Archives du novembre, 2012

DSK : accord financier avec Nafissatou Diallo

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 novembre 2012 02h11 | 3 commentaires

Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui l’accusait d’agression sexuelle, seraient parvenus à un accord financier. Une information révélée par le New York Times,  la somme pourrait s’élever à 6 millions de $.

 

 C’est drôle, il y avait quelque chose dans l’air. Ces derniers jours la rumeur a couru que Nafissatou Diallo se trouvait à Paris, et qu’elle allait même tenir une conférence de presse avec les « femen », ces féministes qui manifestent seins nus.

En fait c’était faux, mais étrange coïncidence, on apprend cette nuit que DSK aurait passé un accord financier avec celle qui a précipité sa chute.

 Un dénouement attendu

 Ce n’est pas vraiment une surprise, on a évoqué cette hypothèse dés le 23 août 2011 quand le procureur Vance a abandonné les poursuites pénales et que les avocats de Nafi Diallo ont décidé d’attaquer au civil. Il suffit d’avoir vu dans sa vie trois téléfilms américains pour savoir qu’aux Etats-Unis, la plupart des affaires civiles ( 90%) se terminent par une  transaction. On avait  évoqué  un chiffre autour du million de dollar, mais le journal « Le Monde » estime le chiffre à 6 millions de $,  DSK aurait fait un prêt de 3 millions pour arriver à tout payer, Anne Sinclair lui aurait avancé le reste . C’est beaucoup mais n’oublions pas que là-bas les avocats se paient sur les indemnités…( les avocats de DSK démentent ce montant qualifié de fantaisiste.)

On devrait peut être en avoir confirmation ces prochains jours, car le juge avait prévu une audience le 7 décembre. Logiquement il devrait annoncer pourquoi il clos le dossier, en revanche il n’est pas tenu de donner la somme.

 Une autre vie.

 Espérons pour DSK qu’il conservera un peu de monnaie pour survivre, car il est maintenant séparé d’Anne Sinclair, or c’est elle, qui avait les sous du couple ! On se souvient qu’elle avait loué une maison somptueuse à New York, le temps que DSK obtienne le droit de rentrer en France.

Comme le temps passe… Ils ont semble-t-il depuis refait leurs vies, chacun de leur côté.

 Et  le Carlton ?

 Reste à DSK, son autre casserole, l’affaire dite du Carlton de Lille. La cour d’appel de Douai communiquera le 19 décembre sa décision sur les requêtes en nullité déposées par ses avocats, notamment sur son inculpation pour proxénétisme aggravé. Si jamais elle leur donnait raison, DSK ne serait plus qu’un témoin assisté dans cette affaire.

 Reprendrait-il alors une carrière politique ? C’est peu probable… et puis où ?  Et pourquoi faire ?  

Cela dit, il parait que l’UMP cherche un président…

UMP : Sarkozy avait-t-il le droit d’intervenir ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 novembre 2012 02h09 | Comments Off on UMP : Sarkozy avait-t-il le droit d’intervenir ?

Nouvelle question dans la crise de l’UMP en France : Nicolas Sarkozy a-t-il le droit de s’en mêler ? Histoire de mettre un peu d’huile sur le feu, la porte parole du gouvernement socialiste a rappelé hier, qu’en tant que membre du conseil constitutionnel, il est tenu à un devoir de réserve.

 

Le conseil constitutionnel

     C’est pas beau de dénoncer ses petits camarades, mais c’est de bonne guerre !

 Comme ses prédécesseurs, Giscard et Chirac, Nicolas Sarkozy est donc membre à vie du conseil constitutionnel. Ce conseil est le gardien de la constitution, c’est lui qui décide en dernier recours si une loi est conforme ou non. On surnomme ses membres les « Sages ». Ils sont théoriquement neuf, pour l’essentiel des juristes et des magistrats. Mais en 1958 lors de l’élaboration de la constitution de la Vème République, on cherchait un statut pour le président en place René Coty qui allait devoir céder sa charge à De Gaulle. On a donc imaginé pour assurer sa retraite, que les ex présidents de la République deviendraient membre à vie du conseil.

