Archives du décembre, 2016

Pourquoi les Russes détestent Gorbatchev

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 décembre 2016 13h39 | 2 commentaires

Il y a 25 ans disparaissait l’Union Soviétique. Le 25 décembre 1991 Michael Gorbatchev cédait le pouvoir à Boris Eltsine et le drapeau Russe remplaçait le drapeau rouge sur le Kremlin. Ironie du sort ou injustice de l’histoire Gorbatchev, l’homme de la « pérestroïka » ( reconstruction) , est considéré comme un héros en occident, alors que les Russes le détestent. Pour eux la fin de l’URSS fut une catastrophe, 56% des Russes regrettent désormais ce régime.

Gorbatchev

 

La nostalgie de l’URSS s’amplifie au fur et à mesure que s’estompe son souvenir concret. Les Russes magnifient Gagarine et la victoire sur le nazisme, ils regrettent le plein emploi, les crèches, les associations de jeunesse, les vacances bon marché et le système de santé. Mais ils ont oubliés les pénuries, le KGB, le goulag et les crimes de Staline.

Le KGB voulait sauver l’URSS.

Un mot sur le KGB justement…le 8 décembre 1991, à Minsk en Biélorussie , Boris Eltsine et ses homologues Biélorusses et Ukrainien ont créé la CEI, la communauté des Etats indépendants qui avait pour but de remplacer l’URSS . Le KGB de Biélorussie a alors proposé à Michael Gorbatchev d’arrêter les trois hommes à Minsk pour empêcher la création de la CEI. Mais Gorbatchev a refusé, voulant éviter un bain de sang. Quinze jours plus tard il quittait le pouvoir.

Gorby le maudit.

 Quant au désamour des Russes pour l’ancien président il doit beaucoup à l’attitude des occidentaux. En 1991 80% des Russes étaient pro-occidentaux, aujourd’hui ils ne sont plus que 20%. Pourquoi ? Parce que l’occident n’a pas tenu les promesses faites à Gorbatchev. En échange de son accord pour la réunification de l’Allemagne, les Américains avaient promis qu’ils n’éteindraient pas l’OTAN vers l’Est. Or ils ont fait tout le contraire, intégrant notamment les pays Baltes et la Pologne. De même qu’ils ont favorisé l’apparition de cette oligarchie de milliardaires qui a dépecé et pillé les industries et les richesses minières de l’ex URSS, plutôt de soutenir les vrais démocrates Russes.

Gorby le traître.

 D’après l’écrivain et ex diplomate Vladimir Fédérovski les Russes en ont donc déduit que ce n’est pas le communisme que les occidentaux voulaient détruire, mais la Russie elle-même. Un boulevard s’ouvrait donc pour Vladimir Poutine l’homme ( ex agent du KGB) qui s’est donné pour mission de restaurer la grandeur de la Russie, celle des Tsars, mais aussi celle de l’URSS. Poutine qui jouit d’une immense popularité  a contrario de Gorbatchev considéré comme, un imbécile, un incompétent, voire un ennemi du peuple qu’il faudrait juger pour haute trahison.

Gorby l’oublié.

 Pour financer sa fondation consacrée à l’environnement Gorbatchev est désormais contraint de faire de la publicité pour des pizzas ou des bagages de luxe. Heureusement qu’il lui reste son prix Nobel de la paix. Pourtant s’il avait mis son intérêt personnel en avant, il aurait pu essayer de réformer la Russie à la manière de Deng Xioaping la Chine. Libérer l’économie tout en maintenant un régime de fer. C’est d’ailleurs les instructions que lui avait données son mentor Youri Andropov.

Mais il n’a pas voulu libérer la Russie à moitié…

N’en doutez pas, un jour l’histoire lui rendra raison !

Hollande preste son préavis

Par Christophe Giltay dans Divers , le 15 décembre 2016 09h36 | Un commentaire>

En France La campagne pour les primaires socialistes bat son plein. Avec un nouveau candidat Vincent Peillon ex ministre d l’éducation nationale. Pour l’instant les sondages semblent dessiner un match entre Manuel Valls et Arnaud Montebourg, mais la primaire de la droite le mois dernier a démontré que les surprises étaient toujours possibles…Et pendant ce temps que devient François Hollande ? Va-t-il entamer une vie de retraité ?

