SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

Archives du mai, 2012

Législatives : la parité un vœu pieu !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 31 mai 2012 07h52 | Un commentaire>

Le débat sur la parité homme femme, fait rage en France ! Certes le gouvernement a été composé à 50% d’hommes et de femmes,  mais dès hier la nouvelle ministre du droit des femmes faisait remarquer que les cabinets ministériels ne respectaient pas cette règle. Alors qu’une étude récente révèle qu’en 25 ans, 75 % des postes de députés  ont été occupés uniquement  par des hommes.

 

Un hémicycle très masculin

Un hémicycle très masculin

C’est un constat tiré par le CEVIPOF, le très sérieux centre d’étude de la vie politique française, depuis 1988, Trois postes de députés sur quatre ont été occupés exclusivement par des hommes. Alors bien sûr, depuis déjà longtemps les partis essayent, péniblement de présenter 50% de femmes, mais comme dans la plupart des 577 circonscriptions françaises, les sortants sont el plus souvent des hommes, les femmes vont au casse-pipe sur des territoires à conquérir, et se font beaucoup moins élire que leurs collègues masculins. Et ça va encore se reproduire aux prochaines législatives les 10 et 17 Juin.

Une loi peu appliquée.

En fait les partis investissent des femmes dans des circonscriptions  où elles ont peu de chance de l‘emporter. La parité a du mal à s’installer car il y a une forme de reproduction du  modèle antérieur. Alors vous en direz : «  mais il y a une loi  qui impose la parité ! et depuis 12 ans ! »  Oui mais tant pis, et même si les partis qui ne présentent pas autant de femmes que d’hommes sont sanctionnés.  Ils perdent une partie de la dotation que leur verse l’Etat. Ainsi l’UMP le parti de Nicolas Sarkozy va présenter à peine 25% de femmes aux législatives et ça va lui coûter 4 millions d‘euros. Le secrétaire général de l’UMP Jean  François Copé a expliqué ça de manière très pragmatique…« Je plaide coupable avec regret, c’est un arbitrage que nous avons eu à rendre et qui était difficile », Chacun doit comprendre que, dans la période qui est la nôtre, il nous faut absolument avoir le maximum de députés et que cela passe par le poids, l’ancrage local de beaucoup d’entre nous », « Ce n’est pas de gaîté de cœur. Je pense que cette loi est bonne » .  L’UMP compte 320 députés sortant sur 577 sièges possibles, et la plupart sont des hommes.

 Ce n’est pas une question d’idéologie.

 Le PS fait à peine mieux, malgré les promesses seuls 43 % de ses candidats seront des candidates. Et pas forcément dans les circonscriptions les plus faciles. En fait il n’y a que deux partis importants, qui respectent la parité pour ces législatives, des partis qui n’ont que peu ou pas  de sortants  et qui donc partent d’une page blanche.

  Et vous aller voir que ce n’est pas une question d‘idéologie, de droite ou de  gauche,  puisqu’il s’agit des verts (EELV)…et …du Front National. !

 

 

 

 

 

fcr-couverture6

 

 “La France choisit son roi” par Christophe Giltay aux éditions: ” la Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, rueducommerce, decitre etc…) ainsi que sur le site de l’éditeur.

 

 

François Hollande : interview normale dans un JT normal

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 mai 2012 07h50 | Un commentaire>

Première interview télévisée en direct hier soir pour François Hollande, depuis son élection. Le nouveau président  a voulu marquer sa différence avec Nicolas Sarkozy, aussi bien sur la forme que sur le fond…

D’abord c’était sur le plateau du journal de France 2, alors que ses deux prédécesseurs, convoquaient la télévision à l’Elysée. On se souvient de ces mises en scène spectaculaires, dans la salle des fêtes avec deux journalistes choisis par le président.

 

hollande-normal

Normal …

 Là, interview normale pour président normal qui a attendu sagement la fin du JT comme tout invité.  Avec un premier message du genre :  je suis au travail et j’ai commencé à tenir mes promesses notamment sur le retrait des troupes françaises en Afghanistan. «Je ne suis pas un Président en transition, je suis un Président en action. Sur l’Europe il a nuancé l’importance du couple franco-allemand, estimant qu’il était nécessaire, mais que les autres  partenaires avaient aussi leur place. On verra, c’est un discours que tiennent peu ou prou, tous les nouveaux présidents  mais jusqu’à présent  la force de l’axe Paris Berlin a toujours fini par l’emporter. Enfin,  il a expliqué qu’il ne prendrait pas part à la campagne des législatives, marquant bien la différence avec le premier ministre, qui est par nature le chef de la majorité.  Mais il quand même demandé aux français de lui donner une majorité au parlement «S’ils veulent ces réformes-là, s’ils m’ont choisi, je pense qu’ils auront à cœur d’accorder une majorité claire, solide, cohérente au président de la République.»

