Archives du décembre, 2011

Nicolas Sarkozy présentera ses vœux devant des millions de téléspectateurs.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 31 décembre 2011 02h04 | Un commentaire>

 

Nicolas Sarkozy présentera ce soir pour la 5 ème fois ses voeux aux français un 31 décembre. Il a déjà annoncé qu’il ne voulait pas d’un exercice convenu et que son discours aurait du sens. Certains veulent y voir le début du sprint final, avant la présidentielle.

 

voeux

 

C’est un des programmes de télévision les plus suivis, 11 millions de téléspectateurss l’an dernier.Chaque Président de la République a abordé les vœux de fin d’année d’une manière particulière. François Mitterrand disait que l’exercice l’ennuyait il y apportait pourtant un grand soin. Valery Giscard d’Estaing y avait associé son  épouse un peu comme dans les monarchies « la reine et moi.. » Le général De Gaulle vaticinait, décrivait l’année à venir ainsi en 1967 : « Que sera 1968 ? L’avenir n’appartient pas aux hommes et je ne le prédis pas. Pourtant en considérant la façon dont les choses se présentent, c’est vraiment avec confiance que j’envisage pour les 12 prochains mois, l’existence de notre pays ». Il n’avait pas vu venir les événements de Mai. Pompidou tirait le  bilan de l’année et dessinait les perspectives économiques, Chirac se posait en père de la nation surtout à la fin de son deuxième mandat.

 

Président ou candidat ?

 

D’après le Figaro Nicolas Sarkozy qui n’est pas parti en vacances pour rester concentré ne veut pas de vœux  « Gnangnan »  un ministre aurait même lancé « il y aura de surprises. »

 On peut donc s’attendre à ce qu’il lance une initiative comme un ballon d’essais avant sa campagne. Il a prévu de ne déclarer sa candidature que très tard, fin février ou début mars. Ca lui laisse la possibilité de s’adresser le plus longtemps possible aux français comme Président et non pas comme candidat. Alors les vœux se veulent toujours rassembleurs, mais ne vous y trompez pas, à partir du moment ou ils seront prononcés, le compte à rebours aura commencé, il ne restera que 113 jours avant le premiers tour de la présidentielle.

 

Un mois de vœux.

 

Dés dimanche 1er janvier 2012 le Président pas encore candidat sera sur le terrain à Metz pour remercier et présenter ses voeux aux personnels

 

 

qui auront travaillé la nuit de la St sylvestre. Ce ne sera que le début d’un long marathon, jusqu’au31 janvier il va présenter ses vœux pratiquement tous les jours, aux différents corps qui constituent la société française.

  Quant aux vœux qu’il se souhaite à lui-même, c’est probablement de pouvoir l’an prochain, les prononcer une nouvelle fois à la télévision…

DSK : l’événement de l’année en France

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 décembre 2011 06h59 | 2 commentaires

Pour le dernier Champs Elysées de l’année, je cède à la tentation des bilans et des rétros. Quel fut l’événement politique de l’année en France ? DSK tout simplement !

 dsk-menotte

A mes yeux l’actualité française de l’année a été sans hésitation l’affaire DSK , pas pour son caractère grivois et courtelinesque. Non, d’abord pour ses implications politiques ! Imaginez que cet homme était promis au plus grand des destins, le destin national disait Pompidou, c’était le favoris de l’élection présidentielle. Plus dure fut la chute !

 

La marche de la honte !

 

 Souvenez-vous de cette image terrible DSK menotté dans le dos, encadré par deux inspecteurs et qui marche vers la voiture de police devant tous les médias. Du tragique à l’antique, la roche tarpéienne à deux pas du capitole.

Ensuite l’avalanche des révélations, Tristane Banon,  et  puis l’affaire du Carlton de Lille qui lève définitivement le voile sur le comportement libertin de DSK, certains diront plus brutalement sur son addiction au sexe.

