La médiation, prélude au divorce ?

Par Fabrice Grosfilley dans communautaire, fédéral, nva , le 6 septembre 2010 10h05 |

BELGIUM POLITICS PRE FORMATION KING CONSULTATIONS SATURDAYOuvrons nos dictionnaires, définitition d’un médiateur : « personne qui intervient entre deux parties pour faciliter un accord. » Dans les définitions plus précises offertes par wikipédia vous trouverez que « le médiateur peut faciliter une communication, rétablir une relation, transmettre une doléance, ou même transférer un savoir ou une connaissance ». Un bon médiateur doit avoir des compétences en communication (diplomatie, pédagogie) et des compétences techniques du domaine dans lequel il intervient. Parmi les synonymes vous trouverez arbitre, conciliateur, mais aussi entremetteur ou représentant.

Voilà pour les définitions, appliquons-les au cas qui nous occupe. A quoi va servir notre duo de médiateur ?

D’abord à faire baisser la pression. Le médiateur, parce qu’il prend en main l’organisation des discussions sert un peu de paratonnerre. Par l’intermédiaire d’Andre Flahaut et Danny Pieters, Elio Di Rupo et Bart de Wever vont continuer à se parler et sans doute même à négocier, mais les présidents ont désormais l’avantage de ne plus se trouver en première ligne. Ils peuvent s’abriter derrière le médiateur.

A l’inverse on peut aussi avancer que le médiateur cache les acteurs. Bart De Wever par exemple aurait pu reprendre le processus de formation en main directement. Le palais royal en a décidé autrement. Le médiateur dans ce cas encadre, bride peut être, les parties du conflit.

Le médiateur sert aussi à maintenir le contact. Quand on entre dans un processus de médiation c’est qu’on accepte de se parler, et qu’on confirme que l’on souhaite un accord. La médiation, c’est reconnaître qu’il ya un conflit et qu’on essaye d’en sortir pacifiquement. Deux médiateurs NVA-PS cela veut dire que les deux partis veulent continuer ensemble à ce stade. Tout le weekend les éditorialistes flamands soulignaient d’ailleurs qu‘il ne manquait pas grand chose pour que le projet d’accord soit acceptable par les partis flamands.

Autre enseignement du weekend : nous n’avons pas changé de périmètre. En d’autres termes c’est toujours la coalition des régions, cette coalition à 7 partis qui reprend les majorités du nord et du sud qui est sur la table. A l’heure où l’on parle beaucoup des contacts entre la NVA et les libéraux francophones, les têtes pensantes se sont retrouvées dans un restaurant, il est important de noter que les libéraux ne participent pas à la médiation.

Jusqu’où Danny Pieters et André Flahaut peuvent-ils aller ? Leur mission n’est pas de négocier un accord de gouvernement, mais bien de débloquer la situation. En clair leur mission, si elle réussit consiste à ramener Bart De Wever à la table des 7 et à rendre le cadre de négociation acceptable par tous. Pour cela bien sur ils ne peuvent pas repartir du document d’Elio Di Rupo tel quel. Il faudra au moins le modifier, peut être même le laisser de coté. L’essentiel de leur travail est d’agir sur le psychologique et sur le symbolique. D’offrir à Bart De Wever des éléments visibles lui permettant de dire que ce qui est sur la table est plus avantageux qu’avant, et justifiant donc son retour, sans pour autant désavouer le travail d’Elio Di Rupo, ni faire une nouvelle concession qui serait perçue comme un recul francophone. Vous l’avez compris la médiation c’est avant tout de la diplomatie.

Ce matin, il y a une analogie évidente, entre la médiation politique et la médiation familiale. Dans un contexte ou l’on évoque le plan B, celui ou francophone et flamands décident de vivre séparément, il faut faire un petit rappel. Dans le cas d’un divorce, un médiateur aide à trouver un accord acceptable par les deux parties. Au final, le médiateur facilite la séparation, il ne l’empêche pas. L’analogie peut s’appliquer au tandem NVA-PS comme à la relation francophones-flamands.

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15 réactions à “La médiation, prélude au divorce ?”

