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Archives du février, 2014

UMP : après le sarkothon le copégate ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 février 2014 10h33 | 2 commentaires

 En France, en pleine campagne électorale pour les municipales, un scandale secoue l’UMP le principal parti de droite.  Son président, Jean François Copé, est accusé d’avoir favorisé des entreprises amies avec l’argent du parti.

 

C’est l’hebdomadaire « le Point » qui a fait ces révélations. Le magazine lui reproche d’avoir puisé dans la cassette de son parti pour surfacturer des prestations de  Bygmalion, une agence de communication fondée par deux de ses amis , son ancien directeur de cabinet à la ville de Meaux dont il est le maire, et son  ex chef de cabinet quand il était ministre du Budget sous Jacques Chirac. Bien sûr Copé dément et dit qu’il va poursuivre « le Point » en justice. Mais le journaliste auteur de l’enquête dit qu’il est sur de ses sources, et qu’il est prêt à aller au tribunal.  Cette  affaire a ravivé les divisions internes de l’UMP qui ne s’est toujours pas relevé de la guerre que se sont livrés Copé et Fillon pour la présidence.

Les fillonistes jubilent.

Certains fillonistes violonistes s’en donnent en cœur joie, sur twitter ou ailleurs avec des remarques du genre « pour Copé tout le monde savait ». D’autres plus discrets font remarquer que chaque fois qu’ils demandent un état des comptes du parti, Copé élude. Il faut dire que ça ne doit pas être bien brillant. Je vous rappelle que l’UMP a dû organiser un Sarkothon pour payer les dépenses de campagnes de Nicolas Sarkozy (11 millions  d‘euros )  qui avaient été invalidées par le conseil constitutionnel.  

 Certaines mauvaises langues rapprochent les deux événements et affirment que si les caisses du parti étaient vides, c’est justement parce que Copé, à l’époque secrétaire général, avait largement puisé dans les comptes pour rémunérer ses copains. Bonjour l’ambiance ! Copé est actuellement protégé par la campagne électorale,  mêmes ses pires adversaires au sein du parti retiennent leurs coups, ce n’est pas le moment d’apparaître divisés alors que l’UMP pourrait ravir pas mal de vile au PS. Mais une fois le scrutin passé …Tous aux abris !

 

La bataille de la Marne.

A ce sujet  vous savez peut être que jean François Copé a commis un livre sur la guerre de 14, plus précisément la bataille de la Marne car il maire de Meaux, où ça a cogné pas mal.  C’est un grand bouquin, genre livre d’art, avec plein de cartes et d’illustrations, il y a même plusieurs chapitres sur la guerre en Belgique et ma foi c’est très pédagogique, pas mal du tout…

Cela dit je suis toujours épaté par des gens très occupés comme Copé qui trouvent le temps de rédiger des livres.  En général il est écrit en petit sur la couverture « avec la collaboration d’untel », et c’est  bien le cas ici aussi (Frédéric Guelton).

Je ne regrette qu’une chose ne pas avoir interviewé Jean François Copé quand il est venu le présenter à Bruxelles,  j’aurais pu vérifier si à défaut de l’avoir écrit, il l’avait lu…

 

PS : D’après Barbara Mertens qui l’a reçu à Bel Rtl, il connaissait bien son sujet. Dont acte !

 

 

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Commune cherche Maire désespérément

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 février 2014 10h09 | Comments Off on Commune cherche Maire désespérément

C’est l’inquiétude pour les Municipales en France : à 8 jour de la clôture du dépôt des listes, de nombreuses petites communes n’ont toujours pas de candidat.

Vous ne savez pas quoi faire de vos loisirs ? Devenez maire d’une petite commune française, vous aurez :

– une  belle écharpe tricolore,

– plein de soucis

 – pas beaucoup de sous !

La France est le pays d’Europe qui compte le plus de communes 36 568 en métropole,  36 683 avec l’outre-mer. Pour vous donner un élément de comparaison, depuis la fusion de 1977 il n’y a plus en Belgique que 589 communes…

Une fonction devenue métier.