 

François Hollande à l'inauguration de Lascaux 4, le 10 décembre.

François Hollande à l’inauguration de Lascaux 4, le 10 décembre.

 

L’agenda de François Hollande n’a rien à voir avec celui d’un retraité. Il sera bien sûr aujourd’hui à Bruxelles pour le sommet européen, et son programme international est également très chargé pour les prochaines semaines : sommet France Afrique au Burkina-Faso (13 et 14 janvier), puis visite à Lisbonne (le 28 janvier) et à Malte (début février). En mars, il se rendra en Serbie et en Albanie, avant de se lancer, à la fin du mois, dans une grande tournée asiatique (Indonésie, Malaisie et Singapour)…

Bref s’il a en partie raté son quinquennat, il est bien décidé à réussir sa sortie et à exploiter jusqu’au bout les pouvoir et les privilèges que confère la fonction de  Président de la République française…

Moins de journalistes.

Le 12 décembre il donnait une réception fastueuse à l’Elysée en l’honneur du président grec en visite officielle. Le Figaro l’a décrite dans son édition du 14 : 70 invités dans le jardin d’hiver, chandeliers, porcelaine de Sèvres, cristal de Baccarat, les meilleurs vins français. François Hollande était assis à côté de la chanteuse Nana Mouskouri, à la table d’honneur… excusez du peu !

Alors évidement il y a moins de journaliste qui suivent ses déplacements et ses activités. A peu près deux fois moins. Les autres se sont répartis entre les candidats à la primaire socialiste. Quant aux derniers fidèles des salons de l’Elysée ils attendent une petite phrase persuadés que le président et ancien premier secrétaire du PS ne pourra pas s’empêcher d’intervenir dans la campagne. Pour l’instant ce n’est pas le cas, il a d’ailleurs fait savoir à ses conseillers que ceux qui s’engageraient derrière un candidat devrait quitter son service.

Du pain sur la planche.

A l’image de Bernard Cazeneuve le nouveau Premier ministre qui a prononcé un discours très offensif pour son investiture à l’Assemblée Nationale, François Hollande est persuadé qu’il peut faire quelque chose des 5 mois qui lui restent.  Et notamment défendre son bilan.

Sa sortie ne devrait rien à voir avec celles, crépusculaires, de Chirac et deMitterréand qui étaient âgés et malades après 12 et 14 ans de pouvoirs. François Hollande lui n’a que 62 ans et 5 ans d’Elysée derrière lui. Il est donc en pleine forme… Trop en forme pour se contenter d’inaugurer les chrysanthèmes. Depuis son discours de renoncement il respecte une sorte de délais de viduité, de deuil… Mais il va bientôt reprendre la parole, et il devrait expliquer ses intentions à la télévision lors des vœux du Nouvel an le 31 décembre.

Le retour en grâce.

Un se proches qui se voulait drôle a déclaré l’autre soir que son ambition était de redevenir, avant la fin de la présidentielle, le socialiste le plus populaire de France. Sait-on jamais ?  D’ailleurs  il a commencé à remonter dans les sondages 14% points en quinze jours ! Ne cherchez pas de logique à tout ça,  » y’en n’a pas ! » 

Remy Dick, 22 ans, plus jeune maire de France.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 13 décembre 2016 08h54 | Comments Off on Remy Dick, 22 ans, plus jeune maire de France.

En France la ville de Florange, 11 700 habitants, vieux bastion industriel Lorrain, vient de décider de changer son image en élisant le plus jeune maire de France. Remy Dick a 22 ans, c’est un enfant du pays prêt à faire entrer sa ville dans une nouvelle ère…

Remy Dick

 

J’avoue que quand j’ai vu cette info je suis un peu tombé des nues car Florange c’est tout un symbole, si on devait la comparer à une ville belge ce serait Seraing. A Florange ce qu’on voit, ou plutôt ce qu’on voyait en arrivant c’étaient les hauts fourneaux et toute la ville vivait de la sidérurgie. Un monde dur,  mais les gens en étaient fiers. Et puis monsieur Mittal est passé par là,  et on a connu à Florange la même évolution que dans le bassin liégeois, avec la fermeture de la phase à chaud. 800 ouvriers ont dû partir à la retraite ou changer d’emploi…

Les promesses de Hollande.

