Un trésor Belge en Bretagne.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 13 juin 2018 07h35 | Ajouter un commentaire

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Le 6 juin dernier à Pont Aven en Bretagne, des ouvriers ont découvert dans une maison en démolition, un trésor de 600 pièces d’or. Des pièces Belges datant de la fin du XIXème siècle.

 

 

 

Il est 10h du matin le 6 juin à Pont Aven, trois ouvriers d’une entreprise de démolition sont en train de terminer un chantier qu’ils ont commencé le 28 mai. Il s ‘agit d’une maison dont il ne reste déjà plus qu’un tas de gravats, et c’est dans cet amas que les ouvriers vont découvrir ce qui est apparemment une douille obus de la guerre de 14. Ce genre de douille d’une vingtaine de centimètre de haut, qu’il était courant autrefois de retrouver sur la cheminée des grands parents dans les maisons de campagne.

 

La douille mystère.

 

Ils s’en saisissent avec précautions, la douille est scellée mais quand ils la manipulent ils constatent qu’il y a visiblement quelque chose à l’intérieur.

« Ils l’ont secoué et ont entendu un bruit de pièces », a   raconté au journal Ouest France  Laurent Le Bihan, co-gérant de l’entreprise Bat’Isol de Quimperlé. On ouvre la douille et là jack pot !  A l’intérieur il y a 600 pièces d’or, des pièces belges à l’effigie de Léopold II qui dater des années 1870. Il s’agit en fait de pièces de 20 francs belges or, tirée à l’époque à trois millions d’exemplaires.

Le Léopold.

Pour le numismate on peut la décrire ainsi : à l’avers on trouve : L’effigie du roi Léopold II, tournée vers la droite, entourée de la légende LEOPOLD II ROI DES BELGES et au-dessus du millésime.
les Initiales du graveur à la troncature du cou.

Au revers des pièces il y a :

Un écu rond portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. Au bas de la pièce est apposée la valeur nominale 20 FR. et, en haut, la devise nationale « L’UNION FAIT LA FORCE. »

 

Un magot à partager.

 

Les pièces du trésor de Pont Aven  s’échelonnent de 1870 à 1882, et sont toutes en très bon état. Contacté le propriétaire de la maison n’a pas été particulièrement étonné, son grand père a-t-il déclaré était collectionneur de pièces. Selon le Code civil, le trésor est à partager en deux moitiés : une première à destination des personnes qui l’ont découvert (on dit les inventeurs du trésor) et une seconde à destination de celui ou celle qui possède le terrain.

 

20 francs …or !

Ce qui est intéressant avec ces pièces d’or c’est que leur valeur nominale de l’époque 20 francs belges, n’a qu’un lointain rapport avec leur prix sur le marché aujourd’hui… Ainsi les Léopold II des années 1870 se négocient autour de 300 euros pièces. Il parait même que le cours a augmenté depuis la découverte bretonne. La valeur du trésor serait donc environ de 200 000 euros.

C’est probablement ce qu’on appelle la galette de Pont Aven.

 

92% des jeunes sont barbus !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 juin 2018 07h41 | Ajouter un commentaire

En France selon un sondage publié ce weekend selon un sondage opinionway, 92% des hommes de 25-34 ans portent désormais une barbe. Une mode qui en train de devenir une signe de reconnaissance générationnel.

 

Un hipster.

 

On avait bien remarqué depuis 5-6 ans que la barbe était redevenue à la mode, mais ce sondage est un véritable coup de tonnerre, car il inverse une norme sociale qui datait de plusieurs dizaines d’années. En gros depuis la seconde guerre mondiale la barbe était associée à la maturité voire à la vieillesse, du moins à un certain retrait, peut-être même le signe d’un relâchement. En fait on la portait avant ou après la vie active. Ainsi dans les années 70 pas mal d’étudiant portaient barbe et cheveux longs mais les coupaient progressivement dès qu’ils rejoignaient le monde du travail (avec une exception notable l’enseignement et le célèbre collier du proviseur). En plus les barbes des jeunes étaient des barbes anarchiques ! Or rien de plus étranger à la barbe hippie que la barbe hipster .

