Archives du juillet, 2013

Le cher site de Carla Bruni.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 juillet 2013 08h40 | Comments Off on Le cher site de Carla Bruni.

 Polémique au sujet du site internet de Carla Bruni, qui aurait été financé par de l’argent public. Plus de 80.000 pétitionnaires réclament que l’ex-Première dame « rende aux Français » les 410.000 euros qui auraient payé le site.

 

 

C’est toujours la suite du fameux rapport de la cour des comptes dont je vous ai déjà parlé au sujet de péages ou des investissements dans l’énergie verte. Le rapport décidément très minutieux pointait aussi le financement du site « carlabrunisarkozy.org » dédié, je cite, à la « conjointe du président », financé par le budget de la présidence, pour un coût de 330.000 euros en 2011, puis 80.000 euros en 2012, soit un total de 410.000 euros.

L’avocat de Carla Bruni a répondu qu’il ne s‘agissait pas de son site actuel, mais de celui qu’elle utilisait quand elle était première dame et qu’elle assurait toute une série d’interventions à caractère caritatif. Ce site officiel a cessé de fonctionner en Mai 2012 quand Nicolas Sarkozy a quitté la présidence.

Site ou rubrique ?

Pas du tout rétorque le bloggeur Olivier Laurelli, alias Bluetouff,  (c’est fin comme pseudo …) un spécialiste de la question qui affirme qu’en fait seules deux rubriques du site ont cessé de fonctionner, la rubrique agenda et une autre consacrée aux enfants et mères atteints du sida,  et qui étaient donc bien liées  aux activités de la première dame. Mais le reste du site existe toujours. Après vérification l’adresse correspond aujourd’hui au site de la fondation Carla Bruni qui s’ouvre d’ailleurs par un rectificatif :

« Nous tenons donc à faire ici la rectification suivante :

– Tous les contenus visibles sur ce site on été intégralement financés par la Fondation. Ils n’ont été en aucune façon financés par l’Etat ou quelque autre entité extérieure à la Fondation, et ceci depuis la création du site. »

Querelle de chiffres.

On pourra débattre longtemps du bien-fondé du dispositif à l’époque « présidentielle » de Carla Bruni mais ce qui surprend c’est la somme. Il semblerait que 410 000 euros ce soit énorme pour monter un site internet. C’est en tout cas ce que déclare Nicolas Bousquet, l’initiateur  d’une pétition en ligne qui a recueilli 81 000 signatures exigeant que Carla Bruni-Sarkozy : « rende cet argent aux Français ». Il estime qu’on peut monter un tel site pour 20 000 euros seulement.

Absence d’appel d’offre.

Ente nous ça m’étonnerait quel les Sarkozy remboursent un jour,  c’est plus le fonctionnement de l’Elysée qui est en cause. En France plusieurs institutions  dont la  présidence n’ont pas l’obligation impérative de soumettre leurs achats à un appel d’offre. En clair de mettre les fournisseurs en concurrence. Et c’est peut-être ce qui éviterait ce genre de polémique.

Souvenez-vous  quand Jacques Chirac était Maire de Paris, c’est sur les frais de bouche qu’on avait constaté de très gros dérapages…

Autre époque…

DSK en correctionnelle.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 juillet 2013 07h58 | Comments Off on DSK en correctionnelle.

On reparle de DSK ! Après deux ans d’instruction, les juges de l’affaire dite du Carlton de Lille ont décidé de le renvoyer en correctionnelle avec 13 autres mis en examen. Pourtant le parquet avait requis un non-lieu.  

 

Si généralement les juges suivent l’avis du parquet, ils ne sont pas obligés de le faire, et donc là il y a manifestement désaccord et c’est le juge qui a le dernier mot. A noter quand même que le chef d’inculpation a évolué, il s’agit toujours de proxénétisme aggravé, mais plus en « bande organisée », ce qui lui aurait carrément valu la cour d’assises. Là,  on en restera à la correctionnelle et c’est déjà pas mal. DSK qui fut l’un des hommes les plus influents du monde quand il dirigeait le FMI, va passer en jugement dans la même salle que les braqueurs, et les vrais proxénètes.

