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Archives du janvier, 2012

Afghanistan : enquête sur la mort de 10 soldats français.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 31 janvier 2012 08h39 | Comments Off on Afghanistan : enquête sur la mort de 10 soldats français.

C’est une première en France, à la demande des familles un juge a été saisi du dossier des dix militaires tués en 2008 dans une embuscade en Afghanistan. Le ministère de la Défense s’inquiète d’une «judiciarisation» excessive des affaires militaires.

Julien le Pahun mort à 19 ans

Julien le Pahun mort à 19 ans

«Pour la première fois, la justice civile va se pencher sur le déroulement d’une opération militaire.» a déclaré visiblement très content de lui l’avocat des familles le très médiatique Gilbert Collard.

En pointe un homme, un père Joël le Pahun, dont le fils Julien, grenadier-voltigeur au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine est mort, à 19 ans, tué par les talibans avec neuf de ses camarades.

Un père meurtri

Monsieur le Pahun bief que lui même fils de militaire, n’a jamais accepté la mort de son fils si jeune, dans une opération qu’il estime mal préparée. Un soldat peu mourir au combat, c’est dans son contrat, faut-il encore qu’il n’ait pas été envoyé à la mort. Vous vous souvenez peut être de ce véritable massacre, où les soldats français à un contre dix ont été touché un par un et les blessés achevés. Quelques temps plus tard. Paris Match avait publié la photo des talibans dont l’un avait revêtu l’uniforme d’un de soldats français, et un autre arborait une montre volée sur un des cadavres.

Depuis l’armée française a fait savoir que justice avait été faire, c’est-à-dire que ces talibans avait subi eux aussi de sertes importantes, mais on n’en sait pas beaucoup plus, et ça ne rendra de toute façon  pas son fils Joël le Pahun.

Une opération mal préparée.

·                                 Dès 2009, le père éploré a déposé plainte, à chaque fois elle  a été soit classée soit rejetée, jusqu’à cette victoire lundi matin, quand la cour d’appel a refusé l’appel du parquet qui souhaitais bloquer l’ultime plainte de monsieur le Pahun. On va donc enquêter sur cette mission, sur la manière dont le commandement s’est comporté, sur l’absence d’appui aérien, sur l’équipement des soldats… D’après d’autres militaires qui ont parlé aux familles, il n’y avait pas assez de munitions et les  gilets pare-balle belle ne convenaient pas. Maitre Collard a demandé l’audition rapide de plusieurs officiers et la déclassification d’un rapport établi sur cette embuscade.

Maître Collard

Maître Collard

L’armée s’inquiète

Le ministre de la défense Gérard Longuet s’st inquiété de cette judiciarisation des affaires militaires. «L’armée est soumise au droit, a t il déclaré et il est donc normal qu’elle rende compte. Pourtant, on reconnaît depuis toujours que la conduite des opérations est un exercice singulier qui n’est pas dans le droit commun.»

C’est tout le débat, et il  ne date pas d’hier. Il est sur que si les généraux  avaient eu de comptes à rendre, il y aurait eu peut être moins de mort dans les offensives inutiles du général Nivelles pendant la guerre de 14 ! Autre temps autre mœurs…il n’est pas mauvais qu’en démocratie, la grande muette soit amenée à s’expliquer, sur la mort absurde de soldats de 20 ans.

 

·                                  

 

Interview présidentielle ou allocution royale ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 janvier 2012 08h28 | Comments Off on Interview présidentielle ou allocution royale ?

Candidat ou Président ? La question a plané hier pendant toute l’interview de Nicolas Sarkozy à la télévision. « Ca se rapproche » a-t-il simplement dit en conclusion. Une fois de plus les français ont assisté à un exercice très contrôlé, où les journalistes servent surtout de faire valoir au Président, qui n’a pas été réellement bousculé par ses quatre interlocuteurs.

