Le PS face aux syndicats : le divorce est inévitable
Les syndicats cet après-midi à 16 heures, les entreprises et leur patron demain : Elio Di Rupo doit donner aux partenaires sociaux des explications sur les premières mesures prises par son gouvernement. Expliquer pourquoi certaines d’entre elles doivent être votées au plus vite, pour s’appliquer dès le premier janvier, mais entendre aussi les remarques voir les protestations de ses interlocuteurs.
C’est du côté des syndicats que la grogne est la plus forte. Les organisations syndicales ont d’ailleurs déposé un préavis de grève qui pourra couvrir des actions sectorielles ou même une grève générale jusqu’au 30 janvier.
Ce bras de fer sera-t-il évitable ? La réponse est sans doute non, ou en tout cas ce sera difficile. La première raison est celle d’une dynamique syndicale qui est désormais enclenchée. On sent bien qu’il y a une contestation latente de la base. Que les licenciements collectifs, les menaces de fermeture comme à Arcelor, es mesures prises par le gouvernement qui grignotent le pouvoir d’achat des salariés, tout cela crée un climat de protestation. C’est le rôle des syndicats de le relayer. On ajoutera que l’organisation des élections en sociale en mai de l’année prochaine n’arrange rien. Les syndicats sont déjà en campagne électorale, cela peut créer des phénomènes de surenchère. On voit mal le syndicat socialiste organiser des actions fortes, qui peuvent aller jusqu’à la grève générale, et le syndicat chrétien ne pas embrayer pour démontrer que lui aussi défend les travailleurs.
La deuxième raison de craindre une confrontation est liée à la dynamique budgétaire. La croissance ralentit. La zone euro dans son ensemble reste fragile. Vous avez entendu ce week-end que l’une des agences de notation avait dégradé la note de la Belgique. Ce sont autant d’indices d’un ajustement budgétaire sensible mais inévitable. Une fois que le budget 2012 aura été voté par le parlement, au courant du mois de janvier, il faudra sans doute très vite amplifier certaines mesures d’économie pour tenir compte d’une détérioration du climat. Là aussi cela risque de créer de la tension et les ministres vont marcher sur des œufs. La FGTB a par exemple qualifié de « provocation » les déclarations du ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne qui veut aller vite et loin en matière de réformes.
Est-il paradoxal de retrouver un premier ministre socialiste en première ligne dans ce moment délicat ? Oui et non. Il faut se souvenir qu’Elio Di Rupo était le vice-premier de Jean-Luc Dehaene au milieu des années 90, dans un moment où il fallait, déjà, réaliser de sérieuses économies. En politique, on réalise parfois que l’on est censé combattre, et il est plus facile de faire passer des mesures socialement difficiles avec les socialistes à bord qu’à l’extérieur. Et le PS pourra toujours rappeler aux syndicats que la situation est plus favorable aux travailleurs lorsqu’il est à la manœuvre que lorsqu’il ne l’est pas, et pourra prendre exemple sur le gouvernement Maertens-Gol (années 80) où on avait redressé les finances publiques à coup de « pouvoirs spéciaux », comprenez, en évitant le débat parlementaire pour museler la contestation. Il n’est pas sûr, mais pas sûr du tout, que les syndicats soient sensibles à cet argument.


Si les politiques s’obstinent à ne pas sanctionner les financiers joueurs de casino, ni à contrôler les spéculations de l’ordre ultra libéral…
Comme, à notre époque de transparence, le cadastre des fortunes… (ça ne risque pas de déranger les pauvres…)!
Il est normal que les syndicats jouent leur rôle… mais je crains que ce ne soit qu’un “artifice” pour calmer le bon peuple qui va payer pour les autres…
Il est plus que temps de remettre les syndicats à leur place. un contre-pouvoir exercé par la violence (blocage du pays, prises d’otage…) n’est pas tolérable dans une démocratie. L’opinion des syndicalistes a DEJA été prise en compte quand ils ont voté pour composer le Parlement.
ENFIN !!! Le gouvernement veut taxer les richesses. Il était donc temps de mettre tout le monde sur le même pieds d’égalité, de ne pas toucher aux bas et moyens revenus. Je serai donc ravi d’apprendre que le trésor de guerre millénaire des syndicats sera mis à contribution pour aider la société …
Il serait temps que les syndicats comprennent que nous ne sommes plus au 20ème siècle!
L’existence de la vie étant plus longue,il est logique que nous devions travailler plus longtemps.Ce n’est pas plus compliqué que çà!
Il faut pouvoir évoluer avec le temps.Et çà,les syndicats ne veulent pas l’admettre.
Ca fait des années que le PS n’a plus grand chose de socialiste. Pire , ils sont autant à droite que le MR.
Il est temps que les syndicats lâchent ces traitres pour se tourner vers le PTB.
Signe de notre temps. Le socialisme, le vrai, celui du siècle passé, celui où le socialisme s’occupait de l’ouvrier et du peuple, est mort. Même le syndicat qui est un produit du socialisme s’en rend compte. Le socialisme actuel est une formation qui ne diffère en rien des autres, cette formation est devenue “clienteliste” et peu encline à aider le peuple.
Une petite grève d’un jour n’est pas assez efficace et arrive trop tard. Foutre le feu aux bâtiments des partis traîtres serait sans doute plus parlant et efficace. u moins cela n’affaiblirait pas le pays et le message serait reçu. Cette réforme ainsi abordée est une déclaration de guerre
Le divorce n’aura pas lieu,ils s’entendent trop bien.Dans les années 80 le PS était dans l’opposition et jurait la main sur le coeur qu’il reviendrait sur les mesures des libéros-chrétiens.A leur retour non seulement ils n’ont rien fait mais ils ont fait voter une loi avec effet rétroactif de 30 anspour continuer à appliquer la loi sur le plafonnement des pensions accident du travail.POURQUOI les croire et les suivre maintenant?????
Jean Jaures va se retourner dans sa tombe en voyant comme le socialisme est devevnu , a la botte des banques , des dictateurs .
nous sommes obligés, pour la Flandre. Nous sommes des fainéants,trop de grèves et trop de chômeurs, du au manque d’entreprises? de proximité il suffit dans installer près des 10 provinces en multipliant nos PME. Un transport en commun dé servants ses petites entreprises de proximité donc de l’emploi mieux réparti sur notre territoire.