  1. Nous sommes dans la reflexion ” ça n’arrive qu’aux autres ” , mais je suis persuadé que le reveil fera mal

  2. Cela fait pratiquement 42 ans que je m’intéresse à la vie politique Belge et je n’ai jamais connu un tel imbroglio!!
    Médiateur,explorateur,démineur et bien d’autres mais là je ne reconnais plus mon pays!
    Si des hommes et femmes politiques des deux communautés ne parviennent plus à trouver un terrain d’entente pour un dialogue constructif de visu,arrêtons tous ces intermèdiaires et passons à autre chose autrement dît”séparons nous,nous n’avons plus rien en commun”

  3. Un peu d’eau, du pain sec… Enfermez moi ça dans une pièce… La solution se fera au bout de la semaine… Cette politique caviar, incompétente et ingrate commence à me monter au nez… Un arrière gout de pisse à la belge (Planétaire même).. Et demain ca sera quoi? des flingueurs? Mesdames et Messieurs les politiques… Arretez et postulez chez Mac Do ou chez quick… Y’a de la vaisselle à faire, des trotoirs à nettoyer et si vos compétences vous le permettent; des frites à cuire… A bon entendeur…

  4. A la différence de taille que lors d’un divorce le médiateur est utile en sa qualité de personne neutre et extérieur aux deux parties……….

  5. J’espère qu’ils sont là pour faciliter le divorce à l’amiable des deux parties, c’est la seule solution pour que tout le monde vive en paix. Ca pays n’a plus de raison d’être depuis longtemps.

  6. ça commence à bien faire, cela fait au moins trois ans que c’est le grand bordel dans ce pays, politiquement parlant.

    Alors que les Belges travaillent pour payer les impots qui serve surtout à la conservation du train de vie de nos ministres, nos politique jouet avec nos bourse et se préoccupent plus de leur prochains mandat plutôt que de représenter les gens qui les élisent.

    des fautes graves, en veux tu en voilà (reynders qui vend fortis, la femme de leterme en délits d’initié, …)
    RAS le BOL! faut dégager tout ça et les empécher de remettre les mains dans la politique ou dans n’importe quel poste à responsabilité.

    réductions de nos représentants, alignement de leur salaires sur les plus bas salaires de Belgique, STOP aux voyages de représentation, stop au cumu des mandats, STOP à la famille des politiques qui se retrouve derriére la barre en qualité de juge. STOP AU MOUTONISME dont le belge sais si bien faire preuve depuis quelques années. Tout ça va finir par des explosions de colère.

    Partout dans le monde, le pouvoir ne fait que servir la “classe sociale supérieure” qui batissent leur fortune en exploitant nos travailleurs et en délocalisant là ou ça coue trop cher.

    Stop A la mondilisation, oui à la production réfléchie, a bas le systme monétaire classique bati par et pour des riches.

    Belge réveille toi, c’est urgent.

  7. Si Milquet avait accepté il y a trois ans ce que les libéraux proposaient et qui agréait le CDNV-NVA nous n’en serions pas là. Et pourtant maintenant le couple Elio et Joëlle est prêt à toutes(ou presque) les concessions.

  8. Un seul pays, plus de régions ni de communautés, des documents officiels trilingues partout, de la bonne volonté, du bon sens et des employés des 2 langues (je n’ai pas écrit “bilingue”… nuance) dans toutes les administrations et la vie serait plus simple et agréable pour tous. Sans compter l’énorme économie que cela ferait. Et là au moins, tous les belges seraient égaux devant la loi.
    Des élections à 2 tours qui permettraient d’avoir de vraies majorités et non pas des majorités de facade source d’immobilisme.
    Bon je sais… je rêve !

  9. Y a t-il encore beuacoup d’intéret à rester ensemble.
    A l’heure actuelle les deux communautées n’ont plus rien à ce dire et plus encore nous ne connaissons plus. Nous refusons de nous intéresser à l’autre communauté
    Les jeunes refusent de parler la langue de l’autre. Comment pourrait on débloquer la situation alors que notre jeunesse à choisis le séparatisme depuis longtemps.