Normal !

 Michel Gaudin, le préfet de police de Paris un proche de Nicolas Sarkozy, a appris de la bouche du ministre de l’intérieur Manuel Valls, qu’il allait être remplacé. On évoque également un départ prochain du Directeur central du renseignement intérieur Bernard Squarcini, ainsi que celui du Directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, deux  autres grands flics sarkozystes.  Pour commenter ces limogeages François Hollande a expliqué : ‘« ils seront remplacés non par des proches, des intimes, des obligés, mais par des hauts fonctionnaires de qualité parce que je veux assurer la sécurité de mes concitoyens, mais je veux que la police soit une institution respectée »Autre changement  qui va marquer la France,  le départ de Laurence Ferrari du 20h de TF1, alors biens sûr Hollande n’y est pour rien, TF1 est une chaine privée, mais il y quand même un  parfum de renouveau général.

 

Normal ?

 

 Je relèverais juste une petite fausse note, pour ce prélude au quinquennat. Le Président n’a pas rendu au premier ministre la très agréable résidence de la Lanterne à Versailles que Nicolas Sarkozy s’était attribuée au détriment de François Fillon. On aurait pu croire que Jean Marc Ayrault allait la récupérer…hé  non ! François Hollande y a passé le weekend dernier …c’est humain… et  disons tout  à fait …normal !

 

 

fcr-couverture5

Plus de détails sur les allocutions et interviews présidentielles dans : “La France choisit son roi” par Christophe Giltay aux éditions: ” la Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, decitre etc…) ainsi que sur le site de l’éditeur.

 

Faut-il interdire les mariages bruyants ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 mai 2012 07h57 | Un commentaire>

Deux fêtards comparaissent aujourd’hui devant le délégué du procureur de Paris. Pour  délit d’entrave à la circulation. Ils encourent 2 ans de prison pour avoir bloqué le périphérique le 28 avril  avec un cortège de mariage…

cortege

Ils ont en fait arrêté toute la circulation sur les quatre bande, provoquant un bouchon de 2 km de long, à hauteur de la porte de Bagnolet l’un des points le plus critique du périphérique.  Certains des participants slalomaient à pied entre les files, obligeant les autres conducteurs à manœuvrer pour les éviter.

Il est loin de temps des 4L…

 Vous me direz ce n’est pas bien, mais est-ce que ça mérite deux ans de prison,  plus  4500 euros d’amende, plus la suspension du permis, plus éventuellement la saisie des véhicules.  Ca se discute car ce genre de comportement  n’a rien d’exceptionnel,  la préfecture de police de Paris explique que « cette pratique tend à se répandre depuis quelques temps le week-end et génère outre l’exaspération des usagers piégés d’importants troubles à la circulation ». Souvent ces cortèges sont composés de puissantes motos et de voitures de sport, Porsche ou Ferrari louées pour  l‘occasion et dont les invités testent un peu les capacités  histoire de voir. J’ai ainsi croisé l’autre jour  un cortège avec des motards en Wheeling sur le périf  au milieu des voitures.

 Hé oui,  le mariage ce n’est plus tonton Arthur qui suit la mariée en faisant «  tuut… tuut… » avec sa 4 L décorée de guipures, mais de véritables convois en délire, assez proches de ceux qu’on  croise les soirs de coupe du monde.

Interdit à Nice.

Un  phénomène de société, que les participant filment et publient sur les réseaux sociaux, un peu partout en France les autorités cherchent à encadrer ou à  limiter ces  mariages bruyants.  Ainsi le maire de Nice Christian Estrosi a annoncé que les noces à l’hôtel de ville devraient désormais se dérouler sans cris, ni sifflets, ni « drapeaux notamment étrangers », ni groupe de musique « folklorique » non autorisé, sous peine de voir la cérémonie repoussée de 24 heures.

  Il y évidement un aspect culturel et même politique, car la population qui se livre à ces activités est un général « exotique »… Alors réaction xénophobe ?  Ou juste sanction de comportements inacceptables ?

 

Une peine de principe ?