    Un statut suranné ?

Personne n’imaginait qu’on se retrouverait un jour avec trois anciens présidents en même temps dans cette institution. D’ailleurs De Gaulle et Mitterrand n’y ont jamais siégé, et René Coty n’y est allé qu’une fois. Mais Giscard, puis Chirac puis Sarkozy ont pris le texte à la lettre et ils participent effectivement aux travaux du conseil. Or selon le règlement, tout Sage doit s’interdire «de prendre aucune position publique ou de consulter sur des questions ayant fait ou étant susceptibles de faire l’objet de décisions de la part du Conseil».

Un silence imposé ?

La porte parole du gouvernement pense que Nicolas Sarkozy a violé cet article. Interrogé à ce sujet Jean Louis Debré président du conseil constitutionnel est plus nuancé, pour lui : Nicolas Sarkozy avait le «droit», en tant que Sage, «de déjeuner avec son ancien premier ministre». Mais si «pour l’instant on ne lui prête que des propos rapportés», Jean-Louis Debré affirme que «si cela devenait public», il serait «contraint de le rappeler à l’ordre ». 

Najat Valaud-Belkacem, porte parole du gouvernement français.

 

Difficile de rester Sage.

Bref tant que Sarko se contente de coups fils et de déjeuners ça va, mais pas question de déclarations publiques. Cela dit comme il membre à vie il ne pourrait pas être démis de ses fonctions, juste suspendu. S’il revenait en politique, sa place au conseil l’attendrait jusqu’à ce qu’il prenne réellement sa retraite. On le voit c’est une tempête dans un verre d‘eau !

Mais c’est bien joué, car elle a occupé les médias. Or hier le Sénat, pourtant majoritairement de gauche, a rejeté le budget du gouvernement socialistes. Une information majeure que le JT de France 2 a évoquée pendant… 10 secondes.

 

 

 

 

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UMP : Sarkozy impose en vain un referendum à Copé et Fillon

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 novembre 2012 00h31 | 2 commentaires

 Nicolas Sarkozy s’est  engagé pour essayer de résoudre la crise qui secoue son parti, l’UMP. Hier l’ancien président de la République a convaincu Fillon et Copé d’accepter l’organisation d’un referendum. Les militants auraient  donc du voter pour décider, ou non de revoter. Mais ce matin Copé a tout remis en cause.

Pour un observateur de la politique française, c’etait une friandise, un met de choix, un vin subtil. Imaginez le parti héritier du gaullisme qui se sort d’une crise par un referendum. Pour les plus jeunes, je rappelle que c’est la technique qu’employait le général De Gaulle, chaque fois qu’il voulait imposer une décision. Il les a tous gagnés, sauf le dernier en 1969, ce qui a provoqué son départ.

 Sarko à la manœuvre

 Un referendum, ben voyons ! « Quoi de plus clair, de plus net, de plus français ». Ca paraissait évident, il aura fallu pourtant que Nicolas Sarkozy mouille sa chemise, et menace même les deux protagonistes de publier un communiqué dans lequel il aurait dit : « «j’ai honte de mon parti», tout en condamnant «ceux qui font passer leur ego avant les intérêts du pays».Copé et Fillon se sont donc vus, à la demande de Sarkozy, avant de tomber d’accord sur la tenue de ce vote sur le vote. Il aurait du avoir lieu avant mars 2013. En attendant Copé aurait pu rester  à la présidence de l’UMP, mais voilà pour maintenir la pression François Fillon a créé hier soir son propre groupe parlementaire, le rassemblement UMP, avec 68 députés. A l’Assemblée Nationale le parti est donc désormais coupé en deux.

Copé refuse !