 

L’honneur perdu d’un homme.

 

Le plus fou c’est que judiciairement, il ne risque pas grand-chose, aux Etats Unis, les contradictions de Nafissatou Diallo, ont mis fin l’action pénale, reste le civil qui prendra des années. Quant au réseau de prostitution du Carlton de Lille, il n’a toujours pas été entendu et pourrait au plus se voir reprocher des abus de biens sociaux, pour avoir fréquenté gratuitement les pensionnaires de Dodo la saumure.

C’est juste une réputation qui sombré. Toujours aussi intelligent, toujours aussi bon gestionnaire, toujours aussi brillant, DSK ne mérite tout simplement plus la confiance des français. A leurs yeux il est déshonoré…

 

Complot ?

 

Reste la thèse du complot. Je n’y croyais pas au début, mais récemment ces vidéos de l’hôtel où on le voit sortir sans hâte, et ces deux responsables de la sécurité qui se congratulent comme des footballeurs après un but… Sans oublier ces révélations de « libération » sur des fonctionnaires français qui auraient pris contact dés le 15 Mai avec le procureur Vance pour lui raconter le Carlton de Lille, à un moment où personne n’en parlait en France. J’avoue qu’en moi le doute s’est immiscé.

Hélas pour lui même si le prétendu viol du Sofitel ne fut qu’un coup monté, qu’un  piège, DSK s’y est précipité !  Et c’est finalement ce que les français lui reprochent !

Présidentielle: 72% des français déçus par les candidats

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 décembre 2011 07h22 | Comments Off on Présidentielle: 72% des français déçus par les candidats

Et si les candidats à l’élection présidentielle faisaient tous fausse route dans leur campagne ? Selon un sondage publié par La Croix, 72 % des Français estiment que la campagne électorale ne répond pas à leurs préoccupations. Principalement l’emploi et la hausse des prix.

urne

De quoi parle-t-on dans la campagne actuellement, de la dette, de l’avenir de l’Euro et de l’Europe, du vote des étrangers, une peu de la retraite et de l’enseignement, et puis bien sûr de la sécurité. Or ce sondage du quotidien catholique est sans ambages, 49% des français estiment que la campagne est assez éloignée de leurs

préoccupations et 23% très éloignée.

 

Emploi et pouvoir d’achat !

En fait deux thèmes intéressent principalement les électeurs, l’emploi et le pouvoir d’achat. Ils sont indirectement traités par les candidats à travers les solutions proposées pour résoudre la crise. Mais les français n’y voient rien de concret pour leur vie quotidienne, ils ont tendance à interpréter les déclarations des candidats comme des postures, et ils ne voient pas ce qui va changer en bien pour eux. En 2007 Nicolas Sarkozy avait largement fondé sa campagne sur le pouvoir d’achat, on se souvient de son slogan, « travailler plus pour gagner plus ! » Or sur ce point les français ont été déçus, et ils attendent toujours qu’on s’occupe de leur quotidien, ils veulent voir des résultats concrets.

Un sondage sans ambages.

Si l’on affine le sondage on obtient dans l’ordre des priorités : « maintenir l’emploi » (52 %), « lutter contre la hausse des prix des produits de première nécessité » (39 %) et «assurer le remboursement des soins » (38 %).

Il y a des nuances selon les partis, les sympathisants du PS sont davantage préoccupés par le maintien du remboursement des soins, ceux du Modem de François Bayrou mettent l’accent sur le travail de jeunes, et enfin les partisans de Marine Le Pen et du FN s’inquiètent de la hausse des prix et la délinquance. Pour l’instant à la réponse « qui apporte les meilleures solutions ? », le sondage de La Croix donne un classement comparable aux intentions de vote, Hollande devant Sarkozy devant le Pen devant Bayrou…mais c’est faute de mieux !

 La clé du scrutin.

