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Archives du février, 2013

Stéphane Hessel, Benoit XVI histoires parallèles.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 février 2013 11h30 | Comments Off on Stéphane Hessel, Benoit XVI histoires parallèles.

 

En dehors des apparences il y a de nombreux points communs entre Stéphane Hessel qui vient de mourir, et Benoit XVI qui quitte aujourd’hui son Pontificat .

 

Le premier le plus évident, c’est qu’ils sont tout les deux nés allemands. Stéphane Hessel en 1917 à Berlin, Joseph Ratzinger 10 ans plus tard en Bavière. Stephane Hessel n’arrivera ne France qu’à l’âge de 8 ans. Le deuxième c’est que ce sont tout les deux des enfants du 20ème siècle, marqués par la seconde guerre mondiale. L’un  résistant puis déporté l’autre  engagé malgré lui dans la jeunesse hitlérienne.

 Stéphane des villes, Joseph des champs.

 Ce sont également deux intellectuels, mettant l’intelligence, le savoir  et la culture au premier plan des préoccupations humaines.

 Bien sûr rien de commun en apparence dans la vie du jeune Ratzinger avec le destin romanesque de Stéphane Hessel, fils d’une artiste de l’entre deux guerres rendue célèbre par un roman, Jules Jim et dont Jeanne Moreau interpréta le rôle dans le film éponyme de François Truffaut. Rien à voir entre cet enfant de « bobos » années trente qui vivaient les folies de la vie parisienne, et l’austère enfance rurale du futur Benoit XVI.

 

Un à gauche, l’autre à droite.

  Rien à voir non plus dans les engagements politiques, Stéphane Hessel figure de la gauche, diplomate tiers mondiste, qui à plus de 90 ans a rencontré un succès de mondial avec un libre de 30 pages « indignez vous ! » De l’autre le rigoureux professeur de théologie, spécialiste de la relation entre la foi et la raison, gardien du temple des valeurs morales…

  Et pourtant deux hommes qui parlaient de paix, de fraternité, d’amour…et pour qui le sort des plus faibles ne devait pas être une fatalité. Alors,  l’un s’en remettait à la volonté des hommes et l’autre à celle de Dieu…

C’est toujours la même histoire celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas.

 La figure du grand père. 

Il y a quand même chose de singulier dans le fait de voir qu’au début du 21ème siècle, deux hommes très âgés, deux vieillards, ont pu inspirer chacun de leur manière, la jeunesse de ce temps. On se souvient des foules d’indignés à Paris ou à Madrid, mais hier sur la place St Pierre pour dire au revoir à Benoit XVI, il y valait des dizaines de milliers de jeunes ! Comme si en cette époque troublée la figure du grand père, cultivé, intelligent, bienveillant…qui sait bien de choses et qui a vécu tant de choses présentait  un aspect rassurant, pour des générations  paumées, dans un monde illisible.

En apprenant la mort de Stéphane Hessel, à la veille du départ de benoit XVI, il m’est revenu trois mots de Jacques Brel :

« Nous n’étions pas du même bord…mais nous cherchions le même port… »

Beppe Grillo : Mr Coluche au Sénat

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 février 2013 08h36 | Un commentaire>

 

 Après le scrutin législatif qui laisse l’Italie sans majorité au Sénat, il y a deux mots qui reviennent souvent sous la plume des éditorialistes de la péninsule ce matin, c’est chaos et casino… casino au sens italien : bordel !

 Et c’est effectivement le casino, car compte tenu de son système électoral l’Italie est ingouvernable. Le parti démocratique est littéralement pris en otage par Beppe Grillo qui avec environ 23-25% dans chacune des chambres représente désormais la troisième force politique du pays.

Alors logiquement le parti démocratique de Pier Luigi Bersani, le candidat normal, le Hollande local, devrait être appelé à former le gouvernent. Mais il n’aura la majorité qu’à la chambre,  pas au Sénat même avec l’appui des quelques troupes du premier ministre sortant le centriste Mario Monti. Or en Italie, contrairement à la France et à la Belgique,  les deux assemblées ont le même pouvoir, le Sénat peut renverser le gouvernement.  

Accord avec la gauche ?