 

 Je ne rentrerai pas dans cette querelle. S’il y a des excès il faut les combattre ! Mais je serais porté  à l’indulgence pour avoir moi-même le jour de mon bac défilé en ville, un coupe de champ à la main, dans l’AMI 6 de mon copain  François,  encadré par deux solex qui faisaient «  dring…dring… »

 

Alors plutôt que deux ans de prison,  je propose que l’on condamne ces fauteurs de troubles :

1 :  A passer le  bac,

2 :  A le fêter en 2CV sur le périf à 45h à l’heure, avec un  klaxon qui fait « pouet , pouet ! »

3 : A publier le film sur you tube,  

 

et que ça leur serve  de leçon !

 

 

 

UMP : Fillon – Copé, le combat des chefs

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 mai 2012 19h54 | Un commentaire>

 L’UMP, le principal parti de droite en France, successeur à la fois du courant Gaulliste et de la tradition libérale, est orphelin de Nicolas Sarkozy. Président de la République il était resté dans l’esprit de ses militants « président » de son parti. A tel point que le chef actuel Jean François Copé ne porte que le titre du secrétaire général. Un président sera désigné à l’automne, et alors que la bataille de législatives n’est pas encore jouée, les héritiers de Nicolas Sarkozy se déchirent déjà les derniers oripeaux de son  pouvoir.

 

Fillon-Copé, les héritiers.

Fillon-Copé, les héritiers.

 

A l’origine pour mener la bataille des légialtives, les « barons »  du sarkozysme avaient convenu d’un gouvernement collégial regroupant les principale figures du mouvement :

Les ancien Premier ministres et conseillers politiques de l’UMP, Alain Juppé et François Fillon, le président du groupe UMP de l’Assemblée Christian Jacob, le président de l’Assemblée Bernard Accoyer, l’ancien Premier ministre et 1er vice-président du conseil national de l’UMP Jean-Pierre Raffarin, et enfin Jean-François Copé l’actuel chef du parti. Mais cette belle collégialité a volé en éclat, à la fois sous la volonté de Copé de garder le leadership, puis sous les coups de François Fillon qui a déclaré qu’il n’y avait « plus de leader naturel » à l’UMP « depuis le départ de Nicolas Sarkozy » .

Les législatives sacrifiées ?

  Depuis les noms d’oiseaux ont volé, et la rencontre samedi à Paris, des cadres de l’UMP, s’est déroulée dans un climat tendu, même si Alain Juppé a tenté d’apaiser les querelles. Dés jeudi il avait appelé le parti à la raison : « Nous sommes engagés dans une bataille législative qui peut nous conduire à la victoire, la condition de cette victoire c’est bien sûr d’être rassemblés »« La priorité des priorités c’est l’unité. »

Une intervention qui n’est pas tout à fait dénuée d’ambitions personnelles Alain Juppé, lui-même ancien chef du mouvement, pourrait se poser en recours. L’ancien premier ministre dont Jacques Chirac disait autrefois «  il est le meilleur d’entre nous » n’a peut être pas définitivement cédé à «  la tentation de Venise. » ( Ou du moins de Bordeaux).

Un navire sans capitaine ?

Voilà donc le tableau d’un parti à la dérive privé de son pilote. Il n’est pas sans rappeler le PS de 2002 . Après l’échec de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle, les « éléphants » socialistes avaient, au nom de la démocratie, appelé à voter Jacques Chirac au second tour, et avaient ensuite mené péniblement une campagne de législatives, qui avait parachevé leur défaites.

 Pourtant ils sortaient de 5 ans de pouvoir et leur bilan était globalement positif. Mais la logique de la Vème République est implacable, privé de son chef, ( ou du moins d’un chef) un camp n’a aucune chance de remporter une élection nationale. Ce fut en 2011,  le coup de génie de socialistes avec les primaires, seul moyen pour départager des personnalités dont aucune n’avait pris définitivement l’ascendant sur les autres, comme l’avait fait François Mitterrand en son temps.

Déjà l’UMP envisage pour l’élection présidentielle de 2017, un recours aux primaires, mais en attendant, qui pour la présidence… du parti !

 

 Les derniers sondages sur les législatives donnent l’UMP au coude à coude avec le PS, ainsi selon une étude d‘OpinionWay pour Le Figaro et LCI publiée vendredi, le PS recueille 32% d’intentions de vote, Europe-Ecologie-Les Verts 4%, le Front de gauche 8%, l’extrême gauche 1%. L’UMP et ses alliés sont crédités de 31% des intentions de vote, et le Front national de 16%. Tout sera affaire de reports au second tour, et notamment des voix du FN, il suffirait cependant de peu de choses pour que le sort bascule. Une campagne cohérente, un chef identifié, un coup de sarkostalgie, quelques gaffes du nouveau pouvoir…

Mais les tentations sont trop forte !