La barbe chic.

Le barbu d’aujourd’hui ferait plutôt dans le chic et l’impeccable, d’où le succès des salons de coiffure dotés d’un coin barbier. Dans les années 50 les hommes appréciaient les lourds rasoirs électriques qui vous rendaient glabre et frais, aujourd’hui ce serait plutôt la tondeuse qui vous sculpte la pilosité. On est dans la barbe douce et maitrisée, et pas dans le poil viril qu’arboraient autrefois gendarmes et militaires… Ce n’est d’ailleurs pas seulement réservé aux jeunes. Au-delà des 35 ans, 53% des français continuent arborer une barbe, un chiffre qui remonte à 60% chez les plus de 50 ans.

 

Edouard Philippe, premier chef de gouvernement français barbu, depuis Paul Ramadier en 1947.

 

Comme en 1900.

Ce port de la barbe généralisé est un phénomène qui s’est déjà produit plusieurs fois dans l’histoire. Ainsi dans la seconde moitié du 19ème siècle elle était un marqueur social. Médecins professeurs, artistes, hommes politiques, officiers, portaient la barbe : Victor Hugo barbu, Emile Zola barbu, Auguste Rodin barbu, Jean Jaurès barbu, et je ne vous parle pas de Léopold II. A l’époque seuls les domestiques étaient tenus d’être rasés de près… D’ailleurs regardez bien les photos de vos arrières grands-pères, ils portaient tous au moins la moustache, notamment pour plaire aux dames. Ne disait-on pas à l’époque qu’un baiser sans moustache était un baiser sans sel ? Il faut dire aussi qu’en ce temps-là se raser était tout un art, il fallait maitriser le coupe choux. Ce n’est que vers la fin du 19ème siècle qu’on a vu apparaitre le rasoir mécanique, le modèle avec lame jetable de Gillette date de 1905, le premier rasoir électrique de 1925.

La barbe !

Le problème avec les modes c’est qu’au début elles vous distinguent, mais qu’à la longue elles tournent au conformisme. J’en connais déjà pas mal qui portent la barbe pour faire comme les autres : «  T’as vu ma barbe elle est au poil ! »

A terme ce diktat de la pilosité pourrait bien devenir un peu… rasoir.

Gaza : si vis pacem, para pacem.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 16 mai 2018 07h24 | 8 commentaires

Plusieurs pays dont la Belgique ont lancé un appel à une enquête indépendante après les événements de lundi dans la bande de Gaza, où près de 60 manifestants palestiniens sont morts sous les balles israéliennes. Pour autant la façon dont Israël a justifié sa riposte, tout comme la détermination des palestiniens, font planer sur la région la menace d’une vraie guerre.

 

C’est un sentiment diffus, difficile à exprimer mais qui est bien présent, il y a dans l’air comme un désir de guerre. Comme si tous les hommes et les femmes de bonne volonté, avaient disparu du paysage dans cette région du monde.

Réponse « mesurée. »

J’étais halluciné mardi  entendant l’ambassadeur d’Israël à Bruxelles mais aussi à Paris et dans la plupart des pays du monde, expliquer que les morts de Gaza étaient tous des terroristes, et que la riposte, selon la représentante de Donald Trump à l’ONU,  avait été mesurée. Convoquée par Didier Reynders dans la soirée, l’ambassadeur d’Israël en Belgique Madame Simona Fränkel a admis à la télévision flamande que le mot terroriste n’était « peut-être pas le terme adéquat ». Elle a précisé avoir voulu dire que les habitants de Gaza sont « tous manipulés par l’organisation terroriste Hamas ».

Donald et Bibi.