Pour gouverner Bersani va devoir composer avec Grillo.  Or celui-ci a construit son succès sur le rejet de la politique traditionnelle, donc pas question pour lui de transiger. Il l’a déjà dit hier soir : « nous tiendrons toutes nos promesses ». Or ces promesses sont tout bonnement irréalisables dans une Italie en récession, il propose notamment la création d‘un revenu citoyen de 1000 euros par habitants. C’est sympa mais c’est presque aussi démagogique que du Berlusconi. Cela dit dans sa détestation de la politique traditionnelle il déteste un peu plus Berlusconi que Bersani, il pourrait donc le laisser gouverner…Mais combien de temps ?

Un nouveau vote ?

Quelques mois tout au plus, c’est pourquoi en Italie une autre option se dessine, un accord technique entre la droite et la gauche pour réformer le mode de scrutin, et un retour aux urnes d’ici 6 mois, avec la garantie cette fois d’échapper au chaos par une trop grande dispersion des voix. Mais là encore c’est très spéculatif, car Berlusconi a toujours dit qu’il ne s’entendrait jamais avec ses adversaires… Bonjour le casino !

 A italien , italien et demi…

Enfin juste pour rire, Beppe Grillo, se compare souvent à Coluche et à sa campagne présidentielle de 1981, il a même déclaré en français sur une radio française : « je suis le Coluche italien… » Coluche qui je vous le rappelle s’appelait en fait : Colucci…

Iacub-DSK : le bêbête (pipe) show

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 février 2013 18h21 | 2 commentaires

Dans un nouveau livre sur DSK intitulé « Belle et Bête », l’essayiste Marcella Iacub relate sa liaison, avec l’ancien patron du FMI de janvier à août 2012. Un amant qu’elle qualifié d’« être double, mi-homme, mi- cochon ».

 

Interview de Marcela Iacub dans le Nouvel Observateur.

Je vais vous dire je n’ai pas envie de parler de ce bouquin, il paraît qu’il est bien écrit : je m’en fiche ! Il parait- que ça parle de DSK : je m’en fiche ! Parce qu’autant  l’affaire DSK avait de l’intérêt quand il était patron du FMI et virtuel candidat à l’Elysée, autant il y avait un devoir à l’évoquer quand il était soupçonné de viol, c’est à dire de crime, alors qu’il était le fonctionnaire le mieux payé du monde, autant là…

 Quoi ? Marcella Incuba figure parisienne, chroniqueuse à libération, rencontre DSK début 2012 pour écrire sur lui et débute une liaison qui va durer 7 mois ? Très bien ! C’est du domaine de la vie privée de la turpitude sexuelle, du coup monté, je m’en fiche !  

Des nuits très parisiennes.

 DSK lui-même s’offusque de la sortie de ce livre et avance que Marcela Iacub  a couché avec lui uniquement pour avoir la matière d’un bouquin , je n’en sais rien : je m’en fiche ! Marcela Iacub  est un être étrange qui a peut-être trois onces de talent et qui malheureusement met ses facilités au service d’idées nauséabondes.  Tout le monde ne peut pas se permettre de jouer les Louis-Ferdinand Céline et Céline lui-même mettait ses tripes sur la table au point d’être jeté en prison. Marcella Iacub a déclaré un jour dans une émission de « France culture » où elle évoquait le cas de Naffi Diallo, que le viol n’était pas toujours traumatique, illustrant son propos par cette phrase : «  Il y a des gens qui sont allés à Auschwitz et qui ont été traumatisés et d’autres non. »  Je ne sais pas de qui elle parlait, des gardiens peut-être ?  

 Rien que pour ces propos imbéciles, ses productions  devraient être reçues avec la plus grande circonspection.  Par ailleurs je vous épargne la déjà célèbre tirade dite du cochon,  adressée à Dominique Strauss Kahn dans le livre. Vous la trouverez facilement, elle a été publiée partout,  je n’ai envie ni de la citer, ni de  de la recopier.

Une bonne gagneuse.

 J’ai mal à l’écriture quand je vois le battage autour  de cet ouvrage. Je pense à tous ces écrivains talentueux qui bon an mal an, sortent des livres sensibles, bien construits, littéraires qu’ils vendent péniblement à quelques centaines d’exemplaires à des amateurs  éclairés, alors que cette plumitive va faire un bestseller de ses coucheries DSKienne !

 Franchement  je ne voulais pas  en parler …et pourtant j’en parle, terrible contrainte du flot médiatique !

 Pour conclure,  je voudrais simplement proposer une modification du titre : «  Belle et bête »…moi  j’aurais  plutôt tendance à dire «  Bête et… très bête » !

