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Archives du novembre, 2011

La contre attaque de François Hollande

Par Christophe Giltay dans Divers , le 30 novembre 2011 07h33 | Un commentaire>

 François Hollande sera aujourd’hui à Bruxelles pour rencontrer les autorités européennes. C’est une des étapes de la contre offensive qu’il mène, après une chute dans les sondages due notamment à la polémique, entre les verts et les socialistes autour du nucléaire.

bru-hollande

 

Le dernier baromètre TNS Sofres est sans ambigüité, François Hollande a perdu une grande partie des bénéfices engrangés lors de sa désignation par les primaires socialistes. Au premier tour, ce baromètre ne lui accorde plus que 31% contre près de 40 il y a quelques semaines, en revanche Nicolas Sarkozy revient dans la course avec 28%, Marine le Pen toujours troisième est créditée de 16,5%.

 En revanche au second tour le candidat Hollande est toujours donné largement vainqueur avec 60% des voix contre 40 au Président sortant.

 

Moi c’est moi

 

 Les enseignements sont faciles à tirer, rien n’est gagné, et il faudra rassembler entre les deux tours ! François Hollande vient de connaitre 15 jours difficiles, avec cette polémique qui l’a opposé aux verts et à leur candidate Eva Joly, d’abord sur l’avenir du nucléaire ensuite, sur le droit de veto de la France à l’ONU, que les écologistes voudraient supprimer. Lundi matin le candidat socialiste a sifflé la fin de la récréation en rappelant qu’il n’étaient pas tenu par les accords entre le PS et les verts, et qu’il prendra ce qu’il considère de meilleur dans ces négociations. Le candidat c’est le candidat, et le parti, le parti !

 

Un homme face aux Français

 

 En Belgique ça, peut paraître bizarre, mais en France c’est tout à fait dans l’esprit de la présidentielle. Un candidat c’est un homme ou une femme qui se présente seul face aux Français, soutenu éventuellement par un ou plusieurs partis, mais il a tout intérêt à montrer qu’il n’est pas inféodé à ce ou ces partis, justement parce qu’il a besoin, au second tour, de ratisser large.

En 1981 les 110 propositions du candidat Mitterrand étaient assez différentes du programme socialiste.

 

Retour en piste

 

Pour remonter la pente, François Hollande qui voulait faire une pause, est donc contraint de revenir sur le devant de la scène médiatique : installation demain de son QG de campagne, visite à Bruxelles puis à Berlin, dévoilement de quelques thèmes de son programme, et surtout attaque directe contre le bilan de Nicolas Sarkozy, sur le chômage et la sécurité.

Enfin il a tendu la main à François Bayrou, candidat depuis une semaine et crédité de 7%. C’est à la fois une manière de se ménager le centriste mais aussi de lancer un avertissement aux autres candidats de gauche qui lui ont  beaucoup tapé dessus :  « modérez vos exigences, j’ai d’autres alliés possibles ! »

 

Comme dit l’adage « protégez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ! »

 

Présidentielle : Giscard ne se prononce pas

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 novembre 2011 07h55 | Comments Off on Présidentielle : Giscard ne se prononce pas

 

Information anecdotique mais significative : hier l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing a refusé de dire à la télévision pour qui il allait voter à l’élection Présidentielle, pourtant en 2007 il avait ouvertement soutenu Nicolas Sarkozy.

vge

 

On imagine avec quelle délectation VGE retrouve ces jours-ci  les plateaux de télévision, pour faire la promotion de son dernier livre un roman, « Matilda ». Plus de trente ans ont passé depuis son départ de l’Elysée, et Giscard bénéfice d’une certaine vague de nostalgie pour une époque qui apparait comme bien plus douce que celle d’aujourd’hui. Ainsi il y a quelques jours sur le plateau du JT de France 2, le comédien Vincent Lindon, lui disait son plaisir de l’appeler « Monsieur le Président », parce que lui, incarnait la fonction et avait l’air d’un Président, suivez mon regard… ( Giscard était ravi…)

 

VGE for ever

 

 Hier sur Canal + interrogé sur son vote de 2012, il a répondu « houlà et le secret du vote ! » avant d’ajouter, reposez-moi la question autour de mars, ,sous entendu je n’ai  pas encore choisi laissez moi regarder les propositions des uns  et des autres. Si l’on faisait une analyse politique on pourrait que dire que centriste, Giscard hésite entre Bayrou et Sarkozy.