 Et ça Copé ne l’a pas admis, voilà ce qu’il a déclaré ce matin sur Europe 1 :  « dans un esprit de rassemblement, j’ai demandé à voir François Fillon pour lui demander de ne pas constituer de groupe et de ne pas aller en justice. Et ce matin, je constate qu’un groupe a été publié au Journal officiel . Les conditions ne sont donc pas réunies. Chacun comprend ce qu’il veut comprendre… »

 Bref rien n’est réglé ,même l’entrée en scène de Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à apaiser les choses. Le grand parti de la  droite française est plus que jamais divisé. Et ce, à l’avantage du gouvernement socialiste. Hier par exemple le ministère du travail a publié les chiffres du chômage, catastrophiques… Ca n’a pas fait trois lignes dans les journaux !

 

 

 

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Florange : Montebourg menace de nationaliser Mittal

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 novembre 2012 04h07 | Comments Off on Florange : Montebourg menace de nationaliser Mittal

En France Jean François Copé a une nouvelle fois été proclamé président de l’UMP et François Fillon, continue de contester cette décision. Aujourd’hui je fais une pause dans le feuilleton UMP, pour évoquer la difficile relation entre Lakshmi Mittal et la France. Le patron indien sera reçu aujourd’hui par le président Hollande, alors que son ministre Arnaud Montebourg a déclaré qu’il n’était plus le bienvenu dans l’hexagone.


 « Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu’ils n’ont pas respecté la France ». Voilà ce qu’a déclaré dimanche dans une interview le ministre du redressement productif. C’est la situation à Florange qui a déclenché cette colère du ministre. Comme à Seraing, Mittal a décidé d’y éteindre les hauts fourneaux mais de garder la phase à froid. Pour sauver les emplois, Montebourg s’est engagé à trouver des repreneurs, et il en aurait deux sous la main. Mais ceux-ci sont candidats à la reprise de la totalité du site. Car le froid c’est à dire la transformation de l’acier, est le complément logique du chaud, la production d’acier. Or Mittal refuse de céder la phase à froid.

Une nationalisation transitoire.

 Montebourg a vu rouge et propose tout simplement de nationaliser provisoirement le site de Florange.
Mais Mittal s’est déclaré extrêmement choqué des propos du ministre et a rappelé que son groupe en France ce n’était pas que Florange, mais aussi  Dunkerque, Fos sur mer etc… En tout 20 000 emplois. C’est pourquoi François Hollande va le recevoir dans la journée pour une explication franche. Le fait que le président de la République rencontre également Elio Di Ruo, me parait plus qu’une coïncidence. Montebourg a d’ailleurs dit que Mittal se comportait de la même façon en France, en Belgique et au Luxembourg.

Etat contre mondialisation.

On verra ce qu’il en sort, mais il y a quelque chose de plaisant dans cette attitude française. Le raidissement d’un Etat contre la toute puissance d’une multinationale. Alors bien sûr les commentateurs économiques vont crier au loup, je les entends déjà :  » Paris va envoyer un message terrible aux investisseurs, plus personne ne voudra venir en France si on traite Mitral de cette façon »… Peut être, mais personne ne reproche  à Obama d’avoir sauvé Detroit en nationalisant provisoirement Général Motors.

Un parfum d’autrefois.

La Wallonie désormais trop petite, ne peut pas se permettre de menacer Mittal , la France oui. Bon ça ne marchera peut être pas  mais …comment vous dire…c’est  un peu comme dans la cour de récré, c’est plutôt agréable d’avoir un grand frère qui tient tête au caïd.

UMP : en attendant St Nicolas

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 novembre 2012 02h48 | Un commentaire>

La crise continue de plus belle à l’UMP, le grand parti de la droite française n’a toujours pas de président et l’ancien premier ministre Alain Juppé a interrompu sa médiation au bout de 40 minutes, en constatant que les conditions n’étaient pas réunies. Le parti qui avait porté Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007 est maintenant au bord de l’implosion.

En 1956, le chef des socialistes français, Guy Mollet, avait qualifié son opposition de « droite la plus bête du monde. » Depuis la droite a donné cinq présidents à la France et cette image s’était effacée.

