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Vive l’Ecosse libre ! …ou pas ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 11 septembre 2014 09h12 | Un commentaire>

Le 18 septembre  aura lieu le referendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Officiellement bien sûr la France reste neutre dans cette histoire et souhaite même le maintien du Royaume Uni dans ses frontières actuelles. Mais au niveau de la population et des médias on ressent une certaine sympathie à l’égard des indépendantistes Ecossais.  

 

Marie Stuart reine d’Ecosse et de France

 

Vous connaissez ce sentiment partagé, à peine teinté de remord, quand un voisin que le monde entier vous donne en exemple,  pour sa modernité et son adaptation à la mondialisation, trébuche à son tour. Un voisin qui vous a piqué les Jeux Olympiques et qui risque  de perdre 32% de son territoire, 8,7% de sa population, 9,2% de son PIB et surtout 96% de son pétrole… Niark ! Niark !

La revanche de Marie Stuart.

Que voulez-vous c’est humain…et puis ce ne serait que justice, 427 ans après la décapitation de Marie Stuart, reine d’Ecosse mais aussi reine de France quand son époux François II monta sur le trône en 1559. On envisagea même à l’époque un rattachement de l’Ecosse à la France ! Mais François II mourut après seulement 17 mois de règne. Quant à Marie Stuart vous connaissez son destin tragique, emprisonnée, condamnée puis décapitée sous l‘ordre de sa cousine Elisabeth première. Ce serait une singulière ruse de l’histoire que de voir l’Ecosse reprendre son indépendance sous Elisabeth seconde…

 Et puis, ils sont sympas ces écossais qui ne veulent plus de cette Angleterre néo-thatchérienne, ultra libérale. Eux c’est tout le contraire,  adossés à leur pétrole les indépendantistes promettent des avancées sociales que n’aurait pas reniées l’union de la gauche de François Mitterrand en 1981…

La revanche de Trafalgar.

 Ainsi se dessine en France une Ecosse de conte de fée, avec ses kilt, ses cornemuses, sa brume ses château, son saumon et bien sur son whisky … Et puis même Sean Connery est pour ! Alors si James Bond est prêt à abandonner la reine  : « God save the queen ! » car seul Dieu pourra le faire…

 Sans oublier, cerise sur le gâteau, qu’avec une Ecosse indépendante, la Royal Navy perdrait le port de Faslane où sont basé ses sous-marins nucléaires. Des français un peu facétieux ont proposé, dans ce cas de les accueillir à Brest… Vous imaginez : la revanche de Trafalgar !

Des idées pour la Calédonie ?    

Vive l’Ecosse libre !

Mais tout à coup on réfléchit… et quand on réfléchit on se dit que ça pourrait donner des idées aux Basques, aux Corses, aux Bretons…Et même aux habitants de la Nouvelle Calédonie, ce territoire français du Pacifique qui doit voter pour son  indépendance d’ici 2018.

Au fait Calédonie… ce ne serait pas l’ancien nom de l’Ecosse ?

 

( Quand il découvre l’île en 1774, le navigateur anglais James Cook trouve que les côtes ressemblent à celles de l’Ecosse, terre natale de son père. En son honneur il la baptise New Calédonia, du nom latin de l’Ecosse.)

 

Je n’achèterai pas le Trierweiler !

Par Christophe Giltay dans Divers , le 10 septembre 2014 08h50 | Un commentaire>

Le livre de Valérie Trierweiler, « Merci pour ce moment »  bat tous les records de vente en France. 145.000 exemplaires vendus en quatre jours, dont 14.000 au format numérique, c’est exceptionnel ça correspond aux ventes d’un prix Goncourt. Et pourtant votre serviteur ne l’a ni acheté, ni lu…

Déjà il est rare qu’un journaliste achète ce genre de livre, en général il le reçoit en service de presse.  Mais je ne l’ai pas reçu car son écriture s’est faite dans le plus grand secret,  seul Paris Match le magazine pour laquelle Valérie Trierweiler travaille a pu lire le livre avant sa sortie et en publier les bonnes pages.

 Vous allez me dire comment avez-vous fait pour en parler ? Tout simplement en lisant les bonnes pages publiées par Match, car nous avons évoqué ce livre à la veille de sa sortie.

Pénurie de Valérie.