N’empêche on voit bien de quelle manière le gouvernement Netanyahou fort du soutien total et indéfectible de Donal Trump, se sent désormais libre d’exercer la loi du plus fort. On ne parle plus de plan de paix… Alors en face on n’en est pas encore à une nouvelle intifada, mais on sent bien que la jeunesse palestinienne elle aussi a envie d’en découdre, quitte à se faire massacrer. Avec nos regards d’occidentaux nous négligeons beaucoup la valeur du martyre aux yeux des jeunes musulmans.

L’Iran en arrière fond.

La situtation sera surement plus calme aujourd’hui mais le Ramadan se profile dès vendredi, avec le désir de nombreux palestinien de se rende à Jérusalem, à la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam. La mosquée peut accueillir 5 000 fidèles, et l’esplanade des dizaines de milliers…Les forces de sécurité israéliennes sont bien sûr en état d’alerte.

Au-delà d’Israël il y a ce bras de fer de Trump avec l’Iran qui ( ce n’est pas un hasard )  est le financier de deux adversaires d’Israël : le Hezbollah Libanais , mais aussi le Hamas de Gaza . On a le sentiment que chacun serre les poings et qu’à tout moment ça pourrait déraper. Comme si une guerre de plus pouvait régler le problème. Sauf qu’on n’est pas dans un western, où un duel au soleil permet de vider la querelle.

L’Europe combien de divisions ?

L’Europe cherche à jouer un rôle, quel est son poids réel ? Difficile à dire … géant économique nain politique dit-on souvent. Libéré d’un Trump qui  décidément n’est pas notre ami et peut être plus tout à fait notre allié, c’est le peut être le moment d’essayer de grandir et de faire entendre la voix de la sagesse. Pour transformer la célèbre formule antique : « si veux-tu paix prépare la guerre », en « si tu veux la paix, prépare la paix ! »

Claude Maurane et Claude Nougaro

Par Christophe Giltay dans Divers , le 8 mai 2018 07h30 | Un commentaire>

Ce matin j’ai moi aussi envie de rendre hommage à Maurane, dont je lisais parfois la nuit, les tweets d’insomnies. Il y a un aspect qui me touchait particulièrement c’était son admiration pour Claude Nougaro. Admiration qu’elle avait  concrétisée lors d’un album de reprises en 2009.

 

 

Maurane avait rencontré Nougaro quand elle était encore enfant par l’intermédiaire de son père, qui était compositeur et directeur de l’Académie de musique de Verviers. Et elle était tombée complètement amoureuse du répertoire du poète Toulousain. Il s‘agissait alors de ses mythiques chansons à texte : « Cécile », « Sur l’écran noir de mes nuit blanches », « y’avait une ville », « Le jazz et la java », « Toulouse » . Elle disait d’ailleurs quand elle a enregistré son album de reprises que c’était notamment pour montrer à la jeune génération qu’il n’y avait pas que Nougayork dans le répertoire de… Claude…Claude… (est-ce un hasard ?)  Nougaro.

Un fan « chiante ».

A 16 ans elle lui avait envoyé une cassette de chansons, sans résultat, dans une interview à Paris Match en 2009 elle se confiait : « j’ai eu le malheur de lui dire une fois que c’était un maître pour moi il l’a très mal pris …je refuse catégoriquement ce rôle !  Jeune je m’étais débrouillée pour avoir son numéro de téléphone. j’avais un tel culot à l’époque que je l’avais appelé . Je le poursuivais avec les cassettes de mes chansons …là aussi ça ne lui plaisait pas  du tout …Il m’avait jetée comme une malpropre mais c’était mérité j’étais chiante ! »

 

La rencontre.