 A chaque élection présidentielle un thème domine, un candidat arrive à trouver le ton juste en harmonie avec les souhaits de la société. Si l’on en croit, la Croix, il y a une grosse réserve de voix, chez des électeurs plutôt discrets mais dont les demandes sont très précises. On peut donc en conclure que le prochain président sera celui qui aura su dire aux français et de manière précise, comment ils allaient vivre demain…ou plutôt mieux vivre demain… le problème c’est le mieux !

P.I.P : Jean Claude Mas étrange roi de l’implant

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 décembre 2011 07h43 | Un commentaire>

30 000 femmes françaises vont peut être devoir se faire retirer leurs implants mammaires. En cause la marque P.I.P. qui utilisait un gel non conforme pour les fabriquer. La justice française s’intéresse désormais au fondateur de l’entreprise Jean-Claude Mas, parti de rien il était devenu en quelques années le N°3 mondial de la prothèse mammaire.

Jean Claude Mas

Jean Claude Mas

Il n’a jamais été charcutier ? C’était la rumeur qui courait sur le net ces derniers jours. Elle est fausse, c’était trop  caricatural pour être vrai. Non ! Il n’a jamais découpé le moindre bout de jambon ou alors peut être pour donner un coup de main à sa maman qui était épicière.

Un délégué médical ambitieux.

Jean Claude Mas 72 ans, surnommé le roi de l’implant, a fait de courtes études de science. Bac + 2 , l’équivalent d ’un graduat, puis a  travaillé 15 ans comme délégué médical. Au cours de ses tournées commerciales il a rencontré dans les années 70 un chirurgien esthétique, l’un des premiers à avoir mis au point des prothèses mammaires, à  partir de sérum Physiologique. Ils fondent ensemble une première entreprise.  En 1991 Mas crée seul, Poly Implant Prothèse, P.I.P. une société qui connait un sucés retentissant. Dans les années 1990, il vend tous les ans 100 000 implants dans plus de 65 pays.

Une affaire de fric !

 Progressivement  la baisse du cours du dollar met son entreprise en danger, c’est alors que Mas, qui est une sorte professeur Nimbus, un scientifique du dimanche, décide de remplacer dans 80% de ses prothèses, le gel américain homologué par un autre de sa conception, cinq fois moins cher. D’après son avocat, il s‘agissait d’un produit alimentaire, non toxique, mais pas agréé. La redoutable agence américaine du médicament détectera la supercherie dés l’an 2000. Elle enverra un inspecteur dans l’usine P I P, en France.

Interdit aux USA !

Ses prothèses seront interdites aux Etats-Unis, mais plus pour leur risque de rupture que pour la qualité du gel. L’agence américaine n’a pas prévenu les autorités françaises, qui vont continuer à laisse circuler ces implants. Il faudra attendre le première plaintes françaises, et le drame d’Edwige Ligonèche, porteuse de prothèses PIP décédée le 23 novembre à Marseille d’un lymphome, pour que la justice s’intéresse  à l’apprenti sorcier.

Des milliers de victimes potentielles.

Aujourd’hui son entreprise est en faillite, et les prothèses défectueuses, s’entassent en vrac sur le parking. Selon son avocat Mas ne serait pas en fuite mais chez lui dans le Var. Les plaintes s’accumulent, déjà plus de 5000 en France d’autres arrivent du monde entier. Des milliers de femmes vont devoir se faire « désimplanter », la plupart retrouveront leur poitrine d’origine. Car la sécurité sociale ne remboursera la pose de nouveaux implants qu’aux femmes qui avaient été opérées pour raison médicale, et non pas  esthétique.

Depardieu soutient Sarkozy et Berry Hollande

Par Christophe Giltay dans Divers , le 27 décembre 2011 07h47 | Comments Off on Depardieu soutient Sarkozy et Berry Hollande

On parle beaucoup à Paris du soutien que Gérard Depardieu a apporté à Nicolas Sarkozy lors d’une interview dimanche. A l’approche de l’élection présidentielle Nombreux sont les « people » à se prononcer pour l’un ou l’autre candidat. Pour autant, les français sont-ils prêts à suivre leurs idoles jusque dans les urnes ?