 Bien sûr  le lendemain je me suis présenté chez un libraire du XVème arrondissement, mais à 10h il était déjà en rupture de stock. Avec humour il avait affiché sur sa vitrine : « Nous n’avons plus le livre de Valérie Trierweiler, en revanche il nous reste des Balzac des Zola des Maupassant etc… » ça m’a fait rire et je me suis dit que finalement  j’allais m’acheter un vrai livre. Je suis tombé, sur un bouquin sorti en 2002 et que j’avais raté  à l’époque,  « On s’est déjà vu quelque part » de   Nuaola O’Faolain une écrivaine irlandaise décédée en 2008.  Ce fut aussi un bestseller à l’époque, notamment aux Etats Unis (300 000 exemplaires vendus), et pourtant c’est tout  le contraire du règlement de compte de Mme Trierweiler.

Le destin des Irlandaises.

« On s’est déjà vu quelque part » est un livre de mémoires qui raconte comment cette journaliste  irlandaise, née en 1940, a vécu dans les années 60-70 la libération de son destin de femme, et comment elle a échappé à la vie qu’avait vécu sa propre mère et les autres irlandaises élevées sous la chape d’un catholicisme rigoureux. Mariage à 20 ans, mari volage, et de très nombreux enfants (9) , elle raconte qu’elle aussi qu’ 21 ans elle a voulu arrêter ses études pour se marier et que sa mère pourtant très malheureuse en ménage ne souhaitait rien d’autre pour elle.

 Heureusement le garçon s’est débiné avant qu’elle ne tombe enceinte…( car décidée à se marier elle ne protégeait pas) . Elle a finalement poursuivi ses études jusqu’à Oxford et connu une brillante carrière.  En revenant sur cet épisode elle s’interroge et se demande pourquoi les femmes comme sa mère souhaitaient que leurs filles connaissent le même sort qu’elles. L’auteure explique qu’à son avis les Irlandaises de cette génération reprochaient aux hommes de n’être pas conformes aux rêves qu’elles avaient projetés sur eux.  Elles leur en voulaient mais souhaitaient que leurs filles tombent enfin sur un « type bien ». Bref, le bon vieux mythe du prince charmant…

Hollande n’était pas le prince charmant !

Et  Nuaola O’Faolain de conclure : «  ma mère n’avait pas compris que c’était elle qui s‘était trompée. »  Je pense que vais envoyer ce bouquin à Valérie Trierweiler et peut être aussi le deuxième sexe de Simone de Beauvoir…

Quant à « Merci pour ce moment » je ne l’achèterai pas !

Comme disait Victor Hugo : « Et s’il n’en reste qu’un je serai celui-là ! »   

Nemmouche : « un antisémite obsessionnel »

Par Christophe Giltay dans Divers , le 9 septembre 2014 09h15 | Ajouter un commentaire

 

Le débat reste ouvert en France sur les menaces de Medhi Nemmouche concernant un éventuel attentat à Paris le 14 juillet dernier. Le ministre de l’intérieur a démenti ces informations, le journal Libération à l’origine de l’information persiste et signe. Alors quel crédit apporter à ce scénario ?

 

 

Réponse de Normand : c’est vrai et faux à la fois. D’après Libération Nemmouche s’est vanté devant un seul des otages qu’il gardait d’avoir l’intention de commettre un attentat à Paris  le 14 juillet qui serait un : « Merah puissance 5 ». Mohammed Merah avait tué 7 personnes (trois militaires d’origine maghrébine, un père de famille juif ses deux enfants et la petite fille du directeur de leur école juive)  dans le sud de la France en 2012.

 Mais on le sait  le projet d’attentat du 14 juillet  n’a pas connu le début d’un commencement, puisque Nemmouche a été arrêté à Marseille le 30 mai, 6 jours après l’attaque du musée  juif de Bruxelles.  

Merah comme modèle.

 En fait son  attentat  «  façon Merah » n’a pas été commis à Paris mais à Bruxelles.  Je ne pense pas qu’il  faille chercher plus loin  le 14 Juillet à Paris, ce n’était que rodomontade.  En revanche les déclarations des ex otages et notamment celle de Didier François journaliste à Europe 1sont très intéressantes pour la justice belge. François explique que Nemmouche leur tenait de propos antisémites d’une violence extrême : «  il avait une espèce d’obsession antisémite, une obsession à vouloir imiter ou dépasser Merah, son modèle ».

