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Des questions autour de l’affaire Merah

Par Christophe Giltay dans Divers , le 23 mars 2012 10h24 | Commentaires fermés

La presse française s’interroge sur les conditions de la mort de l’assassin au scooter Mohammed Merah. Pourquoi attendre si longtemps pour le neutraliser ? Aurait-on pu le prendre vivant ? Et surtout pourquoi ne pas l’avoir repéré plus tôt alors qu’il était connu des services secrets, y compris aux Etats Unis.

 merah

 Essayons de rester juste, ce criminel qui a tué 7 personnes, dont trois enfants,  de sang-froid, a été mis hors d’Etat de nuire. C’est bien sûr le principal, et il et légitime de féliciter les forces de l’ordre pour cette opération difficile.

Pourquoi si tard ?

Maintenant il est également légitime de se poser des questions : d’abord y-a-t-il eut faille dans le renseignement ? On apprend ce matin que Mohammed Merah figurait sur la liste noire l’empêchant de voyager aux Etats Unis. Pourquoi cet individu, délinquant multi récidiviste, dont on savait qu’il avait circulé en Afghanistan et au Pakistan,  n’était -il pas surveillé plus étroitement ? Et pourquoi ne l’a-t-on pas arrêté après les meurtres de militaires, alors les principaux éléments étaient déjà réunis. Ce n’est qu’après l’attentat  de Toulouse que tout d’un coup son nom est sorti,  je pense qu’il y aura  un sérieux débriefing à la tête des services secrets. 

Une autre stratégie ?

 Quant à l’interpellation… dans Ouest France,  le commandant Prouteau créateur du GIGN, groupe d’intervention de la gendarmerie nationale,  ancien chef des gendarmes de l’Elysée, estime ce matin que le raid aurait pu choisir une autre stratégie, celle de la souricière : on attend le suspect à un carrefour, au coin d’une rue, sur une place, et là on le coince. Problème dans ce cas il y a toujours des risques qu’un passant prenne une balle perdue. Enfin, Il faut savoir que le Raid est le concurrent policier du GIGN, et qu’en France, il y a toujours une rivalité entre gendarmes et policiers.

Un assaut tardif.

Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de donner l’assaut ?  Là le policier renvoie la balle au politique, c’est le ministre qui a  décidé ! A ce sujet Eva Joly la candidate écologiste, et ancienne magistrat,  fait remarquer qu’il aurait mieux valu que l’opération soit dirigée par un juge. Comme cela aurait été le cas… en Belgique par exemple. Mais en France le pouvoir exécutif, prend le plus souvent l’ascendant sur le pouvoir judiciaire.

Un bénéfice pour Sarkozy ?

Pouvait-on le prendre vivant ? Dans la mesure où il était extrêmement dangereux, une fois qu’il est sorti les armes à la main, un tireur d’élite l’a neutralisé. Mais là encore, il n’aurait pas ouvert le feu s’il n’en avait reçu l’ordre. Bien des questions qui font que, même s’il a montré une fois de plus sa fermeté dans le domaine de la sécurité,  Nicolas Sarkozy n’en retirera pas forcément un bénéfice électoral. Car, à mon avis,  ceux qui le soutiennent pour cette raison, l’ont déjà rejoint depuis longtemps.

 

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