Johnny : « que je flingue ! »

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 février 2013 11h30 | Ajouter un commentaire

A quatre mois de ses 70 ans Jean Philippe Smet alias Johnny Hallyday  règle ses comptes. Dans un livre qui sort aujourd’hui le chanteur flingue ses collègues, les journalistes et la République française.

 

Johnny n’aurait pas volé sa place au sein de la distinguée confrérie des tontons flingueurs même si son verbe n’égale pas la verve de Michel Audiard. Jugez plutôt : Premier servi dans ce livre de 200 pages intitulé «  Dans mes yeux » : Claude François c’était d’après Johnny le Poulidor de la chanson,  « C’est son drame qui en a fait un mythe »… « Il draguait mes nanas et, en désespoir de cause, il se tapait mes ex ». Autre cible dans le collimateur : Michel Sardou…. « A force de passer pour un vieux con réac’, il l’est devenu ».

 Exilé fiscal.

Seuls trouvent grâce à ses yeux ses vieux potes : Eddy Mitchell, Carlos, Michel Berger ou Gérard Depardieu,  l’acteur avec qui il partage le statut d’exilé fiscal puisqu’il habite officiellement à Gstaad en Suisse: « On a souvent dit que je m’étais barré pour ne pas payer d’impôts. C’est en partie vrai, mais c’est aussi parce que c’est épuisant cette ambiance »

 « En France la réussite c’est louche, on trouve ça dégueulasse », « sale mentalité, pour un pays dont j’ai porté les couleurs, qui a bien voulu faire de moi son emblème quand c’était nécessaire, je me suis senti trahi, accusé à tort, sali », poursuit-il, estimant que la gauche « pousse vers la médiocrité ».

 Mariages contrastés. 

 Côté vie privée, s’il reconnaît bien des mérites aux mères de ses enfants, Sylvie Vartan, Nathalie Baye et surtout son actuelle compagne Laetitia, il est sans pitié avec Adeline Blondieau, il l’a décrit  comme un « serpent», hystérique », qui « le cocufiait tout le temps » et l’accuse de lui avoir fait du chantage au moment de leur séparation. Et pourtant il l’épousée deux fois, et elle est a fille de Long Chris, autre rocker complice de jeunesse,  qui lui a notamment écrit «  Gabrielle ».

 Peu d’indulgence pour sa progéniture il trouve que le musicien David Hallyday ne sait pas vraiment quoi faire de son talent, quant à sa file Laura, il déclare «  je ne sais pas comment lui dire que je l’aime. » Il n’a qu’à lui chanter : « que jeu t’aiiiime »… Enfin il garde une sévère animosité à l’égard des journalistes qualifiés de corbeaux de la presse », qui, depuis ses débuts, ont « envie de le détester » et lui parlent « de tout sauf de son métier ».

L’idole des moins jeunes…

Bon ce n’est  pas de la littérature, et c’est moins  personnel que « Destroy » une véritable autobiographie publiée dans les années 90, où il revenait notamment sur son enfance et sur son père, le belge Léon Smet.

On y trouve pourtant des accents de vérité, comme cette introspection singulière:

 « Je sais bien que je ne suis pas un imbécile, mais je sais aussi que je peux facilement le faire croire parce que je fais des gaffes, que je bafouille et, depuis un certain temps, parce que je m’en fous ».

Michel Sardou n’a pas tardé à réagir : «Je veux bien que l’on fasse des commentaires sur les  « Mémoires de La Rochefoucauld », mais « celles » (sic)  de Johnny, je m’en tape ». 

 

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