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Faut-il abolir la prostitution ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 juin 2012 07h00 | 8 commentaires

Ce week-end, la nouvelle ministre française des Droits des femmes Najat Allaud-Belgacem, a relancé dans «le Journal du Dimanche» le débat sur le statut pénal de la prostitution «Mon objectif, comme celui du PS, c’est de voir la prostitution disparaître» a-t-elle déclaré.

 

prostitution

Le débat n’est pas anodin,  quelques jours après la condamnation de « Dodo la saumure en Belgique ». Quelle attitude la France doit-elle adopter face à la prostitution ? On le voit la politique de l’hexagone est à l’opposé de celle appliquée aux Pays Bas, le seul Etat européen à avoir réellement légalisé la prostitution, comme une profession normale, du moins sur le plan administratif. La Belgique se trouve donc coincée entre les deux extrêmes.

 

Abolition ? Interdiction ?

 

 Côté français l’objectif est donc l’abolition, la suppression de la prostitution.

  Un terme qui se discute, puisque de fait la prostitution est abolie en France, depuis qu’on a supprimé dans les années 60, les réglementations qui encadraient les prostituées et notamment la visite médicale obligatoire. On fait comme si ça n’existait pas. La prostitution n’est pas poursuivie en tant que tel, alors que le proxénétisme et le racolage le sont. Pour racolage une fille (ou un garçon) risque deux mois de prison et 3750 euros d‘amende.

Mais la déclaration de la ministre va plus loin et sous entend qu’un jour on pourrait pénaliser le client, pour supprimer le marché.

  Si l’on considère que la prostitution est l’une des forme les plus révoltantes de l’exploitation des êtres humains, cette position morale est bien sûr, la seule possible. Mais les spécialistes de la question s’alarment d’une déclaration de principe aussi peu pragmatique. Dans les villes où le racolage a été énergiquement combattu, la prostitution a disparu du centre ville à la grande satisfaction des commerçants et des habitants. Sauf que le phénomène s’est déplacé dans des quartiers périphériques moins sûrs, où le danger d’agression des prostituées, et des clients, sont beaucoup plus importants.

 

Un métier ?

 

Ensuite on oublie que la prostitution fait vivre la prostituée et parfois sa famille. Qu’on le veuille ou non, sans tomber dans le cliché du plus vieux métier du monde, c’est un travail rémunéré. Qui se pose réellement la question du devenir de ces travailleuses ou travailleurs du sexe, dans un monde où il n’y a pratiquement plus d’emploi pour les personnes peu qualifiées, et les étrangers en situation irrégulières ? Or les prostituées sont le plus souvent issues des catégories sociales les plus précaires. Interdire la prostitution, l’abolir comme dit la ministre, c’et aussi abolir les prostituées du paysage, de la société, du monde économique ! Et on leur propose quoi à la place ?

Face à des situations compliquées, il est parfois bon d’avoir des idées simples, mais elles ne suffisent pas.

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8 réactions à “Faut-il abolir la prostitution ?”

  1. 1tilleullinde le 26 juin 2012 à 09:21

    creux l’article
    manque de courage ou d’analyse

  2. 2tilleullinde le 26 juin 2012 à 09:22

    creux l’article manque de consistance,de profondeur et d’analyse

  3. faut-il abolir la prostitution? c’est ce que cherche les proxenetes quand ca deviendra illégal, ca deviendra plus juteux en terme de chiffre d’affaire. la prostitution n’existerait pas dans un monde utopique sans pauvereté sans richesse, juste un monde équitable, un monde sans violence sans haine, mais voila notre monde est tel qu’il est, c’est bien d’abolir la prostitution, mais il faut d abord commencer par abolir ce qui poussent les femmes et les hommes à se prostituer, attaquer le problème dès la racine, là est le vrai défis.

  4. 4klaudia.hasse le 26 juin 2012 à 13:54

    Pourquoi pas, mais n’y aura-t-il pas toujours des femmes qui voudront se prostituer à tout prix ? Il faudra les réprimer aussi alors ? ou bien sera-ce une atteinte à leur droits ?

  5. Quid des occasionnelles, des étudiantes, des volontaires…? Il y en a dans toutes les couches de la société. Prenez plutôt exemple sur la Suisse qui considère la prostitution comme un métier et la tenancière d’ un bordel comme une chef d’entreprise. Défendre la prostitution n’est pas défendre le proxénétisme qu’ il faut combattre à tous prix. Défendre la prostitution en France et pas au Maroc, pays d’origine de la ministre ? Bizarre, vous avez dit bizarre ?

  6. c’est DSK qui va se tirer une drôle de tête….

  7. Ce n’est pas la prostitution qu’il faut abolir… c’est le proxénétisme !

  8. Ben voyons !!!! Comme cela tous les tordus qui sont leurs clients iront violer des petites jeunes filles !!!!!

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