 

Gérard Depardieu

Gérard Depardieu

 

 

 Dans une interview au journal du dimanche, l’acteur qui incarnera une quatrième fois Obélix en 2012, eu quelques mots sur la présidentielle : « Je n’ai pas vraiment décidé. Tout le monde sait que les erreurs faites par Sarkozy les trois premières années de son quinquennat sont rattrapées. Ce sera sans doute vers lui que j’irai ».

 

A chacun ses artistes.

 

Depuis toujours les hommes politiques ont aimé s’entourer de vedettes  pour profiter de leur notoriété. Mireille Mathieu vouait au général De Gaulle un culte quasi religieux, Et dans le même registre rappelez vous de Renaud et de son « tonton laisse pas béton ! » adressé à François Mitterrand en 1988. 

 

A droite Delon.

 

Les people sont devenus indispensables dans toute campagne, et si par exemple Frédéric Mitterrand est aujourd’hui ministre de la culture, c’est pour son talent, mais aussi cause de son nom, et de son carnet d’adresse.  On peut parier qu’il sera chargé de rabattre quelques artistes dans les filets sarkozystes.

Depardieu donc votera Sarko, comme tant d’autres l’ont fait en 2007 : Alain Delon, Jean Reno, Christian Clavier, mais aussi Jean Marie Bigard et l’ex nul Dominique Farrugia. Ils y retourneront certainement.

 

A gauche Piccoli.

 

La gauche  a aussi ses people comme Denis Podalydès partisan de François Hollande pendant les primaires socialistes. Le PS compte de vieux amis : Michel  Piccoli ou Pierre Arditi, ils seront sans nul doute de nouveau présent à l’appel, tout comme Yannick Noah avait qui avait participé aux meetings de Ségolène Royal en 2007, aux côtés de Lambert Wilson ou de Charles Berling. Quant à Richard Berry interrogé  sur RMC il a soutenu Hollande comme la corde le pendu :

« Je voterai Hollande c’est sûr, mais ça me fait mal au cul…J’y vais sans conviction. Je trouve pff, c’est mou, il n’y a rien derrière, pas de programme, pas convaincu qu’il arrivera à réaliser toutes ses fameuses promesses. »

Richard Berry

Richard Berry

 

 

Au centre Berléand.

 Drôle d’appui qui a au moins le mérite d’indiquer à François Hollande qu’il est temps de muscler sa campagne. En revanche il y en a qui feraient mieux de réfléchir avant de parler ! Ainsi François Berléand électeur de François Bayrou, qui a reproché à Eva Joly de ne pas être née en France et de parler français avec un accent, pour un fils d’immigré russe, il doit y avoir un truc œdipien….

Quel est l’impact électoral de ces soutiens ? Difficile à dire…Car dans cet exercice présidentiel, les meilleurs acteurs, sont tout simplement les candidats eux-mêmes. 

Candidats cherchent parrains désespérément

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 décembre 2011 07h19 | Un commentaire>

A un peu plus de trois mois du dépôt officiel des candidatures, les prétendants à l’élection présidentielle sont en pleine chasse aux parrainages. Il faut 500 signatures d’élus pour pouvoir solliciter les suffrages des français, et si c’est une formalité pour Nicolas Sarkozy et François Hollande, les autres rament.

 

José Bové, tout juste 503 signatures en 2007.

José Bové, tout juste 503 signatures en 2007.

 

 

C’est une règle établie après la présidentielle de 1974. Elle  avait connu quelques candidats farfelus, dont un royaliste et deux fédéralistes européens qui n’avaient réunis que quelques milliers de voix. Le gouvernement avait alors décidé d’augmenter le nombre de parrains qui était de 100 pour le porter à 500, et établir ainsi une sélection plus sévère.