Pourquoi les bourgs et les villages ont-ils du mal à trouver des maires ?  D’abord la fonction s’est compliquée, fini le maire folklorique façon Champignac -en-Cambrousse connu pour ses discours de comices agricoles et la qualité médiocre de ses vins d’honneur. Aujourd’hui le maire a besoin de vraies compétences techniques, notamment en matière de cadastre, d’environnement, d’impôts. Sans oublier les ennuis qui n’existaient pas avant ! Autrefois un gamin qui déchirait son pantalon à l’école en tombant dans la cour de récré, se prenait une paire de claques le soir à la maison. Aujourd’hui les parents portent plaintes contre le maire, parce qu’il y a du macadam dans la cour.

Un sacerdoce.

 S’ajoutent  des problèmes administratifs : ainsi pour les communes entre 1 000 et 3 500 habitants, les candidats sont pour la première fois tenus de présenter des listes paritaires, un homme une femme. Or trouver des femmes candidates aussi nombreuses que les hommes c’est déjà difficile à Paris ; alors je ne vous dis pas dans les campagnes !  Enfin maire d’une petite commune en France ce n’est pas loin du sacerdoce…l’indemnité brute en dessous de 500 habitants est de 646 euros brut par mois. De 500 à 999 : 1178 euros, et de 1000 à 3499 : 1634 euros… Autant dire que la plupart y sont de leur poche…  

Le maire de Champignac

Des vacances possibles.

Si certaines communes n’ont aucun candidat déclaré au soir du 6 mars, l’élection ne pourra pas se tenir,  le préfet (l’équivalent du gouverneur) devra nommer  une « délégation spéciale » qui remplit les fonctions du conseil municipal, mais dont les pouvoirs sont limités. Au bout de trois mois il n’y a toujours pas de candidat la commune sera fusionnée avec une autre dotée d’un conseil municipal élu. Il y a des départements où ce risque est réel. Dans la Marne 50% des communes sont concernées, en Gironde, le préfet signale ainsi que 45 % des petites communes n’ont toujours pas de candidat, rapporte quant au préfet du  Var il n’avait lui validé que 90 candidatures pour 153 communes le 25 février.

Même en ville !

Cette déficience de candidature se produit aussi dans les grandes villes. Ainsi hier l’UMP le parti de Nicolas Sarkozy n’avait toujours pas déposé de liste à Dijon la capitale de la Bourgogne.  Pourtant les vins d’honneur à Dijon ça vaut le détour !  Vous savez ce qu’on y sert ? Des Kir… du nom du chanoine Kir, ancien maire de la ville !

 

 

 

 

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La prostitution rurale en expansion.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 février 2014 09h44 | 2 commentaires

Le salon de l’agriculture est toujours l’occasion en France de donner un coup de projecteur sur le monde des campagnes  et pas seulement sur les productions agroalimentaires. C’est ainsi qu’un député français a soulevé devant la représentation nationale, la difficile question de la prostitution rurale !

Prostitution au bord des champs.

 Je vous vois sourire… si vous êtes nourri comme moi de films populaires des années trente vous imaginez  une Arletty de province  en nuisette et porte-jarretelles recevant l’après-midi au-dessus du café tabac, Marcel agriculteur en casquette,  au grand émoi des grenouilles de bénitiers…

Détrompez-vous ça n’a rien à voir ! C’est tout simplement la prostitution chassée de la ville qui se rabat sur les campagnes, dans une ambiance sordide comme celle décrite par Fellini dans « les nuits de Cabiria »,  le long de la via Appia, au sortir de Rome dans les années 50…

Le pont du Gard.

Les maires de plusieurs départements du sud l’Aude, le Gard ou  l’Hérault sont impuissants face à ce phénomène qui prolifère le long des routes nationales, de préférence en bordure de terrains agricoles. Entre le pont du Gard et Avignon, des dizaines de femmes, souvent originaires des pays de l’Est, investissent les chemins en bordure de vignes et maraîchages. Devant l’Assemblée nationale, le député Patrice Prat a dénoncé une situation qu’il qualifie d’intenable: «Les forces de l’ordre s’avouent impuissantes à endiguer ce phénomène, faute de dispositif juridique. Les élus locaux et notamment les maires des communes concernées, sont de plus en plus excédés par l’amplification et la dégradation de la situation.»

Arletty et Bernard Blier dans Hôtel du Nord.

Les gendarmes impuissants.