Mais en 20007 il n’avait pas hésité, et si l’on applique les catégories politiques belges, Giscard est plus un libéral qu’un démocrate chrétien comme Bayrou. Et l’on peut considérer que la philosophie libérale anime l’action de Nicolas Sarkozy.

 

Giscard in, Chirac out !

 

 Disons que VGE, veut laisse planer le doute, et que ça doit l’amuser. D’autant qu’à son âge, 85 ans, il n’a plus rien à perdre. On peut aussi comparer son attitude à celle de Jacques Chirac, qui  avait clamé lors d’une inauguration en Corrèze  « moi je vote Hollande ». On sait à Paris, que Giscard est en train de remporter la dernière manche du match qui l’a opposé durant quarante ans à Jacques Chirac. Lui a conservé toute sa tête, il est toujours aussi brillant, alors que Chirac est disons affaibli.

 On verra donc encore VGE à la télévision, afficher son œil brillant et son sourire de séducteur, avec toujours cet air de ne pas comprendre tout à fait pourquoi les français avaient décidé un jour, de se séparer d’un homme comme lui.

 

Se faire désirer.

 

  Pour autant en croyez pas qu’il soutiendra François Hollande, faut-il le rappeler Giscard fut l’adversaire tenace de François Mitterrand, le mentor du candidat socialiste. Non, mais il va se faire désirer.  On le verra peut-être invité à l’Elysée pour prendre le thé par un Nicolas Sarkozy « avide » de ses conseils. Imaginez qu’il fut élu à 48 ans et qu’il a quitté l’Elysée à 55 ans, alors que Nicolas Sarkozy en a aujourd’hui 56… 57 lors du prochain scrutin !

 Un jour j’ai eu l’occasion de demander à Valery Giscard d’Estaing s’il n’avait pas l’impression d’avoir été élu trop tôt. A un moment où le vent soufflait à gauche, alors que quelques années été plus tard, il serait surement resté au pouvoir beaucoup plus longtemps.

Réponse :  «  On le dit parfois, mais entre être élu trop tôt et ne pas l’être du tout… » 

Au revoir !

Au revoir !

DKS: retour de la thèse du complot

Par Christophe Giltay dans Divers , le 28 novembre 2011 09h07 | 7 commentaires

Dans une enquête publiée par le magazine américain New York Review of Books, un journaliste américain soulève plusieurs zones d’ombre autour de l’affaire du Sofitel, des membres du service de sécurité se seraient notamment réjouis de l’arrestation du patron du FMI.

 

dsk

 

Le journaliste Edward Epstein, un enquêteur chevronné  affirme travailler depuis cinq mois à cette enquête. Il a levé deux lièvres le premier cette danse de joie qui aurait été enregistrée, entre deux responsables du service de sécurité de l’hôtel Sofitel, dont l’un est un ancien de la police française. Le Sofitel appartient en effet au groupe Accord, un grand groupe français. Les caméras de surveillance de l’hôtel les montreraient en train de se congratuler comme deux footballeurs après avoir marqué un but. Le journaliste prétend que la scène qui est muette, dure trois minutes, le Sofitel dément et parle de 8 secondes. En tout cas on ne connait pas la cause de cette jubilation et l’on en est donc réduit à des suppositions.

 

Un GSM disparu.