 

Plus de 45 000 parrains potentiels.

 

 Aujourd’hui  47.462 élus sont habilités à parrainer un candidat : députés, sénateurs, eurodéputés, conseillers généraux et régionaux, maires, conseillers de Paris, maires d’arrondissement de Lyon et Marseille, présidents de communautés urbaines, d’agglomérations ou de communautés de communes, présidents des différentes assemblées d’outre-mer. Vous aller me dire avec plus de 45 000 élus chacun doit y trouver son compte, hé bien non !  Car les grands partis verrouillent leurs maires sur leurs candidats. UMP pour Nicolas Sarkozy, PS pour François Hollande. Bayrou qui dispose encore de pas mal de soutiens locaux devrait s’en sortir sans trop de mal, de même que Mélenchon soutenu par le parti communiste, qui a conservé pas mal d’élus dans les communes et les départements.

 

Les petits galèrent.

 

En revanche tous les autres ont du mal. Le problème c’est que le parrainage est public, le citoyen doit savoir qui soutien qui !  Beaucoup de maires de petites communes autrefois non inscrits, dépendent aujourd’hui des grands partis et ne veulent pas évidement se fâcher avec eux. Alors les candidats vont à la pèche, on les a vu il y a quelques semaines arpenter les couloirs du congrès des maires, pour séduire d’éventuels parrains, au nom de la démocratie et de la diversité.

 De plus, il ne suffit pas de recueillir 500 parrainages faut-il encore qu’ils émanent d’au moins 30 départements différents, sans que plus de 50  d’entre eux puissent être issus du même département. C’est pour éviter une candidature régionaliste ou indépendantiste.

 

Le cas le Pen

 

 

Les signatures doivent être déposées entre le 22 février et le 16 mars au conseil constitutionnel garant de l’élection. Même certaines stars politico-médiatiques ont du mal à y arriver. En 2007, Arlette Laguiller n’avait réuni que 539 parrainages, Jean-Marie Le Pen  554, et José Bové seulement 503. Le partisans du système le défendent en affirmant que malgré ces difficultés, jamais un candidat vraiment représentatif n’a été écarté pour manque de signatures… c’est vrai et faux à la fois.  En 1981, Jean Marie le Pen n’avait pas réussi à les rassembler, il vrai qu’en 1974 il n’avait fait que 0,75% des voix, à l’époque il n’était pas un candidat représentatif. Depuis il s’est qualifié pour le deuxième tour en 2002, et aux derniers sondages sa fille flirte avec les 20%… les temps changent !

 

Sarko aux « Restos »

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 décembre 2011 22h27 | 2 commentaires

 Les habitués du centre de distribution des « Restos du cœur » du XVe arrondissement de Paris ont connu hier la surprise de leur vie, ils ont reçu la visite de Nicolas Sarkozy, venu saluer le « travail exceptionnel » de l’association fondée par Coluche.

sarko-resto1 

 

Imaginez la scène les limousines de l’escorte présidentielle qui se  faufilent dans la rue d’Alleray 15ème arrondissement …pour s’arrêter devant le hangar des « Restos du cœur ». C’est un peu le choc de deux mondes, bien sûr  les gens qui se trouvaient sur place, pour la plupart issus de l’immigration se sont montrés  ravis de rencontrer le Président. Certains ont osé lui demander un coup de main pour  trouver un logement ou une allocation sociale.

 

Sarko prend la pose

 

 Pendant une demi-heure, Nicolas Sarkozy à signé des autographes et posé pour des photos, prises le plus souvent avec un téléphone portable. Puis il a écouté le constat dressé par le président des restos, Olivier Berthe : Ils ont servi, lors de leur campagne 2010-2011, 109 millions de repas à 860.000 bénéficiaires, et cette année, ils reçoivent  déjà 10% de personnes en plus.