 Et c’est d’abord dangereux pour les automobilistes qui surprennent dans la lumière des phares, non pas le garenne traditionnel, mais une espèce particulière de minou. S’ensuivent des freinages intempestifs, et des demi-tours hasardeux, alors que sur circulent des milliers de véhicules, notamment de nombreux poids lourds. Vous l’avez peut être constaté, souvent dans le sud de la France les poids lourds roulent sur les nationales pour éviter le péage des autoroutes …Bien sûr on leur envoie les gendarmes mais comme disait l’un d’entre eux cité par le Figaro : « «on ne peut pas verbaliser une personne qui patiente sur le bord d’une route même en minijupe». Le département de l’Hérault a pris un arrêté pour interdire le racolage sur les le bord des routes départementales, vous savez celles que Jean Yann ne prenait jamais. Mais l’amende se chiffre à 38 euros, et en 6 mois la police locale a réussi à dresser 5 PV. Commentaire : « c’est normal quand elles voient un képi les filles détalent comme des lapins. »

Christian Barbier et Jean Gabin dans la Horse. Paysans à l’ancienne.

 

Proxénètes des Balkans.

Tout ça serait rigolo, s’il n’y avait pas derrière des mafias originaires des Balkans qui font travailler des centaines de pauvres filles, déposées le matin au bord du chemin et ramassée le soir avec la recette. Puisqu’on faisait plus haut référence au cinéma français classique,  je rêve parfois que ces proxénètes rencontrent au crépuscule un paysan à la Jean Gabin dans la « Horse » de Pierre Granier-Deferre. Vous savez ceux qui ne sortent jamais sans un fusil à la bretelle. Que voulez-vous…En période de chasse, un accident est si vite arrivé…

 

Cinq condamnations pour la manif de Nantes.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 février 2014 10h15 | 3 commentaires

 Cinq jeunes gens, interpellés lors de la manifestation de samedi à Nantes contre l’aéroport de Notre Dame des landes, ont été condamnés  par le tribunal correctionnel à des peines allant de quelques heures de travaux d’intérêt général…à 1 an de prison ferme !

 

Les cinq hommes étaient jugés en comparution immédiate, essentiellement pour avoir lancé des projectiles contre les forces de l’ordre.

Les peines sont d’autant plus sévères que ceux qui s’en sont pris au mobilier urbain, aux engins de chantiers, aux magasins, n’ont pas été arrêtés.  Ce matin à la radio un des condamnés qui avait pris 5 mois avec sursis, se présentait comme un bouc émissaire.

Certes on n’en est pas aux fusillés pour l’exemple de la guerre de 14, mais quand même… Plutôt que de frapper fort en comparution immédiate de simples lampistes on aurait peut être pu se donner un peu de temps pour arrêter les vrais casseurs. .

Une mobilisation très ciblée.

Il y a par ailleurs quelque chose qui m’interpelle dans cette histoire : quelles sont les deux manifestations qui ces dernières semaines ont rassemblées des dizaines de milliers de participants ? Des manifestations contre le chômage ? Les restructurations industrielles ? Contre la finance internationales et ses dérives ? Des manifestations contre la misère et pour le droit au logement ?  Non ! Non et  Non ! Mais des mouvements concernant  des projets finalement assez secondaires à l’échelle des défis du pays.  

Le mariage gay, dit mariage pour tous, qui concerne 5% des mariages, et cet aéroport de Notre Dame des landes dont la construction a été décidée dans les années 70 sur un projet datant de 1963 !

Une forêt de paradoxes.

  La loi sur le mariage pour tous a été votée et elle est appliquée depuis des mois. Quant à l’aéroport, s’il y a désormais un bocage avec des espèces qu’on voudrait protéger c’est parce qu’en 1974 l’Etat  a libéré des terres, une réserve foncière, pour cet aéroport ! Terres laissées en friche où logiquement la nature a repris ses droits. En accord avec cette logique la justice a rejeté tous les recours déposés par les opposants au projet.

 On marche sur la tête ! Les écologistes peuvent le regretter, mais dans le marasme économique actuel , s’il y a bien un secteur qui fonctionne aujourd’hui c’est le transport aérien. Les carnets de commandes des constructeurs sont pleins, et les gens n’ont jamais autant pris l’avion.

Des conservatismes antagonistes.

On dirait qu’en France aujourd’hui seule des causes symboliques, morales,  et non plus sociales arrivent à mobiliser des foules.  Et dans ces deux cas sur des thèmes que je qualifierais au sens propre de conservateurs : « On ne va pas changer mon mariage ! », «  On ne va pas changer mon paysage ! ».