Mais finalement Nougaro a fini par la prendre au sérieux et l’a fait rentrer peu à peu dans son cercle d’intime. C’est ainsi qu’elle le fréquentera pendant les 20 dernières années de sa vie de 1984 à 2004, et qu’elle connaîtra Helène son épouse et Cécile sa fille.Vous  vous souvenez «  elle voulait un enfant moi je n’en voulais pas, il lui fut pourtant facile avec ses arguments de te faire un papa Cécile, ma fille… »

Maurane n’avait pas repris Cécile dans son album de 2009. Ce n’était pas facile de reprendre du Nougaro, ainsi par exemple elle avait renoncé  après  avoir longuement essayé, de chanter « l’amour sorcier » … « Trop masculin et je n’allais quand même pas féminiser ses chansons. ». Une  exception cependant , dans « Une ville » Nougaro a écrit : « Une fille m’a souri Et je me souviens que la suivais. Je la suivais sous le joyeux soleil de Mai… » Dans la version de Maurane ça devient : «  Un garçon m’a souri… » peut-être avait elle parfois envie qu’un garçon lui sourie sous le joyeux soleil de mai.

Brel évidemment …Nougaro surtout !

Elle avait annoncé récemment qu’elle allait sortir cet été un album de reprises de Jacques Brel. Bien sûr Brel, incontournable… indépassable ! Mais elle ne l’avait pas connu personnellement.

Non, son vrai modèle c’était Nougaro !

 » Il était heureux sur scène  » disait-elle dans son interview à Match  »  mais il avait plein de complexes dans la vie… c’était un peu ce qui nous réunissait. »

Salut Claude !

Macron : Un délicieux président

Par Christophe Giltay dans Divers , le 4 mai 2018 07h09 | Ajouter un commentaire

 Les réseaux sociaux anglo-saxons continuent de se moquer de la bourde d’Emmanuel Macron, qui a qualifié Lucy l’épouse du premier ministre australien de « delicious », c’est-à-dire appétissante au sens gastronomique du terme… C’est d’autant plus surprenant qu’Emmanuel Macron est le premier président français à maitriser quasi parfaitement la langue de Shakespeare.

 

A l’issue de son voyage en australien en début de semaine Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse en compagne du premier ministre australien, et en conclusion il l’a remercié pour son accueil.

Macron a cru dire en anglais « Merci à vous et à votre délicieuse épouse pour la chaleur de votre accueil… »  Le problème c’est qu’il a dit « Your délicious wife… » Or délicious ne s’emploie en anglais que pour les plats, les choses qu’on mange… En fait ça signifie appétissante, savoureuse … à croquer ! Et dans le langage très familier ça va plus loin,  Macron a dit un truc du genre «  ta femme elle est bonne ! »

Pépé le putois.

Le premier ministre n’a pas relevé l’erreur et a fait bonne figure…. Mais Immédiatement la presse australienne s’est saisie de l’impair. Le Daily Telegraph local a caricaturé à sa une Emmanuel Macron sous les traits de « Pépé le putois » en anglais « Pépé le pew », un personnage des dessins animés, à l’accent français prononcé, qui véhicule tous les stéréotypes attribués aux français par les anglo-saxons : séducteur dragueur, hâbleur, vantard.

A noter que dans la version française du dessin animé , Pépé le putois parle avec l’accent italien allez savoir pourquoi… quand il a découvert la caricature Emmanuel Macron a bien pris les choses. Une de ses collaboratrices a publié sur Instagram une photo ou on le voit éclater de rire en lisant le journal.

Faux amis.

Le très sérieux site de la BBC a fait de son côté une analyse grammaticale du problème et a conclu que le président avait été victime d’un faux amis, et que plutôt que délicieuse, il aurait dû utiliser l’adjectif  delightfull : charmante, adorable, merveilleuse, et même délicieuse au sens métaphorique à la française…… il faut dire que des faux amis en anglais et français il y a en a plein puisque 64% du vocabulaire anglais vient du français… délicieuse bien sûr mais aussi tennis, qui vient de l’impératif tenez, mot qu’on lançait avec la balle pendant le parties de jeu de paume… tenez ! Quant au flirt il vient bien sûr de conter fleurette, fleureter.

Honni soit qui mal y pense.

Enfin au-delà des faux amis il y a aussi des vrais amis. Ainsi la linguistique Henriette Walter dont je vous recommande le célèbre livre « honni soit qui mal y pense » a recensé 3200 mots qui ont le même sens dans les deux langues. Exemple : “ I have a rendezvous with Madame in a restaurant  “.