Avant de partir  Nicolas Sarkozy a lancé à l’ex madame Coluche, Véronique Colucci, « Ce que vous faites est exceptionnel, soyez-en fière ! »

 

Une démarche populaire.

 

Réaction ironique d’un des portes paroles du candidat socialiste François Hollande : « Alors que le 6 mai 2007, (soir de son élection) Nicolas Sarkozy dînait au Fouquet’s, il fréquente désormais les Restos du cœur ».

 

C’est vrai que la critique est aisée. Mais la ficelle est un peu grosse, je vous le disais il y encore deux jours le Président pas encore tout à fait candidat veut faire oublier ses amitiés dans le jet set, et son admiration pour les milliardaires. La gauche évidemment fera tout pour contrecarrer cette ambition. On pourrait d’ailleurs analyser simplement les deux stratégies croisées du PS et de l’UMP. Le PS rappelle sans cesse le passé « bling bling » du Président, quand les séides de Sarko passent leur temps à pointer l’inexpérience gouvernementale du candidat Hollande. « Celui que personne n’a jamais songé à nommer ministre » ironise le président à l’Elysée, devant ses convives.

 

Et si les « Restos » devenaient inutiles ?

 

Monsieur le président, c’est bien d’avoir exercé le pouvoir pendant des années, et visiter l’association de fondée par Coluche en 1985 c’est forcément sympathique, sauf que Coluche n’avait jamais imaginé qu’on en aurait besoin si longtemps…

 

coluche1

 

La France s’oppose à la Turquie sur le génocide arménien

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 décembre 2011 08h28 | Comments Off on La France s’oppose à la Turquie sur le génocide arménien

 

Journée embarrassante pour les députés français. Ils doivent se prononcer sur une proposition de loi visant à réprimer pénalement la contestation du génocide arménien. La Turquie a déjà menacé la France de représailles si le texte était adopté.

 

Charles Aznavour(ian) un des nombreux français d'origine arménienne ( photo Barclay 1970).

Charles Aznavour(ian) un des nombreux français d'origine arménienne ( photo Barclay 1970).

 

 

 

La France a reconnu le génocide arménien en janvier 2001. Mais contrairement à ce qui passé pour la shoah avec le négationnisme, elle n’a jamais adopté jusqu’à présent de loi réprimant la contestation de ce génocide. Tous les groupes parlementaires soutiennent la proposition, malgré les réticences du président de la commission des affaires étrangères Axel Poniatowski qui a annoncé son abstention.

 

Courroux Turc.

 

 Cette proposition qui émane de l’UMP le parti de Nicolas Sarkozy, respecte une  promesse du président faite en octobre dernier en Arménie.

 Immédiatement la Turquie, a menacé la France de représailles économiques, et du  rappel immédiat de son ambassadeur à Paris.

 La Turquie moderne reconnait un massacre de quelques 500 000 arméniens pendant la guerre de 14, mais refuse totalement l’idée de génocide. Les  turcs rappellent que l’empire ottoman était l’allié de l’Allemagne et de l’Autriche. La Russie, alliée elle de la France et de l’Angleterre combattait en Turquie. Les arméniens, chrétiens comme les russes, qui vivaient sous le régime ottoman, ont accueillis les troupes du Tsar en libérateurs. D’où les représailles turques contre le peuple arménien considéré comme traître. Une tragédie, une malheureuse conséquence de la guerre …Mais pas  un génocide d’après les turcs !

 

Un génocide dans le désert.

 

Côté arménien on parle d’une extermination systématique, et organisée, bref d’un génocide, qui aurait fait 1200 000 morts entre 1915 et 1916. Mais il y a peu de preuves car les sources turques sont inaccessibles et ce génocide s’est déroulé dans le désert, au sud de l’empire. Les arméniens y étaient déportés dans d‘interminables convois à pied. Pas de chambre à gaz, mais l’épuisement, la faim, les maladies, les mauvais traitements, et aussi beaucoup d’exécutions.

