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Archives du janvier, 2013

Mali : pourquoi si peu d’images ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 31 janvier 2013 10h24 | Comments Off on Mali : pourquoi si peu d’images ?

 L’armée française est en train de parachever sa reconquête du Nord Mali. Elle a pris position à Kidal, dernière grande ville de la région sous le contrôle de groupes armés. Paris appelle désormais au dialogue pour préparer l’après-guerre. Alors que l’offensive française semble donc toucher à sa fin, on s’interroge de plus en plus sur le peu d’images qu’on a pu voir de ce conflit, surtout au début.

 

Je vous rassure c’est fait exprès. C’était même une demande de François Hollande qui avait dit dès le début qu’il ne voulait pas de polémique médiatique. Ainsi on a  désigné pas moins de 15 officiers de presse pour encadrer les quelques 170 journalistes français déployés sur le terrain.

Aftermath

Depuis quelques jours on voit beaucoup de reportages dans Gao et dans Tombouctou libéré, on entend beaucoup de témoignages sur les exactions commises par les islamistes. On voit même quelques images des représailles opérées contre les marchands arabes, soupçonnés de collaboration avec l’ennemi. Tout ça est ce qu’on appelle dans notre jargon franglais de l’aftermath, c’est à dire les conséquences après coup, mais les fait les combats, on ne les a pas vu.  On a juste bénéficié de belles images tournées par l’armée françaises, de Mirages ravitaillant en vol, d’hélicoptères en rase motte, de colonnes d’automitrailleuses progressant dans le  désert,  mais très peu de corps de combattants, très peu de destructions , très peu de dégâts collatéraux, dont on sait pourtant qu’ils ont existé. Le « Canard enchainé » a publié hier les confidences d’un conseiller de l’Elysée qui explique qu’il fallait à tout prix éviter un décompte macabre des morts djihadistes, comme ce fut le cas à Gaza au moment de l’opération israélienne. Ainsi à Sévaré il a fallu six jours après la prise de la ville pour que les journalistes soient autorisé à s’y rendre, dans l’intervalle elle avait été soigneusement nettoyée, et l’armée malienne interdisait l’accès à une fosse commune, où vraisemblablement on avait enterré les corps des combattants islamistes.

Comme les américains.

C’est une stratégie comparable à celle menée par l’armée américaine lors de la première du golfe. Pas d’images sauf celles qui ont sous contrôles de l‘armée, et pas de journalistes au front sauf ceux qui sont embarqués à bord des véhicules militaires, badgés et étroitement protégés comme on dit, c’est à dire surveillés. On organise alors ce qu’on appelle un pool : un cameraman accrédité par l’armée, filme des images bien précises puis elles sont distribuées à toutes les télévisions.

Heureusement il y en a toujours qui arrivent à se glisser dans les interstices. Jean Paul Mari grand reporter au « Nouvel observateur » avait fabriqué pendant la guerre du golfe un badge avec les initiales FTP.

En France c’est très parlant parce que ça évoque les résistants communistes de la seconde guerre mondiale : les Francs Tireurs Partisans.

 Mais pour les journalistes ça voulait dire : « Fuck the pool ».

La justice allemande enquête à Oradour sur Glane

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 janvier 2013 08h59 | 3 commentaires

 Soixante-huit après le massacre de 642 civils par un régiment de la division SS Das Reich, un procureur  allemand s’est rendu dans le village martyr. 6 suspects Allemands pourraient être jugés.

Il faut aller à Oradour  sur  Glane, ce village figé le 10 juin 1944. Tout est resté dans l’état. On ne l’a pas reconstruit. Les maisons en ruine, les voitures rouillées, un vélo posé contre un mur, et l’église brulée dans laquelle on péri de nombreux habitants pour l’essentiel des femmes et des enfants que les allemands y avaient enfermés. La chaleur du brasier fut tellement élevée qu’à l’entrée de cette église on peut encore voir la cloche fondue, écrasée sur le sol.

 Une action de représailles.

