Archives du août, 2013

TV : Les politiques jouent les animateurs

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 août 2013 13h22 | Comments Off on TV : Les politiques jouent les animateurs

 L’ancienne patronne des patrons française, Laurence Parisot, n’aura pas cherché longtemps un nouveau job. L’ex-présidente du Medef, sera à la fois polémiste sur RTL et chroniqueuse sur Europe 1. C’est la nouvelle tendance en France, les chaines de radios et de télévision embauchent comme animateurs d’anciennes personnalités politiques.

Roselyne Bachelot en Jean Paul Gaultier

 

 Il fallait s’y attendre à force d’en faire des vedettes et des chroniqueurs,  de leur proposer de se lâcher en direct etc… les politiques piquent le boulot  des animateurs et des journalistes. La première ce fut l’an dernier la sémillante Roselyne Bachelot. Elle mène depuis sur la chaine D8 une brillante seconde carrière d’animatrice,  complètent déjantée. Elle vient d’ailleurs de poser en marinière habillée et coiffée comme Jean Paul Gaultier, et elle dit à qui veut l’entendre qu’elle s ‘amuse beaucoup plus que quand elle était ministre de Chirac ou de Sarkozy. Elle gagne aussi plus d’argent,  on a parlé d’un salaire de 20 000 euros par mois, chiffre non confirmé mais qui équivaudrait à plus du double de son salaire de ministre. (Je vous rassure c’est en France ). Dans son émission sur D8 elle côtoie Audrey Pulvar, journaliste de profession mais qui fut la compagne d’Arnaud Montebourg le ministre du redressement productif.

 Jeannette sur Canal

 Autre ancienne ministre recrutée par la télé : Jeannette Bougrab ancienne  secrétaire d’État à la Jeunesse et à la Vie associative de Nicolas Sarkozy. Elle est désormais l’une de chroniqueuses du nouveau « Grand journal » de Canal + présenté par Antoine de Caunes. C’est un personnalité atypique qui en 2011 a surpris tout le monde  en adoptant un bébé toute seule,  c’est pas Rachida Dati qui aurait fait ça !  Au fait on ne connaît toujours pas le nom du père… Quant à Laurence Parisot, sa reconversion surprend moins. Ll’ex présidente du mouvement des entreprises de France est entrée au Médef en tant que PDG de l’institut de sodnage IFOP, et avant d’occuper ses fonctiosn syndicales elle était déjà régulièrement invitée à la télévision pour commenter les élections. Enfin le député européen et icône de mai 1968, Daniel-Cohn Bendit est lui chargé d’une chronique quotidienne à 7H55 sur Europe 1, dans la tranche matinale d’informations

   Et en Belgique me direz-vous ?  En Belgique si l’on connait quelques journalistes ou animateurs qui se sont lancés en poltique, le contraire est plus rare. J’en profite donc pour faire quelques propositions…

 Casting Belge.

 On n’est pas couché : un type rompu aux interminables négociations nocturnes : Jean Luc Dehaene.

 C’est pas sorcier : Guy Verhofstatd.

 Dans même veine : Tout s’explique : Rudy Demotte.

 L’amour est dans le pré: José Happart et Sabine Laruelle .

 On ne peut pas plaire à tout le monde : Herman van Rompuy

 Coute que coute : Didier Reynders.  

 Taratata : Laurette Onkelinckx

 Controverse : Bart de Wever.  

 Le maillon faible : Maggie de Block

 Super Nanny : Joelle Milquet.

 Un jour un destin : André Flahaut

 Voulez-vous gagner des millions ? ( Casting en cours il y a trop de candidats)

 La France a un incroyable talent : Yves Leterme.

 Fort Boyard : Charles Michel, Louis Michel jouant le père Fourasse…

 La nouvelle star : Olivier Chastel.

 Et bien sûr : Tout le monde veut prendre sa place : Elio Di Rupo .