Quand l‘empereur est vaincu les généraux se partagent les reliques de l’empire. Il en est ainsi de puis Alexandre le grand. Et tant pis si, à la faveur de ces querelles,  une autre dynastie s’empare définitivement du trône.

La logique de la Vème.

Il n’est pas exclu que l’ADN gaulliste de l’UMP, ne pousse intuitivement ses leaders à accepter une défaite aux législatives afin de laisser les institutions suivre leur cours normal. Même si elle est constitutionnellement légale, la cohabitation reste une monstruosité pour l’esprit de la constitution. La réforme qui a fait coïncider la présidentielle et les législatives avait pour but évident de limiter au maximum le risque de cohabitation. Même si les candidats de l’UMP proclament à destination de leurs électeurs, qu’une victoire de leur parti serait le « seul » moyen de sauver la France, il s’agit de propos électoralistes qu’ils balaieraient d’une main outrée si jamais la situation politique était inversée. Et l’on verrait alors, Copé, Raffarin et les autre rappeler, que la clé de voute de institutions c’est bien l’Elysée et qu’il faut donner une majorité au président pour que la constitution fonctionne normalement.

Une défaite salutaire ?

C’est pourquoi je pense qu’une défaite aux législatives, pour peu qu’elle ne soit pas débâcle, ne déstabiliserait pas l’UMP outre mesure. Les grands féodaux auraient alors 5 ans pour préparer l’échéance de 2017. On verrait alors s’affronter trois tendances, Copé l’héritier su sarkozysme, contre Fillon issu du gaullisme social dans la veine de Philipe Seguin, débat arbitré par Alain Juppé dernier avatar du chiraquisme. Et qui sait ? Peut être que d’autres encore s’en mêleraient… Villepin ? Et pourquoi pas une femme, Bachelot ? MAM ? NKM ?  

Et si par aventure, l’exilé de Marrakech se remettait à y penser… parfois… en se rasant ?

fcr9

 “La France choisit son roi” par Christophe Giltay aux éditions: ” la Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, rueducommerce, decitre etc…) ainsi que sur le site de l’éditeur.

 

Plans sociaux: licenciements à foison

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 mai 2012 09h34 | Un commentaire>

La France se retrouve depuis quelques jours face à une avalanche de plans sociaux, des milliers d’emplois seraient supprimés aussi bien dans l’industrie que dans le secteur tertiaire. En fait les entreprises ont attendu la fin de l’élection présidentielle  pour commencer à licencier 

 François Hollande au pied du mur.

François Hollande au pied du mur.

Peut-être 5000 emplois à Air France, des milliers dans le secteur du transport routier, 1 500 postes supprimés à la société générale, dont 880 en France, 1 400 chez BNP Paribas.  Chez Carrefour les syndicats redoutent  3 000 à 5 000 suppressions de postes,  la direction envisage de réduire de manière important l’offre de produits non alimentaire dans ses magasins. Le groupe PSA Peugeot Citroën pourrait fermer son usine d’Aulnay, 3100 salariés. La société suisse de maintenance  Jet Aviation prévoit de supprimer « environ » 250 emplois permanents sur le site de l’aéroport Bâle-Mulhouse.  Sans oublier l’aciérie Arcelor mitral de Florange …5000 emplois Le groupe indien a dit qu’il examinerait un éventuel redémarrage au second semestre 2012, «Aujourd’hui, nous avons assez de capacités dans le groupe […] sans utiliser Florange», a lâché le 8 mai le PDG, Lakshmi le délicieux…

Des plans planqués…

Ils étaient donc là ces plans sociaux dont on parlait à mots couverts,  sans vouloir vraiment y croire, ( non, c’est trop machiavélique…)  Mais si  « ils » ont attendu la fin de la présidentielle, les uns pour éviter de troubler la campagne, les autres pour ne pas se ramasser un meeting de Mélenchon dans leur arrière-cour, les troisièmes pour ne pas gêner Nicolas Sarkozy, qui était, et c’est son droit, plus le candidat des patrons que François  Hollande .

Le mur de l’argent ?

Alors ?  Les historiens de la gauche au pouvoir en France, vous diraient que c’est toujours comme ça, dès qu’elle accède au pouvoir elle se heurte à ce que ’on appelait dans les années 1930 « le mur de l’argent ». Les possédants cherchent à l’étrangler pour paralyser son action. On n’en plus tout à fait là, la gravité de la situation économique n’a rien d‘artificiel,  mais bon, il y a quand un petit côté lutte des classes dans lequel s’est engouffré,  Jean Luc Mélenchon pour réclamer en urgence  une loi contre les licenciements boursiers.