 Les avocats plaident déjà.

 A ses coté 13 co-inculpés dont Dodo la saumure, son avocat a déjà déclaré « Mon client est renvoyé, il se défendra. Il nie de toute façon toute responsabilité dans cette affaire depuis le départ ». Quant à ceux de DSK  ils dénoncent une instruction essentiellement à charge qu’ils qualifient d’acharnement, l’un d’entre eux  parle d’une  « motivation idéologique, politique, morale, mais qui n’est certainement pas fondée sur une analyse juridique des faits ».

La plus belle déclaration d’avocat, est sans nulle doute celle du ténor du barreau de Douai, le gargantuesque Eric Dupont Moretti, pour qui

« C’est à pleurer. (…) La luxure est un péché capital, ce n’est pas une infraction ! » Il défend l’ancien directeur régional du groupe de construction Effiage qui payait les prestations de ces demoiselles, et un peu de champagne, sur ses notes de frais.

 Libertine ou courtisane ?

 Quant au fond la position de DSK, n’a pas changé il prétend toujours qu’il ne savait pas que ces jeunes femmes étaient des professionnelles, il pensait que c’étaient juste des libertines qui craquaient pour son physique d’Apollon… Parfois le pouvoir,  ça monte à la tête…Enfin à la tête…

Bon ça paraît un peu ridicule, mais de là à l’accuser de proxénétisme aggravé, parce qu’il a refilé les coordonnées d’une  courtisane  à l’un ou l’autre  de ses copains, ça paraît  un tantinet outrancier. DSK c’est pas madame Claude !  Et sans vouloir faire de la justice fiction, il devrait s’en sortir sans trop de casse, peut être avec une amende. Ou alors c’est que vraiment quelqu’un veut sa peau.

  Mais plus de deux ans après l’affaire du Sofitel de New York,  je ne suis pas sûr que la peau de DSK vaille encore grand-chose.

Et pourquoi pas le gaz de schiste ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 juillet 2013 09h20 | 3 commentaires

 En France de plus en plus de voix s’élèvent pour demander la réouverture du débat sur le gaz de schiste. Le rapport annuel de la cour des comptes dont je vous parlais hier pour les péages, pointe également le gouffre financier que représentent les énergies renouvelables. Et la question se pose pourquoi dépenser des milliards pour une énergie chère et peu productive,  alors qu’il  y a des réserves de gaz de schiste ?

 

Le vert c’est cher

40 milliards d’euros c’est le chiffre impressionnant révélé hier par la cour des comptes,  40 milliards c’est ce qu’il va falloir encore investir dans les énergies renouvelables pour aboutir à l’objectif prévu, 23% de renouvelable en France  en 2020. Ce chiffre de 40 milliards est  à rapprocher de s’investissements déjà réalisés ces six dernières années et qui s‘élèvent à 3,3 milliards. Vous avez compris la cour des comptes annonce au contribuable qu’il va devoir cracher au bassinet et bien cracher.

L’équation nucléaire.

Or en ces temps de crise,  je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de cracheurs volontaires. Oui,  me direz-vous « mais il y va de l’avenir de nos enfants  du réchauffement climatique, de la lutte contre l’effet serre ! » C’est vrai sauf que le raisonnement ne marche pas en France. La France, qui bénéficie d’un important parc  nucléaire fournissant 75% de son électricité,  est un des pays du monde qui émet le moins de CO2.

Le nucléaire ça pose des problèmes de stockage des déchets,  et de sécurité en cas de tsunami, mais en revanche ça ne pollue pas l’atmosphère !  D’accord mais,  pourriez-vous me rétorquer : «  ces 40 milliards vont permettre de développer une filière industrielle et donc de créer des emplois. »  Hélas non, pour des raisons complexes la France n’a pas réussi à créer une filière industrielle solide dans ces domaines. Conséquence les milliards de subvention de l’Etat à l’énergie verte font tourner l’économie …chinoise.

Vert cher contre schiste cheap !

D’où le ras le bol d’un certain nombre de gens qui s’interrogent :  «  pourquoi subventionner une énergie chère, peu retable, peu efficace, alors qu’il y a du gaz de schiste ? »  C’est ce que dit par exemple le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, à la grande colère des écologistes.

