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Archives du août, 2014

Dinant honore le lieutenant de Gaulle

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 août 2014 09h04 | 2 commentaires

 Demain à 11 heures une  statue de Charles de Gaulle sera inaugurée à l’entrée du pont de Dinant. Ce sera la seule statue au monde qui ne représentera pas le général de Gaulle, mais le lieutenant de Gaulle blessé sur le pont de Dinant le 15 Août 1914 !

 

De Gaulle en 1910, en uniforme de Saint Cyrien.

Nous sommes dans les premiers jours de la guerre, une semaine avant les terribles massacres qui vont ensanglanter Dinant.  L’armée française s’est portée en Belgique depuis le 4 Août appelée  comme les Anglais à défendre la neutralité belge violée par l’Allemagne.  Pour la France bloquer l’ennemi le plus au nord  est vital, car le plan Schlieffen appliqué par les l’état-major du Kaiser prévoit une attaque massive vers Paris à travers la Belgique.  Le pont de Dinant est alors un endroit stratégique, il faut empêcher les Allemands de franchir la Meuse.

La bataille de Dinant.

 Charles de Gaulle a 24 ans, c’est un jeune lieutenant diplômé de la prestigieuse école militaire de Saint Cyr.  Au matin du 15 août les allemands attaquent la ville et veulent déloger les français de la citadelle, de Gaulle doit couvrir la retraite des siens, mais un feu nourri de mitrailleuses tombe sur ses hommes, il est sérieusement blessé à la jambe ( fracture du péroné par balles avec éclats dans l’articulation ) la légende veut qu’il ait été blessé au milieu du pont. En fait il a plutôt été touché à l’entrée de celui-ci coté Saint Médard.  Dans sa biographie «  De Gaulle » ( tome 1 le rebelle ) Jean Lacouture raconte que le lieutenant s’est alors trainé à l’abri d’une maison, où il va passer plusieurs heures assis sur une chaise. Vers 16 heures une contre-offensive française permet de dégager le pont et De Gaulle organise alors un convoi de blessé, il monte lui-même à bord d’une charrette pour être évacuée. Le soir il recevra les premiers soins et dormira à Charleroi chez sa sœur  Marie Agnès qui a épousé un ingénieur belge. En effet de Gaulle est né à Lille et comme beaucoup de gens du Nord, il possède de la famille en Belgique. Il avait lui-même été pendant trois ans, de 1901 à 1904, pensionnaire  chez les jésuites à Antoing…

Le pont de Dinant détruit le 25 Août 1914.

 

Le rebelle… déjà !

Après quelques semaines dans un hôpital il rejoint son régiment, le 33ème RI. Il est nommé capitaine en janvier 1915, puis est blessé eu seconde fois à la main en mars de la même année sur le front de Champagne. Ce jour-là en dépit des ordres il refuse de battre en retraite et fait tirer sans cesse sur les tranchées  allemandes, ça lui vaudra 8 jours de suspension.

Un an plus tard le deux mars 1916, en pleine  bataille de Verdun à Douaumont sa compagnie est décimée par les Allemands.  Encerclé avec les derniers survivants il tente une percée, mais sous la violence du feu il doit se réfugier dans un trou d’obus,  des casques à pointe le poursuivent et c’est le corps à corps,  le capitaine de Gaulle  est blessé à la cuisse d’un coup de baïonnette. Il passera le reste de la guerre en captivité, non sans tenter plusieurs fois de s’évader.

Les prémices d’un destin.

Pour son attitude à Douaumont à 26 ans, il reçoit la légion d‘honneur et la croix de guerre, ironie de l’histoire  son ordre de nomination est signe du général… Philippe Pétain !

Tout dans son attitude lors de la première guerre mondiale laissait prévoir l’émergence du grand homme, de celui qui a dit non à la défaite en 1940 .

 Le jeune de Gaulle méritait bien une statue.

Simon Leys a rejoint le fils du ciel

Par Christophe Giltay dans Divers , le 12 août 2014 09h04 | Comments Off on Simon Leys a rejoint le fils du ciel

 Le sinologue et écrivain belge Pierre Ryckmans, plus connu sous son nom de plume Simon Leys est décédé en Australie à l’âge de 78 ans où il  enseignait depuis plus de vingt ans. Il avait été un des premiers à dénoncer les dérives de la révolution culturelle en Chine.