Bref comme le disait Georges Clémenceau l’un des rares français de sa génération à avoir parlé anglais… « l’anglais ce n’est jamais que du français mal prononcé. »

 

Hollande best seller

Par Christophe Giltay dans Divers , le 3 mai 2018 07h44 | Un commentaire>

François Hollande est passé par Bruxelles. Il y a dédicacé son livre «  les leçons du pouvoir » dans une librairie du centre-ville. L’ancien président a fait un véritable tabac, son bouquin se vend comme des petits pains.

 

François Hollande dédicace avec le sourire.

 

C’est tout le paradoxe, très impopulaire quand il était président François Hollande est devenu la star de librairies ces dédicaces sont de véritables évènement, ou qu’il aille il y a foule et ça dure des heures. Ce fut encore le cas hier à Bruxelles ou une dédicace était prévue de 16 à 18h, chez Filigranes la plus grande librairie de la capitale. A 16h, mais il y avait déjà des gens qui faisaient la queue à 13h… et si mes infos sont bonnes à19h30 il y était toujours !

Dédicace joviale.

Il faut dire que François Holland prend le temps, il savoure … Chaque dédicace lui prend plusieurs minutes, il parle avec les gens répond à leurs questions accepte de faire des selfies ou de photos et souvent ce sont ses gardes du corps qui prenne les clichés. Il a repris un peu de poids, ils s’est arrondis, il sourit beaucoup  fait de blagues ou des jeux de mots :  « la politique c’est un roman…mais c’est pas un poème ! »

Bref il est redevenu le personnage sympathique et jovial qu’il était avant d’être président… personnage qu’il n’a jamais d’ailleurs cessé d’être en privé. La grande inconnue, c’est comment quelqu’un qui passe aussi bien dans le contact direct sur le terrain a pu devenir aussi impopulaire, au point de ne pas pouvoir se représenter…

Des erreurs.

La réponse est en partie dans son livre, il reconnait deux erreurs qui l’ont coupé du peuple de gauche. D’abord la loi sur le travail dit loi El Khomri, qui flexibilisait le code du travail. Il continue à penser qu’elle était nécessaire pour selon sa formule, «  inverser la courbe du chômage », mais il reconnait une mauvaise communication et surtout le provocateur recours à l’article 49/3 qui permet  au gouvernement de faire passer un texte en force… Or il ne fallait pas faire passer en force une loi que contestaient 7 français sur 10. Autre regret le fait d’avoir proposé puis retiré la déchéance de nationalité pour les terroristes français qui auraient rejoint Daesh . En fait une proposition de la droite, très critiquée à gauche, et qui l’a coupé de son électorat traditionnel. J’aurais dû écouter Christiane Taubira écrit-il dans son livre… hé oui ! Il faut toujours écouter Christiane Taubira.

Normal et fier de l’être !

En revanche il assume complètement son côté président normal, qu’il définit comme, un juste équilibre entre la nécessaire solennité de la fonction, et le besoin de rester proche des gens. A ce sujet il pense que Jupiter tombera tôt ou tard de son Olympe… Macron dit-il «  a de l’audace et de la chance mais ça ne suffit pas ! »

En attendant Hollande dédicace, et il y a du boulot son livre a été tiré à 100 000 exemplaires. ! Excusez du peu…

Un an après, Macron toujours en tête

Par Christophe Giltay dans Divers , le 19 avril 2018 07h35 | 2 commentaires

Malgré la grève des chemins de fer et les occupations dans les universités…Malgré les interpellations musclées dans la rue et au parlement européen, la situation politique d’Emmanuel Macron est plutôt bonne un an après son élection. Plus de 3 Français 10 seraient prêts à voter pour lui dès le premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus qu’en 2017.

Pendant la seconde guerre mondiale en France, pénurie oblige, le régime de Vichy avait organisé des « jours sans » : un jour sans café, un jour sans vin un jour sans pain. Suivant cet exemple j’ai décidé d’instaurer dans cette chronique un jour sans…Un jour sans Emmanuel Macron !