Récemment aux rencontres économiques d’Aix en Provence, au cours d’une table ronde sur le sujet, un spécialiste de la question a dit les choses tout à fait simplement : Soit les gens acceptent de payer très cher une énergie renouvelable qui garantira l’avenir de la planète et notre indépendance énergétique. Soit l’énergie du futur reposera sur deux fossiles bon marché dont les réserves sont importantes au niveau mondial  … le gaz de schiste et le charbon.

Suite : En France l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique est interdite alors qu’en Grande Bretagne, elle est encouragée par un régime fiscal favorable.

La cour des comptes dénonce le prix des péages.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 juillet 2013 09h02 | Comments Off on La cour des comptes dénonce le prix des péages.

Vous trouvez que les péages autoroutiers sont trop chers en France. Vous avez raison !  La Cour des comptes française a dénoncé dans un rapport publié hier,  la cherté des péages autoroutiers et le manque de poids de l’Etat dans la fixation des tarifs.  

 

 Je vous donne quelques prix : Bruxelles-Paris 13euros 60, si vous passez par Reims 10,20.
Puis une fois que vous êtes à Paris : Paris-Bordeaux 53 euros , Paris-Cannes 69, 60, Paris-Nice 72,50, Paris-Menton 76,20.

Il y a de billets de trains moins cher que ça, à condition de les acheter à l’avance.

Une manne financière.

La cour des comptes dénonce la politique des 3 sociétés Vinci Autoroutes, APRR,  et Sanef qui exploitent 75%  des 11 000 km du réseau français. En 2011 ces trois sociétés se sont partagées 7,6 milliards d’euros de péages. Vous avez compris c’est la poule aux œufs d’or. Or l’Etat a vendu la poule aux œufs d’or, les sociétés d’autoroute autrefois contrôlées par l’Etat ont été privatisées en 2006. Et comme chaque fois qu’on privatise, le nouveau propriétaire augmente le prix.  Il était prévu dans l’accord initial que ces prix n’augmenteraient jamais au-delà de 70% de l’inflation.  Mais la cour des comptes affirme que les sociétés ne respectent pas cet accord.

Le pris des travaux.

« La négociation tarifaire ne permet pas d’assurer les intérêts de l’État et ceux des usagers » dit le rapport.  Notamment parce qu’il était prévu que les prix pouvaient augmenter plus que l’inflation, pour compenser d’éventuels investissements d’infrastructure.  Sauf que ce recours devait être exceptionnel et qu’il est devenu la règle. Les sociétés d’autoroute font en permanence des travaux d’amélioration, et donc elles augmentent tout le temps leurs prix.  

Et il est vrai que les autoroutes françaises sont aujourd’hui beaucoup plus belle,  et mieux entretenues que les belges… mais ça se paye !

La quadrature du cercle.

 La cour des comptes demande donc que l’État négocie mieux avec ses concessionnaires. Le problème c’est qu’en temps de crise, les travaux d’infrastructure (routes, ponts, rail, aéroports…) restent pratiquement les seuls gros pourvoyeurs d’emplois.  L’Etat a donc besoin de ces travaux sur les autoroutes. Bonne chance au négociateur pour respecter les recommandations de  la cour…

Des autoroutes gratuites.

 Quant à nous pauvres automobilistes… Sachez amis qu’il existe de autoroutes gratuite en France : Lille-Dunkerque, Dunkerque-Boulogne, Thionville-Nancy, Sedan-Reims, Paris- Roissy, Paris-Cergy Pontoise, Valenciennes-Cambrai… voilà c’est simple à vous de choisir vos destinations ! Et ne me dites pas que partir à Cambrai c’est une bêtise…

 

Cahuzac est amnésique.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 24 juillet 2013 07h54 | Un commentaire>

Nouveau rebondissement dans l’affaire Cahuzac. L’ancien  ministre du budget était entendu hier une nouvelle fois par la commission d’enquête parlementaire, Elle a cherché à lui faire dire qu’il avait participé à une réunion à l’Elysée concernant son compte bancaire à Singapour. Mais il resté muet, invoquant une perte de mémoire. 