Bilan 642 morts dont 247 enfants. C’est le pire massacre commis en France en par l’armée allemande contre de population civile. Si l’on exclut  bien sur  la shoah. Coupable la division SS « Das Reich » qui remontait du sud pour se porter au contact des alliés en Normandie. Harcelée par la résistance, elle multipliait les actions de représailles. La veille elle avait pendu 99 otages dans la ville de Tulle. En 1953 en France, un tribunal militaire a jugé 21 soldats de  « Das Reich », dont 14 Alsaciens, des « malgré nous »  enrôlés de force dans l’armée allemande. Des condamnations à mort furent prononcées, puis commuées et les Alsaciens amnistiés au nom de la réconciliation nationale. Ce procès a laissé un malaise dans la mémoire française. Certes plus de 100 000 Alsaciens ont été mobilisé de force dans l’armée allemand et beaucoup d’entre eux envoyés sur le front de l’est…mais utilisait-on  ces soldats peu motivés et déserteurs potentiels dans une unité d’élite de la SS ? Le fer de lance du parti nazi ?  N’y avait-il pas aussi des Alsaciens volontaires ? On a jeté en France un voile pudique sur ces détails.

 Des documents de la Stasi.

Et voilà tout d’un coup que la justice allemande se penche à son tour surOradour. Plusieurs enquêtes avaient auparavant été classées outre-Rhin, faute de preuves. Mais la découverte en octobre 2010 par un historien d’un document tiré des archives de la Stasi (les services secrets de la RDA) a convaincu la justice de lancer de nouvelles recherches. L’enquête porte sur six suspects allemands toujours en vie, âgés de 85 et 86 ans. Voilà pourquoi  le procureur de Dortmund Andreas Brendel, s’est rendu à Oradour pour «trouver des éléments de preuve supplémentaires, faire des constatations sur place», «voir où étaient déployées les différentes unités» et éventuellement « écouter de nouveaux témoin. »  Il cherche notamment à comprendre qui a donné l’ordre.

 Devoir de mémoire.

D’après les sources de la Stasi un officier aurait dit : «  aujourd’hui le sang doit couler. »

On peut estimer dérisoire le fait de trainer de grands vieillards devant un tribunal,  la moitié n’est pas en état d’assister à un procès. Mais c’est la noblesse de la justice, et en l’occurrence de la justice allemande, d’aller jusqu’au bout, pour comprendre et expliquer. En espérant que plus jamais un officier ne dise au petit matin, devant un village paisible : « Aujourd’hui le sang doit couler ! »

 

 

Du président normal à la présidence normale

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 janvier 2013 11h57 | Comments Off on Du président normal à la présidence normale

 La guerre au Mali a transformé le président Hollande de président normal, en président utilisant normalement les ressources de la présidence. Fini le train et la voiture modeste. La sécurité a imposé le retour à des habitudes plus…Elyséennes.

Quand,  au cours de la campagne présidentielle, François Hollande a annoncé qu’ils seraient un président normal, beaucoup de gens n’ont pas compris ce que signifiait cette expression. Il voulait en fait marquer une rupture avec Nicolas Sarkozy, président hyper actif qui  zappait son premier ministre  pour monter au créneau presque chaque jour. On comprenait alors que François Hollande voulait revenir à une pratique apaisée de la fonction, quand le président prenait dur recul pour décider du cap, laissant le premier ministre assumer la  gestion quotidienne du pouvoir.

Evolution de la normalité.

  Mais voilà, le pli était pris et dès le début de son quinquennat François Hollande a compris que face aux sollicitations de l’opinion et de la presse, il devait être lui aussi sur le devant de la scène, peut-être un peu moins souvent que Nicolas Sarkozy, mais beaucoup plus que François Mitterrand qui aimait laisser du « temps au temps. »

C’est alors que la présidence normale s’est comprise comme : « se comporter à la manière d’un français normal. » On l’a vu ainsi rouler dans une voiture  de taille plus modeste que son prédécesseur, il a pris le train pour se rendre à Bruxelles et en vacances au Fort de Brégançon, et il a continué à habiter dans son appartement privé dans le XVème arrondissement.

Le seul français différent des autres.

Mais depuis le 11 janvier, tout cela a pris fin. Les impératifs de sécurité devant le risque terroriste  l’ont emporté. Désormais il prend son avion présidentiel même sur de courtes distances, ainsi pour aller à Lille à 200km de Paris, il y a quelques jours. C’est plus sûr que le train et surtout il y dispose de moyens de communications lui permettant d’assumer 24h sur 24 son rôle de chef des armées. Même chose pour son logement, maintenant il dort à  l’Elysée, où tous les  services sont « normalement » à sa disposition. Enfin pour circuler  dans Paris il a repris la grosse Citroën C6 de Nicolas Sarkozy qui a le mérite d’être blindée. Comme quoi, aucun président n’échappe au fonctionnement  de cette institution quasi monarchique, et c’est normal… Car l’élection présidentielle , comme disait le journaliste Pierre Desgraupes : «  fait par une soudaine  délégation, d’un français comme les autres le seul français différent des autres. »

 

 

 

 

Tout sur les pouvoirs, et la vie des présidents, ( et des premières dames) avant, pendant et après l’Elysée, dans “La France choisit son roi” de Christophe Giltay, aux éditions “La Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, decitre, rueducommerce, etc…) et sur le site de l’éditeur.

