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Nicolas Sarkozy perquisitionné par le juge Gentil

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 juillet 2012 06h59 | 2 commentaires

Les nouveaux bureaux de Nicolas Sarkozy, ainsi que son domicile, ont été perquisitionnés, dans le cadre de l’affaire Béthencourt. Un juge et une dizaine de policiers de la brigade financière se sont rendus sur place, en l’absence de l’ancien président, en vacances au Canada.

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Le juge a beau s’appeler Jean Michel Gentil, la gentillesse n’est pas son fort. Dans l’affaire Bettencourt, il a fait passer deux nuits en prison au photographe mondain François Marie Banier, et trois mois à l’ombre à Patrice de Maistre, l’ancien gestionnaire de la fortune Bettencourt. Il n’est pas du genre à se laisser impressionner par l’ancien statut de Nicolas Sarkozy, privé de son immunité présidentielle depuis le 16 juin.

 

Perquisition.

 

Les policiers se sont donc présentés hier au domicile de Carla Bruni où Nicolas Sarkozy réside depuis leur mariage. Ils ont également perquisitionné ses locaux de la rue Miromesnil, ainsi que le cabinet d’avocat dans lequel il a conservé des parts. La justice recherche des preuves de versement d’argent au profit de sa campagne présidentielle de 2007. Elle s’intéresse notamment à un rendez vous le 24 Février 2007 avec André Bettencourt, le mari de Mme Bettencourt aujourd’hui décédé. Par ailleurs la comptable de Mme Béttencourt Claire Thibout a toujours affirmé qu’une somme de 150 000 euros devait être remise en 2007 par les Bettencourt à Eric Woerth, alors trésorier du candidat Sarkozy.

 

Un simple justiciable.

 

 Le 15 juin Nicolas Sarkozy a fait parvenir à la justice ses agendas de 2007, pensant pouvoir échapper à la perquisition. Peine perdue. Désormais, il est probable qu’il sera directement convoqué par le juge à son retour du Canada. Depuis la mise en examen de Jacques Chirac en 2009, dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, on sait qu’un président redevient une fois descendu de son piédestal, un simple citoyen.

 

Un  sacrilège ?

 

  Ce n‘est que justice…oui ! Mais pour avoir connu d’autres figures présidentielles, ces perquisitions gardent pour les français un caractère surprenant, presque sacrilège. On imagine mal un juge, perquisitionner la maison de Charles de Gaulle à Colombey-les- deux-églises. Non pas que le Général n’ait jamais eu maille à partir avec la justice, il a même été condamné à mort ! Le 2 Août 1940, par le régime de Vichy.

Mais… comment vous dire…  

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2 réactions à “Nicolas Sarkozy perquisitionné par le juge Gentil”

  1. En vous lisant un peu vite, on pourrait être tenté de penser que vous désirez établir un parallèle entre la « justice » de Vichy et la justice (démocratique et indépendante de l’état) actuelle …

  2. 2Christophe Giltay le 5 juillet 2012 à 11:16

    Comme quoi il ne faut pas me lire trop vite.

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