Voilà indubitablement un élément à verser au dossier. De plus le fait qu’il ait été djihadiste et gardien d’otages peut éclairer la genèse de son action à Bruxelles. C’est pourquoi contrairement à ce que certains ont dit ces derniers jours, les deux affaires sont liées.

Un ou deux procès ?

Alors bien sûr d’éventuelles poursuites pourraient avoir lieu en France, qui seraient différentes de l‘enquête belge. Mais c’est le même homme et c’est la même histoire. C’est pourquoi je pense que les ex otages français devraient témoigner devant la justice belge et pourquoi pas au procès. Quant au sort judiciaire de Nemmouche  il peut y avoir deux procès successifs  l’un en Belgique, pour l’attentat du musée juif, l’autre en France pour son rôle de preneur d’otages ; et même pourquoi pas un seul procès  en Belgique ? Souvenez-vous de Fourniret jugé en France aussi bien pour ses crimes belges que français. Quant à sa peine même s’il est condamné en Belgique il est possible qu’il la purge ne France. Il existe des accords internationaux en ce sens…on verra on n’en est pas là…

Tout est lié.

Une chose est sure, c’est un seul et même parcours !

Cette histoire du 14 juillet n’est qu’une anecdote. En revanche ce qu’il a dit aux otages fin 2013 dans  le désert, son «  antisémitisme obsessionnel »  permet de comprendre en grande partie l’attentat qu’il a commis à Bruxelles le 24 mai.

Thevenoud: nouveau couac pour François Hollande!

Par Fabrice Cecchi dans Divers , le 5 septembre 2014 14h03 | 2 commentaires

Le jour même où le livre de Valérie Trierweiler fait un tabac en librairie, son secrétaire d’État au Commerce extérieur a démissionné pour des problèmes fiscaux.

L’Élysée a annoncé hier  dans un communiqué que Thomas Thévenoud quittait, « à sa demande et pour des raisons personnelles », son poste de secrétaire d’État en charge du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger.
Neuf jours à peine après sa nomination il égalise ainsi le record du professeur Léon Schwartzenberg qui n ‘était resté ministre de la santé que 9 jours dans le premier gouvernement de Michel Rocard en 1988.
Sauf que la démission du célèbre cancérologue reposait sur des raisons politiques et morales, il avait proposé le dépistage systématique du sida sur les femmes enceintes,  et surtout la légalisation des drogues douces pour casser le trafic. Deux propositions inacceptables à l’époque…

 

Malédiction médiatique

A contrario, ce qui s’est passé hier est tout bonnement grotesque. Alors que tous les médias étaient encore en rain de disséquer le bouquin de Valérie Trierweiler, le communiqué de l’Elysée aurait pu passer comme une lettre à la poste. Un ministre qui démissionne pour raisons personnelles, peut être est-il malade ? Peut être a-t-il vécu un décès dans sa famille ?
Hélas pour François Hollande, très vite les journalistes ont fait leur travail et notamment ceux du site Médiapart. Ils ont révélé qu’en fait Thomas Thévenoud démissionnait parce qu’il avait fraudé le fisc. Il ne remplissait tout simplement pas ses déclarations ! Cette situation a duré pendant plusieurs années. L’administration fiscale aurait même lancé une procédure « d’imposition d’office »,  après plusieurs relances et mises en demeure….

 

Repéré par la Haute Autorité

Cette situation a été découverte par la haute autorité désormais chargée d’étudier la situation de patrimoine des ministres à leur entrée en fonction. Vous savez, c’est cette commission qui les forces à déclarer tout ce qu’ils possèdent, y compris  un vélo rouillé ou une vielle R12 à la campagne.

Vous me direz : très bien, cette institution a fait son travail.

Oui, mais c’est quand même un peu dommage qu’elle travaille a posteriori alors que le ministre a déjà été nommé. A la commission européenne, ou aux Etats Unis, les commissaires et les secrétaires d’Etat sont auditionnés par le parlement avant nomination. Mais en France avec le système de la Vème République c’est impossible le président nomme seul ses ministres.