Cette semaine c’était hier !

Et donc on reprend la saga du président le plus hyper actif de l’histoire moderne, plus encore que ne le fut Nicolas Sarkozy en son temps.

Cent fois sur le métier…

Vous avez peut être vu l’échange musclé entre le président et un député écolo belge au parlement européen. Mais Emmanuel macron c’est tous les jours qu’il monte sur le ring, et quand ce n’est pas à la télévision avec des journalistes, c’est dans la rue, avec des « vrais gens »,  comme dans la petite ville de Saint Dié des Vosges, où il a passé trois heures à répondre du tac au tac, y compris à ceux qui le traitaient de président des riches. Inlassablement il a martelé son discours, «  je mènerais les réformes jusqu’au bout, je veux que vous me compreniez, mais je n’admets pas qu’on me siffle dans le dos … »

Qui s’y frotte…

Quant à l’eurodéputé belge Philippe Lambert, qui lui avait offert une corde dans l’hémicycle,  pour qu’il reste le premier de cordée,  c’est lui qui a fini dans les cordes …

« Vous pouvez tenir des propos d’estrade car vous avez le confort de ce salon mais moi je n’ai pas le confort de ce lieu…Au nom du respect que j’ai pour la majorité au parlement et pour le Conseil constitutionnel, je ne peux vous laisser dire des bêtises, pardonnez-moi de ce terme. »

Reconnaissons-le ce n’est pas loin du style Sarko, sans que le langage est plus châtié…ici pas de karcher, ni de casse-toi…Pauv con… on est dans la bourgeoisie de province bien élevée.

Une communication super maîtrisée.

Juste un conseil à ceux qui voudraient tenter l’expérience, n’accordez pas comme Philippe Lamberts, le matin de l’assaut, une interview à Radio France où vous laissez entendre que vous allez en découdre, en développant vos arguments. Ses conseillers en communication sont au boulot dès quatre heures du matin et ils écoutent tout, pour préparer ce qu’on appelle des éléments de langage.  La réplique était prête à mon avis dès 6 heures …

La course en tête.

Cet activisme tous azimuts, doublé d’une force affirmée et réaffirmée est probablement à l’origine du bon sondage IFOP publié notamment par Paris Match. En cas d’élection présidentielle, Macron sortirait premier du premier tour avec 33 % des voix contre 24 % en 2017. Il devancerait Marine le Pen avec 23% et Jean Luc Mélenchon avec 16,5.

A noter qu’un an après leurs élections, Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient respectivement à 28 et 21%…

Désolé pour ceux que ça barbe, à ce train-là je vais avoir du mal à faire deux jours sans Macron la même semaine.

Mais c’est promis je vais essayer !

Johnny : Comment Laeticia a trusté l’héritage

Par Christophe Giltay dans Divers , le 29 mars 2018 07h36 | 6 commentaires

On en connait un peu plus sur le mécanisme de la succession de Johnny Hallyday, le journal Libération a publié le statut du trust dans lequel tous ses biens ont été transférés dès 2014…Un complexe montage juridique qui n’a qu’un seul but assurer le train de vie de sa veuve Laeticia.

Jean Philippe Smet et Laeticia Boudou lors de leur mariage le 25 mars 1996.

L’affaire remonte au 11 juillet 2014 le jour où Johnny Hallyday signe le testament dans lequel il déshérite ses ainés David et Laura au profit de sa nouvelle famille, et surtout de son épouse Laeticia Boudou. Le même jour il constitue un trust appelé JPS, soit ses initiales Jean-Philippe Smet. Ce trust est une structure domiciliée dans l’Etat de Californie et destinée à loger tous ses biens – immobiliers, financiers ou musicaux – présents et futurs. Bref, tout ce qu’il possède, à l’exception des biens immobiliers situés en France.