 Or hier l’UMP a revitalisé l’anathème molletien. Je vous résume : la médiation de Juppé a échoué en un peu plus d’une demi heure, Copé s’accroche à la décision de la commission des recours dont il sait qu’elle lui est acquise, et Fillon pas dupe a décidé de porter l’affaire devant la justice.

 Sondages en baisse.

  Cette querelle a fait d’immenses dégâts dans l’opinion publique, dans le baromètre de popularité BVA, -22% pour Copé, -11% pour Fillon et d’après un sondage du journal du dimanche, 67% des adhérents de l’UMP souhaitent qu’on recommence les élections.

  Les autres partis se frottent les mains, l’UDI du centriste Borloo annonce des milliers de ralliement, quant au Front national il reste encore discret mais j’imagine qu’elle doit bien se marrer Marine !

Pour les socialistes  c’est le jack pot, ses adversaires se sont tiré tellement de balles dans les pieds, qu’Hollande apparait tout d’un coup comme le roi du sprint.

 Le culte du chef.

  A l’UMP parti de tradition bonapartiste, on a toujours pratiqué le culte du chef. Alors Copé s’accroche, j’y suis j’y reste ! Il espère que son intransigeance triomphera sur le thème «  c’est lui qu’a les plus grosses ! » Fillon, qui joue son avenir politique, a compris la manoeuvre et va user de tous les moyens, quitte à faire éclater le parti. Quant à Juppé, il semblerait que Nicolas Sarkozy  redoute sa présence au premier plan, et ait manœuvré en secret pour vider sa mission de tout sens.

Le dit Nicolas est d’ailleurs sorti de son silence, son  entourage a déclaré à l’AFP qu’il était « favorable à toute initiative qui pourrait permettre de régler la situation ».

 

Et vous faites quoi pour les fêtes ?

Plus de 70% des adhérents de l’UMP, son favorables à son retour. Mais c’est encore un peu tôt. Un ancien  président peut espérer revenir dans la course en jouant sur son expérience, sa hauteur de vue. Reprendre le parti ce serait redescendre dans l’arène, c’est ce qu’avait fait Giscard au milieu des années 80, il y avait perdu tout prestige. Cela dit c’est un coup à jouer. A tout hasard, je lui conseille une date : le 6 décembre ! Ainsi pour l’UMP, la St Nicolas ce serait un peu… Noël avant l’heure…

Liège 2017 : avons nous encore notre place dans l’histoire ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 24 novembre 2012 02h20 | 15 commentaires

 Les expos internationales c’est comme le concours de l’Eurovision, on peut se demander si ça vaut encore la peine d’y participer. L’échec sévère de Liège, seulement 44 voix contre 103 à Astana, reflète la réalité de notre poids géopolitique dans le monde actuel : peanuts ! Tout le reste n’est que littérature.

 

Astana

Bien sûr le projet Liégeois était probablement le meilleur, raisonnable, éthique, écologique en accord complet avec la philosophie des expositions internationales. La naïveté a été de croire que ces qualités indéniables pesaient d’un poids quelconque dans le monde d’aujourd’hui. En face il y avait un pays émergent, gavé de ressources naturelles, une capitale artificielle du Kazakhstan où les buildings poussent comme des champignons, un pouvoir fort, où le chef ( le sympathique Nursultan Nazarbayev réélu avec 95,5% des voix en 2011)  décide seul, sans tergiversations, ni concessions… et bien sûr l’argent…

Certes si les votants s’étaient limités au club des vieilles nations occidentales, Liège aurait eu toutes ses chances, mais nous ne somme plus en 1958 ! Sans oublier qu’en 58 avec le charbon, l’acier, le Congo, la Belgique jouait encore dans la cour des grands… Aujourd’hui dans ce genre de cénacles, ce sont les pays du tiers monde qui font le scrutin, et leurs critères de choix ne sont pas forcément les nôtres.

Un défi impossible ?