Sondages : l’effet Mali c’est fini !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 19 février 2013 12h55 | Un commentaire>

 Après quelques semaines d’embellie les sondages de François Hollande sont de nouveau en baisse, les préoccupations socio-économiques ont repris le dessus dans l’esprit des Français.

 

43 % d’opinion favorables pour François hollande en baisse de 1%, 38% ^pour le premier ministre Jean Marc Ayrault en baisse de 2% , le baromètre BVA publié ce matin est sans appel, la courbe a changé d’orientation. Et pourtant la guerre au Mali avait largement profité au président qui selon les instituts avait gagné entre 4 et 5% le mois dernier.

 Une « guerre éclair ».

 La guerre a peut être été un peu trop rapide, et ses images un peut trop rares ? Les Français considèrent que c’est réglé, puisque Tombouctou a été reprise, ce qui est une profonde erreur. L’affrontement il y a une semaine à Gao, entre l’armée malienne et des islamistes infiltrés nous montre qu’une dérive à l’Afghane est tout à fait possible. Mais voilà quand les affaires vont mal à la maison les affaires du monde paraissent tout d’un coup bien lointaines.

 Un budget serré.

 François Hollande a été violemment rattrapé par les réalités économiques il a du notamment reconnaitre que la France, contrairement à ce qu’elle avait annoncé ne pourrait pas tenir son budget dans les 3% de déficit publics autorisés.

 Par ailleurs son demi-échec au sommet de Bruxelles sur le budget de l’Europe a brutalement rappelé au français que leur analyse sur la crise et la manière d’en sortir était loin d’être partagée par d’autres poids lourds européens. Conséquence le gouvernement est à la recherche d’argent, et envisage même de taxer les allocations familiales ce qui a bien sur provoqué un tollé, sur le thème : « une fois de plus ce sont les classes moyennes qui vont morfler », et comme les classes populaires frappées chaque jours par des fermetures d’usine, ne vont pas mieux, il ne reste pas grand-chose de la clientèle du président, d’autant que les profs se mettent en grève.

 La belle « Hellène ».

 Deux rayons de soleil quand même dans ce tableau bien sombre, son récent voyage en Inde va peut être aboutir enfin à la vente de 126 Rafales, et son déplacement aujourd’hui en Grèce, où la situation est infiniment plus catastrophique qu’en France. A Athènes

il va pouvoir dénoncer la rigueur sans risque d’être  contredit comme à Londres ou Berlin….visiter un plus petit que soi, pour se rassurer…ce n’est pas forcément très juste ….disons que ça soulage…

Viande de cheval : les Spanghero hors jeu

Par Christophe Giltay dans Divers , le 15 février 2013 13h51 | Comments Off on Viande de cheval : les Spanghero hors jeu

Un nom est désormais associé à l’affaire de la viande de cheval, Spanghero, le nom de la société qui aurait acheté en toute connaissance de cause, du cheval à la place de boeuf. Mais ce nom en France c’est avant celui d’une grande famille du rugby, qui se voit aujourd’hui éclaboussée par un scandale, qui ne la concerne pas.

Imaginez que la société s’appelle Scifo, Vercauteren, Gerets, Willmots, Ceulemans… Piot… et pour less gens du sud-ouest ce serait carrément Merckx !

Walter Spanghero , 1M87  100KG  surnommé l’homme de fer par les sud-africains,   est une légende du rugby : 51 sélections en équipe de France, de juin 1964 à 1973 (11 fois capitaine), vainqueur des All Blacks en 1973, plus de 600 matchs de championnat, et je vous passe les ballons d’or les grands chelems etc… Mais c’est toute  la famille : ses trois frères ont joué en championnat et l’ont tous remporté, au moins une fois,  le plus connu après Walter, Claude, a été sélectionné 22 fois en équipe de France. Quant à son  neveu Nicolas  il a gagné  le championnat du monde universitaire en  l’an 2000.

Du cassoulet !