 

Escadrilles d’emmerdements

L’affaire Thévenoud est d’autant plus guignolesque que comme député il avait fait partie de la commission d’enquête sur Jérôme Cahuzac, ce ministre du budget qui droit dans les yeux jurait à la télévision qu’il n’avait pas de compte à l’étranger… alors qu’il en avait un en Suisse !

En neuf jours François Hollande a donc changé de gouvernement, pris le livre de son ex en pleine tronche, et perdu un jeune ministre qui fraudait le fisc.
Comme disait Jacques Chirac, vous me pardonnerez l’expression : « Quand les merdes volent c’est toujours en escadrilles ! »

Trierweiler: une « Desperate Housewife » à l’Elysée

Par Christophe Giltay dans Divers , le 3 septembre 2014 15h13 | Un commentaire>

Valérie Trierweiler publie un livre :  « Merci pour ce moment « , dans lequel elle raconte sa vie à l’Elysée et sa rupture violente avec François Hollande. Ce n’est pas la première  » première dame » à avoir mal vécu son passage dans les hautes sphères de la République, en général elles en gardent plutôt un mauvais souvenir.

Pour Mme Pompidou l’Elysée c’était la maison du malheur elle a toujours été persuadée que son mari ne serait pas mort prématurément s’il n’avait pas été président. Mme de Gaulle a déclaré un jour au président Eisenhower en visite officielle qu’elle n’était pas chez elle à l’Elysée et qu’elle avait le sentiment de vivre en meublé, ce qui pour une femme de son milieu et de sa génération équivalait à habiter une roulotte au bord des chemins ; Mme Giscard d’Estaing a eu l’impression d’entrer au couvent, et n’y serait retournée pour rien au monde ; Cécilia Sarkozy elle a refusé de jouer le jeu est partie en courant ; quant à Valérie Trierweiler elle a du mal à endosser la fonction on se souvient de son tweet de soutien  à un adversaire de Ségolène Royal et de ses déclarations maladroites, disant qu’elle ne voulait pas être première dame, mais première journaliste de France…Et au final elle a surtout été la première répudiée de France depuis Joséphine de Beauharnais…

 

Une ménagère jalouse
J’allais dire c’est un métier… car ne doutez pas des frasques de Giscard ou de Chirac, mais c’est vrai que l’époque étaient plus discrète moins de presse people,  pas de réseaux sociaux,  et surtout des grandes bourgeoises comme Bernadette ou Anne Aymone savaient comme on dit « se tenir ». On se souvient juste d’une déclaration de Mme Chirac ( née Bernadette Chaudron de Courcel )  à la presse qui la harcelait : « mais voyons un peu de calme je ne suis pas Claudia Cardinale ! »  À une époque où l’on soupçonnait une liaison entre son mari et l’actrice…
Quant à la fameuse voiture du laitier emboutie par Giscard en Ferrari à l’aube en compagnie d’une charmante comédienne rousse qui avait un cheveu sur la langue,  ça n’a pas provoqué une tentative de suicide d’Anne Aymone Giscard d’Estaing, née  Sauvage de Brantes qui en avait vu d’autres…
Finalement le fait qu’avec Valérie Trierweiler une première dame se comporte en ménagère  jalouse, comme une « desesperate housewife », pourrait être considéré comme un signe de démocratisation …

Never complain, never explain
Vous me direz madame Mitterrand n’était pas non plus issue de la haute société. Oui, mais à son arrivée à l’Elysée elle connaissait son mari depuis près de 40 ans, ils ne  vivaient plus ensemble, et surtout Danielle Mitterrand avait une vraie conscience politique. Elle considérait son association avec François Mitterrand comme une participation à la conquête du pouvoir par la gauche, on est loin des affaires d’alcôve…

Quant à Carla Bruni elle m’a dit un jour en interview qu’elle était très heureuse à l’Elysée mais ajouta-t-elle : « J’y étais avec mon homme c’était une histoire d’amour ! »  bref une sorte de Trierweiler à l’envers.