 J’y vois comme une peur de l’avenir …du changement…un repli sur le statu quo, aussi bien à droite qu’à gauche, mais de manière antagoniste.

Car le plus cocasse dans cette histoire c’est que les écolos anti-aéroport sont de chauds partisans du mariage gay,  et que les traditionnalistes, opposants au mariage pour tous, sont très certainement favorables à …  Notre Dame des Landes…

 

 

 

 

 

 

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Nantes : Ayrault tance les verts.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 24 février 2014 09h35 | Comments Off on Nantes : Ayrault tance les verts.

 Après l’importante et violente manifestation de samedi contre l’aéroport de Notre Dames des Landes, le torchon brule en France entre les Verts et le PS. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé hier que les écologistes devaient « sortir de l’ambiguïté ».

 

Des manifestants lancent des pavés contre les forces de l’ordre à Nantes.

Sortir de l’ambiguïté ou sortir du gouvernement, parce que c’est ça le débat, et effectivement ça devient croquignolet ! Rendez-vous compte : la ministre du logement et ancienne secrétaire nationale des verts Cécile Duflot a déclaré dans le journal le Monde que si elle n’avait pas été ministre, elle aurait manifesté « deux fois plutôt qu’une » contre le nouvel aéroport de Nantes.

Difficile de faire plus provocateur quand on sait que le premier ministre est l’ancien maitre de Nantes, et qu’il porte ce projet d’aéroport depuis plus de 10 ans.  

Des éditos au vitriol.

 Alors ce matin évidement les éditorialistes se déchainent : mais pourquoi François Hollande garde-t-il  les Verts dans son équipe ?  Alors qu’ils lui tirent dans les pattes et qu’ils ne représentent quasiment rien sur le plan électoral.

 Je vous rappelle que leur candidate Eva Joly a fait 2,3% des voix à la présidentielle, et que les deux écologistes les plus populaires en France, à part José Bové,  sont Nicolas Hulot et Daniel Cohn-Bendit qui n’appartiennent pas,  ou plus au parti EELV (Europe écologie les Verts).  Je vous cite le plus virulent des éditos, celui du Figaro journal de droite , fer de lance de l’opposition : « … frondeurs par nature, mal élevés par culture ils exercent sur les socialistes une forme de terrorisme intellectuel qui serait sans importance s’il n’avait pas de conséquences sur le destin du pays… » 

Dedans ou dehors ?

  C’est bien sur exagéré, et c’est d’autant plus injuste que les Verts ont condamné les violences qui se sont produites à l’issue de la manifestation de samedi. « Cocktails Molotov, boulons, pavés jetés sur les forces de l’ordre, destruction  de vitrines, commerces saccagés, du mobilier urbain  endommagé ainsi que l’entrée d’un commissariat de police»( dénonce le ministre de l’intérieur Manuel Valls) . Quoiqu’il en soit désormais plus en plus de français se demandent ce qu’il y a encore de commun entre le PS et les Verts.  

Pacte ou transition ?

Pour le parti de Cécile Duflot la priorité reste la transition écologique, un projet ambitieux mais long et coûteux,  alors que pour François Hollande c’est désormais le pacte de responsabilité à destination des entreprises et les 50 milliards d’économies qu’il a promises.

Il est désormais quasiment assuré que pour réaliser ses objectifs,  le président nommera un nouveau gouvernement avant les élections européennes. Il reste donc peu de temps pour sortir de l’ambiguïté comme dit le premier ministre, ou alors les Verts pourraient bien rester sur le carreau…

 

Dernière minute : Jean-Marc Ayrault, interrogé lundi matin au salon de l’Agriculture sur la querelle avec Europe Ecologie-les Verts (EELV), a assuré qu’on « a besoin de tout le monde » pour la réussite du Pacte de responsabilité.

 

La porte n’est donc pas encore fermée…

 

 

 

 

 

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Ukraine : l’Europe combien de divisions ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 21 février 2014 11h21 | Comments Off on Ukraine : l’Europe combien de divisions ?

Comme la presse belge la presse française fait aujourd’hui sa une avec l’Ukraine. On y retrouve les mêmes photos terribles et des expressions comme guerre civile ou bain de sang. Et alors que le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius s’est rendu sur place avec ses homologues allemands et polonais, tout le monde se pose la même question : que peut faire l’Europe pour arrêter le massacre ?

