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Le tango des nominations politiques

Par Fabrice Grosfilley dans fédéral , le 14 juin 2012 10h14 | 6 commentaires

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Deux mois de blocage quand même, mais finalement les ministres sont sortis de l’impasse.  Hier le conseil restreint, le « kern » comme on dit en beau français, a donc décidé de nommer Jean-Marc Delporte directeur du service public fédéral de l’économie.

Jean Marc Delporte est un haut-fonctionnaire, ultra compétent, ancien numéro 2 de l’administration des finances, qui  a mené des missions pour l’OCDE et le FMI et qui, il  y a 2  ans, avait passé une série d’examens pour diriger une grande administration. Son choix s’était notamment porté sur l’office national des pensions. Il y  avait été classé 1er de la procédure de sélection. Problème : à tort ou à raison, Jean-Marc Delporte est considéré comme proche des socialistes, et le nouveau ministre des pensions, Vincent Van Quickenborne n’avait aucune envie de travailler avec lui. Argument du ministre :  en 2 ans il y a eu un changement de gouvernement, il faut que le patron de l’administration et son ministre partagent la même vision, là il y a incompatibilité d’humeur et projets divergents. Vincent Van Quickenborne préférait repêcher celui qui était arrivé 2ème aux épreuves de sélection: Christophe Hardy, ancien chef de cabinet de Sabine Laruelle,  comprenez un  libéral.

Audition, nouveau classement, menace de recours au conseil d’état…: la nomination était bloquée. Tollé dans les rangs gouvernementaux : « Quoi c’est le retour des nominations politiques ? Pour qui il se prend ce Van Quickenborne ? » et du coup  toute une série de nominations étaient restés en rade: mesure de rétorsion.

Le bras de fer a duré plusieurs semaines, puis finalement Jean-Marc Delporte s’est laissé convaincre de ne pas être le patron des pensions, mais le patron du département de l’économie.  Dans cette procédure-là, il n’était arrivé « que » deuxième, mais comme le premier, un flamand, s’est désisté ça tombe bien. Comme le ministre de tutelle est Johan Vade Lanotte , socialiste, ça tombe encore mieux.

Pour les pensions ? Pour les pensions on va relancer la procédure à zéro. Vincent Van Quickenborne, a donc gagné à moitié. Il ne travaillera pas avec un socialiste. Il a n’a pas encore complétement gagné, il n’a  pas pu nommer son candidat libéral, il va falloir attendre la nouvelle procédure.  Cela  a l’air un peu clochemerle,  je vous l’accorde, mais grâce à cet arrangement, les ministres se sont enfin mis d’accord sur d’autres nominations. Un patron pour FEDASIL,  l’agence fédérale chargée de l’accueil des  demandeurs d’asile (Jean-Pierre Luxen), et une patronne pour l’INASTI, l’assurance sociale des indépendants (Anne Vanderstappen) dont les noms officiellement confirmé en conseil des ministres demain.

Dans ce dossier Vincent Van Quickenborne et ses détracteurs (Laurette Onkelinx en tête)  nous ont donc offert un beau tango,  cette danse où les partenaires improvisent en s’opposant mais dont la dernière volte-face  permet de repartir dans la bonne direction, même si on ne peut s’empêcher de penser que du point de vue de la dépolitisation on fait ici deux pas en avant et trois pas en arrière.

La morale de l’histoire est une remarque de bon sens, qu’on voudrait  adresser aux membres du gouvernement et à Vincent Van Quickenborne en particulier. Soit on met sur pied une procédure  basée sur un examen et on respecte le résultat.  Soit on se passe de procédure et on assume que le ministre nomme des collaborateurs proches à des postes clefs (après tout c’est défendable). Entre les deux cela ne  ressemble à rien.

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6 réactions à “Le tango des nominations politiques”

  1. Et si c’est un étiqueté socialiste qui arrive en tête de la nouvelle procédure, il se passera quoi ?

  2. 2Ch. De Caevel le 14 juin 2012 à 11:15

    Tant qu’il n’y a pas d’administrateur général à l’ONP, c’est l’adjoint qui fait fonction. Cet adjoint a une étiquette Open VLD. Mais cela n’a évidemment rien à voir…

  3. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre conclusion. Pourquoi faut-t’il choisir entre l’un ou l’autre.

    S’il s’agissait d’un concours, effectivement il faudrait prendre le premier. Mais lorsqu’un test viste à vérifier les compétences, il ne semble pas illogique de pouvoir ensuite choisir parmi ceux qui ont réussi le test, sans forcément prendre le premier.

  4. Je pense que nomer des collaborateurs n’est pas défendable. Dans toute les prof. on désigne les meilleurs et les plus qualifiés, surtout si la sélection se fait sur examen.
    La politique est trop importante pourr être laissée aux politiciens de tous bords.

  5. je me demande se qu’il fera si le 1er qui sera a la suite de la nouvelle procédure sera aussi ethiqueté PS …

  6. Pour Info Même au niveau le plus bas de l’administration c’est la même chose le sélor recrute et les administrations modifie le classement et en cas de reccour au conseil d’état le haut responsable retire la nomination. Et persiste a nommé la même personne.

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