Attentat à la farine : la sécurité de François Hollande en cause

Par Christophe Giltay dans Divers , le 2 février 2012 10h48 |

François Hollande a été agressé mercredi. Une femme a été placée en garde à vue après lui avoir lancé de la farine à la figure. On s’interroge désormais sur sa sécurité, et celle des autres candidats.

 hollande-farine

François Hollande s’est fait asperger de farine à la tribune de la manifestation organisée par la Fondation Abbé Pierre pour la présentation du rapport annuel sur le mal logement. Il venait de prononcer son discours, et il signait le contrat social de la fondation abbé Pierre. Une femme s’est approchée de lui et lui a lancé le contenu d’un sac de farine. François Hollande a eu l’air abasourdi, il y a eu une ou deux secondes d’hésitation, puis des gardes du corps ont surgit et ont plaqué la femme au sol sans ménagement.

 

Un geste désespéré.

 

Il s’agit d’une mal logée, qui voulait crier sa désespérance, et qui était déjà intervenue en décembre pour perturber une interview radio de Martine Aubry sur France Inter. Ses propos sont assez confus, il semble qu’elle rende le parti socialiste responsable de sa situation. Comme elle est lilloise et que la ville est gérée par le PS, elle estime peut être qu’elle devrait lui fournir un logement. Tout ça n’est pas très clair, ce qui est clair en revanche, c’est que si elle avait lancé de l’acide, ou un autre produit dangereux, François Hollande serait aujourd’hui à l’hôpital dans un état très grave. Idem si elle avait brandi une arme… à l’entrée des congrès de la fondation Abbé Pierre, pas plus qu’à celle des meetings de François Hollande, on ne passe sous un portique de sécurité pour entrer dans la salle.

 

Des « body guards » pour chaque candidat

 

La présence de gardes du corps, nous démontre qu’après avoir refusé la protection officielle, François Hollande a désormais un service de sécurité, probablement constitué de policiers proches du PS et détachés pour la circonstance.  Tous les candidats ont droit à des gardes du corps fourni par le service de protection des hautes personnalités. Certains l’acceptent, d’autres préfèrent organiser leur propre système avec : soit des policiers amis, soit des militants formés pour la circonstance. C’est une tâche extrêmement difficile puisque par essence les candidats doivent aller au contact des gens. Il ne peuvent pas rester derrière des barrières Nadar, entourés de policiers comme le Président de la République. Nicolas Sarkozy à chacun de ses déplacements est entouré d’un millier de policiers qui assurent : la circulation, sa protection, l’encadrement des éventuelles manifestations etc…Là aussi ça, posera problème quand il sera candidat.

 

La loi a tout prévu.

 

L’agression d’hier a montré que personne n’était à l’abri et nous rappelle qu’il y a quelques années, un homme avait poignardé Bertrand Delanoë le maire de Paris, lors de la première nuit blanche, et qu’un 14 juillet, Jacques Chirac avait été mise en joue, depuis les Champs Elysées, par un déséquilibré armé.

 Et si l’un des candidats était tué me direz- vous ?

Le cas de figure est prévu par la loi électorale. Si jamais ça se produisait pendant la campagne officielle, quel que que soit le moment et quel que soit le candidat, même le plus petit, on recommencerait l’élection à zéro. Même si ça se produisait la veille du second tour. C’est évidement tout le mal qu’on ne leur souhaite pas.

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2 réactions à “Attentat à la farine : la sécurité de François Hollande en cause”

  1. Pas grave, car comme beaucoup de politiciens il mériterait le traitement réservé aux tricheurs de la conquête de l’ouest…

  2. pauvre malheureux il s est fait agresse avec de la farine allors que d autres ont la chance de se faire agresser avec des couteaux ou des armes a feux