 

J’ai failli commencer ce papier par un par un « rien ! » bien sonore, tant les sanctions prises hier, privation de visas, gel des avoirs, interdiction d’exporter du matériel pour la répression me paraissaient dérisoires, même si tout un chacun s’en félicitait…

Et puis ce matin à 8h06 est tombée cette dépêche AFP:

Un accord a été trouvé entre le pouvoir ukrainien, l’opposition, l’UE et la Russie, à l’issue de négociations marathon après un bain de sang à Kiev

Ce compromis entre les différentes parties doit être signé à 10H00 GMT. C’est à dire 11h pour nous.

 La présidence n’a pas détaillé le contenu de l’accord qui aurait été conclu, mais selon la télévision ukrainienne 1+1, il prévoit une présidentielle anticipée en décembre, la formation d’un gouvernement de coalition d’ici dix jours et une réforme constitutionnelle dans les 48 heures.

 De leur côté les européens affirment que rien ne sera en fin de matinée, et qu’il s’agira seulement d’une reprise des négociations.

 Attendre.

 Donc il faut attendre, et espérer.  Une chose est sure il ne faut pas s’attendre à, un miracle et au remplacement immédiat du président actuel par un sympathique régime démocratique et consensuel. Mais si les armes pouvaient se taire  dans les deux camps,  ce serait déjà beaucoup. Oui je dis dans les deux camps,  car on l’a peu vu mais il y aussi des victimes parmi les policiers, et donc chacun peut accuser l’autre d’attiser la violence d’où une situation inextricable.

  Je regardais hier soir sur France 2 les difficultés que rencontrait  Laurent Fabius pour circuler dans Kiev et ça me faisait penser au peu de poids de l’Europe dans cette affaire,  plus que jamais colosse aux pieds d’argiles, géant économique nain politique comme on disait autrefois de l’Allemagne. Nous faisons paraît-il rêver ces révolutionnaires sur la place Maïdan, mais rêver à quoi ?

 Revenir dans l’Histoire.

 Depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe s’est résolument et pour des raisons compréhensibles, détournée de l’histoire avec un grand H.  On a eu trop bouffé de l’histoire, et cette année la guerre de 14 est là pour nous le rappeler  quotidiennement : nous avons  payé notre prix à l’histoire,  notre prix de sang. Mais voilà l’histoire n’est pas terminée,  elle continue avec cet empire russe qui se reconstitue. C’est la sempiternelle  lutte d’influence territoriale entre la Russie et l’Europe, où se trouve la frontière ? De Gaulle la voyait à l’Oural, et souvenez-vous de la Pologne maintes fois dépecée. Cette fois ça se passe juste un peu plus à l’est.

 De l’intelligence et du courage.

 Et ce ne sont pas donc pas les logiciels du traité de Rome et de la détente qu’il faut alors appliquer  mais justement ceux de la guerre de 14 ou peut-être même des campagnes napoléoniennes : le  rapport de force !

Bien sûr pas question d’option militaire, ce serait folie,  mais on doit pouvoir trouver des leviers. Tiens par exemple, si tous les athlètes européens quittaient Sotchi avant la cérémonie de clôture ? Quelle humiliation pour Poutine qui a déplacé son gouvernement sur le site des jeux… c’est là que ça se passe ! Mais c’est étrange à part BHL je n’ai pas entendu grand monde le réclamer.  

 

 

 

 

Libération : ceci n’est pas un Journal.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 février 2014 18h56 | 2 commentaires

 Le quotidien français Libération traverse une crise très grave qui pourrait aboutir à sa disparition. Le journal fondé par Jean Paul Sartre perd beaucoup d’argent, et son actionnaire principal a proposé un plan de relance qui passe par un déménagement et une réaffectation des locaux en espace culturel.

Ce projet a déclenché une fronde de la rédaction, sur le thème « nous sommes un journal et pas autre chose. »

 

 « Nous sommes un journal, pas un restaurant pas un réseau social pas un espace culturel, pas un plateau télé  pas un bar pas un incubateur de Start up… » 

 C’était le titre de Libération samedi 8 févier. Le jour où la rédaction pris le pouvoir dans le journal contre les actionnaires et leur projet de relance. En ligne de mire Bruno Ledoux propriétaire de la majorité des actions et du siège historique du journal 11 rue Béranger à Paris à deux pas de la place de la République. En fait un ancien garage dont la rampe d’accès (la vis en langage Libé) dessert les différents services.  