En 1970 deux des frères Spanghero Walter et Laurent ont fondé la société qui porte encore leur nom,  à Castelnaudary, berceau de la famille, mais aussi capitale du cassoulet. Les Spanghero se sont mis à produire des spécialités du sud-ouest, comme un cassoulet en boite, haut de gamme, réputé dans toute la France. Le succès fut au rendez-vous pendant de nombreuses années jusqu’au milieu de la décennie 2000. Là le changement des habitudes alimentaires et notamment la baisse de consommation de viande ont commencé à poser des problèmes. En 2008  ils enregistrent une perte de 3 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 95 millions. Un repreneur s’est présenté : la coopérative agricole basque Lur Berri, à une condition toutefois : pouvoir garder le nom de Spanghero,  principal  atout de l’entreprise : «  Si c’est du Spanghero c’est du sérieux, c’est du franc,  c’est du solide. »  Et voilà comment des légendes du rugby se retrouvent à malgré eux mêlés à cette escroquerie sur la viande de cheval.  A des millions d‘années lumières des valeurs véhiculées par leur sport .

Le mauvais cheval.

 Depuis ils se défendent comme ils peuvent  à travers interview et communiqués. Benoît Hamon le ministre en charge du dossier, qui a nommément attaqué l’entreprise, a tenu hier soir à préciser que la famille n’avait rien à voir dans cette affaire …mais  bon le mal est fait ! Il y a quelque chose de faustien dans cette histoire : vendre son nom…. c’est aussi un peu vendre son âme.

Quel titre et quel nom pour un ancien Pape?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 février 2013 20h00 | 2 commentaires

La démission du pape fait toujours les gros titres en Italie. Parmi les questions qui interpellent, celle-ci qui n’est pas si anecdotique : comment va-t- on appeler Benoit XVI une fois qu’il aura quitté le ministère pétrinien ?

C’est une question qui a été posée mercredi au porte parole du Vatican le père Lombardi au cours d’une conférence de presse. Il a souri, et ensuite il a montré un léger embarras…Hé bien non ! On ne sait pas comment on va appeler Benoit XVI après le 28 Février. Il faut dire que le cas ne s’est pas présenté depuis 1415, et qu’il n’y a donc pas de pratique habituelle dans ce domaine.

 Ancien président ? Ex pape ?

Un président, qui quitte ses fonctions on continue à l’appeler président, en France un ancien président occupe d’ailleurs un rang protocolaire précis, il est le 5 ème personnage de l’Etat derrière le président en fonction le premier ministre et les présidents de l’Assemblée et du Sénat. Et quand il y plusieurs anciens présidents c’est par ordre d’ancienneté. Ainsi Giscard est actuellement le 5ème personnage de l’Etat en France, Chirac le 6ème et Sarkozy le 7 ème. Traditionnellement, pour de raisons de courtoisie, on désigne toujours quelqu’un par la fonction la plus importante qu’il a exercé. Ainsi un ancien ministre sera protocolairement appelé « monsieur le ministre » toute sa vie même s’il n’est resté en place que quelques jours. Pour les rois déchus, renversés ou en exil, leurs partisans continuent à les appeler sire ou majesté. Par exemple le roi Constantin de Grèce renversé en 1967, est toujours appelé le roi Constantin de Grèce. En Belgique quand Léopold III a cédé sa place à son fils Baudouin, on a continué à l’appeler le roi Léopold III. En revanche quand Edouard VIII d’Angleterre a abdiqué pour épouser Wallis Simpson, il est devenu le duc de Windsor, mais on continuait à respecter en sa présence certaines prérogatives royales. Ainsi dans les réceptions, personne ne s’en allait avant lui. Ce qui posait parfois des problèmes car le duc de Windsor grand fêtard aimait bien veiller tard.

Pape émérite ?

Alors le pape ? On peut penser qu’il ne va pas redevenir le cardinal Ratzinger. Non je crois que dans sa retraite, on va continuer à l’appeler saint père plutôt que monseigneur ou votre éminence. D’autant qu’il va conserver le même secrétaire et le même entourage. Et comme il n’aura plus d’activités publiques, pour ne pas gêner son successeur, je ne crois pas qu’il y aura des circonstances où l’on aura deux papes au même endroit. Sauf quand le nouveau pape rendra visite à l’ancien, ce qu’il ne manquera pas de faire au moins une fois.

Un seul nom compte.

Au fond tout ça est un peu vain, car aux yeux de l’église catholique le nom qui a une valeur quelques soient les titres et les fonctions c’est le nom de baptême. D’ailleurs quand un pape meurt, le dignitaire du Vatican chargé de constater son décès l‘appelle trois fois, par son nom de baptême pour voir s’il réagit. Au moment ultime, Jean Paul II s’appelait de nouveau Carolus…Carol …Et Benoit XVI, qu’importe son titre futur, sera toujours et avant tout Joseph.

