous haute sécurité 24h sur 24. Attaqué régulièrement depuis deux ans le journal en est à se demander si sa liberté d’expression totale est encore possible dans l’univers médiatique d’aujourd’hui.

Charlie deux ans

 

Ce matin le journal Libération publie le récit de la visite d’un journaliste italien au nouveau siège de Charlie Hebdo. C’est l’endroit le plus secret de Paris, un véritable bunker où l’on entre par plusieurs sas,  où se tiennent des hommes armés.  La description, forcément imprécise pour des raisons de sécurité, fait penser à l’entrée dans un abri anti atomique.  L’un des détails les plus impressionnants est ce gilet pare-balles au pied des bureaux. On conseille à chacun de le porter systématiquement à l’extérieur, et pas question de sortir de chez soi sans gardes du corps. Les « Charlie » continuent… mais c’est dur !

Qui va nous défendre ?

Dans une interview à l’AFP, le rédacteur en chef Riss a confié ses doutes… demain dit-il « si on fait un dessin en une sur Mahomet qui va nous défendre  ? Personne, à part un ou deux intellectuels. On nous dira : vous êtes fous, vous l’avez bien cherché. Depuis deux ans, les gens sont devenus bien plus frileux. Avec ce qui s’est passé, mine de rien, les gens ont compris le message : +il ne faut pas faire ça+ ». Et Riss ajoute : « avant, on nous disait de faire attention aux islamistes, et maintenant il faut faire attention avec les islamistes, les Russes, les Turcs.Ca révèle un climat de susceptibilité voire d’intolérance plus grand qu’avant. Avec le développement des médias sociaux, tout est viral, tout prend une dimension hystérique. Vous faites un dessin sur un tremblement de terre en Italie, et c’est la guerre civile. Alors que des dessins comme ça on en a fait plein avant et tout le monde s’en foutait. ….maintenant on a l’impression que le monde entier surveille ce qu’on fait. Comme si la liberté que Charlie, même exercée modestement, était de trop.  »

La satire assumée.

Pour autant pas question de changer de ligne éditoriale, et notamment le combat contre l’intolérance religieuse : «  On revendique » dit Riss, « le droit de ne pas croire, de l’exprimer et de formuler des critiques contre les religions. »

En fait tout repose sur un quiproquo. Avant le drame du 7 janvier  peu de gens connaissaient Charlie hebdo, le magazine avait environ 30 000 lecteurs, un public spécifique et qui appréciait son genre d’humour. Son exposition universelle a tout d’un coup révélé son existence au monde, ainsi que son style effectivement très corrosif et pas du tout politiquement correct.

Difficile liberté.

Des gens de bonne foi qui se sont abonnés par solidarité ont pu être choqués. Mais il ne faut pas lire Charlie comme n’importe quel journal. La satire par essence doit susciter une réaction et donc c’est volontairement qu’elle choque, parfois jusqu’à l’écœurement…

C’est ça aussi la liberté d’expression… la liberté de la presse.

Elle n’est pas forcément sage et bien élevée…

Habemus Mac Do

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 janvier 2017 13h21 | Comments Off on Habemus Mac Do

Une vraie révolution pour l’Eglise catholique….Un restaurant McDonald’s a ouvert à deux pas d’une entrée de la Cité du Vatican et de la place Saint-Pierre, malgré l’opposition de plusieurs cardinaux et des restaurateurs du quartier.

mac do

 

Vade retro Mac Donas, voilà ce qu’on peut entendre dans les couloirs du Vatican depuis l’installation d’un mac do de 500 mètre carré à un jet de pierre de la place St Pierre… Plus près ce ne serait pas possible, on serait carrément à l’intérieur du Vatican. Ce fast food est en effet situé à moins d’une minute à pied de la porte Sainte Anne , par laquelle les voitures entrent dans la cité. Pour vous donner une idée, le Mac Do est installé dans un bâtiment qui appartient au Vatican, où se trouvent deux ambassade près le Saint Siège, dont celle du Chili et où habitent sept Monsignore. D’ailleurs c’est dans ce même immeuble que vivait le cardinal Ratzinger avant de devenir Benoit XVI.

Les cardinaux voient rouge.

La polémique a connu son paroxysme en octobre quand le cardinal, Elio Sgreccia, a exprimé toute sa colère dans une interview à la La Repubblica. Il y évoquait  une décision “douteuse, aberrante et irrespectueuse”.

“Cela revient à proposer aux touristes et aux pèlerins de la nourriture qui, au-delà d’être qualitativement très loin de la cuisine romaine traditionnelle, n’est pas bonne pour la santé des consommateurs. Une nourriture que je ne mangerai sous aucun prétexte.”

Autre opposition bien sur celle des restaurateurs du quartier qui redoutent que les touristes se détournent des bucatini all’amatriciana au profit du cheeseburger…

Mac Do chic.