 

L’étoffe d’une reine
Le problème au fond c’est que le président de la République est une  sorte de roi, et que les français veulent avoir à ses côtes une sorte de reine, avec tout l’aspect people… François Hollande n’aurait été que premier ministre, personne ne se serait soucié de qui partageait ses croissants au petit matin…

 

Gregory : le petit juge à la retraite.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 2 septembre 2014 15h40 | Un commentaire>

Jean Michel Lambert  le «petit juge» qui a instruit l’affaire Grégory, aujourd’hui âgé de 62 ans,  vient de prendre sa retraite. Presque trente après la mort de Grégory Villemin on ne connait toujours pas l’assassin du petit garçon.

 

Je peux vous dire que ça m’a donné un  coup de vieux quand j’ai vu sa photo de matin dans le journal « Libération ». Il n’a pas vraiment changé de look, le visage a vieilli s’est flétri, mais il a toujours cette mèche tombante, qui était la mode au début des années 80. Aujourd’hui elle n’est plus brune mais blanche…

J’ai connu le juge Lambert, au début de l’affaire Grégory il avait 32 ans et c’était son premier poste.  On  l’appelait le petit juge notamment car il a fait bêtises sur bêtises. Les pièces à conviction  n’ont pas été protégées correctement  je me souviens de vieux journalistes parisiens, roublards comme Rouletabille qui photocopiaient le dossier dans le couloir du palais de justice pendant que d’autres lui offraient des cigares dans son bureau en lui racontant les deniers ragots de la capitale.

Trompettes de la renommée…

Il s’est cru vedette le juge Lambert. Rendez-vous compte  à Epinal au fond des Vosges, pendant  des mois la télévision, les journaux les magazines, sa photo à la une de Paris Match. . Il va choisir son camp d’abord  arrêter Bernard  Laroche, le principal suspect l’arrêter  puis le relâcher après trois mois sans le, faire protéger.  Résultat  Jean Marie Villemin le père de Gregory va l’abattre du coup de fusil, privant la justice d’une forme de vérité.  Et surtout, il va se prendre pour marguerite Duras et se focaliser sur Christine Villemin la mère de Grégory,  qu’il va accuser et incarcérer…

 

 La mère vous n’y songez pas ?

«   Coupable forcément coupable » avait écrit  j’auteur de  « l’Amant » dans un article célébré » sauf qu’au final Christine a été innocentée.  Après combien de combats ?  Imaginez une jeune maman dont on tue le fils de quatre ans et qui se retrouve en prison, accusée à tort de ce meurtre.

Une fois déchargé de l’affaire ( Confiée à un professionnel confirmé le juge Simon en juillet 87)  Lambert a sorti un livre : «  le Petit Juge » qui lui a valu une invitation à « Apostrophe » chez Bernard Pivot  et donc une heure de gloire dans l’univers médiatique. Il  a rencontré Marguerite Duras et Léo Ferré l’a invité chez lui en Italie.

Une carrière dans l’ombre.

Et puis retour brutal à l’anonymat ! Nommé à Bourg en Bresse, il collectionnera les postes secondaires pour finir vice-président du tribunal de grande instance du Mans, pas vraiment une carrière de vedette. Aujourd’hui dans un livre* il reconnait certaines de ses fautes, et se défend mollement : à Epinal il était le seul juge d’instruction.  Cette année-là en 1984 il a dû traiter 229 dossier Grégory était le numéro 180…

Lambert a écrit d’autres livres des polars, mais plus jamais on  ne l’a plus invité à la télévision…

Peut-être y va-t-il finalement une justice… quoique…

Qui ?

Une ou deux fois par an quand à  Bruxelles ou à  Paris  le petit matin est froid et brumeux comme dans les Vosges ,  je me souviens des eaux froides de la Vologne.

Qui a pu ligoter Grégory, quatre ans,  avant de le plonger dans la rivière ?

Dans toutes les enquêtes criminelles les premières heures sont déterminantes.

Un homme, Jean Michel Lambert  a peut- être approché la vérité… et il est passé à côté !

Il y a des gens comme ça qui ratent leur vie.

 

 De combien d’injustices suis-je coupable ?  Par Jean Michel Lambert (Editions du Cherche Midi)

 

Dinant honore le lieutenant de Gaulle

Par Christophe Giltay dans Divers , le 14 août 2014 09h04 | 2 commentaires

 Demain à 11 heures une  statue de Charles de Gaulle sera inaugurée à l’entrée du pont de Dinant. Ce sera la seule statue au monde qui ne représentera pas le général de Gaulle, mais le lieutenant de Gaulle blessé sur le pont de Dinant le 15 Août 1914 !

