SiteSelector

Pas encore de compte RTL?
X

Pour gérer votre compte, veuillez cliquer "Vers mon compte"


Pour vous déconnecter, veuillez cliquer "Se déconnecter"

2
Messages X
  • Pas de nouveaux messages actuellement.

Peut-on dire du mal de Marie Corman ?

Par Fabrice Grosfilley dans ecolo , le 10 janvier 2012 09h55 | 21 commentaires

cormana

Vous avez entendu les commentaires extrêmement prudents de Jean Michel Javaux hier matin.   Hors antenne le coprésident d’Ecolo reconnaissait qu’il n’avait jamais entendu parler de Marie Corman.

Vous avez vu la présentation des candidats hier  à Namur, les photos ou  le reportage de Frédéric Delfosse sur RTL TVI. Elle n’était pas là Marie Corman. Sur la photo de famille on a donc fait poser Jean Michel Javaux pour avoir 6 personnes et pas 5, mais notre Marie brillait par son absence. Normal, elle n’est pas membre du bureau politique d’Ecolo elle n’avait rien à faire là et elle était donc à Bruxelles à la commission européenne.

Marie Corman est donc fonctionnaire européen, à la direction générale  « entreprises et industrie » où  elle suit les dossiers de partenariats industriels avec les pays du Maghreb. Elle a 57 ans, habite Saint-Josse et est mère de deux enfants.  Quoi d’autre ? Hier les élus bruxellois d’Ecolo a qui je posais la question reconnaissaient pour la plupart d’entre eux ne pas la connaître. Alors on scrute le CV de Marie Corman, il fait partie du dossier de candidature, il est donc en ligne sur le site d’Ecolo.  Un CV de deux pages ou on apprend qu’elle maitrise word, power point et excel, qu’elle  a  intégré la commission  par concours  et a,  comme beaucoup de fonctionnaires européens,  plus d’une langue à son arc, (elle parle parfaitement anglais,  pas mal l’allemand et ‘ se débrouille en néerlandais et en italien). Normal elle a fait des études d’interpréteriat avant de travailler au Forem.  A part ça rien. Pas la trace du moindre mandat politique. On l’écrit sur ce blog avec un titre un peu méchant, je l’avoue « Marie Corman est miss Wesphael 2012 ». Un internaute  poste un commentaire élogieux « enfin une candidate qui travaille comme tout le monde et n’est pas issue du sérail ». Sur Twitter on me traite de sexiste. Alors je précise : je n’ai rien contre Marie Corman, je ne la connais pas. Elle peut bien devenir co-présidente d’Ecolo, ça regarde les militants de ce parti et que vive la démocratie. Mais en tant que commentateur (c’est parce que je fais des commentaires que vous lisez ce blog, non ?) je ne peux pas m’empêcher de souligner que son parcours politique est léger. Que ceux qui défendent sa candidature laissent transparaitre l’idée que finalement avoir de l’expérience est plus un handicap qu’un atout quand on veut gérer un parti comme Ecolo (c’est de ça dont il s’agit, non ?). Alors oui, je dis du mal d’une inconnue que je ne me suis pas donné la peine ou le temps de rencontrer et ce n’est pas politiquement correct. Mais je ne vise pas la personne, mais ses qualités politiques, ce qui n’est pas la même chose. Et je suis prêt à changer d’avis si au cours de la campagne qui s’ouvre elle démontre des qualités que je ne connais pas aujourd’hui.

Bernard Wesphael  hier  l’avançait presque ouvertement : c’est une candidature de la base, une candidature du changement, de la rupture. Pour l’expérience c’est donc zéro, mais  ce qui compte c’est  la qualité du programme. Le tandem Wesphael-corman veut mettre la barre à gauche.  Revaloriser la démocratie et sortie de la coupe du monde financier.  Insister sur la laïcité de l’état aussi.  Et Bernard Wesphael d’avancer même l’idée qu’on pourrait ouvrir la présidentielle d’écolo aux sympathisants d’écolo un peu comme la primaire socialiste en France.

Si Marie Corman est la surprise 2012 ; il faut rappeler qu’ 2003 Bernard Wespahel s’était déjà présenté contre Jean-Michel Javaux, à l’époque il fallait se présenter à trois, il avait fait équipe avec Paul Lannoye et avait été rejoint in extremis par Anne-Mary Franken, une psychologue, dont je me risque à écrire  sans vouloir là non plus lui causer préjudice qu’elle  a disparu de la scène politique depuis.