 

L’autre élément nouveau, c’est le sort de ce téléphone portable oublié par DSK dans sa chambre et qui l’a fait rappeler le Sofitel, alors qu’il était déjà en route pour l’aéroport. D’après Epstein  ce téléphone aurait été sous surveillance, car une amie de DSK employée provisoirement à l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, l’aurait averti qu’un de ses SMS à Anne Sinclair, circulait à l’intérieur de l’UMP. Or ce téléphone n’a jamais été retrouvé.Un des avocats de DSK s’est emparé de cette enquête pour relancer la thèse du complot. On aurait voulu le discréditer politiquement pour empêcher sa candidature à l’Elysée. Alors s’agit-il d’un complot téléguidé par l’Elysée ? Ca parait peu probable, et l’UMP a déjà démenti avec ironie,  en revanche compte tenu de son comportement imprudent avec les femmes, DSK était une cible idéale pour bien de gens qui auraient voulu l’utiliser. On sait désormais que la veille de son arrestation il avait participé à une partie fine, avec les membres du réseau dit du « Carlton de Lille », qui étaient venus lui rendre visite à Washington ! Le reste pour l’instant n’est que littérature. A-t-il cédé à une pulsion en voyant la femme de chambre, a-t-elle été intentionnellement  introduite  dans cette chambre pour le tenter ? S’agit d’une agression pure et simple ? Y- a-t- il une autre explication ?  On ne le saura peut être jamais. Mais finalement six mois plus tard, tout ce qu’on a découvert sur la vie secrète de DSK jette un éclairage spécifique sur l’affaire. Il se mettait danger en fréquentant des cercles où un homme dans sa position n’était pas à sa place. Et même s’il y a eu piège, il était tout prêt à y tomber.

 

 

Une Journaliste de France 3 dénonce son agression place Tarhir

Par Christophe Giltay dans Divers , le 25 novembre 2011 08h22 | 4 commentaires

 

 

 Caroline Sinz, l’envoyée spéciale de France 3 sur la place Tarhir au Caire, a été victime de ce qu’il faut bien qualifier de tentative de viol.  Déjà il y a quelques mois une journaliste américaine avait connu le même sort, au même endroit.  

Caroline Sinz France 3

Caroline Sinz France 3

 

C’était le 11 février, l’américaine, Lara Logan, grand reporter à CBS, avait subi une agression pratiquement dans les mêmes conditions que Caroline Sinz. Séparée de son cameraman et de son équipe, elle avait été empoignée par des dizaines d’hommes qui l’avaient battue, déshabillée, et agressée sexuellement, pendant une quarantaine de minutes,  avant qu’un groupe de femmes et de soldats ne parvienne à la dégager. Elle avait raconté son martyr dans un article du New York times et dans la célèbre émission « 60 minutes » sur sa chaîne.

Trois agressions au même endroit.

Le témoignage de notre consœur de France 3, recoupe pratiquement mot pour mot celui de l’américaine. Priss à partie par un groupe de jeunes, dans rue une adjacente à la place, elle raconte :   « Nous avons alors été agressés par une foule d’hommes. J’ai été tabassée par une meute de jeunes et d’adultes qui ont arraché mes vêtements » et qui ont procédé à des attouchements répondant à la définition du viol ». Elle aussi n’a du son salut qu’à une intervention de citoyens égyptiens mus par d’autres sentiments que la bestialité. Caroline Sinz comme Lara Logan ont cru toutes les deux qu’elles allaient mourir lynchées sur cette place, pourtant présentée comme le berceau d’une révolution porteuse de valeurs démocratiques.

La violence sexuelle contre les journalistes femmes n’est d’ailleurs pas seulement le fait de manifestants.  Jeudi, une éditorialiste américano-égyptienne,  arrêtée place Tarir, a révélé sur twitter qu’elle avait été victime de violences physiques et d’agression sexuelle de la part de  policiers durant sa détention.

Femmes et journalistes, journalistes et femmes.

 Il faut se poser alors la question essentielle, peut-on prendre le risque d’envoyer des reporters femmes sur un terrain ou dans des pays où l’on pourrait s’en rependre à elles, à la fois comme femmes et comme journalistes. L’association Reporter sans frontières a publié un communiqué où elle demande aux rédactions de : « cesser momentanément d’envoyer  des femmes journalistes en reportage en Egypte. C’est malheureux d’en arriver  là, ajoute RSF, mais face à la violence de ces agressions, il n’existe pas d’autre solution. » C’est effectivement une lourde responsabilité, mais d’un autre côté c’est aussi l’honneur de la presse occidentale de considérer que les journalistes hommes ou femmes  sont avant tout des journalistes porteurs de la même carte de presse, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs. Exposés les uns et les autres à des risques, mais qui on le voit hélas ne sont pas toujours identiques.