 

De Gaulle en 1910, en uniforme de Saint Cyrien.

Nous sommes dans les premiers jours de la guerre, une semaine avant les terribles massacres qui vont ensanglanter Dinant.  L’armée française s’est portée en Belgique depuis le 4 Août appelée  comme les Anglais à défendre la neutralité belge violée par l’Allemagne.  Pour la France bloquer l’ennemi le plus au nord  est vital, car le plan Schlieffen appliqué par les l’état-major du Kaiser prévoit une attaque massive vers Paris à travers la Belgique.  Le pont de Dinant est alors un endroit stratégique, il faut empêcher les Allemands de franchir la Meuse.

La bataille de Dinant.

 Charles de Gaulle a 24 ans, c’est un jeune lieutenant diplômé de la prestigieuse école militaire de Saint Cyr.  Au matin du 15 août les allemands attaquent la ville et veulent déloger les français de la citadelle, de Gaulle doit couvrir la retraite des siens, mais un feu nourri de mitrailleuses tombe sur ses hommes, il est sérieusement blessé à la jambe ( fracture du péroné par balles avec éclats dans l’articulation ) la légende veut qu’il ait été blessé au milieu du pont. En fait il a plutôt été touché à l’entrée de celui-ci coté Saint Médard.  Dans sa biographie «  De Gaulle » ( tome 1 le rebelle ) Jean Lacouture raconte que le lieutenant s’est alors trainé à l’abri d’une maison, où il va passer plusieurs heures assis sur une chaise. Vers 16 heures une contre-offensive française permet de dégager le pont et De Gaulle organise alors un convoi de blessé, il monte lui-même à bord d’une charrette pour être évacuée. Le soir il recevra les premiers soins et dormira à Charleroi chez sa sœur  Marie Agnès qui a épousé un ingénieur belge. En effet de Gaulle est né à Lille et comme beaucoup de gens du Nord, il possède de la famille en Belgique. Il avait lui-même été pendant trois ans, de 1901 à 1904, pensionnaire  chez les jésuites à Antoing…

Le pont de Dinant détruit le 25 Août 1914.

 

Le rebelle… déjà !

Après quelques semaines dans un hôpital il rejoint son régiment, le 33ème RI. Il est nommé capitaine en janvier 1915, puis est blessé eu seconde fois à la main en mars de la même année sur le front de Champagne. Ce jour-là en dépit des ordres il refuse de battre en retraite et fait tirer sans cesse sur les tranchées  allemandes, ça lui vaudra 8 jours de suspension.

Un an plus tard le deux mars 1916, en pleine  bataille de Verdun à Douaumont sa compagnie est décimée par les Allemands.  Encerclé avec les derniers survivants il tente une percée, mais sous la violence du feu il doit se réfugier dans un trou d’obus,  des casques à pointe le poursuivent et c’est le corps à corps,  le capitaine de Gaulle  est blessé à la cuisse d’un coup de baïonnette. Il passera le reste de la guerre en captivité, non sans tenter plusieurs fois de s’évader.

Les prémices d’un destin.

Pour son attitude à Douaumont à 26 ans, il reçoit la légion d‘honneur et la croix de guerre, ironie de l’histoire  son ordre de nomination est signe du général… Philippe Pétain !

Tout dans son attitude lors de la première guerre mondiale laissait prévoir l’émergence du grand homme, de celui qui a dit non à la défaite en 1940 .

 Le jeune de Gaulle méritait bien une statue.

Simon Leys a rejoint le fils du ciel

Par Christophe Giltay dans Divers , le 12 août 2014 09h04 | Commentaires fermés

 Le sinologue et écrivain belge Pierre Ryckmans, plus connu sous son nom de plume Simon Leys est décédé en Australie à l’âge de 78 ans où il  enseignait depuis plus de vingt ans. Il avait été un des premiers à dénoncer les dérives de la révolution culturelle en Chine.

Simon Leys

C‘était en 1971 dans un livre intitulé «  les habits neufs du président Mao » en référence au conte d’Andersen « Les habits neuf de l’empereur ». Vous vous souvenez c’est ce conte où deux escrocs font croire à l’empereur de Chine qu’ils ont tissé un habit magique invisible, et c‘est ainsi que l’empereur se promène « à poil » …Vous connaissez l’expression le roi est nu !