Je ne crois pas a priori à la morphopsychologie, mais j’avoue que pour un spécialiste de cette disciple, le cas Cahuzac devrait présenter un intérêt certains. Ce regard noir, cette maitrise du masque, cette mâchoire affirmée. Et un comportementaliste  se réjouirait  de ce maintien ferme, de cet aplomb. Le même qu’il utilisait pour mentir devant l’Assemblée Nationale et devant les médias quand il disait il y a quelques semaines : «  je n’ai pa,  je n’ai jamais eu de compte à l’étranger. »

Pinocchio !

 Mais on lui aurait donné le bon Dieu sans confession, on lui aurait tout de suite confié notre portefeuille. D’ailleurs c’est pour ça qu’il était ministre du budget,  François Hollande lui avait confié le portefeuille de la France. Seulement voilà c’était un menteur.  Il avait bien un compte à l’étranger d’abord en Suisse ensuite à Singapour. Un compte à l’abri du fisc français, ce qui pour le ministre du budget, chargé notamment de réprimer la fraude fiscale, fait un peu désordre. Vous imaginez bien que désormais quand il dit quelque chose, même avec son aplomb habituel, on a un peu de mal à le croire.

Une réunion en question.

 Il fallait voir hier les députés essayer de lui faire cracher le morceau. Le président de la commission, Charles Amédée de Courson,  est persuadé que François Hollande était au courant de l’existence du compte, et qu’au  moins une réunion aurait eu lieu à l’Elysée en présence de Cahuzac au cours de laquelle  François Hollande et le Premier ministre auraient étudié de la possibilité d’interroger la Suisse sur l’existence ou non du compte caché de Jérôme Cahuzac.

Trou de mémoire ?         

Devant cette même commission le ministre des finances Pierre Moscovici a évoqué cette rencontre qui se serait produite le 16 janvier. Réponse de Cauzac :  « je n’ai pas gardé le souvenir de cette réunion. »  On ne vous croit pas !  Il répète : « Je n’ai aucun souvenir d’une réunion dans le bureau du président de la République », et quand on lui rétorque que ce n’était pas forcément dans le bureau du président, il ajoute n’avoir pas souvenir non plus d’un échange informel à l’issue du conseil des ministres. Et sans ciller, sans émotion, il ajoute : « Selon moi, cette réunion n’a pas eu lieu ».

Je ne sais pas si Jérôme Cahuzac  joue au poker.  Mais si c’est le cas à mon avis il ne doit pas être trop mauvais… 

 

Gens du voyage : Un maire évoque Hitler

Par Christophe Giltay dans Divers , le 23 juillet 2013 09h40 | Un commentaire>

Le député maire de Cholet , a provoqué de vives réactions après la publication de ses propos sur les gens du voyage, il a dit ni plus ni moins qu’’Hitler n’en avait peut-être pas tué assez ».

Gilles Bourdeleix député maire de Cholet.

 

Il s’appelle Gilles Bourdouleix et son avenir  politique n’est pas assuré car le préfet du Maine-et-Loire, l’équivalent du gouverneur,  va saisir le procureur de la République pour « apologie de crime contre l’humanité », « la justice appréciera les suites pénales à réserver à ces propos ».  Le ministre de l’intérieur Manuel Valls a demandé qu’il soit lourdement sanctionné.

Le maire nuance.

Evidement le maire dément, il accuse un journaliste du courrier de l’Ouest d’avoir déformé ses propos.  Il l’a carrément traité, vous me pardonnerez l’expression, de petit merdeux. Bien sûr ça n’a rien arrangé et le journal a publié sur son site l’enregistrement de la scène. Alors qu’il s’est rendu sur un terrain occupé illégalement par 150 caravanes, pour exiger leur départ, on entend le député-maire lancer d’abord dans un brouhaha « la loi, elle s’applique ».  Puis une fois les gens du voyage se sont un peu éloigné, il ajoute: « Comme quoi Hitler n’en a peut-être pas tué assez. » Le journal précise qu’à ce moment-là, M. Bourdouleix était « excédé par des saluts nazis » faits par des gens du voyage, et par « les accusations de racisme » qu’on lançait contre lui.  Le maire de son côté a  expliqué avoir dit que « malheureusement, Hitler, il les tuerait ici ». « Je ne dis pas qu’il aurait bien fait, je dis seulement que, quelque part, ils ont de la chance, personne ne va les tuer ». Ce qui peut être un  moins grave mais qui est de toute façon détestable, et au minimum de très mauvais goût.