Lara Logan CBS

Lara Logan CBS

 

Le courage de parler.

Le problème comme le faisait remarquer Lara Logan, c’est que ces agressions, on les porte comme une honte, contrairement à un membre arraché sur une mine en Afghanistan. C’est pourquoi il faut saluer le courage de ces femmes, qui ont témoigné de ce qu’elles avaient subi, pour ne pas laisser dans le silence, les exactions immondes de ces foules imbéciles.  

 

 

L’imbroglio belge déroute la République

Par Christophe Giltay dans Divers , le 23 novembre 2011 18h08 | 8 commentaires

 

A intervalle régulier depuis le début de la crise politique belge je vous propose faites un décryptage « vu de France ». Voyons aujourd’hui comment les médias français analysent les derniers rebondissements et la démission d’Elio di Rupo .

di-rupo

 

Je vous rassure tout de suite, ça ne fait pas les gros titres, pourtant deux grands quotidiens le Monde et le Figaro ont consacré hier des articles à la démission du formateur. Pour le Monde journal de centre gauche, le roi ne peut que relancer Elio di Rupo pour une ultime négociation, car un retour de la NVA est impossible et le recours aux élections anticipées réduirait à zéro le travail effectué sur le plan communautaire. Pour le Figaro journal de droite, l’apparition de divergences entre libéraux et socialistes, sur les questions économiques est le signe d’un retour à la normale de la politique belge. Et ça c’est très français, comme analyse.

 

Hollande et Sarko sont sur un bateau

 

Parfois il m’arrive de dire à mes interlocuteurs, imaginez qu’en Belgique on est en train de négocier pour mettre Sarkozy et Hollande dans le même gouvernement, réponse : « encore une histoire belge !  Ca ne marchera jamais ! » Et pourtant si , ça a déjà marché dans ce pays toujours plus ou moins gouverné au centre, les socialistes et les libéraux pouvaient autrefois se retrouver notamment sur la laïcité, face aux démocrates chrétiens. Mais c’était avant, dans une autre Belgique, qui n’existe plus. On aurait pu encore imaginer des convergences autour de la réforme de l’Etat, c’était presque gagné, mais voilà, la crise de l’endettement a brutalement remis au goût du jour les rivalités gauche droite, entre ceux qui veulent faire des économies radicales, et ceux qui souhaitent maintenir l’Etat providence. Evidemment c’est inconciliable…

 

Un pays bizarre

 

 Dans un pays normal, comme on dit en France, ( c’est-à-dire la France ), des élections régleraient le problème. Grâce au scrutin majoritaire, un camp l’emporte toujours sur l’autre. Mais en Belgique le système est proportionnel et qui plus est il n’y a pas un corps électoral mais deux, puisque les flamands votent pour des partis flamands et les francophones pour des partis francophones. Un professeur de science politique parisien à qui j’expliquais la situation m’a répondu qu’à son avis il n’y avait que deux solutions pour maintenir la Belgique. Soit le rétablissement de partis nationaux, lié à un scrutin majoritaire pour dégager des majorités claires, je lui ai dit c’est impossible, ce serait revenir à la Belgique de Léopold II. Soit un transfert massif des compétences économiques et sociales aux entités fédérées. Resterait un gouvernement fédéral « a minima », chargé des seuls domaines régaliens : défense, affaires étrangères, justice, police. Ce gouvernement pourrait être collégial, tous les partis représentés au parlement y auraient un ministère avec une présidence tournante comme en Suisse. Intellectuellement intéressant, mais on voit mal la Belgique survivre longtemps avec un tel système.

 

Un seul choix : réussir !

 

Conclusion, les Belges n’ont pas d’autre solution que de faire preuve une fois de plus d’imagination et de bon sens, pour prouver que leur pays est toujours viable, parce qu’à l’extérieur on y croit de moins en moins.    

 

Danielle Mitterrand présidente et militante

Par Christophe Giltay dans Divers , le 22 novembre 2011 11h23 | 2 commentaires

 

Danielle Mitterrand qui fut première dame de France durant 14 ans est morte la nuit dernière à l’hôpital Georges Pompidou (sic !) où elle avait été admise en fin de semaine. Avec elle disparait plus que l’ex épouse du président Mitterrand, une véritable figure historique de la France du XXème siècle.