Simon Leys

C‘était en 1971 dans un livre intitulé «  les habits neufs du président Mao » en référence au conte d’Andersen « Les habits neuf de l’empereur ». Vous vous souvenez c’est ce conte où deux escrocs font croire à l’empereur de Chine qu’ils ont tissé un habit magique invisible, et c‘est ainsi que l’empereur se promène « à poil » …Vous connaissez l’expression le roi est nu !

Simon contre Mao !

Simon Leys avait en quelque sorte projeté ce conte sur Mao et la révolution culturelle qui faisait à la fin des années 1960 rêver l’intelligentsia parisienne,  (Leys s’opposa assez vivement à Philippe Sollers) pour Simon Leys c’était avant tout un coup d’Etat mené par Mao contre le parti communiste chinois pour reprendre le pouvoir absolu…Il fut à l’époque traîné dans la boue on l’accusa même d’être un agent de la CIA.  Ce n’est qui dans les années 80 qu’on lui a progressivement  rendu justice. Un soir de 1983 invité dans l’émission « Apostrophe » de Bernard Pivot , il déclara au sujet d‘un livre de Maria Antoinietta Macciocchi « De la Chine: » :  «Il est normal que les imbéciles profèrent des imbécillités comme les pommiers produisent des pommes, mais je ne peux pas accepter, moi qui ai vu le fleuve Jaune charrier des cadavres chaque jour depuis mes fenêtres, cette vision idyllique de la Révolution culturelle. »

Inspiré par Ségalen.

Simon Leys de son vrai nom Pierre Ryckmans était lui-même un peu personnage de roman, car son pseudonyme est inspiré d’un  héros de Victor Segalen : René Leys, un étudiant belge affabulateur qui dans le Pékin de 1900 prétend être l’ami du jeune empereur de Chine qu’il rencontre secrètement tous les soirs.  J’en profite pour vous inviter à redécouvrir l’oeuvre extraordinaire de Victor Segalen, et notamment  son écriture d’une grand perfection, c’est un peu du Proust appliqué au roman d’aventure !  Quant à Simon Leys, il a connu une brillante carrière émaillée de nombreux livres qui lui ont valu des prix importants, dont le « Renaudot essais » en 2003.

Le président Mao

Un écrivain Belge.

  Ces dernières années son nom avait été mêlé à une polémique absurde avec le ministère belge des Affaires étrangères qui refusait de reconnaitre leur nationalité,  à ses deux fils installés en Australie avec lui. Finalement l’auteur et ses fils avaient obtenu gains de cause.

 Simon Leys, grand sinologue francophone, connu dans le monde entier n’avait jamais renié ses origines belges, il était membre de l’académie Royale et la Belgique peut s’honorer d’avoir engendré un tel fils !

 Dernière chose l’humour était  l’un de ses traits particuliers, et l’AFP citait hier cette belle phrase de lui au sujet de son travail :  « Cela ne servira peut-être à rien mais en attendant on se sera bien amusé! »

 On aimerait tous pouvoir en dire autant…

 

Une curiosité : François Mitterrand présente René Leys un roman qu’il a beaucoup aimé :

http://www.ina.fr/video/I04184898

 

 

 

 

 

Sarko : retour du devoir ? Ou devoir du retour ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 août 2014 14h03 | 2 commentaires

 Nouvel épisode dans la saga française de l’été autour de l’avenir de Nicolas Sarkozy.  L’ancien chef de l’État évoque l’idée de son retour sur la scène politique dans un article de Valeurs actuelles. Pour la présidence de l’UMP, il affirme n’avoir «pas pris sa décision».

 

L’info a fait le tour des médias français toute la journée d’hier. Nicolas Sarkozy vient de poser un jalon supplémentaire sur la route du retour, un jalon qui a pris la forme d’une interview dans valeurs actuelle un journal très marqué à droite. Alors on sait qu’il doit s’exprimer fin août début décembre pour dire s‘il brigue la présidence de son parti l’UMP, or à ce sujet il n’a pas encore pris de décision :

«  Je veux avoir tous les éléments en main». «Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de la décision de mon plaisir. Je n’ai aucune revanche à prendre sur quiconque».

 UMP ou Pas ?

 Ainsi il dissocie son retour de la présidence de l’UMP, comme si les deux choses n’étaient pas forcément liées  

 «Que l’on parle de mon retour dans la vie politique, c’est déjà miraculeux en soi… Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. À partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite.»