 Un bras de fer.

 Ledoux en a marre d’éponger environ 1milliosn d’euros de pertes par an, et il a proposé de faire déménager le journal et transférer son immeuble « en Flore du 21 ème siècle ». Référence au café mythique de Saint Germain des prés où Sartre et les existentialistes,  se réunissaient dans l’après-guerre, pour y boire, manger, discuter, écrire… Et surtout se chauffer car il y avait un gros poêle ! 

Tollé général de la rédaction qui a fait grève et sorti ce numéro « Nous sommes un journal ».

 Demorand démissionne.

 Depuis, le directeur de la publication favorable au projet Nicolas Démorand a démissionné, on lui cherche un remplaçant.  Chaque jour deux pages sont dorénavant consacrées à des tribunes venues du monde entier, où chacun donne son avis sur ce que devrait être Libération.

Certains comme Daniel Schneidermann, l’animateur « d’arrêt sur images »proposent aux journalistes de racheter Libé à travers une souscription sur les réseaux sociaux, et de redémarrer à zéro en privilégiant le web.

 

Le Flore QG de Sartre

Les ventes en baisse.

  Le problème de fond c’est que Libé qui fut au centre de la vie politique et journalistique des années 80 et 90 vend aujourd’hui moins de cent mille exemplaires, alors qu’il frôlait les 200 000 à l’époque. Il a raté faute d’investissements technologiques suffisants le tournant du numérique et il a perdu de gros marchés publicitaires notamment en se payant Bernard Arnaud.  Quand l’homme d’affaire a voulu obtenir la nationalité belge, Libé avait titré : « casse – toi riche con ! »

Conséquence : 150 000 euros de pub en moins, les marques de LVMH  la société d’Arnaud.

La liberté a un prix… 

A la recherche de l’esprit Libé.

Un journal comme Libé très imprégné de sa culture papier,  a-t-il encore de l’avenir ? Où doit- il se transformer en « Libéland » et vendre sa marque et son image pour faire de l’argent ?

Quand je pose la question autour de moi à Paris la réponse est toujours : « Surtout pas ! Libé est un journal pas un restaurant, un bar, un plateau à start up etc… »

Mais quand j’ajoute : « Quand avez-vous acheté Libé pour la dernière fois ? » C’est l’embarras et le silence…

 

 

 

 

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Peugeot : quand le dragon bouffe du lion.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 février 2014 09h44 | Comments Off on Peugeot : quand le dragon bouffe du lion.

 La France va vivre un tournant dans son histoire industrielle. La famille Peugeot abandonne  le contrôle du groupe qu’elle a créé il y plus de deux siècles. En effet le conseil de surveillance entérinera aujourd’hui l’entrée dans le capital du chinois Dongfeng et de l’Etat français à égalité. La famille ne conservera que 14% des actions et perdra sa minorité de blocage.

 

Le groupe Peugeot  trouve son origine au XVIII ème siècle sous Louis XV. A l’époque  Jean Pierre Peugeot issu d’une vieille famille de meuniers protestants possède des moulins à l’huile en Franche Comté.

En 1810 sous Napoléon 1 er, ses fils Jean Pierre et Jean Frédéric Peugeot décident d’utiliser l’un de leurs moulins comme force motrice pour fabriquer  de l’acier, et l’aventure commence !

Du ressort aux vélos.

Ils sont d’abord producteur  de ressorts pour l‘horlogerie, une spécialité régionale, puis en 1832, ils fabriquent de lames de scies, c’est le début des outils Peugeot.  En 1840 c’est le célèbre moulin à café Peugeot, puis les moulins à poivre toujours produits et toujours considérés  parmi les meilleurs. Viennent ensuite les baleines de corsets et de parapluies, et en 1886 la première bicyclette, suivie en 1891 de la première automobile et en 1899 de la première moto !