Vous vous souvenez peut être qu’en Florange fut au cœur de la campagne présidentielle de 2012. François Hollande avait promis de faire rouvrir au moins un haut fourneau, et de faire voter une loi favorisant la reprise d’une usine quand un propriétaire souhaitait la fermer. Mais voilà rien ne s’est passé comme prévu, et le dernier haut fourneau s’est éteint en avril 2013. Ce fut la fin d’une activité qui avait duré plus de 60 ans, la fin d’un monde…

Le changement.

Depuis de l’eau a passé sous les ponts, le très médiatique leader syndical Edouard Martin est devenu député européen, et la ville de Florange vient donc d’élire un jeune maire de 22 ans Remy Dick. Choix à la faveur d’une crise politique qui a vu démissionner le précédent maire, un « les Républicains ». Tant qu’à faire les membres de la majorité municipale ont décidé d’élire le plus jeune d‘entre eux …

Ascenseur social

Mais ce n’est pas n’importe qui fils d’ouvrier, évidement dans cette région, il a bénéficié de ce qu’on appelle l’ascenseur social. Car il a suivi toute ses études primaires et secondaires à l’école publique dans sa région, à Florange puis Fameck, c’est juste à côté, avait d’errer dans la prestigieuse école de Science po Paris, grâce à un  système qui réserve un certain nombre de place aux étudiant venus de régions ou de quartier en difficulté. Un dispositif qui permet de tempérer la reproduction sociale courante dans les grandes écoles parisiennes. Rémy est en Master 2 et il continuera aller deux jours par semaine à Paris pour suivre ses cours et finir son cursus.

Le début d’un parcours.

Après il aimerait intégrer l’ENA… l’Ecole Nationale d’Administration qui a formé la plupart de politique français dont Giscard, Chirac, Hollande, Juppé, Fabius, Jospin etc… Mais pas François Fillon son modèle. Quand on lui demande ce qu’il veut pour sa ville Remy répond :

« A court terme, je tiens à donner de Florange et la vallée de la Fesch une image plus dynamique, tournée vers l’avenir. Donner un coup de punch à la ville, être plus connecté, encourager les initiatives innovantes »…

Changer la Fensch

Bernard Lavilliers chantait autrefois

La vallée d’la Fesch ma chérie

C’est l’Colorado en plus petit

Y’a moins de chevaux et de condors

Mais ça fait quand même autant de morts

Remy rêverait pus tôt d’y voir un jour une sorte de « Silicon valley » passer du Colorado à la Californie… De Lavilliers à Julien Clerc…

 

 

Bernard Lavilliers Fensch Vallée

Julien Clerc la Californie :

Trump “ Person of the Year”

Par Christophe Giltay dans Divers , le 8 décembre 2016 11h13 | Un commentaire>

Donald Trump a été désigné mercredi personnalité de l’année par Time magazine « C’est un grand honneur, cela signifie beaucoup », a réagi l’homme d’affaires sur la chaîne NBC. Cette désignation ne fait pas l’unanimité aux Etats Unis, notamment chez ses opposants qui continuent à défiler aux cris de « ce n’est pas notre président. ».
Trump Person

 

 

Il faut savoir qu’être désigné personnalité de l’année par le magazine Time ce n’est pas recevoir le prix Nobel de la paix, ni le titre de « plus chic type de l’univers ». Le magazine choisit simplement la personnalité qu’il considère comme la plus influente de l’année écoulée, et ce depuis 1927 ( Charles Lindbergh), « pour le meilleur ou pour le pire ».

Un large panel.

Alors bien sûr dans la liste vous avez effectivement des prix Nobel de la paix et des chics types : Gandhi en 1930 Martin Luther King en 1963.