  10. Petite réaction de médiateur familial professionnel… Le rôle du médiateur n’est pas de faciliter la séparation ! Du moins, ce n’est pas comme cela que je conçois et vis mon travail. Le rôle du médiateur, c’est d’aider les parties en conflit à trouver la solution qui répond le mieux aux intérêts de toutes les parties SANS NUIRE A CEUX DES AUTRES.

    Et dans ce sens, je crois que la mission confiée à nos deux compères est réellement intéressante. Comment organiser notre pays (état actuel) de telle sorte que dans le futur, les intérêts des flamands, des bruxellois, des wallons, des francophones, des néerlandophones et des germanophones soient respectés tout en ne nuisant pas aux intérêts des autres… Le métier du médiateur c’est de permettre cela, que ce soit à travers un nouveau mode de fonctionnement, ou à travers une séparation. Peu lui importe le moyen, si il répond au mieux aux besoins de chacun.

    Et à ce propos, “conserver la Belgique” est en soi un concept qui répond peu à la notion de “besoin”. Il vaudrait mieux savoir précisément ce que cela veut dire concrètement pour chacun…

  11. 11SOS Familles en Péril le 7 septembre 2010 à 00:53

    Consulter les médiateurs familiaux avant, pendant et après.

    Au sein de nos groupes parentaux, les débats ne cessent de se répandre sur les sujets des parents déjà manipulés par les forces juridico judiciaires et des conditionnements sociétaux qui font peser le pour ou le contre du père, ou le pour ou le contre de la mère d’un enfant, avec ou sans sa propre liberté de choisir.

    Il s’agit donc de débats qui ne cessent d’évoluer en de très nombreuses plaintes et critiques à l’égard du système psycho-judico-juridiciaire.

    Par simple analogie, il en est du traitement de la parentalité et des responsabilités parentales dans le champ juridico-judiciaire, comme il en serait de l’enregistrement d’images et de musiques par des organismes professionnels extrêmement onéreux, qui non seulement ne restitueraient que des sons et des images dénaturés ne correspondant pas aux apports initiaux des artistes et des musiciens, mais justifieraient aussi de s’imposer de plus en plus à tous, à cause des déformations techniques, graphiques et acoustiques dans leurs rendus d’enregistrements, et sous prétexte d’être les seuls à pouvoir les corriger.

    Or depuis quelques années, d’autre organismes alternatifs se sont créés, proposant aux parents et familles de nouvelles formes de résolutions des conflits, proposant d’autres méthodes pour parvenir à des accords responsables dont les premiers bénéficiaires sont les enfants. Il s’agit de la médiation familiale.
    Toutes les médiations familiales ne sont pas non plus systématiquement recommandables, car certaines travaillent avec l’appareil judiciaire et en dépendent, sauvegardant ce monopole, d’autres sont indépendantes et autonomes, luttant pour justement désengorger les tribunaux.

    En médiation familiale, conventionnelle, hors judicaire (hors avocat), dans les activités quotidiennes de ces centres de médiations familiales, l’on rencontre des parents qui sortent des ornières dans lesquelles ils sont placés. La plupart expriment que dans le système des procédures psycho-juridico-juridiciaires, leurs enfants et eux-mêmes ont subi comme des lavages de cerveaux psychiques, juridiques et judiciaires qui leur enlevaient des capacités et les libertés de prendre des décisions et de faire des choix par eux-mêmes.

    En médiation familiale, conventionnelle, hors judicaire (hors avocat), l’on parle de responsabilités parentales partagées, de protection affective et éducative de l’enfant, de respect entre père et mère, de dialogue pacifique, de suivi de santé, scolaire, culturel, de l’enfant, d’organisation des plans d’accueil et d’hébergement la plus équilibrée possible entre les domiciles des deux parents. Ce qui n’est pas le langage judiciaire qui parle de dispositifs pris dans l’intérêt de l’enfant sur la requête d’un parent demandeur, systématiquement opposé à l’autre parent présenté comme adversaire, les enfants devenant de véritables enjeux dans les procédures souvent forts longues et coûteuses en frais d’avocats, d’enquêtes et expertises.