Hollande  à Kaboul.

Quant à François Hollande, aujourd’hui en Afghanistan,  il ne pourra réellement agir sur l’économie, qu’après les élections législatives si les français lui donnent une majorité. En attendant dans cette espèce de « no mans’ land » politique, l’hémorragie continue. Et le drame c’est qu’il n‘y a pas de solution miracle.

Recherche, éducation, investissement, infrastructures, redressement productif, autant d’idées qui porteront leurs fruit, mais  à long terme. D’où ce sentiment d’impuissance ressenti par la population.

Un souci constant.

En 1967, Georges Pompidou alors premier ministre, avait dit dans une interview : « désormais, avec la recherche de la compétitivité,  le chômage va devenir un souci constant » . Depuis il y a eu en France, 6 présidents et 16 premier ministres, et le souci est toujours aussi constant.  

 

fcr-couverture4

 “La France choisit son roi” par Christophe Giltay aux éditions: ” la Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, rueducommerce, decitre etc…) ainsi que sur le site de l’éditeur.

Hollande vient à Bruxelles en train, et repart en voiture

Par Christophe Giltay dans Divers , le 24 mai 2012 07h47 | Un commentaire>

François Hollande a regagné Paris en voiture dans la nuit à l’issue du sommet européen. Le président a quitté Bruxelles vers 2h30 du matin après avoir donné une longue conférence de presse. Logiquement il n’a pas dû se coucher avant 6 heures.  

 

Rajoy dans le Thalys

Rajoy dans le Thalys

 

Oui, si son chauffeur a respecté les limitations, ce qui à mon avis n’a pas été le cas, mais même à 180 de moyenne il faut au moins deux heures… ce qui nous met un à président au lit entre 5 et 6 heures, j’espère pour lui qu’il n’a pas une réunion à 8 h ce matin…Vous voyez c’est toute la limite du discours sur les moyens de déplacement des chefs d’Etat.

Thalys aller … et retour ?

Hier François Hollande est venu en Thalys en compagnie du premier ministre espagnol Mariano Rajoy qui trouvait à Paris. C’était sympa, l’espagnol a beaucoup apprécié et il a même publié des photos sur son site twitter.  C’était aussi très sympa pour la com. de François Hollande qui bien sûr était accompagné d’équipes de télévision. L ‘argument était massue, : « Sarko venait à Bruxelles avec deux avions, alors qu’il n’y a que 300km, moi je viens en train… » Bien ! Mais voilà le denier Thalys pour Paris part à 21h15. A cette heure  les chefs d’Etat européens ont  à peine commencé leurs discussions.

Retour par la route .

Alors quelle solution pour rentrer à  Paris ? Faire venir un avion ?  Là on aurait été au comble du ridicule, donc la voiture. Pour une fois ça va,  mais imaginez le Président de la République qui perd trois à quatre heures sur l’autoroute,  et encore c’est le printemps, je vous dis pas en hiver. On pourrait aussi imaginer un TGV spécial, mais là en terme de coûts je crois que l’avion paraîtrait tout très bon marché .

La sécurité ?

Il y a un aspect  qu’on oublie, comme tous les autres viennent en avion, les services officiels ne sont plus habitués à assurer la sécurité des trains et des gares. Ainsi pour ce voyage les polices françaises et belges ont du déployer sur le parcours du Thalys des hommes sur les pont et dans les tunnels, pour prévenir les risques d’attentat. Plus un dispositif d’accueil à la gare, du midi qui ‘n’était pas prévu.  A l’aéroport militaire de  Melsbroek c’est évidemment plus simple, ils arrivent tous au même endroit, les cortèges les attendent, et ils partent les uns après les autres vers le centre ville. A mon avis  tôt ou tard vous verrez François Hollande reprendre l’avion pour venir à BXL. Tout simplement parce que c’est le moyen le plus pratique et le plus sûr. Vous me direz au cours de sa conférence d expresse, Il a regretté que les conseils de ce genre durent si longtemps, et il a proposé d’autres méthodes, pour qu’ils se t terminent plus tôt.

 C’est ça qui  est sympa avec François Hollande, il a gardé un côté rêveur…

fcr-couverture3

 

 Tout sur les avions présidentiels dans le chapitre  » Roulez carrosse ! » de la « France choisit son roi« , par Christophe Giltay aux éditions la « Renaissance du livre ». En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon etc…) et sur le site de l’éditeur.