Mais le plus souvent ce sont des dirigeants politiques désignés indépendamment de leurs idées pas toujours démocratiques. Ainsi en 1931 le français Pierre Laval qui sera le premier ministre de Pétain pendant la guerre, avant d’être fusillé à la libération. Mais aussi, excusez du peu, Adolf Hitler en 1938, et  Joseph Staline en 1939 et en 1942. De l’autre côté Churchill en 40 et en 49 et le général De Gaulle en 1958… Quant à F.D. Roosevelt, il fit la une en 1932 et 1934…d’ailleurs quasiment  tous les présidents américains depuis les années trente ont eu cet honneur (hormis Gérald Ford).

De Khomeiny à Bill Clinton.

Plus proche de nous l’ayatollah Khomeiny en 79, Vladimir Poutine en 2009 ou Angela Merkel l’an dernier. A noter que parfois le titre est attribué à de organismes, ou des groupes ainsi en 1956 les révoltés Hongrois, ou même carrément à la terre en 1988.

Parfois Time est un peu facétieux en honorant en 1936 Wallis Simpson l’américaine divorcée que voulait épouser le roi Edouard VIII d’Angleterre et pour laquelle il abdiqua. Mieux en 1998  quand le titre fut attribuée conjointement à Bill Clinton au le procureur Kenneth Starr qui voulait le destituer pour une histoire de cigare. Je pense que c’est parce qu’ils n’ont pas  osé choisir carrément Monica Lewinsky.  Le top est à mon avis le choix de 2006 :  « YOU » c’est-à-dire vous en anglais. Bref nous les lecteurs, les gens, les humains. Il faut dire que cette année-là un sondage sur internet avait donné premier Hugo Chavez et deuxième le président iranien de l’époque Mahmoud Ahmadinejad. Depuis ils ne font plus de sondage.

Un choix logique.

Bref Trump «  Person of the year » c’est tout à fait logique d’autant que les articles qui lui sont consacrés sont très critiques,  et que le sous-titre du magazine est : « le président des Etats désunis… » Ce à quoi Donald Trump a répondu qu’il était très honoré, mais que comme il n’était pas encore prédisent il n’avait « désuni » personne, affirmant que la vie lui avait appris l’humilité… première info !

Je ne sais pas s’il faut s’en réjouir,  mais depuis qu’il fait la une de Time,  Donald Trump commence à parler  comme un homme politique…

 

Moi plus président !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 2 décembre 2016 12h00 | 2 commentaires

D’après un sondage publié ce matin 82% des Français approuvent la décision de François Hollande de ne pas se représenter à l’élection présidentielle. C’est néanmoins n séisme politique car jamais sous la Vème République un président n’avait renoncé à briguer un second mandat, quitte à se faire battre comme Giscard en 1981 et Sarkozy en 2012.

hollande renonce

 

Il était 20h pile quand François Hollande est apparu à la télévision, la mine grave. Le suspens a duré quelques minutes pendant lesquelles il a tiré un bilan positif de son mandat et déclaré que la condition qu’il avait mise, l’inversion de la courbe du chômage était désormais remplie…La conclusion fut un véritable coup de tonnerre :

« Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle »

Le ton était solennel et triste d’après les témoins il régnait dans le studio N°2 de l’Elysée une ambiance de plomb.

Un secret bien gardé.

La plupart des collaborateurs du président n’avaient été averti que dans la journée. L’entourage de Manuel Valls assure que François Hollande aurait averti le premier Ministre lors de leur déjeuner de lundi, mais d’après certains de ses proches il n’aurait pris sa décision que mercredi. Une conversation avec Ségolène Royal et leurs quatre enfants auraient été décisive. Ils l’ont dissuadé de se présenter s’il n’avait pas le sentiment de pouvoir l’emporter. De plus  après la déclaration de Manuel Valls le weekend dernier qui se disait prêt, il était persuadé qu’il ne pourrait pas rassembler la gauche, au contraire sa candidature aurait pu provoquer une guerre fratricide.  Peut-être a t-il également senti après les échecs de Sarkozy  et Juppé à droite,  de Cécile Duflot chez les Verts ( sans parler d’Hillary Clinton) , que l’époque n’étaient pas aux sortants.