Le monde politique s’est immédiatement mobilisé, la condamnation est unanime et il va être dès mercredi exclu de son partie l’UDI. La formation  centriste de Jean Louis Borloo…

Une loi difficile à appliquer.

Reste le fond du problème : depuis l’an 2000 la loi en France exige que toute commune de plus de 5.000 habitants installe des aires d’accueil pour les populations itinérantes. Mais à Cholet, l’aire de grand passage réservée était officiellement fermée en raison de travaux. Difficile alors pour le maire d’exiger des nomades qu’ils respectent la loi, alors que lui, ne le fait pas. A noter qu’il s’agit ici de nomades français, qu’on appelle dans le langage courant  gitan ou manouche comme l’était par exemple Django Reinhardt.  Souvent ils sédentarisés l’hiver et ne reprennent la route qu’au printemps. Certes ils font partie au sens large du peuple Rom, mais dans les faits ils n’ont à voir avec les Roms, arrivés récemment d’Europe de l’Est qui occupent des bidonvilles aux portes de Paris, et des grandes villes et qu’on expulse manu militari aussi bien sous Hollande que sous Sarkozy. Quelle différence me direz-vous ? Tout …car comme il s’agit de citoyens français, il est très probable que la plainte aboutisse !

Pourquoi dit-on roi des Belges et pas roi de Belgique ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 juillet 2013 12h23 | 6 commentaires

     Hier soir encore le correspondant de France 2 à Bruxelles, a employé l’expression roi de Belgique. Comme il vit en Belgique il sait pertinemment que l’expression correcte est roi des Belges. Il a surement dit « roi de Belgique » par souci de compréhension pour ses auditeurs,  pensant que cela n’avait pas vraiment d’importance, et pourtant…C’est à la fois un contre sens politique et historique.

Albert II roi des BelgesAlbert II roi des Belges

 

Le fait de désigner un monarque conditionnel par le nom de son peuple et non de son pays, est une tradition qui nous vient de la révolution française. On l’oublie trop souvent il y a eu plusieurs époques dans cette révolution et le roi Louis XVI n’est pas passé en quelques heures de Versailles à la guillotine. Plusieurs constitutions se sont succédées en France avant l’abolition de la monarchie…qui fut d’ailleurs provisoire.

Louis roi des Français.

Au début de la révolution, nous dirons par facilité le 14 juillet 1789, Louis XVI est encore roi de France, un roi absolu de droit divin on disait «  par la grâce de Dieu ». Mais dès octobre 1789 les Etats Généraux devenus Assemblée Nationale le désigne sous le titre de roi des Français. Terme repris par la constitution du 3 septembre 1791, dont l’article 2 dit « le seul titre est roi des Français ». Ce qui signifie que le roi détient son pouvoir du peuple et non plus de Dieu. Il gardera ce titre  jusqu’à  l’abolition de la monarchie en septembre 1792.  Plus tard quand, après 12 ans de République, Napoléon instaurera l’empire il sera sacré empereur des Français et non pas de France. Avec toujours l’idée que c’est devant le peuple que le chef de l’Etat est responsable. Après Waterloo et la chute définitive de Napoléon en 1815, la France a connu ce qu’on appelle la restauration, le retour de de la famille royale.

 

Louis XVI roi de France puis roi des FrançaisLouis XVI roi de France, puis des Français

Restauration du Roi de France

Deux rois vont alors se succéder,  Louis XVIII puis Charles X, les frères de Louis XVI qui régnèrent sous le titre de roi de France. Malgré l’existence d’une constitution, une charte « octroyée » par le roi, leur désir surtout pour Charles X était de revenir peu à peu à la monarchie absolue. Conséquence : cristallisant l’opposition des démocrates, Charles X fut renversé par la révolution de Juillet 1830.