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Je tiens l’anecdote de Pierre Tourlier qui fut pendant plus de 20 ans le chauffeur de François Mitterrand. Le soir de son élection le 10 mai 1981, le couple se trouvait dans son fief électoral à Château Chinon dans la Nièvre. Une fois les résultats proclamés, et l’adresse solennelle prononcée à la télévision, le président élu décide de remonter à Paris. Dans la voiture il s‘installe comme à son, habitude à l’avant à côté du chauffeur, derrière prennent place Danielle et sa sœur, Christine Gouze- Réal, (Mme Roger Hanin)…

La voiture démarre  et tout d’un coup dans l’habitacle la désormais première dame entonne « l’internationale » suivie par sa sœur. Devant François Mitterrand reste muet. Lui c’était un politique, elle c’était une militante.  

Une résistante de 17 ans

Toute jeune fille à 17 ans elle entre en résistance comme toute sa famille ( des enseignants laïcs) , elle portera notamment des courriers à vélo, à travers les points de contrôles allemands. C’est pendant  la guerre que des amis lui présentent « Morland », un jeune chef de réseau, le pseudonyme de François Mitterrand qui l’épouse le 28  Octobre 1944… mais en pleine fête il quitte le banquet nuptial, pour se rendre à un meeting politique,  qu’à cela ne tienne, elle le suit et y assistera sur un banc… en robe de mariée !

Une présidente active

 Danielle c’était un caractère. Elle refusa toujours de mettre ses idées sous le boisseau pendant les14 ans de Présidence Mitterrand.  Refusant de s’asseoir à la même table que le roi du Maroc, qu’elle considérait comme un dictateur, mais aussi  capable de rendre visite à Fidel Castro contre l’avis du ministère des Affaires Etrangères. Interrogé à ce sujet François Mitterrand avait répondu «  Danielle fait ce qu’elle veut ».

Bien décidée à  ne pas jouer la première dame qui sert le thé et visite des expositions, elle a créé en 1986, sa fondation : « France Liberté », qu’elle animait encore il y a quelques jours. Destinée à l’origine à combattre les injustices et les violations des droits de l’homme elle s’était ces derniers temps consacrée à la distribution de l’eau dans les pays défavorisés. Mais accéder à l’eau et donc à la vie, n’est ce pas l’un des premiers « droits de l’homme » ?

L’acceptation de Mazarine

Enfin on se souviendra de ce geste extraordinaire le jour des obsèques de son mari, quand elle ramassa le drapeau tricolore enlevé par le vent, pour le reposer sur le cercueil, avant d’embrasser Mazarine qui assistait à la cérémonie avec sa mère, Anne Pingeot, la compagne secrète de François Mitterrand. Mise au courant de l’existence de cette fille adultérine dés sa naissance pendant la présidentielle de 1974, elle avait décidé l’accepter et même de l’intégrer à la famille par ce geste fort, dont toute la France se souvient.

Fidèle à ses convictions

Ces dernières années avaient été plus difficiles, vivant toujours rue de Bièvre dans le domicile « historique » du couple, elle avait notamment vendu tous ce qui lui restait du Président (  ses vêtements…) pour payer la caution de son fils Jean Christophe inculpé dans l’affaire de l’Angolagate, avec d’autres personnalités politiques.

Aujourd’hui c’est surtout la gauche française qui est en deuil, il faut entendre les réactions de Jack Lang ou de Ségolène Royal à la télévision. Pourtant c’est le pays tout entier qui perd une figure exemplaire de femme française, qui jamais n’a dévié de ses idéaux de jeunesse, toujours du côté des plus faibles… toujours du côté de la liberté !

Une marche blanche pour Agnès

Par Christophe Giltay dans Divers , le 20 novembre 2011 10h17 | Un commentaire>

Un marche blanche a été organisée dimanche matin au Chambon ­-sur-Lignon à la mémoire d’Agnès cette adolescente assassinée par un autre élève dans le parc de son collège. Ce drame pose toute la question de la récidive, car le jeune garçon avait déjà commis une tentative de viol dans sa précédente école.