Valls candidat ?

Manuel Valls pourrait annoncer sa candidature dès ce weekend, peut être lors du meeting de la belle alliance populaire qui se tiendra samedi à l’appel du PS. Pour autant la personnalité du Premier Ministre ne fait pas l’unanimité à gauche, d’autres candidats pourraient se déclarer, comme Christiane Taubira, Najat Vallaud Belkacem et pourquoi pas Anne Hidalgo la Maire de Paris. Par ailleurs certains hollandistes de poids, y compris des ministres de l’actuel gouvernement  (Royal ?) pourraient rejoindre Emmanuel Macron.

En renonçant à se présenter François Hollande a rebattu les cartes et ouvert le jeu… la partie ne fait que commencer !

Bayrou tacle Fillon.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 1 décembre 2016 08h08 | 3 commentaires

Nouveau rebondissement dans la campagne pour l’élection présidentielle en France, le centriste François Bayrou refuse de se rallier à François Fillon. Il pourrait se déclarer lui-même candidat.

Bayrou rtl

C’était hier soir dans le journal de France 2. Le maire de Pau s’est nettement démarqué du programme de François Fillon.

Soutien d’Alain Juppé à la primaire il a littéralement taclé l’ancien premier ministre. «J’ai de l’amitié pour François Fillon depuis longtemps et je veux l’alternance. Le projet de Fillon est dangereux pour l’alternance», il a ensuite cité le libéral historique Alain Madelin qui aurait déclaré au sujet du candidat de la droite : «C’est Robin des Bois à l’envers. Au lieu de prendre aux riches pour donner aux pauvres, il prend aux pauvres pour donner aux riches!» et Bayrou d’ajouter «ceux qui ont moins auront moins, et ceux qui ont plus auront plus» .

Il a notamment cité la disparition de l’impôt sur la fortune, la hausse de la TVA et la suppression 500 000 postes de fonctionnaires. Proposition qui ne passe pas dans une France, où tout le monde rêve plus ou moins de devenir fonctionnaire.

Jamais trois sans quatre.

François Bayou ne s’est pas encore déclaré mais disons que sa candidature est plausible, ce serait alors la quatrième fois qu’il se lancerait dans la course. Il a toujours obtenu des résultats honorables, atteignant même 18,5% en 2007 année où il avait fini troisième. On se souvient de son débat avec Ségolène Royal et un moment la candidate socialiste avait envisagé de le nommer premier ministre en cas de victoire. Mais au final il n’avait pas appelé à voter pour elle au second tour, ce qu’il a fait en revanche en 2012 pour François Hollande, déclenchant la colère et même la haine de Nicolas Sarkozy, persuadé qu’il lui doit sa défaite à l’époque. D’ailleurs pendant la campagne de primaires Sarkozy avait fait de Bayrou ( qualifié de traître)  une cible, cherchant à atteindre Juppé à travers son allié centriste.

Un axe Macron-Bayrou-NKM ?

Le positionnement très à droite de François Fillon laisse indubitablement un espace au centre, espace occupé pour l’instant par Emmanuel Macron. Peut-on imaginer un rapprochement entre les deux hommes ? Certains rêvent d’une sorte de résurrection de l’UDF le parti de Valéry Giscard d’Estaing qui mordait à la fois sur le centre droite et le centre gauche. Il est vrai qu’il existe une sorte de nébuleuse Macron, NKM , Bayrou… Réformatrice sur l’économie mais intransigeante sur les valeurs républicaines d’ouverture et de tolérance. Mais ces convergences d’idées ne font pas forcément un programme politique. D’autant qu’il existe un déjà parti centriste  l’UDI qui après son congrès se ralliera très probablement à François Fillon. Comme le disait autrefois Marie France Garaud , célèbre conseillère de Jacques Chirac à ses débuts : « les centristes c’est un problème qui se règle à coups de portefeuilles ! ». De portefeuilles ministériels bien sûr…