Procès du Ponant : des pirates à la barre

Par Christophe Giltay dans Divers , le 23 mai 2012 09h16 | Commentaires fermés

ponantLe procès de six Somaliens accusés d’avoir pris en otage pendant une semaine, en avril 2008 dans l’océan Indien, l’équipage français du voilier Le Ponant s’est ouvert hier matin devant la cour d’assises de Paris. Dès la première audience les juges se sont heurtés à une grosse difficulté,  5 des accusés nient avoir participé à la capture du bateau.

 

« Un somalien en Somalie, n’a pas le même tête qu’un somalien qui vient de passer 4 ans en prison en France ». Le commandant Patrick Marchesseau, est désolé mais il ne reconnaît plus qu’un  seul des accusés. Les hommes qu’il avait identifié à l’époque sur photo, ont trop changé,  « ils sont bouffis »  a-t-il dit à la barre.

 

Pirates ou pas pirates ?

 

 Et les 5 hommes s’engouffrent dans la brèche, ils se sont présentés comme pêcheurs, chauffeur de taxi ou comptable dans une société de pêche. Le prétendu chauffeur de taxi explique qu’on l’a payé 100 $ pour conduire un 4 X4. C’est ce véhicule que des hélicoptères français avaient intercepté dans le désert, peu après le versement de la rançon de plus de 2 millions de dollars, et la libération de l’équipage. A son bord se trouvaient les six accusés, des armes et environ 200.000 dollars.

 

Un seul assume.

 

  Finalement un seul des accusés,  Ismaël Ali Samatan, assume, il confirme qu’il a bien participé à la prise du bateau et à la garde des trente membres d’équipages, il a touché pour sa peine   37 000 dollars. Parmi les 5 autres deux reconnaissent être montés à bord du voilier mais juste pour ravitailler les hommes, notamment en Khat, ces feuilles d’arbuste, qui provoquent un effet stimulant et  euphorisant et que mâchent les hommes de cette région à longueur de journée.  De leur côté les avocats insistent sur l’absence de preuves formelles de la présence de leurs clients à bord du bateau.

 

Un vain procès

 

 Bref un sacré mic mac, qui montre toute la difficulté pour les européens de juger ces pirates, qu’ils interceptent de plus en plus en souvent, notamment grâce à l’opération de surveillance marine Atalante, auquel participe régulièrement la Belgique. Certains pays préfèrent livrer les pirates  à de justices locales, en somalie ou au Kenya,  plutôt que de les ramener en Europe, pour des procès aléatoires.

 Quel sens donner, en effet, à une justice rendue à des milliers de kilomètres du lieu des faits, et qui ne frappe que des seconds couteaux, et jamais les commanditaires, qui vivent caché dans leur bases à terre. Il n’est pas sûr qu’une condamnation sévère des accusés de Paris, aurait une quelconque influence sur la situation locale. Seule une intensification des opérations militaires pourrait probablement faire évoluer les choses.  

La frégate Belge "Louise Marie" participera à Atalante en septembre.

La frégate Belge "Louise Marie" participera à Atalante en septembre.

 

Atalante.

 

Pour la première fois mardi dernier Atalante a mené une opération au sol, u hélicoptère a ouvert le feu pour démanteler une des bases pirates.

En 2011 Atalante a permis l’arrestation de 117 pirates.

 Le nombre d’attaques réussies a diminué mais  huit navires et 235 marins seraient toujours gardés en otage.  En France 22 pirates attendent leur jugement en prison.

 

 

 

 

 

 

François Hollande, 53% de satisfaits

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 mai 2012 09h05 | Commentaires fermés

Une semaine après sa prise de fonction un premier sondage établi le taux de satisfaction de François Hollande à 53%, et celui de son premier ministre à 50%. De bons chiffres mais qui sont moins élevés que ceux que recueillaient Nicolas Sarkozy et François Fillon au début de leur mandat.

 

hollande-obama 

C’est environ  dix % de moins que leurs prédécesseurs, ce qui prouve bien qu’on a changé d’époque, et que les français n’attendent pas de miracle de ce gouvernement.  Je vous rappelle que Nicolas Sarkozy avait promis la rupture et toute une série de réformes qui devaient modifier durablement la société française. Il y avait donc un certain enthousiasme au début de son quinquennat, d’autant qu’il pratiquait la communication frénétique, pas un jour sans une annonce.

 

Premier recadrage.