Le Roi Bourgeois.

 Son cousin le Duc d’Orléans accepte alors la couronne qu’on lui propose et monte sur le trône avec le titre de : roi des Français.

Il sera renversé à son tour en 1848,  et il est donc le dernier à ce jour à avoir été Roi en France, sous le titre de roi des Français. Son régime était surnommé la monarchie de Juillet et lui-même, Louis Philippe 1er, le roi bourgeois. Signe que désormais le chef de l’Etat était le premier magistrat du pays, et non pas une figure tutélaire née de la volonté divine.

 

 

Louis Philippe 1er roi des Français

 

Monarchie de Juillet.

 La révolution française de 1830 est considérée comme la mère de la révolution belge qui a débuté à la fin du mois d’Août, contre l’occupation hollandaise, pour la création d’une Belgique indépendante. Les députés révolutionnaires Belges, réunis en congrès furent dans un premier temps tenté par la république. Mais à l’époque il n’y avait plus de république en Europe, même pas en France. Pour se ménager les monarchies et notamment la France et l’Angleterre, les Belges optèrent donc pour un régime inspiré à bien des égards de la monarchie de Juillet. Et à la tête de ce régime, comme à Paris  ils souhaitèrent placer un roi constitutionnel, le roi des Belges.  

Un Français à Bruxelles ?

 Dans un premier temps ils choisirent pour ce poste le duc de Nemours, Louis d’Orléans fils cadet de Louis Philippe 1er . Mais l’opposition de la Grande Bretagne, obligea son père à refuser cet honneur, et finalement c’est un prince de la maison des Saxe Cobourg Gotha, membre par son premier mariage de la famille royale britannique, qui devint le premier roi des Belges en 1831, sous le titre de Léopold 1er. Veuf  il épousa un an plus tard Louise Marie d’Orléans la fille de Louis Philippe. La monarchie belge est donc en grande partie issue de la monarchie de juillet et son chef  le roi des Belges,  porte le même titre que Louis Philippe qui était roi des Français.

D’autre monarchies constitutionnelles nées au XIX ème siècle ont opté pour la même dénomination,  on disait ainsi en Grèce  « roi des Hellènes » et en Bulgarie «  roi des Bulgares. »

Le peuple souverain.

Le roi des Belges, comme autrefois le roi des Français, est un roi constitutionnel qui tient son pouvoir d’une révolution populaire. Lors de sa prestation de serment le roi jure fidélité à la constitution et aux lois du peuple belge, source de son pouvoir. Comme l’a rappelé Albert II lors du discours annonçant son abdication le 3 juillet 2013, en Belgique seul le peuple est souverain.

«  Le rôle du roi des Belges et sa légitimité est de se mettre au service de la démocratie et de ses concitoyens, seuls titulaires de la souveraineté. »

 Il s‘agit donc bien et c’est très important, d’un  ROI  DES BELGES, et non de Belgique.

Bretigny-sur-Orge : un geste volontaire ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 19 juillet 2013 08h02 | Comments Off on Bretigny-sur-Orge : un geste volontaire ?

 En France,  un doute terrible au sujet de l’accident de train de Bretigny sur Orge qui a fait 6 morts il y a une semaine. L’accident aurait pu être la conséquence d’une malveillance…

L’éclisse incriminée.

 

C’est une information qu’il faut prendre avec beaucoup de prudence et de circonspection. Mais le même jour que la catastrophe un accident s’est produit à Limoges avec la même cause mais heureusement pas les mêmes effets, il n’y pas eu de victimes.  

On a su très vite ce qui a provoqué le déraillement du train en gare de Brétigny. La défaillance d’une éclisse, une pièce d’une dizaine de kilo qui relie les tronçons de rails. Les éclisses sont fixées par quatre gros boulons. Vendredi à Brétigny un peu après 17H, au passage d’un train,  trois boulons d’une éclisse se sont arrachés, et le quatrième s’est tordu. L’éclisse s’est retrouvée au centre de l’aiguillage, et quand l’Intercity est arrivé ses roues ont été littéralement expulsées du rail par cet obstacle.