 

sarko-tele-29-janvier

Quand il répond à une interview à la télévision, le Président est plus que jamais le prince en son château. Décor solennel et grandiose de la salle des fêtes de l’Elysée, tout en rouge et or, mise en scène léchée assurée par le réalisateur attitré de Nicolas Sarkozy. Avec ces plans larges majestueux qui donnent de la profondeur, de la grandeur même. En comparaison, François Hollande avait l’air assis sur un tabouret de cuisine l’autre jour sur France 2, et pourtant le décors de France 2, est remarquable. Mais voilà, le président c’est le Président. Il choisit le lieu, l’heure et les interlocuteurs.

 

Une communication maîtrisée.

 

En cinquante ans l’exercice a beaucoup, évolué, au début de son mandat le général de Gaulle encore imprégné de la culture « presse écrite » donnait d’impressionnantes conférences de presse où il déployait tous ses talents d’acteurs. Ces successeurs ont beaucoup moins pratiqué l’exercice, même si Georges Pompidou, en profitait parfois pour citer du Paul Eluard.

 

Pendant la campagne présidentielle de 1965 un autre mode de communication  a fait son apparition, l’interview prétexte. Un journaliste peu suspect d’idées subversives, Michel Droit, interrogeait avec déférence le général sur les thèmes qu’il avait lui même sélectionnés, ces interviews caricaturales ont fait longtemps les choux gras de la critique, et Michel Droit y a perdu à jamais toute crédibilité journalistique.

 

L’interview sous contrôle.

 

Nous n’en sommes plus là, mais depuis une vingtaine d’année on a vu apparaitre la « vraie fausse interview » du président. Pour ne pas recourir la solennelle allocution télévisée, qu’il réserve au nouvel an et aux événements exceptionnels, le Président se fait interroger au palais, par des journalistes qu’il a trié sur le volet. Le nec plus ultra ce fut François Mitterrand interrogé par Anne Sinclair et Christine Ockrent toutes deux épouses de ministres en fonction dans son gouvernement. Aux Etats-Unis, on n’aurait pas été loin de considérer ça comme de la forfaiture.

 

Des contradicteurs bien polis.

 

Hier soir ce fut plus discret, deux spécialistes de l’économie qui posaient des questions complexes, bien poliment, mais qui de toute façon étaient d’accord et lui demandaient même d’en faire plus : «  Comment aller vous réduire le train de vie de l’Etat ? » N’arrêtaient-ils pas de lui demander. On rêvait de voir sur le plateau un économiste de gauche, et il en existe, opposé aux projets du Président. Ou encore un vieux briscard de l’interview comme Alain Duhamel qui ne se laisse impressionner ni par l’homme ni par le lieu. Mais ça fait longtemps que les présidents ne se mesurent plus à lui. Quand aux deux vedettes de TF1 et de France 2 Claire Chazal et Laurent Delafosse, c’est encore la blonde chic de TF1 qui est apparue la plus directe, elle qui autrefois servait la soupe avec admiration à Edouard Balladur. Elle se dit peut être qu’en fin de carrière elle n’a plus grand chose à perdre, ou alors elle se prépare à négocier avec la gauche son maintien à l’antenne.

 

Candidat ou président ?

 

Au final le Président préside et n’est toujours pas candidat. On a quand même appris que la date de sa candidature se rapprochait.  Forcément ! Il l’a indiqué, il y un délai à respecter, le dépôt officiel doit se faire fait avant le 16 mars…alors disons… le 15 !

Hollande se trompe de Shakespeare et Sarko de Pascal

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 janvier 2012 08h45 | 2 commentaires

La présidentielle est aussi une bataille littéraire, au pays de Voltaire et de Molière, un candidat truffe forcément ses discours de références culturelles. Sauf qu’elles sont parfois un peu approximatives. Ainsi François Hollande a récemment cité un Shakespeare qui n’était pas le bon, quant à Nicolas Sarkozy, il a évoqué une phrase de Pascal, que Pascal n’a jamais écrite.

William Shakespeare

William Shakespeare

Dimanche au Bourget, François Hollande prononce un discours enflammé, au détour d’un phare il lance une belle formule du genre qui reste dans les mémoires : «Ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve» et il l’attribue à Shakespeare.

William or not William ?