A bien y réfléchir,  je me demande si on ne ferait pas mieux justement, de rester chacun à nos places…

 

 

 

 

Le Plaza à l’encan

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 août 2013 14h27 | Comments Off on Le Plaza à l’encan

    Après le Ritz et le Crillon, un troisième palace parisien, le Plaza Athénée, va fermer ses portes le 1er octobre pour réaliser un vaste chantier de rénovation. La décoration va changer et donc une partie de son mobilier sera vendue aux enchères, l’occasion d’acquérir une part de luxe et de rêve.  

 

Le Plaza Athénée est l’un de plus prestigieux palaces parisiens. Situé avenue Montaigne à deux pas des Champs Elysées, il est ouvert depuis un peu plus d’un siècle, et comme tous les établissements du même standing il véhicule toute une série de légendes. Parmi les plus connues, c’est au Plaza Athénée où elle vivait que fut arrêtée la célèbre espionne Mata Hari en février 1917,  et dans les années 30 il a abrité les amours de Jean Gabin et de Marlène Dietrich. A tel point que quand l’ « Ange bleu » s’est installée définitivement à Paris elle a acheté un appartement en face du Plaza, et ses fenêtres donnaient sur celle de la chambre quelle occupait trente ans avant avec « Pépé le moko ». Elle y est morte en 1992.

Fermeture à regret.

 Contrairement à ses deux célèbres concurrents le Plazza aurait aimé mener sa transformation sans fermer, mais les contraintes techniques étaient trop lourdes. Il s’arrêtera donc le 1er octobre pendant 7 mois. L’hôtel va mettre une partie de son mobilier aux enchères les 7 et 8 octobre. Un millier de pièces, estimées entre 100 et 60.000 euros, à retenir deux cents lots de vaisselle et d’argenterie marqués « Plazza Athénée » dont des services Hermès estimé entre 600 et 800 euros ; quatre bicyclettes « Plaza Athénée » (entre 300 et 500 euros.) Enfin la Smart, personnalisée avec notamment les logos brodés de l’hôtel,  (8.000 à 12.000 euros.)

 Pour les beaux rêves : Vingt lots de « draps des rois », des draps réservés aux têtes couronnées, seront également mis en vente ( de 600 à 800 euros).

 Les pièces les plus précieuses : deux sculptures en bronze du belge Jean-Michel Folon réalisées pour le restaurant d’Alain Ducasse, elles devraient partir entre 40.000 et 60.000 euros.

 

Gabin et Marlène

 Le personnel reste.

 Contrairement au Ritz de Mohammed al Fayed qui a licencié son personnel pendant les travaux, créant une terrible polémique, le plazza garde tout le monde. Et notamment le chef Alain Ducasse qui va d’ailleurs prendre en charge les cuisines de l’autre palace du groupe Dorchester à Paris, le Meurice, rue de Rivoli.

    Enfin pour les vrais leveurs de coude, les authentiques gouteurs de nectar, les champions du gosier en armure d’acier,  je signale que le clou de la vente sera le bar…je veux dire le meuble du bar… un « zinc » (il est en bois)  fabuleux qui fait 7 mètres de long !

De quoi aligner bien des chopes…enfin… des coupes…

Pour un Panthéon plus féminin

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 août 2013 15h30 | Comments Off on Pour un Panthéon plus féminin

Le collectif pour des femmes au Panthéon a lancé hier une opération coup de poing devant le célèbre monument parisien. Ces militantes féministes qui portaient des fausses barbes ont exigé une présence plus importante de femmes au mausolée des grands hommes. Actuellement il n’y repose que deux femmes pour 71 barbus.

 

Il est vrai que si l’on prend les choses au premier degré,  le Panthéon est peut être l’institution la plus machiste de la République. Le bâtiment ancienne église Sainte Geneviève, est située au Quartier Latin, place des grands hommes… et sur son fronton on peut y lire en lettres géantes : «  Aux grands hommes la patrie reconnaissante »… aux grands hommes et pas aux femmes, hélas !