 

Une France pro-arménienne.

 

   Pourquoi la France s’intéresse-t-elle autant au cas arménien ? D’abord comme patrie des droits de l’homme, mais aussi parce qu’une importante communauté arménienne y a trouvé refuge après la guerre de 14, notamment à Marseille. Aznavour…ian, Manoukian, Devedjian  ou encore Malakian, le vrai nom du cinéaste Henri Verneuil, les français d’origine arménienne sont nombreux.

 Il y a donc un message évident en direction du « vote  arménien », mais aussi de toute une partie de l’électorat opposé, comme Nicolas Sarkozy à l’entrée de la Turquie dans l’union européenne, alors que le PS reste partagé sur ce point. Comme quoi les causes les plus désintéressées, ont parfois des arrières plans qui le sont moins.

 

Dernier minute (AFP) : les députés ont voté la loi réprimant la contestation du génocide arménien

Les députés français ont approuvé jeudi la proposition de loi sur la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915, malgré les menaces et l’indignation de la Turquie et la présence de plusieurs milliers de manifestants à l’extérieur de l’Assemblée nationale.

 

 

 

 

Sarkozy va écrire un livre

Par Christophe Giltay dans Divers , le 21 décembre 2011 10h05 | Comments Off on Sarkozy va écrire un livre

Nicolas Sarkozy champion de l’oral, va passer à l’écrit. Il va prendre la plume pour montrer aux Français, qu’après les maladresses du début, il a pris la dimension de la fonction.

Nicolas sarkozy en "Président"

Nicolas sarkozy en "Président"

 L’information est révélée par le Figaro et le président lui-même l’a laissée filtrer devant des députés de son parti qu’il recevait lundi soir.

 

«Le moment venu, je prendrai une initiative personnelle forte, a-t-il confié. On gagne toujours sur une forme de rupture. Il faudra que j’apparaisse en rupture avec moi-même.»

 

Et ça, Nicolas Sarkozy qui écrit un livre c’est effectivement une vraie rupture ! Les plus méchants disant de lui parfois, comme on le faisait autrefois de Reagan : «  Oui Sarkozy a lu un livre, il vient d’en terminer le coloriage. »

 

Un Sarko lettré.

 

  Bon c’est méchant, d’autant que depuis qu’il est marié à Carla Bruni, le président affecte d’avoir des lettres et cite régulièrement les grands auteurs en conseil des ministres. Désormais il ne se moque plus de la « Princesse de Clèves. »

 

Ce passage à l’écrit, c’est effectivement une façon s’inscrire dans la tradition des présidents auteurs.  Le général De Gaulle bien sûr avec les « mémoires de guerre » au style grand siècle, Georges Pompidou auteur d’une anthologie de la poésie française, Giscard qui avait sorti un livre de théorie politique «  démocratie française » au cours de son mandat, et qui commet encore des romans presque chaque année.

 

François Mitterrand qui se rêvait en successeur de Balzac et dont le meilleur livre « le coup d’Etat permanent »  fut la plus redoutable critique du régime présidentiel. Enfin jacques Chirac qui juste avant l’élection de 1995 avait sorti  « la France pour tous », résumé de son programme politique…

 

Un livre programme

L’opus de Nicolas Sarkozy devrait plutôt ressembler à ce type d’ouvrage ou encore à la lettre à tous les français écrite par François Mitterrand en 1988. Petit livre pas cher, ou lettre à tous, le Président n’aurait pas encore choisi, mais le but est le même, prouver qu’il n’est plus le « bing bling » des débuts et qu’il habite enfin la fonction. D’après un de ses proches il voudrait lever toutes les ambiguïtés, en quelque sorte se réconcilier avec les français.