Je vous passe les péripéties, tout au long  de son histoire la famille s’est déchirée puis rabibochée entre cousins. Parfois il y a eu deux  sociétés Peugeot antagonistes, puis réunies à nouveau. Ainsi aux débuts de l’automobile une branche de la famille croyait en l’avenir de ce véhicule et l’autre pas, conséquence l’une fabriquait des bicyclettes et des outils,  et l’autre des voitures, avant de refusionner à la génération suivante.

 Modernisation.

L’an dernier le groupe Peugeot, aujourd’hui on dit PSA a vendu 2 819 000 véhicules dans le monde avec ses deux marques Peugeot et Citroën. Le problème c’est que l’argent manque et que le groupe n’a pas su s’adapter aux évolutions récentes de l‘automobile. Notamment parce que contrairement à Renault,  les Peugeot ont longtemps privilégié la production en France et notamment dans leur région d ‘origine la Franche-Comté, et leur base Sochaux, véritable Peugeot ville.

 Une fois de plus deux cousins de son affrontés : Robert Peugeot 63 ans très attaché au maintien de la fortune familiale, quitte à diversifier ses acquis en dehors de l’automobile. Et Thierry 57 ans qui considère l’entreprise comme un héritage à transmettre, et qui aurait voulu en conserver le contrôle. Au final c’est la ligne « Robert » qui l’a emporté.

 Nouveau départ ? Début de la fin ?

Avec l’accord prévu la famille Peugeot verra sa part de capital diminuée de 25,4% à 14%, soit la même chose que l’Etat français et le chinois Dongfeng.  Elle perdra ses droits de vote double qui lui assurent actuellement 38,1% des suffrages. Le nombre de ses représentants au conseil de surveillance, sera  réduit de quatre  à deux et Thierry Peugeot perdra la présidence.

 C’est à ce prix que l’entreprise  va pouvoir rebondir et notamment sur le marché chinois qui représente 26,1% de ses ventes, soit le deuxième marché de Peugeot derrière la France…

 Désormais c’est le dragon qui se taille la part du lion !   

 

Delvaux : la particratie n’est pas qu’une histoire belge.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 février 2014 10h47 | Comments Off on Delvaux : la particratie n’est pas qu’une histoire belge.

 On parle beaucoup en Belgique du cas de la députée européenne Anne Delvaux, qui quitte la politique parce que le président du CDH (centre démocrate humaniste), ne souhaite pas qu’elle se représente à l’Europe mais plutôt à la chambre.  Le problème de la difficile relation entre les élus et la direction de leurs partis n’est pas une particularité belge, le phénomène existe aussi en France. Mais dans l’hexagone le mode de scrutin permet parfois à l’élu de prendre le dessus sur son parti.

Anne Delvaux.

 

En l’occurrence la comparaison avec Anne Delvaux n’est pas tout à fait pertinente. Car aux européennes, en France aussi il y a ce qu’on appelle un scrutin de liste. C’est le parti qui décide qui se présente, où,  et dans quel ordre. C’est d’ailleurs l’objet de vives polémiques notamment à droite, car toute une série de stars de l’UMP, comme Nadine Morano,  battues aux législatives de 2012 veulent se recaser à l’Europe. Au détriment de députés européens comme  Arnaud   Dan jean qui ont bien fait leur travail… mais hélas pour eux  dans l’ombre !

La possibilité d’une dissidence.

En revanche aux municipales qui vont avoir lieu en mars ou aux législatives, il y a en France ce qu’on appelle  le scrutin majoritaire. Comme à la présidentielle on vote pour des gens et pas pour des listes. C’est ainsi que vous avez toujours une série de dissidents qui mécontents des investitures se présentent quand même. L’exemple récent le plus connu, est celui d’Olivier Florin  ce député qui s’était maintenu contre Ségolène royal à la Rochelle, alors que l’ancienne candidate à la présidence avait été désignée par le parti socialiste. On se souvient que Valérie Trierweiler avait apporté son  soutien à l’adversaire de Ségolène royal ( on se demande bien pourquoi),  et que finalement c’est le dissident qui avait été élu.

Les partis excluent systématiquement  ce genre de franc-tireur. Mais en général ils ne restent pas loin et sont souvent réintégrés quelques années plus tard. Un candidat qui fait des voix, ça ne se lâche pas comme ça…

Paris vaut bien un schisme.