Un cheval qui fait un effet boeuf

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 février 2013 10h50 | 2 commentaires

L’affaire de la barquette de lasagne au cheval est ressentie en France comme un drame national. Pas tant parce qu’on n’y mange pas de cheval  comme en Angleterre, non on trouve encore des boucheries hippophagiques dans l’hexagone. Mais tout simplement parce qu’elle révèle les dessous peu brillants de l’industrie agroalimentaire

 

Il y quelques années un scandale comme celui de la viande de cheval, aurait fait mourir d’apoplexie Jean Pierre Coffe en direct à la télévision.  Je vois d’ici la scène : « mais c’est de la  M…de la M… »

 Ben non pas vraiment, et c’est là finalement la véritable révélation dans cette affaire. C’est indubitablement une escroquerie, mais ce n’est pas un empoisonnement massif, le cheval c’est comestible ! Tout comme ces produits préparés auxquels l’adjectif comestible convient parfaitement, ils ne sont que comestibles. Les contrôles portent sur le sanitaire, l’hygiène, les qualités bactériologiques etc…. mais pas sur, pardonnez-moi le terme, la valeur gastronomique.  Je sais c’est presque un gros mot, car j’ai appris  en travaillant sur ce thème que désormais 80% de l’alimentation des Français était composée de nourriture industrielle.

 Cheval mironton, cheval bourguignon, cheval carottes…

 Or les images montrées par les journaux télévisé vous donnent une idée avez précise de ces produits. Les résidus de viande, de graisse et de peau, une fois les beaux morceaux partis en boucherie, sont transformés en steak haché, dans une entreprise X,  puis congelés dans une société Y à des centaines de kilomètres de là, puis transformés en lasagnes pour en hachis Parmentier dans une usine Z… Alors pourquoi pas un détour par la Roumanie, pour remplacer le bœuf  par le cheval ?

Il fallait entendre sur France 2, le patron d’une des sociétés incriminées déclarer que : «  haché et congelé, on ne fait pas la différence entre bœuf et cheval … » Mais non bien sûr … Heureusement que personne n’est allé jusqu’à nous dire que finalement le cheval c’est plus sain que le bœuf, car c’est moins gras. J’ai apprécié les explications de  José Bové qui a révélé que la Roumanie avait récemment interdit la circulation des voitures hippomobiles sur ses routes,  et que par conséquent il y avait là-bas de gros stocks de viande de cheval bon marché.

 Poisson d’avril…

Bon j’entends ceux qui veulent se rabattre sur le poisson,  oh oui ! Une  bonne brandade de morue surgelée…sauf que là aussi  la barquette peut démarrer au Portugal, faire un détour par la Chine avant d’être conditionné en Bretagne. …et bien entendu rien de tout cela ne figure sur la boite. Les fameuses lasagnes au cheval étaient théoriquement remplies de bœuf européen….

Tout ça fait bien rire ceux qui ont connu la crise la vache folle puis peu après celle du poulet à la dioxine. Combien de serments a-t-on entendu ? Désormais la traçabilité serait la condition « sine qua non » de toute production alimentaire. Mais voilà, le poisson tracé c’était bien du poisson, mais un poisson… d’avril !

 La fracture alimentaire.

Et le plus fou dans tout ça, c’est qu’avec la crise et la stagnation du pouvoir d’achat, de plus en plus de gens sont obligés pour se nourrir de se tourner vers ces produits industriels bas de gamme.  On vit une époque formidable !  A la télévision sur toutes les chaînes, dans tous les pays, on voit tous les soirs des émissions culinaires où des aspirants chefs s’affrontent sous le regard sévère de grandes toques. On y parle saveurs, qualité, produits, créativités, savoir-faire, tradition … et pendant ce temps, chez bien des téléspectateurs,  une barquette de lasagne au cheval tourne lentement dans le micro-onde…

 

Johnny : « que je flingue ! »

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 février 2013 11h30 | Comments Off on Johnny : « que je flingue ! »

A quatre mois de ses 70 ans Jean Philippe Smet alias Johnny Hallyday  règle ses comptes. Dans un livre qui sort aujourd’hui le chanteur flingue ses collègues, les journalistes et la République française.