Il y a deux ans, je me suis rendu à une des premières réunions de candidature à Paris, en compagnie d’Yves Leterme alors premier ministre. Autour de moi, les représentants liégeois et belges en général, paraissaient très confiants, pourtant il suffisait de regarder d’un œil neutre les films de présentation pour comprendre tout le fossé qui nous séparait déjà d’Astana.

D’un côté une sympathique ville européenne, avec ses vieux quartiers, sa population souriante, sa belle gare moderne et ses préoccupations écologiques. Avec un thème humaniste : la communication. De l’autre ? Le coup de poing dans la gueule de ce monde mondialisé, brutal, rapide, multi ethnique, avec un projet aux accents économiques: « les énergies du futur ! ». Sans omettre l’arrière fond, Liège vieux territoire industriel, ravagé par les crises, qui espérait la création de 2000 emplois et la construction d’une ligne de tramway. En face, un pays aux portes de l’Asie, là où tout se passe désormais, en plein boom économique, avec des milliers d’emplois créés chaque mois, et ses autoroutes neuves, longs rubans qui se déroulent à l’infini des steppes. Comme disait Gainsbourg : qui est « in » ? Qui est « out » ?

 

Liege

Déjà à l’intuition, ça paraissait impossible. Quant aux méthodes employées, aux enveloppes et autres petits cadeaux, je n’ose croire que les représentants liégeois aient été crédules au point de croire que ça n’existait pas, ou que ce serait négligeable. C’est un peu comme en Afrique, au début des années 90 les européens ont de plus en plus conditionné leur aide à la bonne gouvernance, au respect de l’environnement etc…Résultat d’autres moins regardants ont pris leur place.

 Avoir raison, n’est pas une raison suffisante.

 Faut-il pour autant vendre notre âme ? Tourner le dos à des siècles de culture et de civilisation qui ont fait de nous, à coups de guerres et de massacres, des peuples apaisés et (un peu plus) raisonnables ? Non bien sûr ! Mais les peuples apaisés doivent comprendre que le monde lui, ne l’est pas et que, quand on veut disputer une bataille il faut s’en donner les armes, quitte à utiliser celles de l’adversaire.

C’est à ce prix que les européens montreront que, s’ils ne sont plus les maîtres du monde, ils y ont toujours leur place. Vieux pays rassasiés d’histoire, nous devons encore nous battre pour rester dans l’histoire.

Sinon, nous deviendrons des musées… que les Chinois visiteront en souriant.

 

Liège 1939, exposition de l’eau

PS : je rêve d’une expo à Liège en 2019, avec comme thème l’eau. Echo de l’expo de 1939 interrompue par la guerre…Peut être que cette fois ça marcherait, avec une telle antérioté et un thème aussi sensible pour les pays en développement. Et puis, si Dieu lui prête vie, voir le roi Albert II inaugurer une expo avec les mêmes mots que ceux qu’il avait prononcés enfant 80 ans plus tôt , comme prince de Liège :  » je déclare ouverte l’exposition de l’eau … » La boucle serait bouclée.

Mais c’est un rêve de midinette…

UMP + Bettencourt = La fin des années Sarkozy

Par Christophe Giltay dans Divers , le 23 novembre 2012 07h15 | Comments Off on UMP + Bettencourt = La fin des années Sarkozy

 C’est probablement la fin des années Sarkozy. Au moment où son parti l’UMP peine toujours à désigner son président, Nicolas Sarkozy a été entendu pendant 12 heures par le juge qui instruit l’affaire Bettencourt.

 

Juppe un chiraquien pour gérer l’après Sarkozy à l’UMP.