Il faut dire que c’est n’importe quel Mac Donald c’est un « Mac café » un concept développé en France après l’attaque du Mac Do de Millau par José Bové en 1999. Les Américains s’étaient alors dit qu’ils devaient s’adapter à une culture gastronomique forte. Ils appliquent désormais à l’Italie ce qu’ils ont fait en France. Le Mac Do du Vatican arbore une élégante façade en pierre grise, et l’enseigne est discrète de couleur dorée. Pour peu on se croirait devant une boutique de luxe, à l’intérieur le mobilier est design et l’on y propose en plus des hamburgers, du véritable expresso et des pâtisseries.  Pour bien connaitre ce quartier, envahi de boutiques de souvenirs, d’épiceries de nuit et de « trattoria » pour touristes ça n’a rien de choquant.

Une bonne affaire…légale …

Le cardinal Domenico Calganio, patron de l’ASPA, la société qui gère les biens du Vatican a bien précisé qu’il n’y avait aucune raison de revenir en arrière sur un accord conclu en toute légalité. C’est le mot légalité qui est important…Ainsi le Vatican percevra de Mac Donald, en toute légalité, 30 000 euros par mois de loyer. Pendant longtemps le Vatican considérait que l’argent n’avait pas d’odeur… Désormais l’odeur du hamburger est un compromis acceptable…Il y en a d’autres, depuis quelques semaine via della conciliazione, en face du Vatican un hard rock café s’est installé dans une ancienne librairie religieuse, et là encore en toute légalité.

Clin d’œil ?

Ironie de l’histoire ( et je ne suis pas sûr que ce soit un hasard), depuis la rue où est situé le Mac Do, on aperçoit la sévère tour médiévale qui abrite la banque du Vatican

Et si Hollande « y allait » quand même ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 3 janvier 2017 08h01 | Comments Off on Et si Hollande « y allait » quand même ?

Le mois dernier le chômage a nouvelle fois baissé en France.C’est la première fois depuis la crise de 2008 , que le chômage baisse de manière pendant trois mois consécutivement. Ainsi François Hollande a-t-il finalement tenu sa promesse  » d’inverser la courbe du chômage ». Certains de ses proches se mettent à rêver…et si finalement le président changeait d’avis et se lançait dans la course pour la présidentielle ? 

Hollande et ses nouvelles lunettes.

En viste dans une PME du Val d’Oise, le président a commenté ces bons résultats, sans faire de triomphalisme :

«La baisse du chômage se confirme mais rien n’est joué, rien n’est fait», a-t-il affirmé. «Même s’il faut faire attention parce que, le mois prochain, il y aura peut-être une augmentation, c’est vrai que la tendance des trois derniers mois, c’était inconnu depuis 2008». Interrogé sur le fait de savoir si, du même coup, il nourrissait des regrets pour la présidentielle , François Hollande a assuré que «non, ça n’a rien à voir. C’est la satisfaction du travail engagé. Pas accompli mais engagé…« On verra au mois de mai, on n’a pas encore dit notre dernier mot…»

On verra quoi ?

C’est ce « on verra » qui tout de suite déclenché les commentaires : « on verra… » Pris au sens premier, ça veut dire on verra à la fin, on tirera le bilan, ce n’est qu’au mois de mai qu’on verra finalement si j’ai réussi.

On peut aussi l’interpréter différemment : « si ça continue on verra, je pourrais alors me présenter. »

Peu probable.

Alors ? Sincèrement c’est très improbable, d’abord parce que si François Hollande connait un regain de popularité et de crédibilité c’est justement parce qu’il n’est pas candidat. Les Français lui en sont reconnaissants. Ensuite le processus du choix d’un candidat de gauche est lancé, et c’est Manuel Valls l’ex premier ministre qui porte le bilan du gouvernement, même s’il ne fait pas l’unanimité chez les socialistes et surtout chez les hollandistes. Enfin une candidature ça se prépare et les équipes qui avaient commencé à travailler autour de lui sont maintenant dispersées, puisqu’il a annoncé sont renoncement.

Formellement possible.

Cela dit sur le plan strictement légal tout est encore possible. La date limite des candidatures se situe mi mars. François Hollande a encore un peu de temps pour changer d’avis. François Mitterrand en 1988 c’était déclaré début mars, et en 1974 Valéry Giscard d’Estaing avait mené une campagne éclair de 40 jours. Donc sur le papier tout est possible. Les plus proches des hollandistes, comme Stéphane Le Foll, qui défend jour après jour la politique de son chef en rêvent encore.

L’ultime recours ? 

Il faudrait des circonstances exceptionnelles, que la primaire socialiste se passe mal, que le candidat désigné s’effondre dans les sondages, ou encore que le match entre lui et Emmanuel Macron, élimine toute chance pour la gauche d’accéder au second tour laissant la voie libre à un match Fillon Le Pen. Alors pour peu que l’opinion frémisse ( on se souvient du « tonton laisse pas béton » de Renaud en 88 ) le président pourrait sortir de sa retraite et se présenter comme le recours. A condition que les autres se retirent.

Autant dire qu’il y a vraiment très, très, très peu de chance que ça se produise…

On verra !