 

On en est bien loin, à tel point que Jean Marc Ayrault a déjà recadré certains de ses ministres qui se sont exprimés trop  vites. La règle désormais sera : « on parle si on a quelques chose à dire. » Or ces derniers jours le ministre de l’éducation, celui de l’intérieur et la ministre de la justice, ont effectué des déplacements sur le terrain largement médiatisés, le premier ministre les a comparés à Rachida Dati , ce qui dans son esprit n’est surement pas un compliment.  D’autant qu’ un de ces déplacements  a connu un épisode burlesque. Un détenu a réussi à s’évader pendant un tournoi  de basket, entre prisonnier et surveillants,  auquel assistait Christiane Taubira  nouvelle ministre de la justice.

 

 Taubira attaquée sur le net.

 

 Christiane Taubira qui est par ailleurs l’objet d’une campagne infâme sur internet, où l’on diffuse sur elle des informations mensongères, comme le fait qu’elle aurait estimé que ce n’était pas grave de brûler le drapeau français en public. C’est bien sûr totalement faux, mais toute une partie de la droite a décidé de la prendre pour cible. Il y a des milieux qui ne sont toujours pas prêt à accepter une femme noire garde des sceaux. A ce sujet Rachida Datif, femme issue de l’immigration avait dû au même poste, affronter les mêmes « réticences »…

 

François en Amérique.

 

Quant au voyage de François Hollande aux Etats unis, c’est tout bénéfice pour son image, sur le thème «  vous voyez bien que je sais me comporter avec les grands de ce monde, et que ceux qui refusaient de me rencontrer quand j’étais candidat ( Merkel, Cameron) m’accueillent aujourd’hui à bras ouvert ».

C’est tout le miracle de l’élection : la transfiguration, du candidat en chef d’Etat.

 

Une popularité modérée.

 

Au final la popularité raisonnable du président et du premier ministre s’apparente plutôt à celle d’un gouvernement « normal » comme celui de Raffarin en 2002. Les français accordent leur confiance, sans enthousiasme excessif, en espérant que les choses se passeront bien.

Le 10 Mai1981 à la bastille  sous une pluie battante  les électeurs socialistes criaient : «  Mitterrand du soleil ! … Mitterrand du soleil ! » visiblement cette fois, une éclaircie leur suffirait.

 

 

 

 

fcr-couverture2

 

 

Plus de détails sur la vie quotidienne des présidents, leur train de vie, leur protection, la vie à l’Elysée, les cuisines etc…Dans “La France choisit son roi” par Christophe Giltay aux éditions: ” la Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, rueducommerce, decitre etc…) ainsi que sur le site de l’éditeur.

 

Législatives : la France de nouveau en campagne

Par Christophe Giltay dans Divers , le 21 mai 2012 08h44 | Commentaires fermés

Quand c’est fini ça recommence !  15 jours  après  l’élection du président de la République, la France entre de nouveau en campagne électorale, pour les élections législatives.  6591 candidats vont se disputer les 577 sièges de députés français, dont 1 sera élu en Belgique.

assemblee

C’est une innovation de Nicolas Sarkozy, 11 députés Français seront désormais élus à l’étranger, la monde a donc été découpé en circonscriptions françaises, parfois très grandes, une pour l’Amérique du nord, une pour l’Amérique du sud, mais la plus dense en citoyens français, c’est la circonscription du Benelux, qui concerne pour l’essentiel la Belgique. Le poste est d’ailleurs très convoité puisque pas moins de 14 candidats se disputeront le siège. En inventant ces députés de l’étranger Nicolas Sarkozy a réussi un coup politique, car il ne les pas créé à partir de rien, il les a pris sur le quota des députés élus en France.

 Or comme les français expatriés votent majoritairement à droite, ces onze députés de l‘étranger pourraient bien tous tomber dans l’escarcelle de l’UMP, ce qui n’aurait pas été le cas, s’ils avaient été élus en France.

Cohabitation peu probable.

Cela dit ça ne permettra probablement pas à l’ancien parti de Nicolas Sarkozy de conserver la majorité à l’assemblée nationale, tous les sondages prédisent une majorité à la gauche. Ce qui est logique, on voit mal les français élire un président, en mai, et le priver des moyens de gouverner en juin.  L’adoption du quinquennat et la concomitance des élections présidentielles et législatives, avaient d’ailleurs pour but de limiter les risques de cohabitation.

PS contre UMP.

 Alors bien sûr l’argument massue de l’UMP est de dire : « si les socialistes emportent aussi les législatives ils auront des pouvoirs exorbitants puisque ces dernières années ils ont gagné toutes les élections locales. » Ils dirigent en effet la plupart des régions, une grande partie des départements et des grandes villes, ainsi que le sénat, sans parler bien sûr de l’Elysée. C’est vrai qu’on  n’aura pas vu un camp dominer la France à ce point depuis le général de Gaulle. Mais comme le fait remarquer un éditorialiste ce matin, ces victoires socialistes traduisent peut-être tout simplement, l’échec de la politique de Nicolas Sarkozy.