 

Agnes Marin

Agnes Marin

 

Marche blanche, un nom qui résonne par delà les années, une marche qui n’aurait du avoir lieu qu’une fois, mais depuis celle de Bruxelles en octobre 1996, la marche blanche est devenue le passage obligé, le rituel de deuil, pour les familles des enfants assassinés.

 

Une commune au passé héroïque

 

 Une marche blanche au Chambon-sur-Lignon commune auvergnate de 2800 habitants, bastion historique des protestants de France. Chambon-sur-Lignon célèbre pour avoir caché et protégé des centaines de juifs  pendant la guerre, à tel point qu’Israël a décerné à la commune et à toute sa région le titre de  » juste parmi les nations ». Le Cévenol, le collège protestant d’Agnès avait lui aussi joué son rôle dans ces actes héroïques en accueillant des professeurs et des élèves pourchassés par les nazis. C’est un établissement réputé, niché au cœur d’un parc de 15 ha, on y vient du monde entier, car le personnel y accorde un attention particulière aux adolescents, c’est pourquoi certaines familles lui confient leurs enfants en crise.

 

Récidive.

 

 C’était le cas d’Agnès, 13 ans, c’était le cas de son meurtrier, 17 ans, dont on sait maintenant qu’il était sous le coup, d’une inculpation

pour agression sexuelle en août 2010 dans le Gard. Il avait effectué quatre mois de détention provisoire, avant d’être placé sous contrôle judiciaire fin 2010, puis inscrit dans ce collège, où il était suivi psychologiquement. Les experts l’avaient considéré comme ré insérable

 Et puis voilà mercredi il a emmené Agnès en promenade dans les bois, pour chercher a-t-il dit aux policiers des champignons hallucinogènes. On connait hélas la suite, la jeune fille a été violée et assassinée, semble-t-il dans des conditions atroces, mais la justice n’a pas voulu livrer les détails par respect pour les parents. En revanche, le procureur a confirmé qu’il y avait de forts soupçons de préméditation.

 

 

Des parents en colère

 

 

Paola la maman d’Agnès, est en colère:  « Si nous avions connu son passé, jamais nous n’aurions mis notre fille dans cet établissement. Les motivations étaient bonnes, mais le Collège a fait une grosse erreur et ma fille en a payé le prix. »

 

Que dire face à la douleur des parents ? C’est la question de la récidive qui s’impose, mais peut on reprocher à la société d’avoir cru qu’un garçon de 17 ans avait le droit à une autre chance ? Certes il aurait mieux valu qu’il soit placé en centre fermé, surveillé 24h sur 24, mais qui aurait pu imaginer ?

 

C’est toute la limite de l’expertise psychologique, ce genre de drame nous laisse sans voix, horrifiés devant la part d’ombre de l’âme humaine.

 On aimerait que cette victime soit la dernière, qu’il n’y ait plus jamais de marche blanche…on aimerait tant…

Polémique atomique entre Hollande et les verts

Par Christophe Giltay dans Divers , le 18 novembre 2011 02h56 | Comments Off on Polémique atomique entre Hollande et les verts

Premier couac majeur dans la campagne présidentielle de Français Hollande. 48h de désaccord public avec les écologistes sur le nucléaire. En cause la disparition progressive du Mox un combustible particulièrement radioactif, mais très important sur le plan économique.

 

La centrale de Chooz dans les Ardennes françaises.

La centrale de Chooz dans les Ardennes françaises.

 

 

Connaissez-vous le Mox? Non ?  Alors vous n’êtes pas branchés, on ne parle plus que de ça en France depuis deux jours. Le Mox  est un combustible nucléaire composé de 7% de plutonium et de 93% d’uranium appauvri. Il sert à alimenter certaines centrales nucléaires. Il est le produit du retraitement des combustibles classiques des centrales. Il présente donc un intérêt en matière de recyclage des déchets nucléaires. Problème il est hautement radioactif au moins 5 fois plus que le combustible classique. Il impose donc de très sévères mesures de sécurité. Seul le groupe français Areva fabrique du Mox, qui représente pour lui un secteur essentiel.

