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Vol Paris-Beyrouth : Air France a fait la quête auprès des passagers

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 août 2012 07h43 | 3 commentaires

 

J’évoquais hier la mésaventure de cet avion d’Air France qui mercredi, a dû se poser à Damas plutôt qu’à Beyrouth.  On a appris depuis que l’équipage d’Air France a fait la quête dans l’avion pour payer le plein de kérosène à Damas.

Aéroport de Beyrouth

Aéroport de Beyrouth

 

Mercredi soir le vol Paris Beyrouth ne peut pas se poser dans la capitale libanaise à cause de la situation sur  place. L’autoroute qui conduit au centre- ville est coupée par une manifestation de chiites qui protestent contre l’enlèvement, en Syrie, de certains de leurs proches par des rebelles syriens.

Objectif Amman

 La compagnie et le pilote décident de dérouter l’appareil vers un autre aéroport. Dans un premier temps Amman en Jordanie. Mais le contrôle aérien ne leur accorde pas un couloir direct vers Amman. Or l’avion est à court de carburant, il doit se poser d’urgence sur l’aéroport le plus proche, en l’occurrence Damas. C’est  un peu tomber de Charybde en Scylla, on renonce à se poser dans une ville où il y a une émeute, pour atterrir finalement dans une capitale en guerre. A priori l’aéroport n’est pas concerné par les combats, mais un autre problème se pose. Le pilote n’a pas d’argent pour faire le plein. En effet Air France ne dessert plus Damas et n’a plus de compte à l’aéroport. Le pilote a bien une carte de crédit de la compagnie, car il est plus courant qu’on ne le pense de se poser pour  ravitailler. Les avions aujourd’hui volent souvent à la limite des réserves, ça se passe alors comme dans n’importe quelle station-service, on fait le plein, puis un responsable technique de l’aéroport monte dans la cabine de pilotage avec un lecteur de carte,  et le pilote paye. J’ai vu ça un jour à Bastia sur un vol entre la Réunion et  Paris, qui avaient dû se poser en Corse, à court de carburant. Mais là c’était pas Bastia ! A Damas la carte du pilote ne fonctionnait pas, à cause des embargos dont la Syrie a été frappée par la communauté internationale.

T’as pas cent balles ?

L’équipage a alors demandé aux passagers de première et de classe affaire,  s’ils avaient sur  eux assez de liquide pour payer le plein… soit 18 000 dollars environ 15 000 euros ! Vous imaginez la tête des passagers qui en plus voyaient des militaires qui entouraient l’avion sur le tarmac, certains ont cru qu’ils allaient finir otages.  Finalement la compagnie a trouvé une autre solution, probablement un virement express, ou une  garantie  locale par une autre compagnie toujours en activité à Damas, l’avion a pu repartir. Vous connaissez la suite, il a passé la nuit à Chypre et est finalement arrivé à Beyrouth avec 24h de retard. Morale de l’histoire, la prochaine fois que vous prendrez l’avion pensez à avoir sur vous un peu de liquide, ça peut toujours servir…

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3 réactions à “Vol Paris-Beyrouth : Air France a fait la quête auprès des passagers”

  1. J’espère, monsieur Giltay, que vous avez percuté cette situation avec celle des 3 avions de Ryanair, objets de toutes les injures dans la presse il y a 2 jours, lorsque, détournés de Madrid pour Valence, ils ont tourné une heure en l’air avant de demander d’atterrir, car il ne restait plus qu’une 1/2 heure de carburant… Ryanair s’est fait vilipender comme le pire des brigands, une enquête espagnole est en cours, Ryanair faisait de la sécurité « low-cost », etc. Ici, l’avion ne pouvait même pas arriver à Amman, et PAS une ligne dans la presse pour dénoncer le fait que la situation était BIEN PIRE que celle des avions de Ryanair. Cette situation mérite d’être dénoncée, car nous attendons d’une presse de qualité des jugements objectifs et non partisants.

  2. Il y a quelques jours on faisait le procès à Ryanair parce qu’ils le restaient 30 minutes de réserve en atterrissant dans un aéroport alternatif…

  3. manque pas d’air, quand on sait que Ryanair par lequel vous êtes trop grassement (voir un miroir) payé,dont bruxelles sud carapils airport fait le chiffre fait voler ses avions à la limite de la panne de kérozène…comme les V1…dommage que ce ne soit pas en phase retour, pour qu’ils aient une chance de s’écraser sur Charleroi et de faire ainsi, via les victimes, se redresser le trou de la sécu belge…

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