 

Ce matin le Figaro, le principal journal de droite en France titre « Nicolas Sarkozy échappe à la mise en examen ». J’allais dire : « on se console comme on peut » , car Sarkozy a quand même passé 12 heures (de 9h45 à 21h30) dans le cabinet du juge Gentil (pas si gentil d’ailleurs), comme un justiciable ordinaire. Le juge cherchait à vérifier si la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a été financée de façon occulte par de l’argent liquide provenant de la famille Bettencourt. L’ex président est sorti avec le statut de témoin assisté, une particularité du droit français, qui permet à la personne interrogée d’avoir accès à son dossier et à l’assistance d’un avocat, sans être tout à fait inculpée. Mais c’est la dernière étape, et il n’y a rien de glorieux à ça.

 La roue tourne.

 Quand on pense que Nicolas Sarkozy avait fondé une grande partie de son personnage sur la rupture avec les années Chirac, et notamment avec les nombreuses casseroles qui accompagnaient l’ancien président…. Ironie du sort, dans la ville même ou Sarkozy était auditionné, Bordeaux, Alain Juppé condamné en 2004 pour les emplois fictifs de la ville de Paris, revenait dans la course, comme sauveur de l’UMP. Fillon et Copé ont finalement accepté la médiation du maire de Bordeaux pour la désignation du président de leur parti. Juppé se donne quinze jours pour réexaminer les résultats, et désigner le vainqueurs, ou pas…car si le scrutin restait indécis, le médiateur pourrait proposer de nouvelles élections, ou la constitution d’une direction collégiale sous son autorité.

La fin d’une époque.

Et voilà comment à 67 ans, celui que Jacques Chirac appelait « le meilleur d’entre nous » pourrait revenir au top, lui qu’on croyait voué à la retraite. C’est bien la fin d’une époque.

A ce sujet, c’est probablement François Hollande qui va le plus en profiter. Quand un président change, il y a toujours une période pendant laquelle le successeur n’apparait pas tout à fait légitime, où l’on pense que l’autre est encore là… Jacques Chirac est devenu pleinement président après la mort de François Mitterrand. Sarkozy quand il présidé l’union européenne, et organisé des G8 ou des G20. Pour Hollande ce sera peut être cette séquence : Sarkozy en délicatesse avec la justice, neutralisé politiquement, ses dauphins Copé et Fillon qui se disputent son héritage au détriment de leur image…Difficile désormais de lancer au président actuel, que l’autre était mieux !

 

 

A voir le coup de gueule d’Olivier Mazerolle, sur BFM TV, désespérant de l’attitude de l’UMP. Je ne suis pas loin de partager son exaspération : 

 http://www.dailymotion.com/video/xvas29_ump-olivier-mazerolle-s-enerve-sur-le-plateau-de-bfm_news

UMP : Fillon remis en selle par l’outre-mer

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 novembre 2012 03h28 | Comments Off on UMP : Fillon remis en selle par l’outre-mer

 La guerre des chefs se poursuit dans la droite française. Alors que Jean-François Copé avait été déclaré gagnant pour la présidence de l’UMP, lundi soir avec 98 voix d’avance, hier François Fillon a relancé le débat. Il estime que trois fédérations d’outre-mer ont été oubliées dans le décompte et qu’au final il l’emporte de 26 voix.

Mayotte dans l’océan indien au nord de Madagascar, la Nouvelle Calédonie au large de l’Australie, Wallis et Futuna en plein milieu du Pacifique, à des milliers de kilomètres de Paris, ces trois vestiges de l’ancien empire colonial font vaciller l’UMP. A peine plus de 1300 votants pour la présidence de l’UMP, dans ces trois fédérations, mais qui ont choisi majoritairement François Fillon. Alors pourquoi les a-t-on oubliés ? C’est d’autant plus étonnant que pour des raisons de décalage horaire ces trois territoires avaient voté avant les autres. Ils auraient du logiquement être comptabilisés en premier.

 

Un esprit Kanak a-t-il influencé le scrutin ?

 Un accord sur le désaccord ?

 Magouille ? Difficile à dire, il semblerait que dans la journée de lundi, la commission de contrôle ait établi un résultat admis par les deux camps, sans trop se pencher sur quelques cas trop litigieux, comme  Nice, où il y avait un fort soupçon de fraude. Les trois fédérations d’outre-mer seraient passées par pertes et profit à l’occasion de cet accord à l’amiable.