 Mais il ajoute que seules des circonstances exceptionnelles pourraient le faire revenir. Alors là… On retombe dans le profil de l’homme providentiel ! Quant aux  circonstances exceptionnelles ce pourrait être une situation économique désastreuse comme celle qui  semble-t-il , pointe à l’horizon de la rentrée française. Le ministre des finances Michel Sapin  l’a laissé entendre la semaine dernière à ses collègues.

Abnégation.

Mais bien sûr dans tout cela il n’y a pas de vulgaires ambitions personnelles s’il revient, ce sera par «devoir» avant tout : «La première campagne présidentielle, on la fait toujours par envie et par désir. Pour un retour, le moteur, c’est le devoir».

 C’est beau comme l’antique. Accessoirement Nicolas Sarkozy est toujours inculpé pour corruption active, une enquête sur le financement de sa campagne de 2007 est toujours en cours, quant à  Juppé et Fillon ils n’ont toujours pas envie de le voir revenir !

Messieurs voyons, voyons…

C’est pas bien d’empêcher le petit Nicolas de faire ses devoirs !

 

Du vin aux soins palliatifs.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 août 2014 13h28 | Comments Off on Du vin aux soins palliatifs.

 Une première en France, mais qui ne pouvait avoir lieu qu’en France, l’unité de soins palliatifs du CHU de Clermont Ferrand va ouvrir un bar à vin destiné à ses patients en fin de vie, pour qu’ils puissent savourer leur dernières bouteilles.

 

N’imaginez pas qu’un bon vieux bistrotier auvergnat, comme mon copain Robert va s’installer toutes moustaches dehors, avec armes et bagages dans l’unité. Non,  il s’agit plus simplement de l’achat d’une armoire « cave à vins » d’une capacité de 200 litres dans laquelle seront conservés quelques bonnes bouteilles dont bien entendu le vin local  le Saint Pourçain…

Ces bouteilles seront mises, (sous contrôle et avec modération,)  à la disposition des patients et de leurs familles. L’idée est que les malades en fin de parcours puissent encore profiter de certains plaisirs de la vie au milieu leurs proches. 

Un lien affectif et culturel.

Or dans la culture française, le repas pris en commun arrosé d’une bonne bouteille est un élément fondamental des relations humaines.

Je vous rappelle que le repas à la française a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco, sous le nom  de : « Repas gastronomique des Français » qualifié de : « pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes, tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles. Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du « bien manger » et du « bien boire » ! Tout est dit …

 Don du vin, don de vie.

 Cette initiative ne coûtera pas un centime à la sécurité sociale, la cave à vins de l’unité de soins intensif sera alimentée par des donateurs, des vignerons, mais aussi les familles et les malades, certains ont même prévu de léguer leur propre cave au cas où il n’aurait pas réussi à la vider avant le grand saut….

 D’ailleurs c’est aussi une manière de mettre fin à une hypocrisie,  combien de familles ont elle déjà introduit une bouteille à l’hôpital pour un proche ? L’idée effectivement est de ne pas rajouter à l’inéluctable le sentiment d’être soumis à des règles restrictives en matière d’alimentation et de menus plaisirs.

 Bien entendu tout cela se fera sur base du volontariat, certains  sont dans les derniers jours sur un chemin plus ascétique, et il ne s’agit de transformer l’unité de soins palliatifs en lieu de ripaille.

 Comme disait Pasteur.

 En France le vin était quotidien à l’hôpital jusqu’en 1957, date de son interdiction. Jusque-là les patients avaient le droit d’en boire tous les jours, adultes,  mais aussi enfants à raison d‘un demi verre par jour.  Louis Pasteur lui-même disait que le vin était « la plus  saine et la plus hygiénique des boissons », mais ça remonte à une époque où l’eau potable l’était rarement, bien avant l’invention des stations d‘épurations…

 Enfin, quand on est au bout du chemin, on n’a plus beaucoup latitude ni de liberté, et le fait tout simplement non pas de boire, mais de pouvoir offrir un verre de son vin préféré à ceux qui vous visitent, c’est continuer à faire partie du monde des vivants…

 Hé Robert !  Un dernier pour la route !

Rabelais était médecin.

« Beuvez toujours, vous ne mourrez jamais. — Si je ne boy, je suys à sec, me voylà
mort. » (Rabelais)

 


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