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Gay ! Gay ! Marions nous !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 janvier 2013 14h30 | Un commentaire>

 400 000 participants revendiqués contre 800 000 il y a 15 jours pour les opposants, la manifestation en faveur du mariage pour tous est malgré tout considérée comme un succès par les partisans du mariage gay. Le gouvernement français confirme qu’il ira jusqu’au bout du projet.

 

Le cortège était plus coloré que celui du 13 janvier. Coloré comme le drapeau arc en ciel des associations  homosexuelles, alors qu’il y a quinze jours c’est plutôt le rose qui dominait. Certes que l’on utilise les chiffres de la police ou ceux de organisateurs, les manifestants étaient moins  nombreux cette fois  mais ils représentaient aussi  une autre face de la population française. Il y a quinze jours les familles catholiques et la province, hier c’était plus laïc et plus urbains. Des milieux également plus au faut aussi du problème. Il y a  quinze jours on voyait défiler de gens qui assenaient des vérités premières : « un papa , une maman seule moyen d’élever un enfant ! »  Vérité dépassée depuis des décennies par l’évolution des mœurs. Comme si deux époques se télescopaient.

 Le droit de divorcer !

 Lors de la première manifestation on a eu l’impression de voir défiler une France des années 60,  qui s’offusquait encore que le divorce ( hétéro bien sûr) puisque exister…et qui mettait tout dans le même sac : famille recomposée, homosexualité, adoption, insémination artificielle, etc…Doté d’un bon sens de l’humour hier un manifestant brandissait un panneau sur lequel on pouvait lire : « moi aussi je veux divorcer ! »  A noter que les homosexuels et les gens de gauches n’étaient pas seuls dans la rue, les médias ont insisté sur  la présence très remarquée de Roselyne Bachelot ancienne ministre de Chirac et de Sarkozy, qui regrettait d’ailleurs l’absence d’autres personnalités de droite à soutenant  le projet.

 Deux débats en un.

 On le sait en Belgique où le mariage gay existe depuis 2003, il n’a pas bouleversé la société, et tout ce débat paraît à la fois bien tardif et bien inutile, quand neuf pays en Europe dont les très catholiques Espagne et Portugal, ont déjà légalisé le mariage pour tous.

 Non, le vrai débat est celui sur la PMA (procréation médicalement assistée) , et surtout sur les mères porteuse, et là on va toucher à des questions beaucoup plus profondes, certains n’hésitent pas à dire à la nature même de l’être humain. D’ailleurs dans le projet actuel défendu par  François Hollande la PMA ne figure pas, les mères porteuses encore moins. Sur ce sujet l’opinion publique se positionne d’ailleurs différemment, favorable au mariage pour tous, elle ne l’est pas pour la PMA. 

   On peut donc imaginer que dès que la loi sur le mariage sera votée, le débat se relancera immédiatement sur les modalités de la procréation.

 

Florence Cassez libre grâce à Sarkozy, Hollande et… au Mexique

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 janvier 2013 12h41 | Un commentaire>

Après sept ans de prison, Florence Cassez est arrivée à Paris jeudi, au lendemain de sa libération décidée par la Cour suprême mexicaine. Une polémique a opposé la droite et la gauche en France, sur les responsabilités respectives de Nicolas Sarkozy et François Hollande dans cette libération.

 

Florence Cassez de beaux yeux effarouchés derrière les barreaux de sa prison, comme un animal mis en cage. Une photo qui a fait beaucoup pour elle dans l’opinion française. Tout d’un coup celle qu’on présentait comme la compagne affranchie d’un dangereux kidnappeur mexicain, prenait des airs de petite française mignonne et fragile. De ces jeunes femmes qu’on croise sur les trottoirs des grands boulevards et qu’on imagine passant des journées entières à faire du lèche vitrine. Une petite fille de français moyens comme chantait autrefois Sheila, une midinette séduite par le mirage d’une vie exaltante, dans un pays exotique. Or cette petite fille de français moyen (peut-être pas si naïve d’ailleurs) est devenue la victime d’une incroyable machination policière.