Un autre accident.

Depuis le débat se résumait à une seule question comment ces boutons ont-ils pu céder ?  Est ce qu’il avait un problème de fabrication ?  Est ce qu’on les avait mal resserré après des travaux…l’enquête est en cours. Mais voilà hier on a appris que vendredi le même jour qu’à Brétigny, un autre train a déraillé partiellement au nord de Limoges sur le site de la société nucléaire Areva, spécialisée dans le nucléaire. La locomotive est sortie des rails, à cause d’une éclisse partiellement déboulonnée,  Limoges l’acte volontaire ne fait aucun doute. Un militant antinucléaire a revendiqué ce geste dans un mail envoyé au journal local, le populaire du centre. La SNCF a porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui et Areva pour sabotage.

Une menace ?

Apprenant que l’Agence France Presse allait sortir cette information, la SNCF a a averti que tout rapprochement entre les deux accidents seraient aventureux.  Officiellement la compagnie de chemin de fer privilégie toujours à Brétigny l’hypothèse d’une défaillance mécanique.

Il est vrai qu’il y a plus de 350 km entre Limoges et Brétigny, mais le train qui a déraillé se rendait à Limoges. Personne n’a revendiqué le déraillement de Brétigny qui est probablement un accident  Mais cette histoire a quelque chose d’effrayant. Car elle nous démontre premièrement qu’il suffit de déserrer quatre boulons pour faire dérailler un train, et deuxièmement  que des activistes le savent puisqu’ils l’ont fait sur le site d’Areva !

On peut désormais espérer que la SNCF va surveiller de très près ses aiguillages.

Le requin est-il un loup pour l’homme ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 juillet 2013 10h10 | Comments Off on Le requin est-il un loup pour l’homme ?

En cette période de vacances, on s’inquiète beaucoup de la recrudescence des attaques de requins.  Un touriste belge a été mordu par un squale sur la Costa brava, et une jeune fille de 15 ans a été tuée lundi à la Réunion alors qu’elle se baignait à 5 mètres de la plage.  

 

La baie de Saint Paul

 

Le touriste Belge s’en est sorti avec une morsure au coude. Les autorités catalanes mettent d’ailleurs en doute l’idée que ça puisse être une attaque de requin, car les morsures de l’animal sont rarement bénignes, ils cherchent aussi peut être à rassurer les touristes. En revanche à la Réunion, pas de doute sur l’agresseur, une jeune fille de 15 ans qui se baignait près de la plage avec une amie a été emportée par un requin, on n’a retrouvé qu’une partie de son corps sectionné en deux.

Près du cimetière marin.

Le drame s’est produit à Saint Paul une commune très touristique, célèbre notamment pour son marché et son cimetière marin qui abrite la tombe du pirate « La Buse ». C’est à la hauteur de ce cimetière que la jeune fille nageait, à environ cinq mètres du bord,  quand elle a été attaquée.  Cette zone est Interdite à la baignade mais les panneaux sont régulièrement arrachés, et à la Réunion il règne une certaine nonchalance par rapport à ces interdictions. Or les plages en quelques années sont devenues de plus en plus dangereuses,  début mai un surfeur a d’ailleurs été tué dans une autre zone dépendant de la même commune. La surprise c’est que pour la première fois le requin ne s’est pas attaqué à un surfeur mais à une nageuse, près de la plage…

La mer a changé.

Que se passe-t-il ? Tout simplement une augmentation du tourisme et  des activités nautiques, et donc une probabilité plus grande d’accident. Accroissement également de la pression urbaine et des agglomérations  qui rejettent en mer, d’importants déchets alimentaires véritable appât pour les requins.  Certains vieux réunionnais racontent qu’autrefois à Saint Denis les requins s’établissaient en face des abattoirs dont les égouts à l’époque  se déversaient directement en mer. De nos jours  encore personne à Saint Denis n’aurait d’ailleurs l’idée d’aller se baigner à cet endroit.

L’homme est un requin… pour le requin.