Sur le moment pas de problème, c’est chouette d’avoir trouvé dans l’œuvre du dramaturge anglais, une formule qui justifie la volonté de François Hollande de « ré enchanter le rêve français » … alors là bravo !…Sauf qu’en France il y a des gens qui citent Shakespeare et il y en a qui le lisent. Dés lundi plusieurs journaux font remarquer que cet apophtegme ne fait pas partie des citations  célèbres de l’auteur d’Hamlet sur le rêve du genre : «  to die to sleep, to sleep perchance to dream ? Mourir dormir, dormir rêver peut être ? » Les spécialistes se plongent dans l’œuvre, est-ce un passage du « Songe d’une nuit d’été » ? Pas du tout ! Un journal anglais the Telegraph a vendu la mèche hier. Cette phrase est bien de Shakespeare, mais pas de William de Nicholas Shakespeare, auteur anglais contemporain. Elle est extraite de son roman, Vision of Elena Silves paru en français en 1991 aux éditions Albin Michel. Il l’a met dans la bouche de son héros : Gabriel, un maoïste révolutionnaire, qui rejoint la guérilla péruvienne du Sentier lumineux ? On est loin de François Hollande,  Bon dans son discours le candidat socialiste a cité Shakespeare sans préciser lequel, mais enfin tout le monde a compris William et pas Nicholas. Je pense qu’un de ses conseillers va se faire remonter les hauts de chausses !

Blaise Pascal

Blaise Pascal

A l’aise Blaise !

Quant à Nicolas Sarkozy, bien que Carla fasse son éducation depuis deux ans, et qu’il pose ostensiblement « Guerre et paix » sur son bureau, on sait que la littérature et la philosophie ne sont pas ses «  cup of tea ». Ainsi lors de sa fameuse conversation « off », avec 14 journalistes, le président a cité le philosophe Blaise Pascal : «  L’homme est ainsi fait que tout est organisé pour qu’il oublie qu’il va mourir». Beau, joli, sauf que tout de suite les profs de lettres ont sursauté, le mot organisé n’étaient pas utilisé dans ce sens là au XVII éme siècle. Bingo ! Il s’agit d’une citation du philosophe médiatique Raphaël Enthoven au sujet de  Pascal. Enthoven, ex de Carla Bruni, et père de son premier enfant, ça reste en famille. Comme disait un célèbre auteur belge, dont l’histoire n’a pas retenu le nom «  to be or not be cultived , that is the question ! »

Les 60 engagements de François Hollande

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 janvier 2012 08h09 | Un commentaire>

En 1981, le candidat François Mitterrand avait publié 110 propositions, ce matin François Hollande qui se veut son successeur, va rendre public ses 60 engagements pour la France. On y trouvera une profonde réforme de la fiscalité, des mesures en faveur des PME et des propositions sur l’éducation et la jeunesse. Coût prévu 20 milliards d’euros d’ici 2017.

 

engagments

 

 Cette fois on ne rigole plus, Quatre jours après son meeting du Bourget, le candidat socialiste a décidé de lancer l’offensive.

 

 De ce programme, déjà dans la presse ce matin, on retiendra trois mesures phares : une importante réforme fiscale, la création très controversée de 60 000 postes dans l’éducation nationale, et l’invention d’une banque publique destinée aux PME, pour les aider à se développer et à investir. Côté sociétal, il envisage de faire sauter plusieurs carcans de la société française et ouvrant le droit au mariage aux homosexuels, et le droit de vote aux étrangers. Mesures déjà adoptées en Belgique depuis quelques années. Enfin il va annoncer la fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire de France, Fessenheim, un véritable symbole pour les écologistes, puisque c’est dans la lutte contre Fessenheim il y a quarante ans, que le mouvement s’est constitué en France.

 

En piste !

 

 Donc de l’économie et de la politique, et surtout des mesures concrètes que ses adversaires vont pouvoir attaquer dès ce soir, puisqu’il sera à la télévision sur France 2, où il débattra avec le ministre des affaires étrangères Alain Juppé.