Des modèles pour les petites filles !

C’est pourquoi plusieurs associations dont  « Osez le féminisme ! La Barbe, ou encore les féministes en mouvement », ont mené cette action pour dénoncer une inégalité devant l’histoire. Avec des arguments tous simples : comment une petite fille peut-elle se reconnaître dans l’histoire de  France, si on n’y parle que des hommes ?  Et alors, où était les femmes…pendant la révolution ? L’empire ? La guerre de 14 ? La conquête d l’espace ?  La question mérite d’être posée.  On sait que le Panthéon abrite les dépouilles de Voltaire,  Rousseau, Zola,  Jean Jaurès,  Jean Monet, Victor Hugo, Jena Moulin, André Malraux, Alexandre Dumas, Bougainville, Braille Condorcet, etc…Mais on n’y trouve que deux femmes, la physicienne  Marie Curie et Sophie Berthelot , qui n’y est que pour  avoir accompagné son mari le chimiste Marcelin Berthelot, qui avait maintes fois exprimé le souhait de ne pas être séparé de sa femme,  même après la mort.

Des candidates !

François Hollande lui-même avait annoncé le 8 mars, date de la journée de la femme, son intention d’y transférer des dépouilles de femmes célèbres. Il a même mis sur pied une mission chargé de lui proposer des candidates.  Les représentantes du collectif ont quelques noms à suggérer : la polémiste Olympe de Gouges, auteure des déclarations droits de la femme et de la citoyenne,  la militante anarchiste Louise Michel, l’écrivaine Simone de Beauvoir, ou encore l’ethnologue et résistante française Germaine Tillion. A cette fin elles ont créé une page Facebook qui déjà recueilli plus de 1500 amies (https://www.facebook.com/FemmesAuPantheon.)

Et Dieu créa la femme illustre…

Donc si vous avez des suggestions vous pouvez toujours leur écrire, mais ne faites pas comme ce brave homme qui interrogé hier sur une radio française, avait avancé le nom de Brigitte Bardot. En effet même si certains en doutent, l’amie des phoques  est toujours de ce monde !  C’est BB qui a disparu …

Marignane : héroïsme ou inconscience ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 août 2013 08h46 | Un commentaire>

 A la suite du décès d’un retraité,  Jacques Blondel – abattu par deux braqueurs – jeudi soir,  près de Marseille, une marche blanche sera organisée ce soir à 18 heures. Elle partira depuis le bureau de tabac cambriolé, pour se terminer là où le sexagénaire a perdu la vie. Une question traverse maintenant l’opinion publique française : s’agissait-il d’un acte d’héroïsme ou d’un geste irréfléchi ?

 

Jacques Blondel.

 Vendredi à Marignane près de Marseille, un grand père de 61 an qui circulait tranquillement en voiture avec son épouse et sa petite file, croise la route de deux voleurs qui venaient d’attaquer  un bureau de tabac. N’écoutant que son courage il se lance à leur poursuite.

 Après avoir heurté le scooter des malfaiteurs, le retraité est descendu de son véhicule et a tenté de les neutraliser en agrippant leur fusil. Mais l’un des deux jeunes, qui paraissaient «affolés» selon un  témoin, «a repris l’arme, a tiré une fois en l’air et deux fois dans sa direction». Jacques Blondel est mort peu après son transfert à l’hôpital.

 Emotion.

 Depuis l’émotion est immense, et les commentaires sont nombreux sur le courage de cet homme, retraité d’Air France unanimement respecté et dont les amis saluent la gentillesse et l’entregent.

 Pourtant certaines voix plus discrètes se sont élevées pour nuancer  un acte qualifié d’irréfléchi ou d’inconscient. Cet homme a-t-il eu raison de mettre en danger son épouse et sa petite fille, pour poursuivre  des voleurs de cigarettes ?