 Coupable idéale.

 Arrêtée en décembre  2005 à l’âge de 29 ans, condamnée à 96 ans de prison pour enlèvement, puis à 60 ans lors d’un nouveau procès en 2008, Florence Cassez est devenue une sorte d’Alfred Dreyfus version « Gala ». On pourrait en sourire, sauf que sa détention n’avait rien de glamour, et même si ce n’était pas tout à fait le bagne, les prisons mexicaines n’ont rien de confortable.  Au cours des années l’acharnement de son avocat et de ses parents à clamer son innocence, a fini par payer.

Coupable idéale elle a été victime d’un coup monté. La police a rejoué son arrestation devant la télévision. Ce qui a finalement conduit à l’annulation de la procédure. Le départ de la présidence Mexicaine de Felipe Calderon a également permis de débloquer les choses, l’ancien président mexicain, avait fait de ce cas un argument politique, pour démontrer sa fermeté face aux mafias qui gangrènent son pays. Tout cela a conduit à un bras de fer entre lui et Nicolas Sarkozy, qui en 2011 avait annulé au dernier moment l’année du Mexique en France, parce que Calerons avait refusé une fois de plus, de laisser la jeune femme purger sa peine dans son pays.

   La Cour suprême mexicaine, qui a annulé la condamnation de Florence Cassez et a ordonné sa libération « immédiate et absolue », ne l’a pas innocentée pour autant ; elle lui permet de revenir en France au seul motif que ses droits ont été bafoués. Là-bas  une partie de la presse continue à la considérer coupable. Mais l’essentiel pour elle est d’ être libre, même si elle ne pourra probablement plus jamais remettre les pieds au Mexique.

 Libre grâce à qui ?

 Un  début de polémique a eu lieu à Paris, autour de l’action de Nicolas Sarkozy… Certains de ses amis de l’UMP ont reproché à François Hollande de ne pas avoir cité son action. D’autres auraient souhaité qu’il fasse partie de la délégation qui a accueilli la jeune femme à l’aéroport. Mais la famille a mis un point d’arrêt à ce débat en remerciant à la fois les deux présidents Sarkozy et Hollande, pour leur mobilisation en faveur de leur fille. L’opinion publique est plus tranchée, dans un sondage publié samedi elle estime à 9% seulement que François Hollande a été déterminant dans cette libération, contre 24% pour Nicolas Sarkozy. Mais au final plus de 40% des sondés estiment que c’est la justice mexicaine qui a tranché en toute indépendance, en revenant sur une erreur judicaire. Quant à Florence Cassez désormais âgée de 37 ans, elle a toute une vie à reconstruire, loin du Mexique et de ses rêves de jeunesse.

Sarkozy en businessman de la city ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 janvier 2013 15h17 | Comments Off on Sarkozy en businessman de la city ?

 L’ancien président envisagerait, selon le site d’investigation Mediapart, d’aller s’installer à Londres pour y créer un fonds d’investissement d’un milliard d’euros. Son entourage dément.

 

Les informations de Mediapart proviendraient de la perquisition exercée le 3 juillet 2012 par la brigade financière (affaire Bettencourt), dans les bureaux du cabinet d’avocat de Nicolas Sarkozy ainsi qu’au domicile de Carla Bruni. Des documents saisis permettraient d’extrapoler un scénario selon lequel l’ancien président s’installerait à Londres pour y jouer les investisseurs. Certaines personnalités l’y aideraient comme l’essayiste et homme d’affaires, Alain Minc.

 Mais ce dernier a immédiatement démenti : « Il est absurde d’imaginer que Nicolas Sarkozy pourrait s’installer à Londres et cesser de payer ses impôts en France », Minc ajoute que « Nicolas Sarkozy n’a pas besoin de lui pour rencontrer les plus grands fonds du monde : il a mille contacts et n’a rien décidé de ce qu’il allait faire ».

Pure spéculation ?