 

On peut  comparer l’attitude de Hollande et Sarkozy a celle deux cyclistes sur piste dans l’exercice du « sur place ». Ils sont en haut d’un virage relevé, en équilibre, ils se regardent, se jaugent, se défient, et puis tout d’un coup l’un décide de plonger vers le bas et lance le sprint. Soit il est assez fort pour tenir jusqu’au bout, soit l’autre saute dans sa roue, et le passe in extrémis sur la ligne d’arrivée…

piste-2

 

L’écart se creuse.

 

 On y est, Hollande a plongé. En général sur piste, celui qui part le premier perd la course.  C’est là toute la limite de la comparaison, car si l’on en croit les sondages Hollande a creusé l’écart. Le dernier en date publié cette nuit par l’institut CSA, lui donne 31% au premier tour contre 25 à Sarkozy et 60% contre 40 au second tour. 

C’est du jamais vu, dans la mesure où Nicolas Sarkozy est le Président sortant…

 

Une stratégie toute en tension.

 

Quelle va être sa réaction ? D’abord ses partisans vont pilonner les 60 engagements en essayant de les faire passer pour couteux et irréalistes. Ensuite, il faudra  que Nicolas Sarkozy plonge à son tour. Il s’exprimera à la télévision dimanche, il va lui falloir des nerfs d’acier pour tenir son agenda, et attendre encore avant de se déclarer.

 

Dans les compétitions sur piste, il y a souvent plusieurs manches.  Parfois on laisse filer la première, pour endormir l’adversaire.  Nicolas Sarkozy qui  a récemment décoré Eddy Merckx, connait très bien le cyclisme, sur route, comme sur piste…

Sarkozy : Un off qui fait tout un plat

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 janvier 2012 07h07 | Un commentaire>

Vif débat en France autour de la phrase de Nicolas Sarkozy évoquant sa défaite. Le président a déclaré samedi, à un groupe de journalistes, « si je perds vous n’entendrez plus parler de moi. » Mais ces propos devaient ils être révélés intégralement ou simplement cités en « off » ?

Ca s’est passé samedi à Cayenne lors du déplacement de Nicolas Sarkozy en Guyane où il présentait se vœux à l’outre mer.  Il a réuni un groupe de 14 journalistes, pour une conversation de trois heures. Une conversation qualifiée de « off », c’est-à-dire que les reporters pourront l’évoquer mais sans jamais citer directement le Président. Et tout d’un coup aux cours de ces entretiens à bâtons rompus, pour la première fois Nicolas Sarkozy a évoqué une éventuelle défaite :

 

 

Nicolas Sarkozy en Guyane

Nicolas Sarkozy en Guyane

 

 

«Oui, j’en ai la certitude. J’ai 56 ans, je fais de la politique depuis trente-cinq ans, j’ai un métier,  (il est avocat) je changerai complètement de vie, vous n’entendrez plus parler de moi si je suis battu.»

 

L’off brulé.

 

Le temps pour les journalistes de rentrer en Métropole, et cette petite phrase, un véritable scoop, a commencé à circuler. En général quand on cite un « off », on utilise des stratagèmes : un proche conseiller du président m’a dit… au cours d’une conversation entre députés on à rapporté que… des gens bien informés affirment que... Mais très vite hier, devant l’avalanche des réactions, le « off » s’est peu à peu transformé en «  in », le président a dit ! A tel point que dans l’après midi, le journal libération puis l’AFP, on comme on dit : « brulé le off. »  Oui, c’est bien Sarkozy en personne qui a prononcé cette phrase. Ca a permis à tous les médias français de faire des commentaires sur la vie de chefs d’état ou de gouvernement après leurs carrières, de Schröder qui bosse chez Gazprom, aux ex-présidents américains qui vivent de conférences richement payées. Quant au fond beaucoup ont rappelé que dés 2005 Nicolas Sarkozy avait envisagé, s’il était élu, de ne faire qu’un seul mandat, « moi aussi » aurait-il dit , « un jour je ferais du fric. »

 

Du off au bluff.