 

Accident nucléaire PS-Verts

 

 Résumé de la polémique : lors de l’accord électoral signé entre les écologistes et le PS, il était prévu que la part du nucléaire en France passe en cas de victoire  de 75 à 50%, et qu’on arrêterait progressivement la production du Mox. Or le paragraphe concernant le Moxa aurait été supprimé à la demande de François Hollande qui, d’après les écologistes, aurait subi des pressions de la part d’Areva. D’où une polémique atomique, où les verts crient à la parole trahie et où les socialistes sont bien embêtés. Finalement les deux partis ont signé une sorte de paix des braves, un peu tarabiscotée, je vous résume: comme il est décidé de diminuer le nombre de centrale, le Mox diminuera aussi, de manière automatique.  

 

La droite attaque

 

Bien entendu la droite s’est engouffrée dans la brèche, sur le thème qui lui est désormais coutumier de l’incompétence prétendue du candidat Hollande.  Les noms d’oiseaux ont volé : « amateurisme effrayant », « grand prêtre d‘une nouvelle secte le confuSianisme » sans oublier un tir de barrage sur les conséquences économiques. La réduction du nucléaire pourrait d’après le ministre du travail Xavier Bertrand un proche de Nicolas Sarkozy, aboutir à la suppression de 400 000 à un million d’emplois.

  

 

La France aime l’atome

 

 

La France est par habitant, le premier pays nucléaire au monde, l’emploi mais aussi l’indépendance énergétique sont au cœur de ce débat.  Sur ce coup là François Hollande joue très gros, et les verts se révèlent pour les socialistes des alliés bien turbulents. Un peu comme en Belgique. En France les négociations se passent avant les élections et non pas après, mais elles ne sont pas pour autant plus faciles à boucler.  

 

Le Beaujolais Nouveau a 60 ans

Par Christophe Giltay dans Divers , le 17 novembre 2011 02h37 | Comments Off on Le Beaujolais Nouveau a 60 ans

Nous sommes le troisième jeudi de Novembre et comme chaque année, le Beaujolais nouveau est disponible depuis 0h. Ce vin primeur qui fête ses 60 ans, a un peu perdu de sa superbe ces dernières années, il est pourtant difficile de rater le rendez vous …

beaujolais

 

Ce matin quand j’ai vu l’actualité, et notamment le classement sans suite, faute de preuve, des révélations sur les mallettes africaines, prétendument versées à des responsables politiques français, je me suis longuement interrogé, fallait-il encore une fois parler du Beaujolais nouveau, rendez-vous incontournable de Champs Elysées depuis le début. Et puis après réflexion,  il sera toujours temps de revenir demain sur les turpitudes de la politique.

 

Un primeur sexagénaire.

 

Il n’y  pas de mal à  rappeler que le beaujolais nouveau, est né en 1951, d’une loi autorisant sa commercialisation à partir du 15 novembre soit un mois avant les autres vins. En 1985, les producteurs ont décidé de recréer l’événement avec ce rendez-vous le troisième jeudi du mois de novembre, à 0h. Vous avez tous vu des reportages où les japonais attendent avec impatience la première livraison, qu’ils peuvent déguster, grâce au décalage horaire, plusieurs heures avant les français.

 Cette année encore le Japon consommera 7 millions de bouteilles. Pourtant la production beaucoup chuté depuis les années 90, on est passé en gros de 500 000 à 300 000 hectolitres. Il faut dire que pas mal de producteurs surfant sur l’aubaine avaient parfois proposé des produits n’ayant qu’un vague rapport avec le vin. Désormais on en a presque fini avec les goûts de banane et de bonbon anglais cette année ce serait : « des fruits noirs en entrée de bouche et l’onctuosité d’une framboise en fin de bouche » .

 

Un vin de soif.