Simon contre Mao !

Simon Leys avait en quelque sorte projeté ce conte sur Mao et la révolution culturelle qui faisait à la fin des années 1960 rêver l’intelligentsia parisienne,  (Leys s’opposa assez vivement à Philippe Sollers) pour Simon Leys c’était avant tout un coup d’Etat mené par Mao contre le parti communiste chinois pour reprendre le pouvoir absolu…Il fut à l’époque traîné dans la boue on l’accusa même d’être un agent de la CIA.  Ce n’est qui dans les années 80 qu’on lui a progressivement  rendu justice. Un soir de 1983 invité dans l’émission « Apostrophe » de Bernard Pivot , il déclara au sujet d‘un livre de Maria Antoinietta Macciocchi « De la Chine: » :  «Il est normal que les imbéciles profèrent des imbécillités comme les pommiers produisent des pommes, mais je ne peux pas accepter, moi qui ai vu le fleuve Jaune charrier des cadavres chaque jour depuis mes fenêtres, cette vision idyllique de la Révolution culturelle. »

Inspiré par Ségalen.

Simon Leys de son vrai nom Pierre Ryckmans était lui-même un peu personnage de roman, car son pseudonyme est inspiré d’un  héros de Victor Segalen : René Leys, un étudiant belge affabulateur qui dans le Pékin de 1900 prétend être l’ami du jeune empereur de Chine qu’il rencontre secrètement tous les soirs.  J’en profite pour vous inviter à redécouvrir l’oeuvre extraordinaire de Victor Segalen, et notamment  son écriture d’une grand perfection, c’est un peu du Proust appliqué au roman d’aventure !  Quant à Simon Leys, il a connu une brillante carrière émaillée de nombreux livres qui lui ont valu des prix importants, dont le « Renaudot essais » en 2003.

Le président Mao

Un écrivain Belge.

  Ces dernières années son nom avait été mêlé à une polémique absurde avec le ministère belge des Affaires étrangères qui refusait de reconnaitre leur nationalité,  à ses deux fils installés en Australie avec lui. Finalement l’auteur et ses fils avaient obtenu gains de cause.

 Simon Leys, grand sinologue francophone, connu dans le monde entier n’avait jamais renié ses origines belges, il était membre de l’académie Royale et la Belgique peut s’honorer d’avoir engendré un tel fils !

 Dernière chose l’humour était  l’un de ses traits particuliers, et l’AFP citait hier cette belle phrase de lui au sujet de son travail :  « Cela ne servira peut-être à rien mais en attendant on se sera bien amusé! »

 On aimerait tous pouvoir en dire autant…

 

Une curiosité : François Mitterrand présente René Leys un roman qu’il a beaucoup aimé :

http://www.ina.fr/video/I04184898

 

 

 

 

 

Sarko : retour du devoir ? Ou devoir du retour ?

Par Christophe Giltay dans Divers , le 7 août 2014 14h03 | 2 commentaires

 Nouvel épisode dans la saga française de l’été autour de l’avenir de Nicolas Sarkozy.  L’ancien chef de l’État évoque l’idée de son retour sur la scène politique dans un article de Valeurs actuelles. Pour la présidence de l’UMP, il affirme n’avoir «pas pris sa décision».

 

L’info a fait le tour des médias français toute la journée d’hier. Nicolas Sarkozy vient de poser un jalon supplémentaire sur la route du retour, un jalon qui a pris la forme d’une interview dans valeurs actuelle un journal très marqué à droite. Alors on sait qu’il doit s’exprimer fin août début décembre pour dire s‘il brigue la présidence de son parti l’UMP, or à ce sujet il n’a pas encore pris de décision :

«  Je veux avoir tous les éléments en main». «Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de la décision de mon plaisir. Je n’ai aucune revanche à prendre sur quiconque».

 UMP ou Pas ?

 Ainsi il dissocie son retour de la présidence de l’UMP, comme si les deux choses n’étaient pas forcément liées  

 «Que l’on parle de mon retour dans la vie politique, c’est déjà miraculeux en soi… Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. À partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite.»