Mediapart reconnait que Nicolas Sarkozy n’a pas encore déposé les statuts de sa société, mais le site développe néanmoins l’information. Il est vrai que Sarkozy leur a tendu la perche lors de sa célèbre déclaration de 2008, quand il estimait qu’après un seul mandat il se lancerait dans les affaires. « Moi aussi je ferai du fric » aurait-il  dit en se comparant à Bill Clinton. L’hypothèse fait causer mais parait peu plausible. Un tel choix compromettrait à jamais son avenir politique. Or les sondages le donnent actuellement à 37% d’opinons favorables soit 10% au dessus de François Hollande, de quoi nourrir de raisonnables ambitions de come back…

Le pouvoir de l’argent.

Maintenant, oublions le raisonnable et plongeons nous dans le romanesque. Imaginez un homme encore jeune qui a passé toute sa vie à se consacrer à la politique. Pas une heure, pas un jour qui ne soit consacré à son ambition. Combien de sacrifices ? De nuits blanches ? De réunions interminables dans des cantons reculés ? Et puis un jour il a exercé ce pouvoir tant désiré, et cinq ans plus tard il l’a perdu ! Et voici que s’ouvre à lui un nouveau monde, celui de l’argent, du luxe, de la jet set. Son guide, issue de ce milieu, s’appelle Carla…. Dans cet univers il n’y pas de cour des comptes pour lui reprocher son avion, ses costumes, ses voyages… Dans cet univers là, il n’y pas d’élections pour le chasser de son palais !

Et si…Et si…

Sait-on jamais ?

DSK : 1 million de $ pour Diallo

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 janvier 2013 14h13 | 2 commentaires

 Nafissatou Diallo aurait touché finalement 1,5 millions de dollars pour retirer sa plainte au civil contre Dominique Strauss Kahn. C’est ce qu’a révélé le journal du dimanche.

 

Nafissatou Diallo

 

Depuis le 10 décembre date de l’audience du tribunal du Bronx, on se demandait combien la femme de chambre avait touché pour mettre fin au volet américain de l’affaire DSK. Des chiffres importants avaient circulé, le journal le Monde avait ainsi avancé la somme de 6 millions de dollars, une rumeur démentie alors par les avocats de l’ancien patron du FMI. On avait même dit à l’époque qu’il avait du emprunter la moitié à son ex épouse Anne Sinclair.

750 000 euros

Finalement la somme est moins importante, même si elle reste conséquente. D’après le journal du dimanche daté du 20 janvier, Naffisatou Diallo aurait touché en tout 1,5 millions de dollars. Un chiffre confirmé cette fois par l’entourage de Dominique Strauss Kahn. 1/3 de cette somme ira à ses avocats, au final il lui restera 1 millions, soit un peu plus de 750 000euros. Ce n’est pas la fortune mais ça permet de voir venir.

    Ironie de l’histoire, 1 million de dollars c’était déjà le montant de la caution que DSK avait du verser pour sortir de prions l’ors de son arrestation à New York. Interrogée sur les motivations de cet accord à la sortie du tribunal le mois dernier  Nafissatou Diallo avait déclaré : « « I want a better life for my child« . »Je veux une meilleure vie pour mon enfant ». Autrefois elle avait dit a la télévision «  I want him to go to jail » ( je veux qu’il aille en prison) comme quoi on peut changer d’avis…

 Déjà une vieille histoire.

    La partie américaine de l’affaire DSK est donc bel et bien terminée. Et Nafissatou a déjà disparu dans la foule New yorkaise avec son million en poche. Quant à ce qui s’est réellement passé dans la chambre du Sofitel, chacun restera sur sa vérité. Peut être apprendra-t-on un jour, dans quelques années, que c’était un coup monté ? Mais ça n’aura plus aucune importance, ça n’en a d’ailleurs déjà plus.

En deux ans Dominique Strauss a dégringolé les marches de la notoriété. Lui qu’on donnait élu facilement à l’Elysée, n’est plus qu’un acteur secondaire des pages judicaires, alors que François Hollande occupe le devant de la scène politique. Et même le volet français de l’affaire, avec son inculpation pour proxénétisme aggravé, intéresse de moins en moins les français. J’ai été surpris à Douai le mois dernier de voir après l’audience confirmant l’inculpation, à quelle vitesse les chaines « tout info » avaient repris la route… L’information n’a pas tenu deux heures. On a changé d’époque.