 

Alors qu’en penser ? D’abord de ce défaitisme, ne croyez pas un mot, Nicolas Sarkozy se battra jusqu’à la dernière seconde, il n’est pas du genre à laisser tomber le sceptre, lui qui est entré en politique à 21 ans, avec déjà l’ambition devenir Président. Ensuite, ne croyez pas à la naïveté des hommes politiques, quand ils livrent des propos « off », c’est pour qu’ils soient répétés, et même qu’ils leur soient directement attribués. Le « off » c’est du bluff, juste une technique de communication. Imaginez : Nicolas Sarkozy a tenu cette conversation devant quatorze journalistes… pas un ou deux, quatorze ! Vous connaissez vous des secrets gardés à quatorze ? Cette phrase elle était faite pour être répétée, et il n’y avait pas de quoi faire de ce off, tout un plat.  

 

 

Le Bourget : Premier meeting réussi pour François Hollande

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 janvier 2012 20h54 | Comments Off on Le Bourget : Premier meeting réussi pour François Hollande

 

 François Hollande a tenu dimanche après midi, son premier grand meeting de campagne au Bourget. L’occasion pour lui d’entamer un dialogue plus personnel avec les français et d’exposer ses premières propositions importantes.

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«Je veux conquérir le pouvoir mais je ne suis pas un vorace», «J’aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent.»

 

Deux phrases emblématiques, deux phrases destinées à le définir et à le démarquer, le démarquer de qui ?  A votre avis…mais son nom ne sera jamais cité. Pendant son discours de 90 minutes, François Hollande n’a pas prononcé une seule fois le nom de Nicolas Sarkozy, en revanche, les trois mots qu’il a le plus prononcé furent, France, Egalité et République.  La stratégie est claire, il veut être le candidat qui rassemble contre le président qui a divisé. Il veut être le président de tous, et non celui qui favorise une classe sociale, la plus riche.

 

Un meeting spectacle.

 

S’ils le vilipendent pour sa politique les socialistes ont en revanche beaucoup appris de Nicolas Sarkozy au niveau de la communication. Le meeting de François Hollande devant 15 à 20 000 personnes était réglé comme un grand spectacle à tel point que le PS a fourni lui-même les images aux télévisions, pour contrôler la réalisation. Fini le  joyeux bordel à la 68, comme on a pu en voir lors de la campagne de Ségolène Royal, cette fois c’était du pro. Du pro mais du senti !  Tout le monde en peut pas se permettre de présenter comme chauffeur de salle Yannick Noah, la personnalité préférée des français.  A la sortie les militants étaient ravis certains se disaient subjugués, et c’est vrai qu’après des semaines où François Hollande est apparu comme un peu mou, on s’est tout d’un coup souvenu qu’il était très bon à la tribune.

 

Des postions sociales.

 

Il présentera son programme plus complètement jeudi à la télévision, mais plusieurs thèmes ont déjà été abordés, comme l’augmentation des impôts pour les plus riches, il y aura une tranche à 45 % …( non amis belges ne riez pas…) on notera aussi la suppression de stocks options, et l’encadrement des bonus. Enfin la création d‘une taxe sur les transactions financières, mais ça Sarkozy l’a déjà décidé il y a une semaine.

 

Le PS uni.

 

 Enfin on notera que tous les caciques du PS étaient là,  au premier rang, Aubry, Lang, Jospin, plus quelques symboles comme Mazarine la fille de François Mitterrand. Histoire de montrer que cette fois le parti est bien derrière le candidat. Et qu’il est donc bien parti…

Sarkozy retarderait encore sa candidature

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 janvier 2012 01h53 | Comments Off on Sarkozy retarderait encore sa candidature

Alors que les sondages le donnent systématiquement perdant, de nombreux partisans de Nicolas Sarkozy souhaitent qu’il déclare rapidement sa candidature, pour entrer vraiment en campagne. Mais sa stratégie, c’est tout le contraire.

 

Le lièvre et la tortue ?

Le lièvre et la tortue ?