 Mais il ajoute que seules des circonstances exceptionnelles pourraient le faire revenir. Alors là… On retombe dans le profil de l’homme providentiel ! Quant aux  circonstances exceptionnelles ce pourrait être une situation économique désastreuse comme celle qui  semble-t-il , pointe à l’horizon de la rentrée française. Le ministre des finances Michel Sapin  l’a laissé entendre la semaine dernière à ses collègues.

Abnégation.

Mais bien sûr dans tout cela il n’y a pas de vulgaires ambitions personnelles s’il revient, ce sera par «devoir» avant tout : «La première campagne présidentielle, on la fait toujours par envie et par désir. Pour un retour, le moteur, c’est le devoir».

 C’est beau comme l’antique. Accessoirement Nicolas Sarkozy est toujours inculpé pour corruption active, une enquête sur le financement de sa campagne de 2007 est toujours en cours, quant à  Juppé et Fillon ils n’ont toujours pas envie de le voir revenir !

Messieurs voyons, voyons…

C’est pas bien d’empêcher le petit Nicolas de faire ses devoirs !

 

Du vin aux soins palliatifs.

Par Christophe Giltay dans Divers , le 6 août 2014 13h28 | Commentaires fermés

 Une première en France, mais qui ne pouvait avoir lieu qu’en France, l’unité de soins palliatifs du CHU de Clermont Ferrand va ouvrir un bar à vin destiné à ses patients en fin de vie, pour qu’ils puissent savourer leur dernières bouteilles.

 

N’imaginez pas qu’un bon vieux bistrotier auvergnat, comme mon copain Robert va s’installer toutes moustaches dehors, avec armes et bagages dans l’unité. Non,  il s’agit plus simplement de l’achat d’une armoire « cave à vins » d’une capacité de 200 litres dans laquelle seront conservés quelques bonnes bouteilles dont bien entendu le vin local  le Saint Pourçain…

Ces bouteilles seront mises, (sous contrôle et avec modération,)  à la disposition des patients et de leurs familles. L’idée est que les malades en fin de parcours puissent encore profiter de certains plaisirs de la vie au milieu leurs proches. 

Un lien affectif et culturel.

Or dans la culture française, le repas pris en commun arrosé d’une bonne bouteille est un élément fondamental des relations humaines.

Je vous rappelle que le repas à la française a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco, sous le nom  de : « Repas gastronomique des Français » qualifié de : « pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes, tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles. Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du « bien manger » et du « bien boire » ! Tout est dit …

 Don du vin, don de vie.

 Cette initiative ne coûtera pas un centime à la sécurité sociale, la cave à vins de l’unité de soins intensif sera alimentée par des donateurs, des vignerons, mais aussi les familles et les malades, certains ont même prévu de léguer leur propre cave au cas où il n’aurait pas réussi à la vider avant le grand saut….

 D’ailleurs c’est aussi une manière de mettre fin à une hypocrisie,  combien de familles ont elle déjà introduit une bouteille à l’hôpital pour un proche ? L’idée effectivement est de ne pas rajouter à l’inéluctable le sentiment d’être soumis à des règles restrictives en matière d’alimentation et de menus plaisirs.

 Bien entendu tout cela se fera sur base du volontariat, certains  sont dans les derniers jours sur un chemin plus ascétique, et il ne s’agit de transformer l’unité de soins palliatifs en lieu de ripaille.

 Comme disait Pasteur.

 En France le vin était quotidien à l’hôpital jusqu’en 1957, date de son interdiction. Jusque-là les patients avaient le droit d’en boire tous les jours, adultes,  mais aussi enfants à raison d‘un demi verre par jour.  Louis Pasteur lui-même disait que le vin était « la plus  saine et la plus hygiénique des boissons », mais ça remonte à une époque où l’eau potable l’était rarement, bien avant l’invention des stations d‘épurations…

 Enfin, quand on est au bout du chemin, on n’a plus beaucoup latitude ni de liberté, et le fait tout simplement non pas de boire, mais de pouvoir offrir un verre de son vin préféré à ceux qui vous visitent, c’est continuer à faire partie du monde des vivants…

 Hé Robert !  Un dernier pour la route !

Rabelais était médecin.

« Beuvez toujours, vous ne mourrez jamais. — Si je ne boy, je suys à sec, me voylà
mort. » (Rabelais)