 L’auteur des coups de feu a été interpellé,  il s’agit d’un jeune homme qui fêtait ce jour-là ses 18 ans.  Majeur, il risque la réclusion criminelle à  perpétuité. Son complice court toujours.

 Que faire ?

 Quand quelqu’un est victime d’une agression on entend généralement des commentaires du genre : « il y avait pourtant là 15 personnes qui ont tout vu et qui n’ont pas bougé ! » Et on se lamente sur  la disparition du sens civique. Or ce jour-là Jacques Blondel a bougé, et il a perdu la vie. La moindre des choses est de s’incliner devant sa mémoire.  

 Le méchant ce n’est pas lui c’est le braqueur, même s’il n’avait que 18 ans et qu’il n’a surement pas eu conscience de la gravité de son geste.

 Dilemne.

 C’est le genre de situation où il est bien difficile de prendre position. Il n’y a alors qu’une seule question à se poser : qu’aurais je fais à la place de ce monsieur? Aurais-je eu le courage ? Ou l’inconscience ?

Je vous laisse la réponse.

 

 

Hollande : fin du marathon.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 9 août 2013 09h21 | Comments Off on Hollande : fin du marathon.

 François Hollande devrait dès demain prendre quelques jours de vacances après un marathon estival consacré à la rencontre des Français sur le thème de l’emploi. On a l’impression qu’il s’éloigne de plus en plus de la présidence normale, pour adopter un rythme médiatique digne de Nicolas Sarkozy.

 

Jugez plutôt : le président François Hollande a clos ses déplacements estivaux sur le thème de l’emploi par la visite, à Marly-le-Roi d’une entreprise de haute technologie. Dans la matinée, il s’était rendu à une antenne du Commissariat à l’énergie atomique située à Bruyères-Le-Châtel Mardi, le président  était en Vendée après d’autres visites la semaine passée – mercredi à Clichy-sous-Bois, vendredi en Dordogne, samedi dans le Gers…

Le Holland show ?

 Effectivement c’est une activité à la Sarkozy « pas un jour sans ma bobine à la télé. » Que voulez-vous c’est un signe des temps ! Cette stratégie a été théorisée dans les années 90 par le conseiller en communication de Tony blair, Alastair Campbell… (Il faut être anglais pour s’appeler Alastair…)

 Il disait il faut saturer les radars. Ils pensaient aux radars de la météo, l’idée c’est que le dirigeant politique doit imprimer le rythme aux médias et pas le contraire.

 Or François Hollande lui était plutôt issu de l’école,  Jacques Pilhan le conseiller de François Mitterrand puis de Jacques Chirac qui avait fait dire au président socialiste : « il faut laisser le temps au temps… »  De nos jours on n’a plus le temps, et François Hollande s’est donc investi dans ce nouveau champ de manœuvre.

Il faut  dire que depuis Mitterrand un élément fondamental a changé : le mandat présidentiel ne fait plus que 5 ans au lieu de 7. En clair si Fraçois Hollande veut se faire réélire il va devoir entrer en campagne dans deux ans et demi. On est passé du demi-fond au sprint.

 Juste un break ?

 Il va quand même s’arrêter une semaine, mais surtout ne parlez pas de vacances mot tabou en ces temps de crise ! « Le chômage ne prend pas de vacances » a-t-il déclaré. Les ministres, on en parlait l’autre jour, ont eu droit à quinze jours, le président lui ira peut être comme on dit travailler à la campagne… («  travailler à la campagne » c’est le mot qu’on utilise pour les vacances des gens importants.) Il semblerait finalement qu’il ne se retira pas au pavillon de la lanterne à Versailles ni au fort de Brégançon sur la Côte d’Azur.