On connaît d’autres exemples en ce moment même avec les municipales. A Paris Nathalie Koziuscko-Morizet se retrouve face à une liste de droite menée par Charles Beigbeder le frère de l’autre, et à une dissidence de la famille de l’ancien maire Jean Tiberi qui ne veut pas être chassée de son fief du 5ème arrondissement.  

 Inutile de vous dire, que la très médiatique NKM, moderne, jeune, intelligente, qui aurait pu avoir ses chances face à la socialiste Anne Hidalgo, va payer très cher les conséquences de ces indisciplines.

Le parti a le dernier mot.

 Au final ces comportements de résistance restent marginaux ou locaux, et comme en Belgique, en France  l’immense majorité des candidats obéissent aux consignes de leurs partis.

Ne nous plaignons pas ! Regardez ce qui se passe en Italie : le premier ministre débarqué par son parti alors qu’il n’y a pas eu d’élections, et sans consulter les alliés de la coalition ! Même en Belgique  je pense que ça n’arriverait pas.

 

PS : On pourrait m’objecter qu’en France, sous la Vème République,  il est courant que le premier ministre soit débarqué par le président, sans élection ni consultation. Oui, mais ce n’est pas comparable ! En France le premier ministre « procède » du président et de lui seul, il peut nommer qui il veut, même quelqu’un qui n’a jamais été élus (comme Pompidou ou Villepin) ce n’est pas le parlement et donc les partis qui le désignent.

 

 

 

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Impopularité : Hollande doit changer de Premier ministre.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 10 février 2014 08h41 | 2 commentaires

 Alors que le Président Hollande entame une visite aux Etats Unis, dont il espère beaucoup, un sondage publié vendredi 6 Février l’a donné pour la première fois en dessous des 20% de satisfaits, 19% exactement. La question est simple : peut-il se relever d’un tel record d’impopularité ?

 

Jean Marc Ayrault.

 

C’est difficile à dire dans la mesure où le cas est inédit, surtout  après seulement 21 mois de pouvoir.  Les causes on les connait, un certain amateurisme au début, la crise qui continue, l’inversion de la courbe du chômage qui n’a pas eu lieu, et surtout cette volonté permanente de ménager la chèvre et les choux, alors qu’il est impossible de contenter tout le monde. Enfin les multiples « couacs et « affaires », la dernière en date étant le limogeage de la première dame, alors que le président allait conter fleurette à l’extérieur. 

Trois options.

 Il n’a pas le choix il faut qu’il prenne une initiative forte pour provoquer un électrochoc, et redresser la barre. Sous la Vème République, il y a trois types d’électrochocs présidentiels : le referendum, la dissolution de l’Assemblée nationale suivie de législatives anticipées, ou un changement de premier ministre.

Les deux premières solutions sont exclues, François Hollande perdrait à coup sûr le scrutin. Reste la troisième…

Quand le premier flanche, le second saute !

Le premier ministre Jean Marc Ayrault est à n’en pas douter un honnête homme qui fait de son mieux. Mais il n’a pas réussi à trouver sa place aux côtés du président. Le quinquennat a modifié l’équilibre traditionnel entre les deux chefs de l’exécutif. « Le président préside le gouvernement gouverne !… » Depuis Nicolas Sarkozy le président a tendance à empiéter sur le domaine du Premier ministre. Le fait qu’il lui ai soustrait à son usage exclusif la résidence de la Lanterne en est le signe le plus visibles.

   En conséquence c’est désormais le Président qui se retrouve en première ligne. Or compte tenu de son impopularité, François Hollande a tout intérêt à revenir aux fondements de la constitution, et à se protéger derrière son second.

Les municipales à l’horizon.

Dans six semaines il y a aura des élections municipales en France. Le PS va perdre sans nul doute plusieurs grandes villes, mais de moyenne importance politique comme Reims. Il pourrait en revanche gagner Marseille, et conserver Paris ainsi que ses bastions traditionnels comme Lille. De quoi sauver les meubles, et sortir de l’épreuve la tête haute. Ce serait alors l’occasion de remplacer le Premier ministre et de repartir sur d’autres bases. D’autant que le Président a annoncé une inflexion de sa politique lors de sa récente conférence de presse. Une nouvelle équipe pour une nouvelle politique, le message pourrait passer auprès de l’opinion.

 Quant à Jean Marc Ayrault, il aurait alors rempli pleinement l’une des fonctions dévolues au chef du gouvernement français depuis 1958, celle de… fusible !


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