 

 

 

Les proches de Nicolas Sarkozy commencent à s’inquiéter. De nombreux députés de son parti, l’UMP, lui font remonter des messages pour lui demander d’entrer en campagne, afin de rassurer ses électeurs. Et c’est vrai que les sondages ne sont pas bons, ainsi le baromètre quotidien de Paris Match le mettait hier soir à 23% au premier tour, quatre points derrière François Hollande et deux seulement devant Marine Le Pen. Au second tour selon les instituts François Hollande recueille cette semaine entre 57 et 59% des voix. On se demande si avec une telle avance il peut encore être battu.

 D’après le Figaro,  certains espéraient à l’UMP que Nicolas Sarkozy profite de son intervention télévisée du 29 janvier pour entrer dans la course.

 

Wait and see.

 

Mais l’Elysée a opposé une fin de non recevoir à toutes ces demandes. Il semblerait même que Nicolas Sarkozy ait l’intention de retarder au maximum son entrée en campagne, peut être jusqu’à la mi-mars, un peu comme François Mitterrand en 1988. Le président est persuadé que les français lui seront reconnaissant d’exercer sa tâche jusqu’à la dernière minute. Il agit d’ailleurs comme s’il avait encore des années devant lui, il lance des chantiers presque tous les jours, on l’a encore vu mercredi lors du sommet social. Or il reste à peine  trois mois avant le premier tour, le 22 avril. Aucune loi ne peut être votée ni mise en application dans un délai si court, mais voilà le président préside pendant que les autres s’agitent, c’est du moins l’image qu’il veut donner.

 

Blitzkrieg !

 

Avec une campagne réduite, d’un mois environ, il pourra se permettre de changer de ton. Il se murmure qu’il pourrait faire dans l’affectif, reconnaître certaines erreurs, un peu comme le coup du « j’ai changé » de 2007.  Et ce genre là effectivement, ça ne peut pas tenir trois mois. L’émotion ça retombe vite. Enfin ses équipes se rassurent en rappellant qu’en 1995, à trois mois du scrutin, Balladur était donné vingt points devant Chirac, et que c’est quand même Chirac qui a été élu.

 

Il faut partir à point.

 

En fait il n’y pas de règle, en 2007, Sarkozy était déjà devant Ségolène Royal fin janvier et il y est resté. Chaque campagne a son rythme et son style, et chaque campagne recèle son lot de surprise, ( n’est pas Dominique ? ) La stratégie de l’attente peut s’avérer payante, comme elle peut aussi se révéler catastrophique, souvenez-vous de ce bon vieux Lafontaine…qu’importe de courir….

Anne Sinclair se confie à Elle

Par Christophe Giltay dans Divers , le 19 janvier 2012 02h00 | Comments Off on Anne Sinclair se confie à Elle

Anne Sinclair, l’épouse de Dominique Strauss Kahn, rompt pour la première fois le silence, en accordant une interview au magazine « Elle ». Mais elle n’aborde pas directement l’affaire DSK. En fait cette sortie médiatique coïncide avec son arrivée à la tête de la version française, d’un célèbre site d’information américain.

 

USA JUSTICE STRAUSS-KAHN

« Je ne suis ni une sainte ni une victime, je suis une femme libre. » C’est la phrase mise en exergue dans l’interview d’Anne Sinclair par « Elle ». Une interview qui laissera lecteurs et lectrices sur leur faim, puisque l’ex présentatrice de 7 sur 7, ne parle ni du Sofitel, ni de Tristane Banon, ni de l’affaire du Carlton de Lille. Quant à son attitude pendant l’arrestation puis la mise sous contrôle judiciaire de son mari , elle garde pour elle le fond de sa pensée : 

 

« Le soutien inconditionnel, ça n’existe pas. On soutient si on a décidé de soutenir. Personne ne sait ce qui se passe dans l’intimité des couples et je dénie à quiconque le droit de juger du mien. Je me sens libre de mes jugements, de mes actions, je décide de ma vie en toute indépendance. »

 

Retour au journalisme.

 

Elle reconnait quand même qu’elle a été secouée par les « shame on you » « honte à vous ! » lancés par des femmes de chambre américaines, mobilisées par un syndicat, à l’arrivée du couple au tribunal de New York.