L’ « entretien » de Laeticia

Une fois les droits de succession réglés, la mission des trusts consiste à assurer l’«entretien» de Laeticia jusqu’à la fin de ses jours : «Tous les intérêts de l’épouse survivante lui seront dévolus et elle en sera, de son vivant, la seule bénéficiaire.» L’objectif est couché noir sur blanc : «Subvenir à ses besoins» via des «versements échelonnés au moins une fois par mois».

Tout pour la chérie !

De ce trust initial, d’autres trust ont découlé, je vous passe les détails, l’un est dévolu aux impôts et aux droits de succession, un autre a pour but d’assurer l’avenir des petites filles Jade et Joy, et notamment de payer leurs études. Mais c’est bien Laeticia et Laeticia seule qui bénéfice des revenus de Johnny. Ses petites filles n’en disposeront qu’à son décès. Au cas où elles-mêmes décéderaient ce sont alors leurs propres descendants qui toucheraient l’argent. Bref  un subtile usine à gaz, dont les gestionnaires sont d’ailleurs inconnus (pour l’instant), car le trust n’est pas dirigé par Laeticia mais par un « trustee », un gérant du trust qui semble-t-il est une grand banque américaine. Laeticia est juste là pour empocher le pognon ! Toute cette structure a pour objectif d’écarter David et Laura mais aussi probablement le fisc français.

Droit français contre droit californien

Pour les ainés de Johnny, ce sera tout l’enjeu des prochaines audiences au tribunal de Nanterre : démontrer que le droit français l’emporte sur le droit américain, et que ces trusts sont illégaux. Ça parait difficile mais ils ont un argument: l’essentiel des revenus de Johnny est généré en France et en Europe…

Une tradition médiévale

Enfin dernière chose plus anecdotique, d’après Libération l’origine des trusts remonte au Moyen Age. Quand les chevaliers partaient en croisade, ils s’arrangeaient pour que leur famille puisse bénéficier de leurs biens en leur absence, provisoire ou définitive…

Si je me souviens bien, certains complétaient ces dispositions d’une ceinture de chasteté destinée à l’épouse.

Heureusement pour Laeticia, cette clause semble désormais tombée en désuétude…

Hommage national pour Arnaud Beltrame

Par Christophe Giltay dans Divers , le 26 mars 2018 07h56 | 3 commentaires

Le président Emmanuel Macron prononcera l’éloge funèbre du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame lors de son hommage national, qui pourrait avoir lieu dans la cour des Invalides. La famille du « héros de Trèbes » a tout de suite accepté l’organisation de cette cérémonie. La date reste à déterminer.

 

Selon l’entourage d’Emmanuel Macron, cet hommage a pour but, en plus de sa dimension « mémorielle », d’afficher la capacité de résistance individuelle et collective du peuple français. Car le lieutenant-colonel Beltrame est désormais un modèle. Non pas pour que tout un chacun trouve le courage de sacrifier sa vie, c’est bien sûr exceptionnel, héroïque, christique même. Mais pour que chacun retire de cet exemple la force de résister à ceux qui veulent semer la haine et le désordre dans nos sociétés.

La stratégie de la guerre civile.

En commettants de misérables massacres dans de petits supermarchés de province, les assassins de daesh espèrent briser l’unité de nos sociétés. Leur rêve serait de provoquer une guerre civile, que l’on se retourne contre les populations musulmanes pour se venger. Et ils ont beau de Paris à Londres en passant par Bruxelles, multiplier les attaques contre de simple citoyens, aux terrasses des restaurants, dans des salles de spectacles, dans le métro et les aéroports; contre des militaires en faction; contre des policiers à leur domicile; contre un prêtre dans son église, la guerre civile n’arrive pas, nous savons faire la part des choses.

Un combattant.