Le préfet de l’ile a ordonné de capturer l’animal, et les surfeurs réclament de véritables battues. Ils souhaitent une véritable politique de protection anti-requin comme il en existe à Hawaï.

Mais les défenseurs de la nature répondent que le requin est un animal protégé qui ne fait jamais que son métier de requin.

 Comme le rappelait récemment aux rencontres économiques d’Aix en Provence, Philippe Germa le patron du WWF  France,  plus les asiatiques s’enrichissent plus les requins sont péchés pour les leurs ailerons dont on fait des soupes. En fait l’homme est plus dangereux pour le requin, que le requin pour l’homme !  

Ce qui hélas, ne consolera pas les parents de la jeune fille…

Tapie : ne pas vendre la peau de l’ours…

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 juillet 2013 07h52 | 2 commentaires

 La justice française a décidé la saisie des biens de Bernard Tapie. Hier soir l’homme d’affaire est revenu à la télévision pour se défendre, il est toujours aussi combatif et déclare qu’il est condamné sans jugement.

 

La meilleure défense c’est l’attaque ce vieux principe de stratégie Bernard Tapie l’applique depuis toujours et hier il a fait pareil.

Je vous rappelle qu’il a été inculpé il y a quelques jours d’escroquerie en bande organisée, comme trois autres protagonistes de l’affaire dites Adidas. Un arbitrage qui lui a permis de récupérer 403 millions d‘euros, à la suite de la vente pas très claire par son ex banque de son entreprise d’équipement sportif. L’Etat qui a signé le chèque de remboursement conteste désormais cet arbitrage rendu à l’époque Sarkozy. 

Une saisie conservatoire.

Pour éviter que Tapie n’organise son insolvabilité, la justice a donc ordonné ce qu’on appelle une saisie conservatoire. C’est à dire qu’on bloque ses biens,  qu’il ne peut plus les vendre mais qu’il peut toujours les utiliser.  Au tableau de chasé de la justice :  une assurance vie de 20 millions d’euros, son hôtel particulier de Paris :  69 millions sa villa de St Tropez  47 millions . Elle veut aussi bloquer dès que possible  185 millions  d’une autre assurance vie prise en Belgique,  6 de ses comptes en banque, ainsi que ses parts dans  les journaux la Provence et, Nice matin soit 26 millions.

Chantage à l’emploi.

Evidement Tapie a fait hier un chantage  à l’emploi dans el 20 h de TF1. Disant que comme on lui avait bloqué se comptes il ne pourrait pas payer les 3000 salaires de son groupe de presse. Le journaliste a essayé de lui expliquer qu’il ne les payait avec ses comptes privés, mais avec ceux de la société, Tapie a tout balayé en  disant que  de toute façon c’était avec son argent  à lui que la boite tournait.  Hier soir il n’a plus prononcé le mot complot mais disons qu’il dénonce au minimum un coup monté, jurant ses grands dieux que dans toute sa carrière il n’avait jamais envisagé de quitter la France et qu’en saisissant ses biens on lui faisait le sort d’une étranger sur le point de s’enfuir.  Déjà il a annoncé qu’il allait contester la décision, et vous pouvez lui faire confiance pour se battre pied à pied, centime par centime.  

Une résistance hors de pair.

En fait Tapie il faudrait l’étudier en faculté de médecine ou de biologique, il dispose d’une capacité de résistance et de survivance hallucinante, ça doit être génétique.  Je vous rappelle qu’en dépit de sa mâchoire carnassière, de ses muscles d’acier et de ses cheveux auburn, il a 70 ans Tapie…70 ans !  Et depuis 20 ans c’est la bagarre au quotidien !  Je me souviens d’avoir visité en 1994 son hôtel particulier, de la rue des Saints Pères à Paris que sa Banque avait saisi pour le mettre aux enchères,  et auparavant c’est son mobilier qu’on était venu chercher au petit matin avec des camions. Résultat 19 ans plus tard, Tapie  habite toujours au même endroit et il a racheté ses meubles.

Vous connaissez la morale de la Fontaine : «  il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir mis à terre… »  En vérité je vous le dis, il ne faut pas vendre non plus… les poils du Tapie !