 

Pour le reste l’interview porte essentiellement sur son retour au journalisme et donc sa prise de fonction à la tête de la version française du Huffington Post, qui se lancée le 23 janvier. «  Ça me fait très plaisir de reprendre mon métier, dans l’euphorie de  participer à quelque chose de neuf. […] Je crois que je peux encore  apporter à ce métier ! »

 

Huffingtton post est une étrange réussite, menée par une femme d’affaire américaine, qui a tout simplement lancé un site d’info qui reprend les informations des autres, et qui publie des papiers écrits par des journalistes qui ne sont pas payés. Mais comme le site rencontre un énorme succès, de grandes plumes américaines acceptent d’y participer gratuitement, uniquement pour la notoriété que ça leur apporte. Anne Sinclair a d’ailleurs commencé à recruter en France, des signatures prestigieuses, qui fonctionneront sur le même principe.

 

Polémiques en perspectives.

Inutile de vous dire que dan le milieu de la presse française, ça grenouille pas mal, d’autant que le Huffington français, appartiendra pour  34% au le journal le Monde. Anne Sinclair dispose déjà d’un bureau au siège du quotidien. La rédaction du Monde a manifesté son inquiétude, et demande qu’une délimitation bien claire, soit établie entre le quotidien et le site Huffington post.

 Ca promet une belle tempête médiatique d’autant que le lancement du site est pris en charge par d’anciens conseillers de DSK. Mais si Anne Sinclair va de nouveau affronter pas mal de problèmes, ce sera en tant que journaliste et pas comme « femme de… » et là rien à dire, c’est au fond tout le mal qu’on lui souhaite.  

Jean Luc Godard avait filmé le Costa Concordia

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 janvier 2012 02h45 | Un commentaire>

Par une étrange ruse du destin, le cinéaste Jean Luc Godard a filmé la fin de l’Europe sur le Costa Concordia, le navire qui a fait naufrage ce weekend. Dans « film socialisme » présenté à Cannes en  2010, on voit de très beaux plans du paquebot, qui file dans la nuit vers un destin inconnu.

 

"Film socialisme" JL .Godard

"Film socialisme" JL .Godard

 

Je vous rassure tout de suite, je ne vais pas vous faire une analyse cinéphilique, nous serions vite « à bout de souffle ». Mais cette coïncidence a quelque chose d’intriguant. Voilà Jean Luc Godard qui filme une sorte de poème un peu obscur sur le cinéma et la fin de l’Europe, en de multiples lieux symboliques, comme la Grèce, Odessa, Naples, Barcelone, la Palestine, L’Egypte. Les berceaux de notre histoire, de l’antique au monde moderne, avec voguant dans la méditerranée ce paquebot qui désormais a fait naufrage.

 

Un film prémonitoire ?

  

 Alors rêve prémonitoire, métaphore d’une Europe qui s’enfonce lentement dans le déclin comme le Costa Concordia, couché sur le flanc, éventré par un rocher. Les clichés sont presque trop évidents, la croisière s’amuse pendant que le monde court à sa perte. Je ne sais pas pourquoi, dés qu’on regarde un paquebot, le regard s’arrête sur les chaloupes de sauvetage, parfois on les compte, et alors on pense au Titanic. Comme si les paquebots étaient dans notre imaginaire à la fois synonyme de luxe, de fête et de naufrage.

 

Le déshonneur d’un capitaine.

 

 On peut pousser plus loin la métaphore avec ce capitaine qui abandonne le navire alors qu’il y a toujours des passagers à bord. Ce capitaine, engueulé au téléphone par le chef des gardes côtes qui lui ordonne de remonter à bord, et qui pourtant n’y retourne pas. Nous vivons un temps où les capitaines désertent, le commandant du Titanic, lui a coulé avec son navire…et pourtant l’avenir ne s’annonçait pas plus rose, en 1912, la guerre de 14 s’annonçait déjà.

 

L’ouverture emblématique du JT.