Vous savez quoi, ça marche. En créant la surprise c’est finalement Marie Corman qui est la vedette de cette présidentielle écolo.  Au moins dans un premier temps.

Laisser un commentaire

21 réactions à “Peut-on dire du mal de Marie Corman ?”

  1. si vous ne vous donnez pas la peine ou le temps de la rencontrer, j estime cela comme une faute professionnelle GRAVE DE VOTRE PART. esperont que vous garderer votre place de « commentateur »

  2. Je m’étonne de ce commentaire prenant avec des pincettes une candidature qui manquerait d’expérience politique…
    Faut-il pour les journalistes que les « politiques » soient déjà leur copains, qu’ils aient déjeuné ensemble…?
    La fraîcheur politique peut être un plus.
    Je conviens que les chevaux fous que sont De Croo et l’autre, le gamin du CD&V, ont montré un manque de maturité mais dans le chef d’une dame plus agée je n’y crois pas !

  3. Que dire de tous ces hommes politiques qui occupent des fonctions qui n’ont rien à voir avec leur formation: Louis Michel était régent en langues germaniques, Emilie Hoyos assistante sociale. Et les ministres changent à chaque fois de portefeuille: quels brillants dirigeants nos avons!

  4. De toute façon, si Wesphael l’emporte, Corman sera aussi fantomatique que ne l’était Sarah Turine. On devrait arrêter de parler de coprésidents, mais d’un président et d’une vice-présidente.

  5. Marie CORMAN est une personnalité reconnue et très appréciée sur le plan européen.Son engagement associatif a également permis de favoriser notamment le dialogue social autour des problématiques emploi-formation et développement durable. Je trouverai salutaire que le mouvement ECOLO s’inscrive encore plus clairement dans le fédéralisme européen. Le mouvement français les Verts a rajouté la notion d’Europe Ecologie à son nom. N’est-il pas temps avec Marie CORMAN et les militants d’ECOLO de repositionner plus fortement le « monde politique belge » dans cette réalité

  6. Monsieur Grosfilley, en commentant de la sorte la candidature d’une parfaite inconnue, vous favorisez ce qu’il y a de plus malsain dans la politique belge : pour faire de la politique en Belgique, il faut… faire de la politique ! Vous rejoignez en cela notamment Laurette Onckelinx qui méprise tout nouveau politicien qui n’a pas 10 années d’expérience de ministre derrière lui. Bonjour le changement, avec de tels arguments ! On ne risque pas d’avoir un bain de fraîcheur demain, ni un quelconque changement de cap politique ! Mais peut-être est-ce cela votre but ? L’immobilisme ? Ca me fait penser à ces jeunes qui se présentent à un premier entretien d’embauche et à qui on reproche, à 20 ans, de n’avoir pas assez d’expérience…

  7. Juste un petit complément d’information sur l’avant-dernier paragraphe : Ann-Mary Francken n’a pas disparu de la vie politique. Elle est conseillère communale à Uccle et sera deuxième sur la liste Ecolo aux élections communales du 14 octobre 2012.

  8. Dites Mr Grosfilley… Pour faire de la politique il faut avoir fait de la politique? Ou faut-il savoir parler le flamand pour prétendre l’apprendre? Je ne vous suis pas très bien dans ce raisonnement. Bonjour l’immobilisme si on ne peut plus trouver de nouvelles têtes en politique.

  9. je suppose que vous connaissez mieux sandra turine, qui n’est pas non plus sur la photo

  10. Ann-Mary Francken n’a pas disparu de la vie politique. Elle est conseillère communale à Uccle et sera deuxième sur la liste Ecolo aux élections communales du 14 octobre 2012.

    WAOUWWWW, visiblement mr grosfilley, vous n aviez vraiment rien a écrire ce jour pour être A CE POINT completement a côté de la plaque.

  11. Les internautes ont déjà tout dis, mais il faut que j’en remette une couche car là vous auriez mieux fait de choisir un autre thème d’article ou, plus simplement, d’aller vous ressourcer . La curiosité de la nouveauté en politique ne vous intéresse donc pas ?
    Faut il nécessairement encore des individus jouant la politique politicienne sans vraiment résoudre les problèmes que l’on connait ? Non! Du nouveau et des nouvelles idées, il est grand temps. ! Quant à vous, prenez le temps de vraiment analyser!