 

Johnny n’aurait pas volé sa place au sein de la distinguée confrérie des tontons flingueurs même si son verbe n’égale pas la verve de Michel Audiard. Jugez plutôt : Premier servi dans ce livre de 200 pages intitulé «  Dans mes yeux » : Claude François c’était d’après Johnny le Poulidor de la chanson,  « C’est son drame qui en a fait un mythe »… « Il draguait mes nanas et, en désespoir de cause, il se tapait mes ex ». Autre cible dans le collimateur : Michel Sardou…. « A force de passer pour un vieux con réac’, il l’est devenu ».

 Exilé fiscal.

Seuls trouvent grâce à ses yeux ses vieux potes : Eddy Mitchell, Carlos, Michel Berger ou Gérard Depardieu,  l’acteur avec qui il partage le statut d’exilé fiscal puisqu’il habite officiellement à Gstaad en Suisse: « On a souvent dit que je m’étais barré pour ne pas payer d’impôts. C’est en partie vrai, mais c’est aussi parce que c’est épuisant cette ambiance »

 « En France la réussite c’est louche, on trouve ça dégueulasse », « sale mentalité, pour un pays dont j’ai porté les couleurs, qui a bien voulu faire de moi son emblème quand c’était nécessaire, je me suis senti trahi, accusé à tort, sali », poursuit-il, estimant que la gauche « pousse vers la médiocrité ».

 Mariages contrastés. 

 Côté vie privée, s’il reconnaît bien des mérites aux mères de ses enfants, Sylvie Vartan, Nathalie Baye et surtout son actuelle compagne Laetitia, il est sans pitié avec Adeline Blondieau, il l’a décrit  comme un « serpent», hystérique », qui « le cocufiait tout le temps » et l’accuse de lui avoir fait du chantage au moment de leur séparation. Et pourtant il l’épousée deux fois, et elle est a fille de Long Chris, autre rocker complice de jeunesse,  qui lui a notamment écrit «  Gabrielle ».

 Peu d’indulgence pour sa progéniture il trouve que le musicien David Hallyday ne sait pas vraiment quoi faire de son talent, quant à sa file Laura, il déclare «  je ne sais pas comment lui dire que je l’aime. » Il n’a qu’à lui chanter : « que jeu t’aiiiime »… Enfin il garde une sévère animosité à l’égard des journalistes qualifiés de corbeaux de la presse », qui, depuis ses débuts, ont « envie de le détester » et lui parlent « de tout sauf de son métier ».

L’idole des moins jeunes…

Bon ce n’est  pas de la littérature, et c’est moins  personnel que « Destroy » une véritable autobiographie publiée dans les années 90, où il revenait notamment sur son enfance et sur son père, le belge Léon Smet.

On y trouve pourtant des accents de vérité, comme cette introspection singulière:

 « Je sais bien que je ne suis pas un imbécile, mais je sais aussi que je peux facilement le faire croire parce que je fais des gaffes, que je bafouille et, depuis un certain temps, parce que je m’en fous ».

Michel Sardou n’a pas tardé à réagir : «Je veux bien que l’on fasse des commentaires sur les  « Mémoires de La Rochefoucauld », mais « celles » (sic)  de Johnny, je m’en tape ». 

 

Le Front national en voie d’intégration

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 février 2013 11h02 | 5 commentaires

 D’après un sondage publié aujourd’hui, 32% des français se reconnaissent dans les idées du Front national. Jamais le parti de Marine le Pen n’a atteint un tel score de popularité (sauf brièvement en 1991)  et pour la première fois  une majorité de français considère que ce parti n’est pas un danger pour la démocratie.  

 

Marine le Pen  est peut-être en train de réussir son pari : dé diaboliser son parti… en quelque sorte le « dé jeanmarielepeniser », pour « le marinele peniser », et en un mot le rendre respectable.

1/3 d’accord.

Selon le baromètre annuel de TNS-Sofres,  32% des français se disent en accord avec les idées du Front même si seulement 28% partagent les solutions qu’il préconise. Ce n’est qu’un point de mieux que l’an dernier, mais 2012 était une année électorale avec la présidentielle, et traditionnellement  le FN engrange le bénéfice des campagnes très médiatiques des Le Pen père et fille. Mais en général l’année suivante ça retombe. Or là ça ne retombe pas et désormais le parti d’extrême droite ne «représente un danger pour la démocratie» que pour 47% de sondés, passant pour la première fois sous la barre des 50%.