 

 Il y quelque chose de spectaculaire et d’angoissant  de voir depuis plusieurs jours les journaux télévisés diffuser en ouverture, l’image de ce bateau échoué, de ce géant vaincu. On passe ensuite aux autres sujets, et l’on nous explique que c’est la crise, qu’on en a pour dix ans, qu’il va falloir endurer des mesures d’austérité, se serrer la ceinture, souffrir quoi. Avec toujours en tête cette image du paquebot naufragé, en surimpression, par une sorte de permanence rétinienne.

 

Qui est à la barre ?

 

Mesdames messieurs bonjour, en Europe aujourd’hui c’est le naufrage. Mais ne vous inquiétez pas nous avons la situation bien en main !

Des fois je me demande si les capitaines ne vont pas un jour abandonner le navire. Et cette fois, il n’y aura pas d’officier italien pour leur crier de remonter à bord.

Cet accident nous incite tous à la réflexion sur notre époque. Comme dit un personnage de Godard, dans ce film tourné sur le Costa Concordia : «Je ne veux pas mourir sans avoir revu l’Europe heureuse.»

Affaire Grégory : échec des analyses ADN

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 janvier 2012 02h40 | Un commentaire>

Une déception de plus pour Christine et Jean Marie Villemin les ultimes analyses ADN, dites de la dernière chance n’ont rien donné, et 27 ans après la mort de leur fils Gregory, le mystère reste entier.

Gregory aurait 31 ans...

Gregory aurait 31 ans...

 

 

Le procureur général de Dijon a expliqué hier que les deux dernières analyses ADN s’étaient révélées inexploitables. Il s’agissait de « l’analyse du long cheveu retrouvé sur le pantalon » de Grégory, ainsi que « l’analyse du cœur des cordelettes », ayant servi à ligoter l’enfant. Sur les cordelettes on n’a rien retrouvé, quant au cheveu, les scientifiques ont bien réussi à extraire de l’ADN, mais comparé à celui de 150 protagonistes de l’affaire, il n’a rien donné.

Les dernières chances.

Des six analyses ordonnées par la justice en octobre 2010, une seule reste en cours. La comparaison de la voix du corbeau avec celle des principaux acteurs de l’affaire. Les parents de Gregory espèrent encore que les progrès scientifiques permettront d’identifier cette voix, qui a téléphoné pour annoncer la mort de Gregory. L’espoir est mince, autant les recherches ADN étaient inconnues en 1984, autant à l’époque on disposait déjà de moyens perfectionnés pour analyser une voix.

Saura-t-on jamais qui a jeté Grégory, 4 ans pieds et poings liés, dans les eaux sombres de la Vologne, le 16 octobre 1984 ?

 

Un autre monde.

 

Je l’ai dit souvent, j’ai le redoutable privilège d’avoir commencé ma carrière en couvrant l’affaire Gregory. 25 ans plus tard je préférerais n’avoir jamais eu à prendre le chemin de la Vologne. Un autre monde, une société figée dans le temps. Des jalousies, des haines recuites au fil des générations. Un avocat m’a dit un jour qu’au cours des auditions, on remontait parfois, à des querelles antérieures à la guerre de 14. Et puis cette instructions lamentable du juge Lambert, ce dossier et ces pièces à conviction qui circulaient dans toutes les mains. Ce déferlement médiatique qui a rendu fou, les familles, les gendarmes, les magistrats, les journalistes…

 

La loi du silence.

 

Le principal suspect reste Bernard Laroche, le cousin que Jean Marie Villemin a abattu le 29 Mars 1985. Laroche qui, peut être aidé de complices, aurait tué Gregory pour se venger de la réussite de son père, contremaitre, qui venait de s’acheter une nouvelle cuisine. Mais jamais personne n’a pu prouver quoique ce soit, et la mort de Laroche a de toute façon, éteint l’action  publique à son encontre.

Les Villemin ont refait leur vie en région parisienne, les enfants sont maintenant adultes. Gregory aurait 31 ans. Le temps a passé et passera encore…Pourtant je suis sûr que là bas, dans la vallée, on sait ! Mais… « Chez ces gens là, on ne cause pas monsieur. On ne cause pas… »


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