Je sais pas mais, même s‘il va dans un camping à la Bourboule, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Le président dispose d’une résidence d’été : Brégançon.  C’est le seul endroit du monde où on ne lui reprochera pas de passer quelques jours de repos. Il est fait pour ça, que le président s’y rende ou pas l’ Etat va payer le jardinier et les femmes de ménage. Aux Etats Unis, personne ne reproche à Obama d’aller passer ses weekends à camp David ! Je ne m’appelle pas Alastair,  mais médiatiquement  les solutions les plus  simples sont souvent les plus efficaces …

Perpignan : Une disparue surgit du passé

Par Christophe Giltay dans Divers , le 8 août 2013 07h49 | Comments Off on Perpignan : Une disparue surgit du passé

Du nouveau dans l’affaire des « disparues de Perpignan », cette mère et sa fille de 19 ans, dont on est sans nouvelles depuis le 14 juillet. Le père de famille qui s’est depuis pendu,  avait déjà été entendu en 2004 dans une affaire similaire. Sa compagne de l’époque avait elle aussi disparu,  sans laisser la moindre trace.

Francisco Benitez

Il y a les coïncidences, il y a les similitudes, et au bout d’un moment ça commence à se transformer en certitudes.

En 2004 Francisco Benitez le père et le mari des deux disparues de Perpignan, Marie Josée et Allison, est entendu par la police après la disparition de sa compagne de l’époque, Simone de Oliveira Alves, une jeune femme d’origine brésilienne mère de quatre enfants. Les conditions de sa disparition sont quasiment les mêmes que celles que Benitez a décrite au mois de juillet pour sa femme et sa fille. Simone est partie de Nîmes le 24 novembre 2004, « après (dit le rapport de police)  avoir récupéré à son domicile quelques effets vestimentaires et confié ses enfants à la garde d’un proche ». Seule trace un SMS envoyé le jour même, elle y annonçait son départ définitif. Exactement comme les disparues de Perpignan.

 Reconnu à la télévision.

 Benitez entretenait avec cette femme une ration adultérine puisqu’ il était à l’époque marié et père de famille. Ce sont les  enfants de cette disparues de  2004 qui  l’ont identifié quand la télévision a diffusé sa photo lundi, après son suicide. Leur père a alors prévenu la police qui s’est plongée dans les archives.  Depuis tout le monde enquête et ce matin le journal « libération » publie des témoignages de la famille de Simone. Ils n’ont toujours pas fait leur deuil de la jeune femme, 39 ans à l’époque, et comme le dit sa sœur : «  elle ne serait jamais partie en abandonnant ses enfants ».

De la même façon qu’Allison, la fille de Benitez qui n’aurait pour rien au monde raté l’élection de Miss Roussillon prévue le 11 Août, jamais Simone n’aurait abandonné sa famille à quelques jours de Noël. Elle avait déjà décoré son sapin et acheté ses cadeaux.

 Le père coupable ?

    Les soupçons qui pèsent sur le père sont désormais écrasants.  Mais pour l’instant il n’y a toujours pas la moindre preuve, le moindre indice. Et dans les messages qu’il a laissés après son suicide, il clame à la fois son ignorance et son innocence. Une cellule de 30 policiers été constituée pour mener l’enquête, officiellement elle recherche toujours les deux  disparues…Mais l’espoir de les retrouver en vie est désormais  bien mince.  

 

DSK : abattage pas libertinage

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 août 2013 08h42 | 4 commentaires

On sait désormais pourquoi Dominique Strauss Kahn sera effectivement jugé en correctionnelle pour proxénétisme aggravé. Les juges d’instruction ne croient absolument pas à son ignorance sur le statut de prostituée de ses partenaires. Ils parlent d‘abattage et non de libertinage.

Le Figaro a eu accès à l’ordonnance de renvoi qui expose les motifs du procès,  et les juges sont particulièrement durs avec l’ancien patron du FMI.