Et chez les sympathisants UMP,  le parti des frères ennemis Copé- Fillon,  le chiffre passe à 39%. …De même, 35% des sondés  et 40%  des militants de l’UMP  jugent que le FN «est un parti qui a la capacité de participer à un gouvernement», une hausse de 10 points en deux ans.

Des idées ringardes d’autres non..

Bien sur les opposants au FN restent majoritaires 63% des sondés n’ont «jamais voté» et «n’envisagent pas de voter FN à l’avenir». Mais ce qui est intéressant c’est l’impact de ses idées. Certaines sont devenues complètement ringardes, et d’autres sont totalement dans le vent. Ainsi de moins en moins de français, 32%,  sont favorable au rétablissement de la peine de mort qui fut pourtant l’un des chevaux de bataille de Jean Marie le Pen. De même seul 29% des français sont favorables à la sorties de l’euro et au retour au franc.

Des alliances locales avec l’UMP ?

En revanche 72% estiment qu’on ne défend pas assez les valeurs traditionnelles en France. 54 % pensent qu’on accorde trop de droit à l’islam, et 54% qu’il y a trop d’immigrés en France. Or sur ces questions l’UMP a de plus en plus tendance à adopter un discours très porche du front. Conséquence logique pour les élections municipales de l’an prochain 37% des sympathisants de l’UMP sont favorable à des alliances locales entre le FN et leur parti. Le  FN pourrait alors entrer dans l’exécutif  de nombreuses villes et communes et dans ce cas,  « la Marine »  aurait vraiment réussi sa traversée du cordon sanitaire.

Les parisiennes culottées en toute légalité

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 février 2013 16h52 | Un commentaire>

 Le ministère français du droit des femmes a confirmé qu’une ordonnance datant de 1800, et interdisant aux parisiennes de porter un pantalon,  était devenue caduque.

Bonaparte premier consul.

 

Tout ça est très sérieux, nous faisons ici référence à l’ordonnance n°22 du préfet de police Dubois datée du 16 brumaire an IX  soit le 7 novembre 1800, intitulée  « ordonnance concernant le travestissement des femmes ». A l’époque la France était dirigée par le premier consul Napoléon Bonaparte qui n’était pas encore empereur, et si l’on en croit son portrait officiel, par Antoine Jean Gros, en veste rouge et culotte blanche, les hommes portaient alors des pantalons moulants du plus bel effet..

Un déguisement.

La morale bourgeoise  aurait surement été choquée de voir des formes féminines, épousées de la sorte par le grimpant de l’époque, mais la véritable justification de  cette ordonnance était probablement, une manœuvre sournoise, pour empêcher les femmes d’occuper certaines fonctions réservées aux hommes, et donc d’en porter la tenue. Ainsi le texte prévoyait que  «  toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation ».

 Or cette  ordonnance n’a jamais été abolie !  Elle a juste été modifiée en 1892et 1909  pour autoriser  le port féminin du pantalon  si,  je cite : «  la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval. »

Ne riez pas jeunes filles !  Il n’est pas si loin le temps où il était déconseillé à vos mères de se présenter en pantalon à un entretien d’embauche, je l’ai encore entendu dans les années 80. Et  j’en ai connu qui dans les années septante, n’avaient pas le droit de porter cet attribut masculin au travail. Le futal au foyer, mais la jupe charbon.  A condition bien sûr qu’elle ne soit pas « mini ».

 

Le smoking YSL, interdit ! ( Photo Jean Loup Sieff)

 L’émotion du sénateur.

  Bref un sénateur français de l’UMP, Alain Houpert, s’est ému du maintien de l’ordonnance, et a demandé son abrogation. Ça devait surement le distraire du crêpage de chignon entre Fillon et Copé. Réponse très sérieuse du ministère  des droits des femmes : « l’ordonnance du préfet de police Dubois est incompatible avec les principes d’égalité entre les femmes et les hommes qui sont inscrits dans la Constitution .De cette incompatibilité découle l’abrogation implicite de l’ordonnance du 7 novembre 1800 qui est donc dépourvue de tout effet juridique et ne constitue qu’une pièce d’archives conservée comme telle par la Préfecture de police de Paris ».  

Ségolène et Valérie…

 Voilà qui clarifie les choses !  Quant au lointain successeur du premier consul, le président François Hollande, ça fait longtemps qu’il a appris à ses dépens que les femmes sont tout à fait capables de porter la culotte…


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