Mali : l’Europe s’implique modestement

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 janvier 2013 08h47 | 2 commentaires

Le tragique bilan de la prise d’otage en Algérie, nous montre que la partie qui est en train de se jouer autour du Mali est extrêmement sérieuse. Et même si officiellement la France se félicite d’un début de réaction de la part de l’Europe, après la réunion de Bruxelles hier, de plus en plus de Français se demandent si les européens ont bien pris conscience de la gravité de la situation.

 

 

 

Ce sentiment est un peu à l’image de la déclaration Daniel Cohn Bendit au parlement de Strasbourg, quand il a récemment interpellé, Catherine Ashton la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎. Il lui a dit en gros : «  vous fournissez les infirmières et la France les combattants. »

 Timidité européenne.

 On est encore un peu dans cette perspective dans la mesure l’Europe s’accroche à l’idée de former les armées africaines vers mi-février, pour une intervention ultérieure. Il est clair qu’à terme c’est aux Maliens eux mêmes de régler les problèmes et de protéger leur pays de la menace islamiste. Mais voilà, l’armée malienne n’est qu’une armée bien faible, et parmi les pays qui se sont proposés, seuls le Nigéria et le Tchad disposent de forces armées, au niveau d’une telle opération. Moralité ce sont les troupes françaises qui vont devoir faire le boulot et surement pendant plusieurs semaines.

 Intraitable Algérie.

   Et puis il y a l’Algérie. On peut être abasourdi par la violence de forces spéciales algériennes, et la comparer à celle de leurs homologues russes qui leur servent de modèle. Comment ne pas rapprocher le drame de Beslan en septembre 2004, de ce qui se passe en ce moment sur le site industriel de BP dans l’est algérien. Mais il ne faut pas oublier que l’armée algérienne combat des groupes islamistes depuis près de 20 ans et que les morts de la guerre civile se comptent là bas en dizaines, voire en centaines de milliers.

 Une Europe un peu naïve ?

  Il est alors logique de se demander si hormis la France l’Europe a bien compris la situation. Il ne s’agit pas ici d’action humanitaire, ni de troupes d’interposition, il s’agit de la guerre ni plus ni moins. Alors qu’on se retire péniblement de l’Afghanistan faut-il risquer une fois de plus des vies dans un conflit complexe, mouvant, interminable.

  La réponse n’est pas facile, l’Europe en pleine crise économique a d’autres priorités. Quant à la menace terroriste sur nos territoires, nous arrivons plus ou moins à la juguler, pourquoi dans ces conditions partir pour affronter au corps à corps, sur leur terrain, ces combattants irrédentistes, dont la guerre est le seul univers ?

 Une question de dignité.

 Pour deux raisons, d’abord parce que partout ou non nous retirons ils en tirent avantage. Ce que nous appelons retrait coordonné en Afghanistan, il l‘appellent fuite ou défaite.Et surtout il y a ces Maliens tout sourire, qui le long des routes applaudissent les soldats français venu les libérer de ceux qui coupent les mains, et détruisent les mausolées…Ce sont ces sourires, ces hommes, leur liberté, leur dignité, qui justifie qu’on prenne les armes.

Mali : les bémols de Giscard et Villepin

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 janvier 2013 07h35 | Comments Off on Mali : les bémols de Giscard et Villepin

En dépit de l’unanimisme de façade, deux voix qui comptent ont apporté ces derniers jours des notes discordantes, sur l’intervention militaire française au Mali. L’ex président Valéry Giscard d’Estaing redoute une dérive néo colonialiste, quant à l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, il est comme en 2003 pour l’Irak, opposé à tout engagement militaire direct.

 

Valery Giscard d’Estaing

 Il est de bon ton quand un pays entre en guerre, d’afficher dans les premiers temps une sorte d’unité nationale. C’est ce qu’on a pu constater hier à l’Assemblée et au Sénat. A part quelques remarques de détail, l’ensemble des groupes politiques ont approuvé le déploiement militaire  au Mali.

Dominique de Villepin

 Unanimité provisoire.

 Les difficultés rencontrées ces dernières heures, résistance active sur le terrain et prise d’otage en Algérie, n’ont pas pour l’instant fissuré cette union sacrée. Pourtant deux hommes qui ont exercé les plus hautes responsabilités ont manifesté leur opposition à tout ou partie de l’opération. Le premier d’entre eux Dominique de Villepin a signé une tribune dans le « journal du dimanche ». Elle est passée quasiment inaperçue car c’était dans les premières heures de l’offensive.  On a voulu croire alors, que les mirages allaient balayer d’un souffle les cavaliers des déserts.