 Mélenchon contre Marine.

Pour les législatives l’événement du weekend aura été le sondage donnant  Jean Luc Mélenchon vainqueur contre Marine le Pen dans sa circonscription de Henin Beaumont. Ce qui n’a pas décontenancé Marine le Pen, qui a rappelé, hélas à juste titre, qu’en général les sondages se trompent à son sujet…

Lauren Bacall

Lauren Bacall

 

Valérie Bacall et Humprey Hollande.

Enfin pour ceux qui préfèrent l’aspect glamour de la politique française, lors de la visite de François Hollande aux Etats unis,  tout s’est bien passé pour Valérie Trierwieler, là-bas on l’a surnommée la « first girl friend », la première copine, à défaut de première dame, et on a comparé son allure à celle de Lauren Bacall.  Mais je vous rassure personne n’a pris François Hollande pour Humphrey Bogart…

 

trierwieler

Ayrault I : un gouvernement provisoire…

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 mai 2012 07h31 | Commentaires fermés

Le gouvernement français s’est officiellement mis au travail dés hier après midi.  Mais pour l’instant et avant les législatives de juin, le nouveau premier ministre va passer plus d’un mois sans le moindre député. En Belgique ses pouvoirs seraient très limités, ce qui n’est pas le cas en France.

ayrault-famille

 

 En  Belgique, on l’a vu pendant les 500 jours de crise politique, il faut une majorité à la chambre pour qu’un gouvernent de plein exercice puisse être constitué. Dans l’intervalle le gouvernement expédie, comme dit, les « affaires courantes », mais il ne peut pas prendre de décisions fondamentale, ni appliquer une politique volontariste.

 

Un gouvernement présidentiel.

 

En France, le gouvernement procède du Président de la République, c’est-à-dire qu’il le nomme tout seul, et cette équipe, est tout à fait légitime elle n’a pas besoin d’être investie par le parlement. En début de législature le premier ministre prononce un discours de politique générale, et demande la confiance. C’est par pure courtoisie pour l’Assemblée, la constitution de la Vème République ne l’y contraint pas. La seule chose que peut faire l’Assemblée Nationale, par rapport au gouvernement c’est le renverser, mais il faut alors une majorité contre, et c’est souvent aussi difficile à trouver en France,  qu’une majorité pour, en Belgique. Entre 1988 et 1991, le gouvernement Rocard a gouverné sans problème, avec une majorité relative.

 

Des décrets, pas de lois.

 

Le gouvernement Ayrault ne pourra pas proposer de lois. Là bien sûr il faut un parlement, or  toute une partie des réformes proposées par le Président Hollande ne pourront se réaliser qu’à travers des lois. Il faudra attendre une nouvelle Assemblée Nationale, et si possible pour Ayrault et Hollande,  majoritairement socialiste. Ainsi le mariage homosexuel, le droit de vote des étrangers et la fameuse tranche d’impôt à 75% pour les plus riches doivent passer par une loi.  

 

En revanche le gouvernement peut prendre des ordonnances ou des décrets qui ont force de loi. Les domaines sont plus limités mais néanmoins importants. Le Président a nommé son gouvernement par décret et il nomme selon la constitution aux emplois civils et militaires : les généraux, les préfets les ambassadeurs : pas de problème !

Pa décret et il peut aussi modifier l’âge du départ à la retraite, et le rétablir à 60 ans pour certaines catégories comme il l’a promis. Il peut aussi, et il va en discuter à Chicago au sommet de l’OTAN,  décréter comme chef des armées, le retrait de troupes françaises d’Afghanistan.

 

Un boulot précaire…

 

Apres les législatives des 10 et 17 juin, François Hollande nommera un gouvernement, Ayrault II… et il n’est pas sûr que tous les ministres seront reconduits. En 1981 entre les gouvernements Mauroy I et II, trois portefeuilles importants avaient changé de titulaires, en un seul mois !

fcr8

Plus de détails sur les relations entre le président et le premier ministre sur la vie quotidienne des présidents, leur train de vie, leur protection, le quotidien à l’Elysée, les cuisines, etc…Dans “La France choisit son roi” par Christophe Giltay aux éditions: ” la Renaissance du livre.” En vente en librairie et sur la plupart des librairies en ligne ( FNAC, Amazon, rueducommerce, decitre etc…) ainsi que sur le site de l’éditeur.