L’après Herman : Albert II a lancé les consultations
Qui remplacera Herman Van Rompuy et pour quoi faire ? Dès hier soir les présidents de parti ont commencé à marquer leurs positions. Marianne Thyssen pour le CD&V, le parti social chrétien flamaand a indiqué qu’il ne fallait pas revoir l’accord de gouvernement et surtout ne pas toucher à l’équilibre au sein du gouvernement. C’est un événement extérieur qui oblige Herman Van Rompuy à quitter son poste a plaidé la présidente du CD&V : on le remplace un point c’est tout.
A l’autre extrémité de la coalition vous avez la position du mouvement réformateur. Position avancée à plusieurs reprises depuis quelques jours, qui consiste à rappeler que la famille libérale pèse plus lourd que la famille sociale chrétienne et que le poste de premier ministre devrait lui revenir. C’est une position que le Mouvement Réformateur est le seul à défendre, elle aurait le désavantage de relancer une grande négociation. Vous savez en politique tout se paye : si on changeait de premier ministre, il faudrait des compensations pour les néerlandophones en général et pour le CD&V en particulier. Aujourd’hui si vous écoutez bien les interviews la plupart des hommes et des femmes politiques vont plaider pour la stabilité. Concrètement cela veut dire : évitons une grande négociation. Continuons, en changeant le moins de chose possible.
Ne rien changer ne serait toutefois pas envisageable. Si Yves Leterme devient premier ministre, l’hypothèse la plus probable, il faudra un nouveau ministre des affaires étrangères. L’un des scénarios serait de faire glisser ce département prestigieux et très visible, du CD&V au MR. Mais même cette concession semblait rebuter le CD&V jeudi soir. Il y aura donc un peu de musculations dans les heures à venir.
Après le « qui ? », le « pourquoi ? » : c’est la question communautaire. Tout le monde le sait, le grand dossier des mois à venir c’est Bruxelles Hal Vilvorde. Quelques éléments en vrac : 1.Herman Van Rompuy est disponible jusqu’à fin décembre. 2. Yves Leterme a tout intérêt à mettre cette question délicate derrière lui avant de s’installer au 16 rue de la loi. 3. C’est le roi qui va formellement organiser les négocations. Herman Van Rompuy a été reçu ce vendredi matin (entré à 10 heures au château de Laeken, il est resté un peu plus d’une heure), il sera suivi par les présidents de parti de la majorité.
Ce matin c’est donc un peu un débat en trompe l’œil. Les journalistes se demandent qui va s’installer au 16, les hommes politiques eux se demandent plutôt comment on va organiser le débat communautaire. Est-ce le premier ministre qui doit s’en charger ? Faut-il un comité des sages ? Quelle sera la petite phrase que l’on glissera dans la déclaration que le futur premier ministre devra lire devant la chambre ?
Le temps qu’on trouve la réponse à ces questions, quelques jours, peut être une semaine ou deux, Herman Van Rompuy devrait rester premier ministre.

Reprenons bien vite Verhofstadt, il plait à tout le monde, flamands et wallons, et il a fait ses preuves…
Si nous avons un président Européen à quoi servent nos président de chaque pays de l’U-E, mais surtout chez nous notre monarchie n’a plus de raison d’être, déjà qu’ils ce moque du peuple alors c’est le moment de s’en débarrasser !!!