 

Cela dit n’attendez pas du Beaujolais nouveau ce qu’il ne peut pas vous donner , comme dit mon copain Robert ça reste un vin de soif, de comptoir, de pot entre copains. Et même si le primeur représente 30% de la production totale du Beaujolais, ce ne sera jamais le compagnon d’un repas de haute tenue gastronomique. Pour cela il y a d’autres Beaujolais, les 10 crus classiques : Morgon, Régnié, Chénas, Juliénas, Chiroubles, Brouilly, côte de Brouilly, Fleurie, Moulin à vent, et bien sûr le Saint Amour qui reste mon préféré. Il existe même des Beaujolais blanc cépage chardonnay qui méritent le détour, il y a également des crémants de Beaujolais, pour ceux qui aiment les bouchons qui sautent, mais là encore n’allez pas croire que c’est du Champagne !

 

 

Avec « modération »…

 

 

Si vous souhaitez sacrifier à la tradition, je vous recommande plutôt de chercher un vin de vigneron, et si possible un Beaujolais village nouveau. C’est un peu plus cher mais il y a moins de risque de tomber sur de la grenadine. Car si la qualité s’est améliorée, il y a encore des petits malins qui profitent de ce qui est indubitablement la plus formidable opération de marketing vinicole au monde.

 Et puis bien sûr : « sachez apprécier et consommer avec modération.. »… J’en connais qui sont très modérés…dans la modération…

Arrêts maladie : Sarkozy tape sur les fraudeurs

Par Christophe Giltay dans Divers , le 16 novembre 2011 02h45 | Un commentaire>

Nicolas Sarkozy a trouvé un nouveau cheval de bataille, la lutte contre les fraudes sociales. Dans le collimateur ceux qui abusent des arrêts de travail, ils seraient beaucoup trop nombreux. Pourtant dans ce domaine, la France reste en dessous de la moyenne européenne.

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Ca me rappelle un sketch de Fernand Raynaud dont le personnage principal répétait «  vaut mieux être riche et bien portant que malade et sans le sous. » Cette bonne vieille maxime est plus que jamais d’actualité dans la France d’aujourd’hui.

 

Un thème très sarkozien

 

 A la recherche frénétique d’économies budgétaires Nicolas Sarkozy a repris un  thème qui lui avait réussi lors de la présidentielle de 2007, la lutte contre les fraudeurs. Conséquences, désormais les employés du privé connaîtront quatre de jours de carence à chaque arrêt de travail, et les fonctionnaires devront eux subir un jour de carence, au lieu d’aucun jusqu’à présent. Ce qui signifie que ces jours d’arrêt ne seront pas remboursés, pour un salarié du privé, sur un mois quatre jours de carence ça revient à amputer son salaire de 15%.

 

Une fraude pas si flagrante

 

Avec cette mesure le gouvernement espère faire rentrer 280 millions d‘euros dans les caisses. Vous me direz qui peut critiquer la lutte contre la fraude ?  Personne ! Le problème c’est que tout le monde va se retrouver avec ces jours de carence, alors que la fraude en France n’est pas très importante. D’après la caisse nationale d’assurance maladie, en 2008, seuls 13% des arrêts de courte durée étaient abusifs, et 11% des arrêts de longue durée.

Quant à la masse globale de l’absentéisme au travail, la France est dans la moyenne européenne, en dessous de la Grande Bretagne, des Pays Bas et de l’Allemagne. Ce n’est donc pas une  priorité absolue, le travail au noir et l’évasion fiscale grèvent beaucoup plus le budget de la France que les quelques dizaines de milliers de faux malades.

 

Un choix de société

 

Mais voilà, ce genre de discours plaît à l’électorat de Nicolas Sarkozy, qui d’ailleurs emploie souvent le terme d’assistanat pour désigner l’aide sociale. Il y a derrière ça toute une idéologie à l’américaine qui laisse entendre que les gens qui bénéficient des aides sociales en abusent, et que s’ils ont des problèmes c’est qu’ils sont responsables de leur situation.

 Les experts qui se bousculent à la télévision le répètent, la France et l’Europe doivent et cesser de vivre au dessus de leurs moyens et changer de modèle social. En clair ça veut dire fini le maintien du pouvoir d’achat par la sécurité sociale, les indemnités de chômage etc…Dans ce monde idéal seul le travail sera rémunérateur.

Remarquez on se plaignait ces dernières années de la disparition des idées en politique, là pas de problème, Sarkozy et Hollande ont de quoi débattre.


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