Pour eux DSK n’était pas un simple invité mais le « roi de la fête », et tout était organisé en fonction de son agenda.  Selon les juges la présence à certaines soirées, notamment en Belgique, de couples extérieurs étaient  un « alibi », destiné à satisfaire DSK,  « son ignorance » dit l‘ordonnance, « n’est qu’un système de défense ».

 Les filles témoignent.

 Les magistrats instructeurs ont fondé leurs convictions notamment sur les témoignages de prostituées, parties civiles dans le procès. L’une déclare que les personnes présentes ne pouvaient ignorer le fait qu’elles étaient rémunérées, et qu’elles n’étaient « là que pour ça ».

 Quant à cette autre connue sous le pseudonyme de Jade elle a déclaré «  je pense qu’il nous prend vraiment pour des cons ». Expliquant que compte tenu de l’âge et de l’apparence physique des participantes, ils n’y avaient  aucun doute sur la nature de leur profession.

  Allons, allons mademoiselle ! Des jeunes femmes affriolantes rechigneraient à pratiquer avec des sexagénaires, sans une motivation vénale… Incroyable !

 Proxénétisme.

  Mais les magistrats vont plus loin, ils font éclater la thèse du libertinage, en parlant de simple abattage comme dans les bordels d’avant-guerre. Il s’agissait pour eux de commande de prestations, une consommation sexuelle qui parfois tournait au carnage avec « un tas de matelas au sol ». Les juges évoquent  également la brutalité avec laquelle DSK traitait ces jeunes femmes.

 Pour autant cela fait-il de lui un proxénète ? Oui, si l’on en croit les juges qui estiment qu’il accueillait ces soirées dans un appartement qu’il louait. Or d’après la jurisprudence, mettre à disposition un local pour favoriser la prostitution c’est du proxénétisme. Ainsi une professionnelle pourrait être condamnée pour avoir prêté sa camionnette à une collègue…

 Les affaires reprennent !

 Le procès devrait voir lieu en 2014, en attendant DSK se refait une santé, déjà conseiller de deux institutions financières russes. Il vient d’être recruté  comme expert par le gouvernement serbe,  pour préparer l’entrée de la Serbie dans l’union européenne.  

Proxénète je ne sais pas, mais mercenaire surement…

 

Allisson : le père s’est pendu

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 août 2013 09h11 | Comments Off on Allisson : le père s’est pendu

Le mari et le père de celles que la presse française appelle les « deux disparues de Perpignan », s’est pendu hier sur son lieu de travail.  Il prive ainsi les enquêteurs de leur seul véritable témoin. Le mystère autour de cette disparition s’épaissit encore.

Les disparues de Perpignan

 C’est l’affaire de l’été en France. Marie-José  Benitez 53 ans et sa fille Allison 19 ans, disparaissent le 14 juillet de leur domicile de Perpignan. Depuis plus aucune trace. Sinon un SMS envoyé ce jour-là par la mère à une autre de ses filles née d’un premier lit.  

 Pas la moindre trace.

Depuis personne ne les a vues, leurs comptes bancaires n’ont pas été utilisés, leurs téléphonent non plus, le seul témoin c’est le père.  C’est lui qui a alerté la police, à plusieurs reprise d’ailleurs, car au début, les policiers lui avaient répondu que comme elles étaient majeures, elles avaient le droit d’aller et venir où elles voulaient. Ce n’est que quand la disparition est devenu alarmante, après une dizaine de jours.  Que la justice s’en est saisie.

 Que disait le père ?  Que le 14 juillet, sa femme (dont il était en instance de séparation) lui a annoncé qu’elle partait à Toulouse avec sa fille. Elles auraient donc fait leurs  valises, puis pris un moyen de transport indéterminé pour se rendre à Toulouse. Mais elles ne connaissaient personne dans cette ville, et personne ne les a vues prendre le train ou une voiture pour cette destination…

 Miss Roussillon

Elément particulièrement troublant Allison qui est très jolie préparait le concours de miss Roussillon, pour lequel d’après le comité d’organisation , elle était la candidate  la plus motivée. En gros elle ne vivait plus que pour ça, or son absence va la priver du concours qui aura lieu dimanche prochain.