Au contraire on voit apparaître la figure lumineuse d’Arnaud Beltrame. Or Arnaud Beltrame ce n’était pas une brebis sacrificielle c’était un guerrier ! Major de promotion à Saint Cyr, ancien du GIGN, ancien commandant de la garde présidentielle à l’Elysée, décoré à plusieurs reprises, notamment de la croix de la valeur militaire, et de l’ordre national du mérite. Il est connu pour avoir déjà sauvé une vie, une otage en Irak en 2005 lors d’une opération dite de chuteur opérationnel, c’est-à-dire un parachutage depuis une très haute altitude.

Un sacrifice héroïque.

Et c’est cet homme, véritable combattant, qui s’est offert en sachant qu’il avait peu de chance de s’en sortir vivant. On sait désormais que le terroriste s’est acharné sur lui le blessant de plusieurs balles, avant de lui porter des coups de couteau à la gorge.

Les minables assassins de daesh croient qu’ils sont des martyrs, des héros, parce qu’ils tuent des employés de supermarché et des clients retraités.

Mais quand le vrai héros apparait celui qui donne sa vie plutôt que de prendre celle des autres, ils sont réduits à ce qu’ils sont …des lâches !

 

Métro : qui s’y frotte s’y pique

Par Christophe Giltay dans Divers , le 8 mars 2018 14h25 | Un commentaire>

Une des conséquences de la campagne #balancetonporc, est la plus grande attention portée par les policiers aux agressions sexuelles dans la rue et les transports en commun. Ainsi en Ile de France la BLAST ( la brigade de lutte contre les atteintes à la sécurité des transports) a fait de la lutte contre ces agressions une de ses priorités.

Quand elle a été créée la Blast avait surtout pour fonction de s’intéresser aux « vols à la tire », car on considérait que le principal danger dans les transports en commun c’était les pickpockets ou tout autre types de voleurs comparables. Jusqu’à l’année dernière, les arrestations pour harcèlement ne représentaient que 1% des arrestations pratiquées par la blast, autant dire que ce n’était pas une priorité. Seulement voilà les statistiques sont terribles 43 % des faits de violences graves contre les femmes ont lieu dans les transports, et en France 87 % des voyageuses déclarent y avoir déjà été victimes de harcèlement.

Filatures.

La brigade a donc reçu l’ordre de porter une attention particulière à ce qu’on appelle les « frotteurs », de hommes qui dans les bus, les trams et dans le métro se collent contre des femmes pour se masturber. Leur profil : tous milieux et toutes générations,  la blast en a arrêté qui étaient âgés de 12 à 86 ans. Pour les victimes c’est pareil des ados aux grands-mères. Les agents et agentes de la blast passent leurs journées à prendre les transports en commun par groupe de trois, habillés en civils, et ils observent. Souvent le frotteur a un comportement spécifique que les enquêteurs entrainés repèrent assez vite. Comme l’a dit l’un d’entre eux ce matin dans le Figaro : « Ces hommes vont rester debout, là où il y a le plus de monde, le regard dirigé vers le bas. On passe la journée à observer les gens, leur regard, les mains, le tour de la ceinture, à surveiller les comportements incohérents. Dès qu’on en trouve un bizarre, on va le prendre en filature. »

Peu de plaintes.

Parfois ils changent une ou deux fois de métro, reprennent la ligne en sens inverse jusqu’à ce qu’ils repèrent une victime. Quand ils passent à l’acte les policiers interviennent, le problème c’est que les victimes souvent hésitent à porter plainte : «  On n’interpelle pas sans l’accord de la victime…Certaines ne veulent pas porter plainte : pas le temps, honte, peur de recroiser cet homme un jour… Alors on essaie de les convaincre : la prochaine fois, l’auteur s’en prendra peut-être à une gamine… Tandis qu’une plainte nous permet de prendre son ADN, et il sera fiché. »…

Au bout la prison !

Le message qu’il faut faire passer et plus particulièrement le 8 mars, c’est que ce genre de comportement n’est pas une simple incivilité, c’est une véritable agression sexuelle. Ainsi en France ils risquent 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. L’an dernier à Paris quarante et un d’entre eux ont été condamnés à des peines de prisons fermes… à bon entendeur salut !