    En médiation familiale, conventionnelle, hors judicaire (hors avocat), il n’est pas question de “garde”, d’appropriation de l’enfant par l’un ou par l’autre, et de plus en plus, que l’on fasse référence à la loi, ou que l’on s’appuie sur des responsabilités personnelles parentales bien comprises, le devenir de l’enfant ne se joue plus dans des décisions dites “de justice” à rebondissements, mais dans le principe de l’accord direct et soutenu par cette médiation familiale.

    En tant que parents conscients et responsables, et victimes du système « psycho-juridico-juridiciaire » qui régit les séparations / divorces conflictuels, de manières trop souvent indécentes, nous souhaitons promouvoir les services de médiations familiales (conventionnelle, hors judicaire, hors avocat) avant toutes choses, en passant par la critique d’un système, laquelle critique se justifie pleinement tant il fait souffrir des êtres de tous les âges.

    La médiation familiale (conventionnelle, hors judicaire, hors avocat) peut être consultée par le père et/ou par la mère, et même par l’enfant, à tout moment, quelle que soit la difficulté familiale rencontrée, et sans l’obligation de rentrer dans des formalités administratives et juridiques pour demander un simple rendez-vous et un entretien avec un médiateur.

    Nous revendiquons la création d’un meilleur système qui puisse aider les parents et les enfants à sortir de leurs communications néfastes, toxiques, pathologiques,…

    Il s’agit là de la plus grande importance pour l’avenir des familles. Car au lieu de se battre sans arrêt contre l’amputation, et de se battre avec ceux qui pratiquent le social et le juridique, avec une hache de guerre, aidons plutôt à recoller les morceaux !!!…

  12. Ce que je constate concernant ce “divorce” c’est que les flamands ont jusque maintenant brandi cette menace, pensant à tort faire accepter tout et n’importe quoi aux wallons qui à priori souhaitaient plus que tout maintenir l’unité du pays. Vous avez constaté comme moi ce virage à 180° côté flamand depuis que les francophones ont ouvertement émis l’idée d’une séparation ? !!! (Merci de me publier !)

  13. Prélude au divorce, certainement pas, car le divorce n’est pas un jeu, il n’y a rien de ludique dans le choix d’un divorce ou dans l’obligation de divorcer.

    En musique le prélude est un développement des improvisations.

    Le terme choisi “prélude” pour le titre de cet article est extrêmement maladroit ou pourrait faire passer la médiation familiale pour une partie de plaisir préparant une autre partie de plaisir. N’est-il pas heureux pour la médiation familiale, que le titre soit une interrogation ?

    En fin d’article, il est dit : “Au final, le médiateur facilite la séparation, il ne l’empêche pas.”

    Ceci est une affirmation qui déplace tout le sens de la médiation familiale et de ses capacités préventives.

    Un médiateur ne peut pas empêcher une séparation, certes, mais il peut être cet interlocuteur qui aide la communication entre deux parents, deux conjoints, à se réparer, se pacifier, et il arrive que le couple reconsidère son choix de rupture et/ou divorce, et décide de ne pas se séparer, de ne pas rompre définitivement la relation.

    Faire de la médiation familiale une pratique divorciale ludique est une grave erreur. Cela n’apporterait pas grand chose à notre société qui a fait du divorce une liberté alors que très souvent, au fond, les couples et les enfants le vivent ou le subissent comme un drame, un échec.

    Avec la médiation familiale le divorce peut ne plus être vécu par les parents et les enfants comme une situation gravissime ou dramatique, mais le couple peut même parvenir à réenvisager la sauvegarde du socle familial.

  14. Les flamands ne veulent pas le divorce, ils veulent enfoncer financièrement la wallonie, les faire plier pour tout. Alors maintenant que ce sont les wallons qui parlent de divorce, ca va peut être changer. Mais il faut quand même se rendre compte que ce sont 2 cultures totalement différentes, donc le divorce, si il y a, sera dur pour tout le monde mais peut être mieux pour l’avenir des 2 côtés.

  15. Bruxelles??? Français première langue;Arabe dialectal marocain:deuxième langue;flamand(et non Neerlandais)troisième langue,bientôt, vu la démographie,dépassé par le Turc
    Alors quoi faire
    A mon humble avis rattachement à la France ou le polyculturel ne pose aucun probème. La Belgique est un état artificiel unissant ( ou désunisant) deux entités diférentes.