 Mais hier, patatras ! Les fillonistes ont remis sur la table ces votes ultramarins, qui inverseraient le résultat.

 Juppé en interim ?

 Fillon a très habilement  déclaré sur TF1 qu’il ne briguait plus la présidence e l’UMP,  et qu’il demandait qu’on la confie par intérim à Alain Juppé, le temps d’y voir plus clair. Alain Juppé  maire de Bordeaux, ancien premier ministre et président fondateur de l’UMP, n’était pas forcement contre une mission de médiation, mais Jean François Copé et les siens ont opposé une fin de non recevoir. Quant à leur chef naturel, leur roi déchu, Nicolas Sarkozy, il n’est pas pour l’instant, en position de les aider, il sera entendu aujourd’hui par un juge d’instruction dans  l’affaire Bettencourt.  

 L’union désunie.

 Résultat l’UMP est au bord de l’explosion, une centaine de ses députés auraient menacé de créer à l’Assemblée Nationale un groupe dissident, derrière François Fillon.

Quoiqu’il arrive même si Copé parvient à se maintenir à la présidence, c’est bien la fin de ce parti qui se voulait l’union des trois familles de droite en France, les gaullistes, les libéraux et les démocrates chrétiens. Une sorte de super MR, si l’on compare à la Belgique.

 Le syndrome de l’Elysée.

 Dans un pays où la vie publique est dominée par la course à l’Elysée, les rivalités de personnes finissent toujours par l’emporter sur les idées politiques. Alors que pour la première fois ce parti élisait son leader de manière démocratique, il est retombé plus que jamais dans combat des chefs. On se croirait dans le village d’Astérix.

Ce ne sont plus des gaullistes, tout juste… des Gaulois !  

 

 

 

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Pulvar – Montebourg : fin du mélange des genres

Par Christophe Giltay dans Divers , le 21 novembre 2012 02h45 | Comments Off on Pulvar – Montebourg : fin du mélange des genres

 La journaliste Audrey Pulvar a annoncé la fin de sa relation avec le ministre Arnaud Montebourg. C’est l’épilogue d’une histoire qui a défrayé la chronique, et transformé une icone médiatique en bouc émissaire de sa profession.

 

Ils étaient jeunes ils étaient beaux, ils sentaient bon la télévision. Malheureusement pour eux,  il est loin le temps où les couples journalistes – ministres, naviguaient au faîte de la société dans l’indifférence quasi générale. Quand on pense qu’un jour François Mitterrand s’est fait interviewer sans vergogne, par Anne Sinclair et Christine Ockrent, épouses de ses ministres Dominique Strauss Kahn et Bernard Kouchner.

 Une tradition ancienne.

 Ces rapprochements entre les deux univers sont une vielle habitude qui remonte aux années, 60 à une époque où les politiques étaient très majoritairement des hommes, et où de jeunes femmes commençaient à apparaitre dans les rédactions. Les rédacteurs en chef ont vite compris l’intérêt qu’il y avait à envoyer dans les couloirs des ministères, de joli minois en tailleurs Chanel, plutôt que de vieux briscards en costume trois pièces. Françoise Giroud rédactrice en chef de l’Express avait constitué une véritable écurie, dont Anne Sinclair fit d’ailleurs partie à ses débuts.

 Presse ou pouvoir, il faut choisir.

 Mais à notre époque de transparence et de politiquement correct, plus question d’accepter le mélange des genres, ( n’est pas Valérie ? ) A ce sujet il intéressant de constater que c’est toujours la journaliste qui est écartée de ses fonctions, et pas le politique.