 Alors forcément la justice a commencé à s’intéresser au père. Un adjudant recruteur de la légion étrangère d’origine espagnole, Francisco Benitez 50 ans.  

 Le secret du père.

 Interrogatoires, soupçons. L’homme, n’a pas supporté, on l’a retrouvé pendu hier un peu avant 7 h, dans les sanitaires de sa caserne.  Auparavant il avait envoyé une vidéo à « Paris Match ». On l’y voit très éprouvé,  il dit des larmes dans la voix qu’Allison était tout pour lui,  mais que seuls ceux qui le connaissent peuvent comprendre. Il a envoyé d’autres messages par mail et a laissé une lettre sur les lieux de son suicide.  Dans ses derniers  mots il espère que sa femme et sa fille seront retrouvées vivantes.  La  justice reste perplexe,  elle va étudier son téléphone portable et son ordinateur et chercher à savoir si quelqu’un l’a aidé à enregistrer sa vidéo…

Le procureur adjoint, fataliste,  a déclaré à la presse : « S’il avait un secret,  il l’a emporté avec lui ! »

Comment va Chirac ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 5 août 2013 09h19 | Un commentaire>

Des inquiétudes autour de la santé de Jacques Chirac, on ne verra pas cette année l’ancien président déguster des « pina colada » à St Tropez. Pour autant faut-il croire les rumeurs qui le décrivent comme extrêmement diminué ?

  C’est  le grand jeu de l’info ou de l’intox autour du président. Si on en croit François Hollande qui l’a rencontré le 20 juillet dans son château de Bity en Corrèze, il va bien. Le président actuel  a trouvé son prédécesseur « alerte et plaisantant », et ils ont évoqués les questions internationales, les pays arabes, la Russie, Bouteflika et Poutine.

Alerte ou fatigué ?

Mais d’autres sources décrivent un homme de bientôt 81 ans, très fatigué qui se déplace le plus souvent en fauteuil roulant et dont la lucidité est intermittente. Il aurait beaucoup de mal à tenir une conversation construite, même si par moment,  il est capable de longs développements structurés sur un sujet précis. Un peu comme si la machine se remettait en marche. Quant à son absence de St Tropez, ce serait tout simplement du à son ami, François Pinault qui ne peut pas le recevoir cette année, car sa maison est occupée par sa famille. C’est une explication qui en vaut une autre.  Le couple Chirac devait donc passer mi-Août quelques jours de vacances au Maroc. Une  destination qui présente  l’avantage d’être discrète.

De plus en plus discret.

  Les apparitions publiques de l’ancien président se font plutôt rares on ne le voit qu’à des occasions exceptionnelles,  comme les obsèques d’Antoine Veil le mari de Simone Veil en avril dernier. Son épouse Bernadette était à ses côtés et exerçait un contrôle constant. Il paraît en effet,  que le président a la fâcheuse habitude de raconter de blagues un peu lestes en public. Sans oublier qu’il avait en 2012 (et ça c’est vraiment grossier) appelé à voter François Hollande, contre Nicolas Sarkozy, ce qui avait beaucoup irrité madame, qui aime beaucoup le petit Nicolas.

Pendant la campagne de 2012 j’ai eu moi-même l’occasion de parler brièvement avec Madame Chirac, qui m’avait dit «  oh vous savez avec mon mari, on ne peut plus parler de grand-chose et pas de politique… »

Un tabou persistant.