 Sauf qu’on n’est pas dans un roman des années 1930 signé Pierre Benoit ou Jospeh Peyré , quand les méharistes de la légion, pourchassaient déjà les rezzous touaregs, des portes de Tombouctou aux confins du Sahara. «  Il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud mon légionnaire… »

Un parfum des années 1930

 

 Valery l’africain.

 C’est peut être à ses lectures de jeunesse que Giscard pensait quand il a déclaré hier : « Je veux mettre en garde contre une évolution de l’action de la France au Mali, qui serait de type néocolonialiste…La France doit s’en tenir strictement à son soutien logistique aux forces africaine ».  Giscard ajoute qu’il craint une dérive à l’Afghane, où des populations civiles victimes collatérales, finiraient par se rapprocher des terroristes.

Dominique le pacifiste.

  Quant à Dominique de Villepin, il retrouve dans sa tribune les accent de son célèbre discours de l’Onu contre la guerre en Irak en février 2003 : « L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la « guerre contre le terrorisme » m’inquiètent », au Mali, aucune des conditions de la réussite n’est réunie ». « Nous nous battrons à l’aveuglette, faute de but de guerre. « .

Deux voix qui ne sont dépourvues ni d’expérience, ni de bons sens. Il est clair que si la France ne parvenait pas d’ici quelques semaines à transférer l’action à une force africaine, encadrée mais souveraine et efficace, tous les éléments d’un enlisement seraient alors réunis.

France : c’est pas la joie !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 16 janvier 2013 07h16 | Un commentaire>

 Les français sont-ils devenus les champions de la morosité ? On pourrait le penser après la publication d’une série d’études très révélatrices de leur état d’esprit. En majorité les français n’ont plus confiance dans leurs institutions, et pour la première fois depuis des décennies, la natalité est en baisse et l’espérance de vie a cessé d’augmenter.

 

Le CEVIPOF, le très sérieux centre d‘étude de la vie politique française a publié mardi son baromètre de la confiance. Résultat pour les français les trois mots qui qualifient le mieux leur état d’esprit sont dans l’ordre : méfiance, morosité et lassitude. La confiance n’obtient que 13% des voix. Quant aux institutions politiques la seule qui dépasse 50% est la commune avec 56% d’opinion favorable, alors que l’union européenne recueille 33%, la présidence de la république 31% et le parlement 28%. Et si on leur dit que les hommes politiques prennent leur avis en compte, ils répondent non à 85%…

Hôpitaux oui, police aussi.

Certaines organismes trouvent quand même grâce à leurs yeux, mais là encore cela traduit l’inquiétude, 82% font confiance aux hôpitaux et 66% à la police. Enfin quand on interroge les sondés sur l’attitude que doit adopter la France face au monde d’aujourd’hui, 46% déclarent qu’il faut s’en protéger et seulement 24% qu’on doit s’ouvrir à ce nouveau monde. Conséquence de ce véritable repli sur soi, la courbe démographique commence à s’infléchir…

Moins de bébés, plus de décès.

Depuis de très nombreuses années la France était le seul pays d’Europe à maintenir à un accroissement démographique stable et régulier. Or la tendance est en train de s’inverser, d’après la dernière étude de l’institut national de la statistique, les naissances sont en légère baisse : – 0 ,17% … mais surtout les décès sont en hausse +5% ! Résultat d’un hiver 2011- 2012 particulièrement froid, mais aussi de l’arrivée des classes du baby boom dans les tranches les plus âgées. Ainsi pour la première fois depuis des décennies, l’espérance de vie a stagné pour les hommes 78,4 ans, et baissé pour les femmes à 84,8 ans.

Les teenagers ont vieilli !

Vous aller me dire ça reste pas mal, oui mais ça va encore baisser puisque jusqu’à pressent les personnes âgées, sévèrement sélectionnées par les deux guerres mondiales, avaient passé l’essentiel de leur vie dans un monde protégé de la pollution et autres maux modernes… Or c’est fini… Ce sont les jeunes des années 50 qui deviennent vieux, et eux ont connu, l’ère nucléaire et le poulet aux hormones. Comme disait Henri Salvador dans une chanson des années 70 : « c’est pas la joie, c’est pas la joie….» Cela dit si je souviens bien il concluait en disant : « Y’a qu’au niveau de l’amour que ça va toujours… »


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