Remaniement à Paris : nouveau come back pour Alain Juppé le phœnix de la politique française…
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Après des semaines de polémique autour de son voyage en Tunisie Michèle Alliôt Marie, ministre française des affaires étrangères a finalement démissionné. Nicolas Sarkozy a nommé à sa place Alain Juppé, une véritable résurrection politique pour le maire de Bordeaux.
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Un fidèle de Chirac.
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On dit parfois qu’il n’y a pas de mort en politique, Alain Juppé en est l’exemple vivant, lui qui comme l’oiseau mythique renait sans cesse de ses cendres. Alain Juppé c’est tout d’abord un surdoué de la politique, à l’image de son condisciple de l’ENA Laurent Fabius. Ministre du budget dans le gouvernement Chirac de 84 à 86, il est ensuite ministre des affaires étrangères dans celui d’Edouard  Balladur entre 1993 et 1995.  A époque il est l’un des rares gaullistes à ne pas lâcher Jacques Chirac,  pour rejoindre le précieux Edouard que tous les sondages annoncent vainqueur à la présidentielle de 1995. Bien lui en pris,Chirac élu il se retrouve à Matignon, il a alors 49 ans et tous les espoirs lui sont permis.
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Alain la scoumoune.
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Hélas pour lui la dissolution calamiteuse de l’Assemblée Nationale en 1997, le propulse dans l’opposition alors que Lionel Jospin lui succède à Matignon. Il se replie alors sur la mairie de Bordeaux attendant des jours meilleurs. A sa grande époque Chirac, disait souvent :  « les merdes ça vole en escadrille », Juppé va en avoir la preuve quand en 2004 il est condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Déclaré inéligible pour un an, privé de ses mandats il se retrouve professeur d’université exilé au Québec. On croit à la fin de sa carrière lui qui avait écrit un livre intitulé : « la tentation de Venise » où il évoquait son envie parfois de tout quitter,  pour s’installer dans la lagune.
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Le retour raté. 
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Surprise !  En 2007 en pleine  vague « Al Gorienne », Nicolas Sarkozy soucieux de se ménager les chiraquiens, lui réserve un grand ministère de l’ écologie et un poste de N° 2 du gouvernement…Il s’annonce comme un des piliers de la nouvelle équipe Sarkozy, et là fatalitas !
Six semaines plus tard Juppé est battu aux législatives qui suivent la présidentielle…selon la tradition républicaines il démissionne du gouvernement. Là on le croit vraiment fini, il parle de retourner au Québec. Il se fait néanmoins réélire à la mairie de Bordeaux en 2008 et reconstruit peu à peu son influence.
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Le recours ?
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Il revient au gouvernement comme ministre de la défense fin 2010, juste à temps pour se trouver au premier plan quand éclatent les révolutions au Moyen Orient. Il réapparait dans les médias, au moment où MAM s’effondre. On retrouve son ton posé, sa compétence, sa rigueur d’homme droit dans ses bottes…
Le  retour au ministère des affaires étrangères marque une nouvelle résurrection. Agé aujourd’hui de 65 ans, il apparaît tout d’un coup comme incontournable pour la prochaine présidentielle, soit comme futur premier ministre aux côtés de Nicolas Sarkozy, soit comme champion de la droite si Sarko décidait de jeter l’éponge.
Chirac disait autrefois de lui : « Il est le meilleur d’entre nous »…En tout cas, le meilleur pour les come back !Â
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