     Quelques confrères parisiens m’ont confirmé que leurs rédactions ont commencé à travailler sur la biographie du président au cas où. C’est bien triste mais j’allais dire, c’est dans l’ordre des choses… Une question demeure néanmoins : Jacques Chirac a subi un AVC en 2005, à l’époque son entourage a déclaré que c’était bénin, et il a pu terminer son mandat. De plus en plus de témoins confirment qu’en  fait son déclin avait commencé dès cette époque,  et que son état actuel en serait la conséquence lointaine. 

Une fois encore comme avec Pompidou, comme avec Mitterrand, c’est le silence qui a prévalu, la santé du président est un tabou… On ne touche pas au corps du roi. !

Le géniteur qui voulait être père

Par Christophe Giltay dans Divers , le 2 août 2013 09h38 | Un commentaire>

Un couple de lesbiennes a été contraint par la justice de reconnaître les droits de visite et d’hébergement du père de son enfant. Alors que pour elles il n’est qu’un »simple géniteur » .

Querelle autour d’un berceau.

C’est l’histoire d’un jeune homme de 22 ans Sébastien, qui travaille dans la restauration et sympathise avec une cliente.

 L’amitié  se renforce, la cliente lui présente sa compagne  ils se voient régulièrement, pas de problème. Mais les deux femmes plus âgées que lui ont un projet de famille, elles veulent un enfant. En France l’insémination artificielle dans ce genre de cas est illégale, c’est pourquoi de nombreux couples homosexuels se tournent vers la Belgique. Mais les deux copines ont décidé de faire plus simple, elles demandent à Sébastien d’être le géniteur de leur enfant.

Il n’y a pas eu de relation sexuelle, le don de sperme s’est fait de manière « artisanale »  a déclaré l’avocate du père.

Le désir d’être père.

C’est après que les versions divergentes. Pour le couple de femmes il n’a jamais été question qu’il revendique ses droits de père. Sébastien de son côté dit qu’il a toujours été prévu qu’il reconnaisse l’enfant. Dans un premier temps, il  visita la famille, les filles ont même retenu le prénom qu’il avait proposé : Victor,  et sa mère (la grand-mère donc) a  même vu le bébé ! Mais c’est quand il a voulu systématiser les visites que ça s’est gâté, à tel point que les filles ont déménagé à Nantes pour mettre de la distance entre lui et l’enfant. Sept mois après la naissance,  il a donc décidé de le reconnaitre officiellement et de demander un droit de visite, qu’il a logiquement obtenu.

 

De deux à trois parents …

Pour le couple de lesbiennes c’est une malhonnêteté, elles avaient un projet de famille dans lequel ce garçon n’entrait pas. D’autant que comme le mariage gay est désormais possible en France, elles voulaient se marier, et la conjointe aurait adopté l’enfant.  Désormais  cette compagne ne pourra adopter Victor que dans le cadre de l’adoption simple, et à condition que le père consente à cette adoption. Côté justice on est bien embêté et on se dit qu’un  peu de bonne volonté devrait permettre de calmer les choses. Pour l’instant  le juge des affaires familiales de Nantes a « organisé les droits du père et des rencontres progressives avec l’enfant pour s’orienter vers un droit de visite et d’hébergement classique ».

Le débat de la PMA relancé.

 Il est possible que Sébastien qui est finalement assez jeune, se soit d’un coup senti père quand il a vu l’enfant. Il n’avait peut-être pas pris toute la mesure de ce qu’il faisait en acceptant le projet du couple. Quant aux deux jeunes femmes elles ont peut-être sous-estimé,  le fait que tous les hommes ne sont pas forcément prêts à n’être que des géniteurs.  

La morale de cette histoire c’est que comme toujours en France on avance à pas comptés dans les évolutions sociétale. Ce qu’on  appelle la PMA,  (procréation médicale assistée) pour les couples homosexuels reste un sujet sensible, presque un tabou.

Avec le mariage pour tous,  la France vient d’accepter la légalité des couples homosexuels,  il faudra bien tôt ou tard comme en Belgique, leur donner les moyens d’avoir des enfants.