SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

Peugeot : Le lion sort de sa réserve

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 juillet 2012 08h01 | Commentaires fermés

Le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, a déclaré dans une interview au « Figaro.fr. » qu’il  y avait « des limites » à la critique, après les attaques du gouvernement, contre le plan de restructuration. Il a assuré que la famille était « unie » derrière le patron, du groupe  Philippe Varin.

 

Thierry Peugeot

Thierry Peugeot

 

 

Cette interview est un évènement parce que la famille Peugeot, un peu comme la famille Michelin, est un clan dont la devise pourrait être « pour vivre heureux vivons cachés ». Imaginez que le groupe Peugeot remonte au règne de Louis XV avec Jean-Pierre Peugeot, qui fabriquait des moulins. Dès 1810 sous Napoléon 1er la famille  passe à la métallurgie, et fabrique notamment des ressorts et des outils. Le lion est choisi comme emblème en 1847, le fameux moulin à poivre fait son apparition sous Napoléon III, le vélo dans les années 1880, les premières voitures sont produites en 1896. La société des automobiles Peugeot devient PSA en 1966,  et rachète Citroën  en 1976.

Aujourd’hui la famille ne possède plus qu’environ 25% du groupe, mais reste le premier actionnaire.

 

Une injustice ?

 

   Ce que reproche Thierry Peugeot au gouvernement et plus particulièrement au ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, c’est la critique sans nuance du plan social. Il considère cela comme une injustice : « C’est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé », dit-il. « Il y a des mots que je n’ai pas aimés et qui ont été répétés: +mensonge+ et +dissimulation+. Nous sommes prêts à accepter la critique mais il y a des limites »…Il defend le sens de la «responsabilité» du groupe qui doit «s’adapter» à l’effondrement des ventes en Europe.

 

Quel rôle pour l’Etat ?

 

Le 14 juillet le président Hollande avait déclaré que le plan de suppression de 8000 était inacceptable. Le problème c’est que contrairement à Renault dont l’Etat est actionnaire, Peugeot est une entreprise totalement privée. Le gouvernement n’a donc aucun pouvoir sinon règlementaire. Vérifier par exemple que la loi a été respectée. Le ministre a accusé Peugeot de dissimulation, arguant que le plan était prêt depuis longtemps et qu’il a été annoncé après les élections, à la demande de Nicolas Sarkozy, qui ne voulait pas être gêné dans sa campagne.

Côté Peugeot, on ne répond pas vraiment à cette critique, mais on redoute de voir cette affaire industrielle se transformer en affaire politique. L’action du groupe est en chute libre, elle a perdu 75% de sa valeur depuis un an, et demain malgré sa solidité et sa longue histoire, la société pourrait être la proie d’un  investisseur étranger… GM possède déjà 7% du capital…

Thierry Peugeot rencontrera le ministre le 26 juillet. L’entretien  promet d’être musclé.  

 

fcr-couverture2

 

 

Tout sur la vie des présidents, avant, pendant et après l’Elysée, dans “La France choisit son roi” de Christophe Giltay, aux éditions “La Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, decitre, rueducommerce, etc…) et sur le site de l’éditeur.