Audrey Pulvar fut en temps une icône, première journaliste noire à présenter un JT national sur France 3 en 2004. Elle est partie ensuite sur I télé, et c’est de là en 2010 qu’elle a commencé sa relation avec celui qui n’était encore que le troublions du PS. I télé l’a écartée, elle a trouvé refuge à France inter. Puis quand Montebourg s’est présenté à la primaire socialiste, France inter a réduit son espace et finalement, une fois son compagnon ministre, elle a abouti à la direction du magazine les Inrokuptibles. L’ambiance est  délétère, le tout Paris l’accusant d’avoir bénéficié d’un énorme coup de piston.

Dans un mensuel à paraître en décembre elle déclare  « je suis mal barrée », reconnaissant qu’il est difficile à une journaliste de continuer à exercer son métier quand elle est « avec » un politique.

 Une image à rebâtir..

 Les choses vont peut être se tasser, mais ses confrères ont déjà recommencé à la mettre en boîte, car elle annoncé sa séparation par un communiqué à l’AFP, comme un ministre qui démissionne. D’autres  plus facétieux font remarquer qu’Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a surtout réussi le redéploiement professionnel d’Audrey Pulvar.

 

 

 

 

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UMP : c’est Copé !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 novembre 2012 04h08 | Un commentaire>

 Jean François Copé l’a finalement emporté sur François Fillon, pour la présidence de l’UMP, principal parti de droite en France. Une courte victoire de 98 voix, qui le met en position difficile pour rassembler le parti.

 

 

C’est la victoire d’une ambition, Jean François Copé n’a voulu entendre ni les sondages ni l’opinion publique, il a tenu la ligne inspirée de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, la droite décomplexée. Et alors que les élites françaises se moquaient de ses histoires de petits pains au chocolat interdits pendant le ramadan, les militants du parti, les seuls à voter, applaudissaient à tout rompre dans ses meetings.

 Erreur de stratégie.

 François Fillon s’est tout simplement trompé d’élection, il a fait une campagne de président de la République, pas de président de parti, et au final il a perdu, alors que tous les sondages l’annonçaient vainqueur. Il a reconnu sa défaite peu avant minuit, et pour lui l’UMP est désormais traversée par une fracture politique mais aussi morale. Quant à son avenir, il annoncera dans quelques jours comment il voit les choses, mais il pourrait être vite marginalisé, vous connaissez l’adage romain « vae victis ! » malheur aux vaincus. On pourrait d’ailleurs rapprocher ce destin de celui de Ségolène Royal qui a perdu de justesse la tête du parti socialiste en 2008, et qui depuis court en vain derrière sa popularité évanouie. François Fillon a gâché tout le capital qu’il avait retiré de ses cinq ans à Matignon.

 Et l’Elysée ?

Rien de l’empêche, me direz-vous, d’être un jour candidat à l’Elysée pour son parti. Certes, mais la procédure de sélection n’aura pas lieu avant trois ou quatre ans, c’est long, d’autant que Copé va très certainement tenter sa chance, à moins que Nicolas Sarkozy ne souhaite revenir. A ce sujet Jean François Copé a très finement joué, en affirmant qu’il se retirerait si jamais Sarkozy envisageait de revenir, ce que n’a jamais dit Fillon. Or les militants restent très attachés à l’ancien président et n’ont toujours pas digéré sa défaite. Pour autant l’UMP sort en capilotade de cette campagne. Le parti pourrait bien éclater. Et s’il n’éclate pas, il peut subit une hémorragie de ses militants et de ses cadres. Deux structures sont prêtes à les accueillir, l’UDI de Borloo pour les plus humanistes, et le Front national pour les plus radicaux.

Le « Front » en arrière fond.

D’ailleurs ne vous y trompez pas, la vrai question de ce scrutin, c’était : faut-il ou non se rapprocher thèses du Front national ? Fillon disait non, Copé sans le dire, le faisait. On assiste ainsi à une droitisation de l’ancien parti gaulliste, du moins sur les thèmes de société. Ca ne m’étonnerait pas que Copé descende bientôt dans la rue pour manifester, par exemple contre le mariage « gay. » Ce serait cocasse, cette manif anti-mariage…pour le chef d’un parti au bord du divorce…