 

Ça peut marcher, ça peut aussi passer pour quelque chose de tout à fait ringard à l’époque d’internet et du blog. En 2007 j’avais je l’avoue été surpris que les français portent à l’Elysée un homme qui revendiquait son inculture, vivait accroché à son portable et refusait de boire du vin. Un avocat issu des quartiers chics et qui n’avait pas comme tous ses prédécesseurs un ancrage dans le terroir profond. Là, en prenant la plume il tournerait le dos à ce premier Sarko… Pourquoi pas ? C’est bien  connu le meilleur des stratèges est celui qui sait jouer de la surprise…Mais…

La plus grande surprise serait qu’il écrive ce livre… lui-même ! 

DSK : retour à Pékin

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 décembre 2011 07h55 | 3 commentaires

 Dominique Strauss Kahn a choisi Pékin pour faire son retour à la vie publique. Il s’est exprimé pendant 45 minutes au cours d’un congrès organisé par un géant de l’Internet en Chine. Un discours au cours duquel il a beaucoup critiqué la politique européenne, au grand dam des socialistes français qui redoutent de le voir se mêler de la campagne présidentielle.

DSK à Pékin

DSK à Pékin

 

On a tendance à l’oublier, mais DSK au-delà de ses turpitudes reste un expert économique mondialement reconnu, et notamment en Chine où on luit sait gré d’avoir accepté la nomination d’un directeur général adjoint chinois au FMI. C’est donc en ami de la Chine, qu’il a pu taper allégrement sur les dernières dispositions prises par l’Europe, et notamment les conclusions du récent sommet de Bruxelles.

 

Un discours critique.

 

Une phrase a notamment retenu l’attention, dans son discours prononcé en anglais : «le fait que l’euro soit encore au milieu de la rivière et que l’union budgétaire ne soit pas réalisée le rend très vulnérable, et le radeau semble sur le point de sombrer.» Et cette réponse à une question d’internaute : «  Je ne suis pas persuadé que M. Sarkozy et Mme Merkel se comprennent bien entre eux, et c’est probablement une des raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour avancer.»

 

Le PS désamorce.

Immédiatement le porte parole du PS français Benoit Hamon s’est fendu d’un communiqué pour rappeler que DSK n’était plus un acteur de la vie politique française, et qu’il n’est en rien un émissaire de François Hollande auprès des autorités chinoises. Mais visiblement DSK était ravi de sortir de sa retraite forcée, et il n’est pas homme à rester dans l’ombre. D’ailleurs j’ai remarqué une formule intéressante au début de son discours : il a souligné que Pékin était l’endroit idéal pour parler de la crise globale, sous entendu c’est maintenant ici que ça se passe !

Ici Pékin ! DSK parle aux français

 Poursuivi à New York soupçonné à Paris, Dominique Strauss Kahn pourrait décider de rebondir à Pékin, un peu comme ces journalistes français qui travaillent en Chine pour le service francophone de la télévision chinoise. Je vous invite si vous êtes de passage à Paris à la regarder sur le câble ( ou plus simplement sur le net partout dans le monde), c’est un peu : « Nihao !  Ici Pékin ! Les français parlent au français ! » Pendant les Jeux Olympiques ce fut un régal !

Rita Hayworth," La dame de Shangaï ".

Rita Hayworth," La dame de Shangaï ".

Nuits de Chine…

DSK a bien sûr opposé un « pas de commentaire » à toutes les questions sur ses affaires privées. Compte tenu du décalage horaire il n’a peut être pas appris avant son speech qu’en France Anne Sinclair avait été désignée par un sondage : « personnalité féminine qui a le plus marqué les français en 2011 ».  Une désignation qui fait d’ailleurs débat on en reparlera…

Pour le reste on ne sait rien des nuits câlines de DSK dans la capitale chinoise. Mais surement très surveillé, disons par la presse, il y a peu de chance que l’homme de Pékin ait croisé, la dame de Shangaï !