Sarkozy : Marine et Marianne sont-elles compatibles ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 avril 2012 10h57 | 2 commentaires

Les futures élections législatives qui se tiendront en juin se sont invitées hier dans la campagne présidentielle. Une question taraude les élus sarcozystes, faut-il se rapprocher du Front national pour éviter une débâcle électorale ?

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Il n’y a pas qu’un homme politique de l’UMP, un certain Nicolas, qui risque de perdre son boulot ces jours- ci, il y a aussi 345 députés de la majorité présidentielle, pour la plupart UMP, qui redoutent, une poussée du Front National dans leurs circonscriptions lors des législatives de juin, poussée qui servirait bien sûr leurs adversaires socialistes. C ‘est pourquoi hier lors d’une réunion du groupe UMP, certains se sont posés la question d’un accord avec le FN, pour éviter cette situation.

 UMP entre droite dure et droite modérée.

 Le débat est vif à l’UMP car, contrairement à son ancêtre, le RPR de Chirac, qui était ouvertement gaulliste, est un mouvement composite qui a intégré plusieurs tendances de la droite, des centristes aux chrétiens, en passant par les libéraux et les souverainistes. Certains issus de la mouvance Pasqua ou de Villiers,  sont très proches des idées de le Pen, d’autres plus démocrates-chrétiens y voient le mal absolu. Rappelons enfin que les gaullistes sont théoriquement les héritiers de celui qui a écarté le fascisme en Fance.

 Jouanno crée la polémique.

 Ainsi l’ancienne ministre des sports Chantal Jouanno  a déclaré hier que face à la montée du FN, la réponse n’était pas « dans la droitisation » et qu’elle voterait PS en cas de duel PS/FN aux législatives.

 Propos tout suite condamnés  par le premier ministre François Fillon qui a dénoncé des propos « stupides » et « contre-productifs ». « Il faut refuser de se placer dans une hypothèse de défaite et refuser toute question sur l’après ».

Le problème c’est que lors d’un déplacement à Longjumeau Nicolas Sarkozy a déclaré que Marine Le Pen était compatible  avec la République. « A partir du moment où la République autorise Marine Le Pen à être candidate, c’est que (le Front national) est un parti démocratique, sinon, on ne l’autoriserait pas. Il faut être cohérent », a-t-il affirmé. Et « donc, les Français, les citoyens qui votent pour elle, on ne va pas le leur reprocher ».

 Tir corrigé

Cette déclaration a jeté un trouble à l’UMP, au point que le Président a du corriger le tir ce matin en déclarant sur France info : « D’accord avec le Front national, il n’y en aura pas, de ministres du Front national, il n’y en aura pas », précisant qu’il ne l’avait « jamais souhaité, jamais voulu, parce que nous avons des points de désaccords ».

 On verra maintenant l’attitude qu’adopte Marine Le Pen, notamment lors de son disocurs du 1er mai, si elle le souhaite elle peut faire battre des dizaines, voire des centaines de députés UMP. C’est pourquoi en cas de défaite de Nicolas Sarkozy, on pourrait voir une partie des députés UMP, se détacher du parti pour tendre la main au FN. On serait alors bien loin de cette formule fameuse de Michel Noir, ancien maire de Lyon, quand la question se posait déjà au RPR en 1987 : « il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme. »

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2 réactions à “Sarkozy : Marine et Marianne sont-elles compatibles ?”

  1. Vous oubliez que pour avoir méprisé les résultats du dernier referendum, c’est Sarkozy et toute sa clique qui ne sont plus « compatibles », comme il le dit si bien lui-même, avec la république.
    Alors maintenant dehors.

  2. C’est honteux de présenter cette info de cette façon. Il faut replacer cette phrase dans son contexte et surtout ne pas oublier que l’info est annoncée par Libération, un journal d’extrême gauche Français.