  12. 12Pierre Delruelle le 10 janvier 2012 à 14:07

    Pour une candidature à la présidence d’ECOLO, où peu de gens connaissent quelque chose à l’écologie, Marie Corman, je lui fais confiance, elle en connaît probablement beaucoup plus que la plupart des élus écologistes. Il suffit d’écouter les énormités proférées sur le nucléaire ou les engrais chimiques, le nucléaire qui est une des énergies les plus écologiques et le problème causé par les engrais et l’abus et la concentration et non le fait qu’il soient chimiques ou naturels.

  13. bouarf ceux qui ont de « l’expérience politique » ont jusqu’ici surtout démontré leur incompétence. Alors voir de nouvelles tetes ca ne fait pas de mal, depuis le temsp on a l’impression que voter ne changera rien puisqu’on le choix qu’entre la meme galerie de tristes sires. Donc voir une nouvelle tete c’est une bonne nouvelle, finalement.

  14. Cela démontre les mimites de la parité homme-femme. La 3e candidatE est déjà une parfaite inconnue, même au sein du parti. Mieux vaut une personne compétente à la tête du parti, quelque soit son sexe, plutot que de la discrimination positive.

  15. être connue peu ou prou est ce important ?
    ce dont je me rends compte c’est que il n’y a pas de doute que les femmes co-présidente à Ecolo, comme ailleurs sont des prêtes à s’éffacer pour que le mâle puisse dominer, choix crédible de la part de Bernard qui craint de ne pas pouvoir mener sa barque comme tel !
    Turine c’était bien cantonnée dans son rôle de présidente mais c’est vrai que l’on a pas vu beacup prendre position sur les affaires politiques !

  16. Excellente analyse, Monsieur Grosfilley.
    Avec ce populisme anti-politique ambiant, on oublierai presque que faire de la politique ce n’est pas une formalité, ni une profession, c’est un engagement. Et que diriger un parti implique effectivement de l’expérience. A moins évidemment qu’il ne s’agisse pour la co-présidente ecolo de ne faire uniquement que de la figuration comme sa prédécesseur Sarah Turine.
    Avoir des idées neuves n’implique absolument pas qu’il faille débarquer dans un milieu dont on ignore tout.
    C’est également là tout le problème des obsessions populistes d’Ecolo qui imposent deux personnes à la tête du parti.
    Pourquoi Sarah Turine ne se représente-t-elle pas ? Car elle n’existait que par Jean-Miche Javaux qui était le vrai patron.
    Qui est vraiment dupe ?

  17. 17Clo l'Attaque le 10 janvier 2012 à 16:23

    J’espère bien qu’ele ne faisait pas partie des fraudeurs qui allaient pointer à 07h00 du matin et que l’on ne voyait plus le reste de la journée…

  18. 18Fabrice Grosfilley le 10 janvier 2012 à 17:06

    Clo : vous confondez les fonctionnaires et les quelques députes européens fraudeurs.

  19. 19Fabrice Grosfilley le 10 janvier 2012 à 17:14

    Beaucoup de réactions pour ce billet. Rappelons donc que présider Ecolo c’est gérer un parti qui compte dans ses rangs 4 ministres et plus de 40 parlementaires, suivre le travail de plusieurs dizaines de collaborateurs, fixer la ligne politique, la défendre dans les médias et assurer les relations avec les autres formations politiques en étant dans les majorités régionales et dans l’opposition au fédéral. Sans oublier de respecter les accords de gouvernement ou sur la reforme de l’Etat, sauf indication contraire. L’idee etant de le faire en faisant passer ses idees et en convainquant les electeurs. Je crois, meme si je suis en contradiction avec mes lecteurs, que cela demande quelques qualités. Personnellement je ne pense pas les avoir.

  20. Vous avez raison, cher monsieur, sur l’importance et la difficulté de la mission. Après, j’ai cru comprendre que le tandem Wesphael-Corman avait pour ambition de crééer un collectif autour d’eux. Le management de projet et le travail en équipe sont des qualité que Marie CORMAN possède. La nouveauté donne le prétexte d’imposer des règles de bon sens que certains de nos politiques ont parfois oubliées.

  21. Monsieur Grosfilley, avec Bernard Wesphael à vos côtés qui a fondé ce parti, vous arriverez à dépasser vos limites. N’hésitez pas : faites-vous membre!

Les commentaires sont actuellement fermés